vendredi 8 décembre 2017

En avant première!


Fête de Saint Nicolas


Crédit photos: Frantz CHAVAROCHE

dimanche 26 novembre 2017

Calendrier Liturgique du mois Décembre 2017.
Chapelle St Jean de Grasse, 2 ch.de St jean. 06130 Grasse
Tel : 06 47 36 09 34
site: eglise-orthodoxe-grasse.blogspot.com

Samedi 16 Décembre : Pas d'offices !
Dimanche 17 Décembre: 28ème Dimanche après la Pentecôte. (Des Saints Ancêtres du Seigneur/ Parabole du dîner). Matines et Divine  Liturgie à partir de 9h15, puis agapes.

Vendredi 22 Décembre: 18 h Heures Royales, et confessions. (Jeûne).
Samedi 23 Décembre: Samedi avant la Nativité; avant-fête de la Nativité. Grandes vêpres à 18h.

Dimanche 24 Décembre : Dimanche avant la Nativité. ( De la Généalogie). Matines et Divine  Liturgie à partir de 9h15, puis agapes.

Vêpres à 16h (lieu à préciser).

Paramonie de la Nativité à partir de 20h :

 Complies et Matines. Collation : (Chocolat chaud et brioche).

Lundi 25 Décembre: Nativité de Notre Seigneur, Dieu et Sauveur Jésus-Christ . (Noël). Petites heures et Divine Liturgie de Saint Basile à partir de 10h, puis agapes festives.

Samedi 30 Décembre:  Clôture de la fête de la Nativité. Grandes vêpres à 18h.
Dimanche 31 Décembre : Dimanche après la Nativité (La fuite en Egypte). Matines et Divine  Liturgie à partir de 9h15, puis agapes.
18h, Vigiles, (Vêpres et Matines). De la circoncision selon la  de Notre Seigneur Jésus.

Lundi 1 janvier: Petites Heures et Divine liturgie de Saint Basile à 10h. Agapes


mardi 21 novembre 2017

INCINÉRATION ET RÉSURRECTION

Le carême de Pâques 

En ce temps béni, nous nous renouvelons dans l’expérience fondamentale de la tradition biblique : la gestion de la vie et de la mort. « La mort n’a plus de pouvoir sur nous », confesse l’apôtre Paul. Le Dieu d’Abraham, d’Isaac et de Jacob est le Dieu des vivants et des morts. Ceux-ci ne sont pas anéantis : ils reposent jusqu’au jour de la résurrection finale – résurrection corporelle de tous les vivants de tous les siècles et de tous les temps. Le grand Carême est le renouveau de la grâce baptismale : or, le baptême est la consécration du corps par l’immersion dans la vie du Christ ; la chrismation est sa sanctification par l’onction de l’Esprit ; et l’eucharistie le divinise de l’intérieur. Le baptême t’intègre au peuple d’Israël, corps mystique dont le Christ Dieu est la tête.

La mémoire

Nous savons par la Foi que le corps humain, et de façon éminente celui des baptisés, est le temple de la Divinité. Il est également le corps d’une personne créée. Chaque atome, la plus infime parcelle ou poussière ou cendre de ce corps porte à jamais une information relative à cette personne dont ce corps est le corps, et véhicule la mémoire du Christ dont il est un membre. On pourrait à ce sujet introduire le concept de « code hypostatique ». Cela veut dire que, à la Résurrection, non seulement les ossements de la vision d’Ézéchiel (6, 5), mais la moindre parcelle, marquée du nom de sa personne et signée du sceau du Christ et du don du saint Esprit, répondra à l’appel de ce nom (cf. Apocalypse 7, 5-8). Ceux qui auront été détruits par des cataclysmes et des incendies, dévorés par des bêtes, ou brûlés dans les camps de la mort, ressusciteront corporellement, parce qu’il n’y a pas de corps anonyme. Dieu, comme le rappelle saint Irénée, n’a rien créé pour le néant : Il a tout créé pour la transfiguration et la vie éternelle. Le feu lui-même n’anéantit pas : il accélère la dissociation des éléments. Mais il n’y a pas de comparaison sérieuse entre la destruction accidentelle d’un corps par un incendie et le fait de le brûler volontairement comme le font certaines religions ou l’inspirent des philosophies pour lesquelles la vie corporelle n’est rien, n’est qu’illusion.

L’interdit

Il est strictement interdit aux chrétiens de pratiquer l’incinération. Le Saint-Synode de l’Église roumaine l’a rappelé à plusieurs reprises par décrets canoniques du 15 juin 1928, du 20 février 1933 et, plus récemment, du 5 juillet 2012. Les prêtres qui, sollicités d’une façon ou d’une autre, participent ou organisent des funérailles pour des personnes qui ont choisi, ou pour lesquelles on a choisi l’incinération, sont l’objet de sanctions graves : suspension ou déposition. Il est demandé aux pasteurs d’informer rigoureusement les fidèles que choisir pour soi ou pour autrui l’incinération revient à renoncer à la sépulture chrétienne. Leur ministère consiste à aider les fidèles à garder la tradition chrétienne, qui a invariablement été celle de l’inhumation.

