samedi 10 octobre 2020

 

Pour certains écologistes,

ceux qui ont en tout cas oublié ce 

que le mots "écologie" signifiait.

 Et en particulier ceux du groupe

 "Écologie- démocratie-solidarité", 

(des députés élus).

 ( donc, je dois donc faire attention à ce que je vais écrire).

 Le bien être animal, même si cela est important  et personne ne dira le contraire;

( l'âne que je suis le premier),

 semble être plus important :

- qu'une personne humaine,

- qu'un bébé,  

- qu'un fœtus, 

 - qu'un amas de cellules, 

de 3 mois et demi,

 pardon de 14 semaines ! 

A vous de voir. 






 

IVG, l’ordre des médecins dénonce la suppression de la clause de conscience spécifique


Source: La croix.

Les faits

Samedi 10 octobre, l’Ordre a estimé que la proposition de loi sur l’interruption volontaire de grossesse, votée le 8 octobre en première lecture, n’était pas de nature à faciliter l’accès à l’avortement en France.

Il appelle plutôt à «des engagements forts» de l’État, sous la forme de «moyens matériels et professionnels» sur tout le territoire.

Marine Lamoureux, 

le 10/10/2020

Samedi 10 octobre, le conseil national de l’Ordre des médecins a réagi au vote en première lecture de la proposition de loi sur l’interruption volontaire de grossesse, portée par les députés EDS (écologie démocratie solidarité), deux jours plus tôt.

Pour l’Ordre, qui ne nie pas des difficultés dans l’accès à l’avortement, le texte se trompe de priorité, sur ses deux points clé : l’allongement du délai légal (de 12 à 14 semaines de grossesse) et la suppression de la clause de conscience spécifique, bénéficiant aux professionnels ne souhaitant pas pratiquer cet acte.

Participez aux débats dans le respect des convictions de chacun et en disposant des meilleures sources d’information.

 « L’Ordre des médecins tient à exprimer son opposition à la disparition de la clause de conscience spécifique aux interruptions volontaires de grossesse, prévue par l’article L.2212-8 du code de la santé publique », souligne le communiqué. Cette disposition était au cœur de la loi Veil de 1975.

Mais, pour les députés à l’origine de la proposition de loi, elle est désormais « injustifiée ». « si nous comprenons et ne remettons pas en cause son utilité politique et sociale au moment précis de la promulgation de la loi Veil, il nous semble que plus rien ne justifie, aujourd’hui, le maintien de cette clause de conscience spécifique », écrivent-ils dans l’exposé des motifs de la loi, s’inquiétant de l’entrave que constitue une telle disposition. Si la clause de conscience générale demeure, ils souhaitent ainsi que l’IVG perde à cet égard son caractère particulier.

Selon Patrick Bouet, le président du Conseil national de l’Ordre, une telle démarche revient à se méprendre sur le rôle du médecin, qui doit pouvoir exprimer un « conflit de valeurs » dans certaines circonstances, d’autant que pratiquer une IVG « n’est pas soigner une pathologie ». C’est même « une sécurité pour les femmes que de savoir que le médecin qui va pratiquer l’avortement n’est pas en contradiction avec ses convictions profondes mais en accord avec sa conscience », souligne le président. Ce dernier rappelle qu’il est de la responsabilité du médecin refusant de pratiquer une IVG d’accompagner la femme enceinte vers un autre professionnel, « pour une prise en charge de qualité ».

En supprimant la clause de conscience spécifique, « clé d’équilibre de la loi de 1975 », selon lui - la pente devient dangereuse, dit-il : « Si le médecin devait être contraint à exécuter des actes, on ferait de lui un prestataire de service, au mépris de sa conscience. Imaginez qu’en pleine épidémie de Covid, une loi décide que l’on n’hospitalise plus les personnes de plus de 80 ans ? Et que les médecins doivent se plier à une telle injonction ? On voit bien que cette pente est inacceptable », estime Patrick Bouet.

« De vrais moyens »

Plus généralement, le président de l’Ordre regrette que la proposition de loi ignore les véritables entraves à l’IVG. « Ni la disparition de la clause de conscience, ni l’allongement des délais légaux d’accès à l’IVG de 12 à 14 semaines, ne permettront de répondre aux difficultés qui peuvent, aujourd’hui encore, se poser à nos concitoyennes souhaitant avoir recours à une IVG », écrit son organisation. Celle-ci déplore que des « engagements forts » n’aient pas été pris « par les gouvernements successifs, pour assurer, en tout point du territoire, la mise à disposition pour les femmes des moyens matériels et professionnels de prise en charge de qualité ».

Concrètement ? « Il faut investir, développer les centres d’accueil pour les femmes souhaitant avorter, mieux rémunérer les professionnels, détaille Patrick Bouet. Trop souvent, l’IVG a servi de variable d’ajustement, c’est inacceptable ». Le président du Conseil de l’Ordre rappelle enfin l’importance de « la prévention, qui passe par la contraception mais aussi l’accompagnement des couples ».

Lors de la discussion à l’Assemblée, le gouvernement, qui avait exprimé certaines réserves sur le texte, a défendu une « position de sagesse » en s’en remettant à la décision des députés. Il a saisi le Comité consultatif national d’éthique (CCNE) qui devrait remettre un avis à la mi-novembre, probablement avant l’examen de la proposition de loi au Sénat.

 

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