Non à la
violence ! Le message fort de Mgr Benoît XVI à l'occasion de la Journée
internationale pour l'élimination de la violence à l'égard des femmes
Publié par Alexandru Boboc
25 novembre 2025
L’évêque Benoît de Sălaj a envoyé mardi un message ferme
à l’occasion de la Journée internationale
pour l’élimination de la violence à l’égard des femmes :
« Nous affirmons fermement
: Non à la violence ! ».
Sa Sainteté a souligné que « l’Église est attentive aux
souffrances du monde et, en particulier, aux souffrances silencieuses et
cachées de nombreuses femmes, au sein de leurs familles ou dans diverses autres
situations difficiles, dans la société contemporaine. »
La Journée internationale pour l’élimination de la violence à
l’égard des femmes est une occasion supplémentaire de réaffirmer la nécessité
de respecter la dignité de chaque femme, conformément aux paroles des Saintes
Écritures : « Dieu créa l’homme à son image » (Genèse 1,27).
Le modèle
chrétien
L'évêque de Sălaj a rappelé que, dans la conception
chrétienne, l'autorité d'un homme ne s'exprime pas par l'agression, la
coercition ou les manifestations de pouvoir, mais par la responsabilité, la
protection et la sollicitude.
« Le saint apôtre Paul exhorte les hommes à aimer leurs
femmes comme le Christ a aimé l’Église et s’est livré pour elle (Éphésiens
5:25), démontrant ainsi que le modèle de la relation conjugale est l’amour
sacrificiel, et non la domination. Dans le même passage, l’apôtre souligne que
l’homme a l’obligation de prendre soin de sa femme et de la protéger
comme le Christ prend soin de l’Église (Éphésiens 5:29). »
« Dès lors, l’homme est appelé à chérir sa femme, à la
protéger et à la respecter comme celle qui porte en son sein leurs enfants,
fruits de leur amour. Ce modèle évangélique exclut toute forme de violence et
exige une attitude de fidélité, de respect et de soutien constant », a souligné
Sa Sainteté le Père Benoît.
Blessures
cachées
L’évêque de Sălaj a averti que les blessures causées par la
violence sont profondes et souvent cachées.
« Les paroles du prophète Malachie — l’Éternel a été témoin
entre toi et la femme de ta jeunesse (Malachie 2:14) — montrent que la relation
entre l’homme et la femme se déroule sous le regard de Dieu et que toute
injustice ou tout préjudice a des conséquences spirituelles. »
Le hiérarque a déclaré que la violence représente une
violation grave de la responsabilité assumée par le mariage et la vie
familiale.
« Nous espérons, par notre témoignage et notre action, être
les artisans d’un monde meilleur, où la dignité de chaque femme est respectée
et où la famille demeure le lieu où l’amour s’épanouit pleinement. Nous
invoquons la bénédiction de Dieu sur toutes les familles et sur toutes les
situations de vie, afin que la paix, la compréhension et la bonté règnent dans
nos relations », a conclu Sa Sainteté le Père Benoît.
Source : Doxologia.ro
Que
signifie l'expression « l'homme est le chef de la femme » ?
« Dès le départ, l'homme
et la femme étaient destinés à construire le monde entier ensemble, occupant
des rôles égaux au sein de la famille ».
« En ce sens, l’Écriture affirme que l’homme est le chef
de la femme, non pas dans une
perspective de supériorité sociale, mais en tant qu’autorité spirituelle
calquée sur l’amour sacrificiel du Christ pour l’Église : Maris, aimez
vos femmes, comme le Christ a aimé l’Église et s’est livré pour elle ».