lundi 13 février 2023

 

 


Le travail qui vous est proposé ce soir dans le cadre de cette soirée, de la semaine de l’Unité des Chrétiens est une tentative maladroite de relire une des page les plus sombre de l’histoire de notre XX siècle. Nous ne sommes pas des historiens, et ça et la de grossières erreurs, des approximations ce seront immanquablement glissés, et nous vous prions de bien vouloir nous pardonner.                                                        Cannes 2018

 


Jamais, dans l’histoire de l’Eglise Universelle, une persécution ne fut aussi importante, étendue dans l’espace et le temps et ininterrompue que celle qui sévit en URSS au XXe siècle. Les persécutions des trois premiers siècles de la chrétienté avaient un caractère local et ne duraient que quelques années. Même la persécution la plus terrible, sous Dioclétien et ses successeurs(303), n’aura duré que 8 ans.


 


En 1917-18, pendant une période difficile pour la Russie (Première Guerre Mondiale, révolution bolchévique), se réunit à Moscou un Concile, durant lequel le Patriarcat fut restauré. Le métropolite Tikhon fut élu Patriarche de Moscou et de Toutes les Russies.

A cette époque, on comptait en Russie environ 60 mille églises et 117 millions d’orthodoxes répartis en 73 diocèses.

 

LA PREMIERE VAGUE DE PERSECUTIONS (1917–1920).

Prise du pouvoir, pillage massif des églises, exécution des clercs.

 


Les persécutions contre l’Eglise Orthodoxe Russe ont commencé au moment de la révolution de février 1917, avant l’arrivée des bolcheviques au pouvoir.

 L’une des actions anticléricales les plus significatives du  gouvernement temporaire sera la suppression du pouvoir canonique des évêques dans leurs diocèses. Cependant, les persécutions contre l’Eglise Orthodoxe ne commenceront véritablement qu’après les bouleversements d’Octobre 1917.

       L’un des premiers décrets du nouveau pouvoir sera celui du 20 janvier 1918, entérinant la séparation entre l’Eglise et l’Etat et confisquant à l’Eglise tous ses biens : capitaux, terres, bâtiments, églises.

Conséquence de ce décret : en 1918, sera la fermeture de toutes ses institutions, les écoles diocésaines, la suppression des centres de formations spirituelles, et des imprimeries. Conformément à ce décret, il fut interdit d’enseigner le catéchisme à l’école, ce qui provoquera le mécontentement du peuple.

 Les Bolcheviques avaient une haine extrême et irrationnelle pour la foi Orthodoxe.

 Armés, les révolutionnaires se rueront dans les églises, volant les objets précieux, profanant les Saints Dons, les Saintes Reliques, et les icônes, torturant, assassinant sauvagement les prêtres, violaient et tuant les moniales.

 L’attitude des bolcheviques est clairement exprimée dans une lettre de Lénine du 19 mars 1922 : « la confiscation des objets précieux, surtout dans les laures, les monastères et les églises les plus riches, doit être opérée sans pitié, avec une fermeté sans faille et intraitable, et dans un délai le plus court possible. Plus nous pourrons exécuter de représentants de la bourgeoisie réactionnaire et de prêtres réactionnaires à cette occasion, mieux ce sera ».

En réaction, un message de sa sainteté le patriarche Tikhon, fut publié le 1er février 1918, proclamant : l’Anathème sur tous ceux qui verseront le sang des innocents.

La sinistre liste des membres du clergé martyrisés par les bolcheviques commencera alors avec le protoprêtre Ioann Kochurov, le 31 octobre 1917, durant la semaine qui suivit les bouleversements d’Octobre.

Ensuite, les arrestations et les exécutions se suivront presque sans interruption.

- Le 7 février 1918, le métropolite Vladimir de Kiev sera exécuté.

-Le 29 juin de la même année, Mgr Hermogène, évêque de Tobolsk sera noyé avec une pierre attachée autour du cou.

-Une délégation de paroissiens venus demander sa libération connaitra le même sort.

-Dans la nuit de Pâques 1918, dans le village cosaque de Nezamaev ??, on enterra vivant le prêtre Ioann Prigorovski après lui avoir préalablement crevé les yeux, coupé la langue et les oreilles.

-En octobre 1918, les bolcheviques pilleront le monastère Saint Nicolas de Belogorsk. Les moniales furent soit fusillées, soit jetées dans une fosse et ensevelies sous les ordures, soit envoyées en convoi à Perm aux travaux forcés.

- Le 24 décembre 1918, Mgr Théophane, évêque de Solikamsk, sera plongé  dans l’eau glacée jusqu’à ce qu’il en mourût de froid.

-La même année, le 16 juillet, l’empereur Nicolas II sera fusillé avec la famille impériale.

-En février 19 fut publiée la décision du Commissaire du Peuple de disperser les Saintes Reliques.

Cette première vague de persécution emportera plus de 15000 vies pour les seules années de 1918-19.

 


SECONDE VAGUE DE PERSECUTIONS (1921–1923).

Confiscation des biens d’église, sous prétexte de venir en aide aux victimes de la famine près de la Volga ?

 

Dans la deuxième moitié de l’année 1921, le pays subit la famine. En mai 1922, dans 34 provinces de Russie, environ 20 millions de personnes souffrirent de la faim. Près d’un million en mourut.

 Le patriarche Tikhon fut l’un des premiers à réagir devant le malheur qui frappait le peuple et, dès le mois d’août 1921, il adressa aux fidèles, aux patriarches orthodoxe, au pape de Rome, à l’archevêque de Canterbury et à l’évêque de New York un message dans lequel il demandait d’aider le pays mourrant de faim. Au même moment, il fonda un comité russe d’aide aux affamés, qui fut fermé par les autorités au bout d’une semaine.

 

En février 1922, un décret du soviet sur la confiscation des biens d’église fut publié.

Lénine enjoignit Trotski à diriger secrètement les persécutions avec cet ordre : « plus nous fusillerons de clercs, mieux ce sera » (Lettre du 19 mars 1922).

Pourtant, malgré le chaos et la famine, cette confiscation rencontra une résistance farouche parmi le peuple, avec de nombreux sacrifices lors des incursions dans les églises.

 Or, les objets pris par la force dans les églises ne serviront jamais à nourrir les affamés mais plutôt à consolider le régime et à financer la révolution mondiale.

Suite à la confiscation des biens de l’église, Lénine proposa d’autres actions qui se terminèrent par des exécutions. Dans une série de villes, des simulacres de procès contre les prêtres seront organisés.

En mai 1922, le patriarche Tikhon fut arrêté et en juillet, le métropolite Benjamin de bien heureuse mémoire fut «jugé » et fusillé.

 

La deuxième vague de persécutions provoqua près de 20000 arrestations et l’exécution  d’environ 1000 personnes. Les bolcheviques donnaient une image d’équité : à la différence de la justice sommaire de 1918 :… ils organisaient des procès pour l’exemple.


TROISIEME VAGUE DE PERSECUTIONS (1923–28).

Avec l’aide de la Guépéou, création du schisme rénovationiste afin de détruire l’Eglise de l’intérieur.

 

En avril 1922, la Guépéou publia ses instructions pour l’organisation d’une réunion du « groupe du clergé moscovite d’opposition ».

Un conseil des représentants de la Guépéou et du « clergé révolutionnaire » se réunit bientôt dans l’appartement du prêtre S. Kalinovski. L’accord fut unanime pour lutter contre le patriarche et les institutions patriarcales.

 


C’est à ce moment là qu’eut lieu la restauration massive d’icônes domestiques et de coupoles d’églises. Le Seigneur fortifiait son troupeau… Lors cette restauration d’icônes, celles-ci irradiaient d’une lumière aveuglante. ( ??)

En avril 1923, on prépara le jugement et l’exécution du Patriarche Tikhon.

On convoque alors le premier « concile » des rénovationistes, qui décida de priver le patriarche Tikhon du sacerdoce et de la tonsure monastique et d’instaurer un épiscopat d’hommes mariés, d’autoriser les prêtres à se remarier, et de passer au calendrier nouveau style (grégorien au lieu de julien).

 Fin avril, lorsqu’il fut libéré de prison, le principal souci du patriarche Tikhon fut de lutter contre le schisme rénovationiste. On prépara un nouveau procès contre le patriarche Tikhon mais il ne put aboutir en raison de sa mort : le 7 avril 1925.

Le patriarche Tikhon laissait derrière lui quelques candidats potentiels à la chaire patriarcale, dont le premier était le Métropolite Pierre, qui fut arrêté et mis en prison.

Après la mort du patriarche, la Guépéou procéda à l’organisation du nouveau schisme : on arrêta les évêques, les prêtres et les laïcs qui avaient aidé d’une façon ou d’une autre le métropolite Pierre à diriger l’Eglise.

 

Dans le but de parvenir à « la déchristianisation complète du pays » et de « supprimer tous les restes de l’ancien régime », le gouvernement soviétique accorda une attention particulière au travail de propagande antireligieuse.

 Gubelman fut chargé de cette politique.

 En 1921, Gubelman participe activement à la création du journal appelé « Athée », qui tourne en dérision le sentiment religieux. La « Société des amis du journal Athée » est créée sur son initiative en 1924 à Moscou.

Rebaptisée en 1925 « Union des Athées », puis, quelque temps plus tard, « Union des Athées militants ».. En 1929, il y avait plus d’un million de jeunes athées .

 

Le 29 avril 1927 une malheureuse déclaration sera publiée par le représentant du locum tenens du patriarche, le métropolite Serge, tentant de trouver un compromis avec le pouvoir athée («Nous voulons... reconnaître l’Union Soviétique comme notre patrie, dont les joies et les succès sont aussi les nôtres ».) Rien n’y fera.

De nombreux évêques seront arrêtés et déportés, on se bat pour chaque église.

La Laure de la Trinité Saint Serge est finalement fermée.

Les rénovationistes instaurent l’épiscopat d’hommes mariés. En 1925, avec l’aide de la Guépéou, le nombre d’églises et de diocèses rénovationistes atteint quasiment celui de l’église patriarcal, mais leurs églises sont vides. Le peuple ne fréquentera pas l’ « Eglise Vivante » . (Mgr Luc de Crimé).

.        La Guépéou fait pression sur les héritiers du st. Patriarche Tikhon et sur tous les prêtres qui le suivent.

        En 1928, malgré la déclaration du métropolite Serge, les persécutions s’intensifient.


QUATRIEME VAGUE DE PERSECUTIONS (1929–1933).

 


En 1928, les autorités préparèrent la déportation massive de chrétiens  dont la majorité était orthodoxes et gardaient un mode de vie traditionnel et religieux.

Le 24 janvier 1929, le Comité central du parti communiste adopta un décret préparé par Kaganovitch et Gubelman : "Mesures de renforcement du travail antireligieux " qui entérinait le début d’une suite d’arrestations massives de prêtres et de laïcs, et la fermeture des églises.

Les persécutions commencèrent en 1929 et durèrent jusqu’en 1933. De nombreux prêtres furent arrêtés à cette période et envoyés dans les camps, beaucoup acceptèrent de mourir en martyrs.

Pour la période de 1929 à 1933, on compte près de 60 000 arrestations et 5000 exécutions de prêtres.  

Dans une interview datant du 2 février 1930 du métropolite Serge, représentant du patriarche, on peut lire qu’ « il n’y a pas de persécution contre l’Eglise ».

        Le 5 décembre 1931, l’église du Christ Sauveur, construite entre 1837 et 1883 avec l’argent du peuple russe en souvenir de la victoire de 1812 contre les armées napoléoniennes fut dynamitée. A sa place on planifia de construire le palais des Soviets, mais les fondations ne cessaient de s’effondrer. On décida alors d’y aménager une piscine.

En 1935, le Comité central tira les conclusions de la campagne antireligieuse menée dans les années précédentes. Dans l’un de ces documents les persécuteurs sont forcés de reconnaître l’immense force de la foi de l’Eglise Orthodoxe Russe qui lui avait permis, malgré l’oppression continuelle du gouvernement, les arrestations, les exécutions, la fermeture des églises et des monastères, la collectivisation qui avaient supprimé une partie importante des laïcs actifs.

 

Malgré des persécutions comparables, par leur intensité, à celles de 1922, lors du recensement de 1937, -« un tiers de la population citadine et les deux tiers de la population rurale se déclarèrent orthodoxes », c’est-à-dire la moitié de la population de l’URSS.

CINQUIEME VAGUE DE PERSECUTIONS (1937–38).

Les années de la terreur. Tentative de supprimer tous les croyants (Rénovationistes compris).

 

L’échec de l’établissement du socialisme athée dans le pays devint évident pour Staline. Il devint clair qu’il fallait mener une nouvelle persécution, sanglante et sans pitié, une guerre inédite contre le peuple, qui ne devait pas mener les insoumis aux camps ni aux travaux forcés, mais aux sentences d’exécution et à la mort. Ainsi commença une persécution d’un nouveau genre, qui devait briser physiquement l’Eglise orthodoxe

Selon les données de la Commission de réhabilitation des victimes de la répression

de 1937, 136 900 prêtres orthodoxes furent arrêtés, dont 85 300 d’entre eux furent exécutés.

 En 1938, 28 300 furent arrêtés, dont 21 500 fusillés.

 En 1939, 1500 furent arrêtés dont 900 furent fusillés.

 En 1940, 5100 furent arrêtés dont 1100 furent fusilléés.

 En 1941, 4000 furent arrêtés, dont 1900 furent fusilléés.

Après deux ans de persécutions, 1937-38, de 25 000 églises en Russie, il n’en restait que 1277. Il n’y avait plus de monastères dans le pays.

On peut affirmer avec certitude que les persécutions qui accablèrent l’Eglise à la fin des années trente furent exceptionnelles par leur envergure et leur cruauté, non seulement dans l’histoire de l’Eglise Orthodoxe, mais dans l’histoire mondiale.

En 1938, le pouvoir soviétique achevait une période de vingt ans de persécutions, au bout de laquelle le résultat de ce processus de destruction était irréversible. Si les églises qui avaient été détruites ou transformées en dépôt pouvaient à l’avenir être reconstruites ou restaurées, les centaines d’évêques, les dizaines de milliers de prêtres et des centaines de milliers de laïcs avaient été exécutés et cette perte était irréparable.

 Les conséquences de ces persécutions se font sentir encore aujourd’hui.

 L’exécution d’une quantité innombrable d’évêques, de pasteurs lettrés et savants, et d’ascètes fit dégringoler le niveau moral de la société.

 On retira au peuple le sel qui l’avait « salé ». Or, les autorités n’avaient aucunement l’intention de faire cesser ce processus de fermeture des églises. Il se poursuivit et nul ne sait jusqu’où il serait allé si la Seconde Guerre Mondiale n’avait éclaté.

SIXIEME VAGUE DE PERSECUTIONS (1939–1952).

Deuxième guerre mondiale. Persécutions dans les régions annexées et libérées.

En 1939, tous les monastères avaient été fermés (plus de mille en 1917) ainsi que plus de 60 000 églises. Les offices n’étaient célébrés que dans une centaine d’églises encor ouvertes.

En 1939-1940, la Baltique fut annexée à l’URSS, ainsi que les régions de l’ouest de l’Ukraine et de la Biélorussie, le nord de la Bukhovine et de la Bessarabie. L’URSS compta de nouveau une grande quantité d’églises et de monastères orthodoxes.

Le  juin 1941, l’Allemagne déclara la guerre à l’URSS. Pourtant, ni le début de la guerre, ni la défaite des premiers mois, ni la perte de grands territoires au profit de l’ennemi ne changèrent l’attitude hostile du gouvernement envers l’Eglise et ne conduisirent les autorités à faire cesser les persécutions. Les autorités ne modifièrent leur position que lorsqu’elles apprirent que les Allemands avaient permis la réouverture des  églises sur les territoires occupés.

En septembre 1943, Staline rencontra le Métropolite Serge, locum tenens du patriarche,. Quatre jours plus tard, on réunit le concile des évêques et le métropolite Serge fut élevé au rang de patriarche. On permit à l’Eglise d’ouvrir des séminaires, de publier des magazines etc. Toutefois, pendant toute la durée de la Seconde Guerre Mondiale, les arrestations de prêtres continuèrent. En 1943, on arrêta plus de mille prêtres orthodoxes, dont 500 furent fusillés.

Après la guerre il y eut des sursauts de répression. « Du 1er janvier 1947 à octobre 49, il y avait 3 523 prêtres dans l’ensemble des camps.

En octobre 1948, le président du Conseil aux affaires de l’Eglise Orthodoxe Russe demanda au patriarche Alexis d’ « imaginer une série de conditions limitant l’activité de l’Eglise à ses églises et ses paroisses ». Les multiples tentatives du premier hiérarque de rencontrer Staline se soldèrent par un échec.

Ce qui était permis à l’Eglise dans le cadre de son activité devint interdit : les processions – sauf pour Pâques -, les voyages du clergé dans les localités pour rendre visite à leurs fidèles, et il fut interdit aux prêtres d’avoir la charge de plusieurs églises (sachant qu’une église sans prêtre risquait d’être fermée).

 Les autorités modifiaient sans cesse la forme des persécutions menées contre l’Eglise.

SEPTIEME VAGUE DE PERSECUTIONS, Khrouchtchev etc.

Etouffement de l’Eglise et poursuite des croyants.

Le 7 juillet 1954, sur l’ordre de Khrouchtchev, on prépara une décision du Comité central concernant : «Les grandes lacunes de la propagande athéiste scientifique et les mesures nécessaires à son amélioration ». On y critiquait alors la politique menée par Staline envers l’Eglise.

 

Une propagande athéiste massive commencera, alors avec de nouvelles persécutions contre l’Eglise et ses membres. (P. Alexandre Men).

       Un nouveau coup fut porté contre les institutions pédagogiques.

En 1958, les 8 séminaires et les 2 académies de théologie, comptant 1700 étudiants seront fermés.

Voyant la tournure que prenait cette nouvelle vague de persécutions, le patriarche Alexis tentera de rencontrer le premier secrétaire du Comité central, Khrouchtchev, afin de discuter des problèmes de relation entre l’Eglise et l’Etat, mais cette tentative se soldera par un échec.

En 1961, sous la pression des autorités, La vie des paroisses deviendra  plus contraignante.

Toute fonction à l’intérieur de ces dernières étant obligatoirement soumise aux comités des soviets locaux.

En 1962, on mit en place un contrôle strict des sacrements, baptême,  mariage et des enterrements. Ceux-ci devaient être inscrits dans des registres portant le nom des familles, les données du passeport et l’adresse des participants, ce qui conduisait à leur poursuite.

        On proposa de priver les parents de leur droit sur leur enfant s’ils les éduquaient dans la foi. Les parents étaient convoqués dans les écoles et dans aux postes de police, exigeant d’eux qu’ils n’emmènent plus leurs enfants à l’église, les menaçant de placer leurs enfants de force dans des internats.

En 1971, Il n’e restera sur le territoire du l’URSS : 7274 paroisses, 16 monastères, ainsi que 6234 prêtres et 618 diacres.

Conclusion : 

       Si au début du XXe siècle le Synaxaire de l’Eglise Orthodoxe comptait 2500 saints, dont 450 saints russes. A la fin de ce même siècle les martyrs et saints confesseurs  vont se compter en dizaines de milliers.    

       Le 14 Aout 2000, le Tzar Nicolas II et sa famille sera canonisé par l’Eglise Orthodoxe Russe.

      En janvier 2004, l’Eglise Orthodoxe Russe  proclamera 1420 nouvelles canonisations de martyrs et de confesseurs de la foi.

Leur nombre augmente à chaque réunion du Saint Synode. Ainsi, l’Eglise Orthodoxe Russe est elle devenue : -« l’Eglise des Nouveaux Martyrs ».

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A la fin du IIe siècle, on attribue cette parole à l’apologète chrétien Tertullien

: « Le sang des martyrs est la semence du christianisme ».

Le XXe siècle a abondamment répandu ces semences sur la terre russe, qu’elle  en reçoive la grâce au centuple ! Amin !