Le sens biblique

Interdire, ou permettre, ne suffisent pas. Nous sommes appelés à enseigner le sens biblique de la vie et de la mort, et la valeur éminente du corps. La vie tout entière du baptisé est intégrée à l’existence du Christ, le Dieu d’Israël « fait chair » et « fait homme » (Symbole de Nicée-Constantinople). Quand il est conçu, on lit l’évangile de l’Annonciation ou conception humaine du Verbe ; pendant la gestation, la communauté de Foi prie pour celle qui est enceinte et l’enfant qu’elle porte ; quand il naît, le prêtre lit l’évangile de la naissance de Jésus Christ ; à la fin de la semaine, le nom est donné à l’enfant et l’on écoute l’évangile de Luc 2 ; à 40 jours, l’enfant est présenté à l’Église comme le Sauveur au Temple (Luc 2, 22ss) ; il sera, par le baptême et l’onction chrismale, assimilé à la mort et à la vie du Christ ; il sera uni à lui en se nourrissant de son corps et de son sang. À 12 ans, on peut, fêter l’anniversaire du baptême de l’enfant et lire Luc 2, 41-52. Toute la vie de l’enfant d’Israël qu’est le baptisé est façonnée sur la vie du Maître. Quand il meurt, c’est dans l’espérance de la résurrection, puisque le Christ est ressuscité. Et il est soigné, veillé et inhumé comme le fut le Christ puisqu’il ressuscitera comme lui. Or le Christ ne fut pas incinéré, la Mère de Dieu non plus, aucun des prophètes et des saints ne le fut. En revanche, les apostats, de l’empereur Julien à Robespierre, firent brûler les ossements des saints pour extirper la vie biblique.

L’anthropologie

Loin du nihilisme (il n’a rien que la vie corporelle et rien après elle), ou du dualisme (l’âme est immortelle, le corps méprisable), la foi biblique confesse que Dieu a donné au corps toute sa valeur en l’appelant au Salut. Le corps n’est pas pour la mort ; il est pour la vie. L’âme n’est pas dans le corps comme dans un réceptacle impersonnel ou une prison : elle habite celui-ci ; d’une certaine façon elle l’est. Et l’esprit, cette insufflation initiale qui fait vivre l’âme, même s’il est rendu à Dieu au moment de l’expiration, n’a pas traversé le corps et l’âme de telle personne sans les vivifier et les informer. Quant à l’Esprit en Personne, Il a sanctifié tout le composé humain. Si nous vénérons le corps et les ossements des saints, c’est bien parce qu’ils sont déifiés par l’Incarnation du Verbe, sanctifiés par l’onction de l’Esprit et nourris par le corps et le sang de Dieu.


Il n’y a pas d’office orthodoxe pour l’incinération, il n’y en a que pour les obsèques !

Publié le jeudi 11 octobre 2012 14 :  Écrit par Père Razvan Andrei Ionescu

Avec la douleur de celui qui s’est souvent heurté à la demande d’anéantir les défunts, j’attire l’attention sur l’incompatibilité de la pratique d’incinération avec la vie chrétienne.
Les arguments mercantiles (l’envoi moins cher du corps dans le pays par l’incinération, etc.) ne peuvent pas valider le fait de détruire par le feu ce que nous sommes et ce que l’on a nourri avec les Sacrements pendant toute la vie, et ce que, chez les saints, devient des reliques saintes : notre propre corps. Cette conception de brûler celui qui nous est cher est même épouvantable, d’autant plus que le Sauveur a fait la merveille de la résurrection de quelques personnes mortes depuis quelques jours ; que ce moyen de séparation du corps de l’âme doit être violent, par la destruction du corps !

Voici dessous la décision du Saint Synode de BOR concernant le rejet de la pratique de l’incinération des défunts :

La décision no. 4529 du 5 juillet 2012 du Saint Synode de l’Eglise Orthodoxe Roumaine au sujet de la pratique non-chrétienne de l’incinération des défunts.
Il ressort des témoignages scripturaires, patristiques, historiques et archéologiques que l’Église a pratiqué, depuis le début jusqu’aujourd’hui, l’inhumation (l’enterrement). Celle-ci correspond à l’enseignement de l’Église au sujet du corps et de la dette que l’on a envers lui, le corps devant être rendu à la terre d’où il a été tiré.

L’Église orthodoxe roumaine a eu et a une attitude claire et ferme, exprimée à l’égard de ceux qui ont été déjà incinérés ou seront incinérés, confirmée par la décision synodale de 1928 et reconfirmée par celle de 1933, décisions sur lesquelles on n’est jamais revenu une seule fois, car elles expriment le point de vue officiel de notre Église, le devoir des membres du clergé de l’Église orthodoxe roumaine étant de les respecter, tandis que d’un point de vue pastoral, ils sont astreints à préciser aux fidèles et doivent les inciter à respecter la tradition bimillénaire de l’inhumation des chrétiens. Abusant de l’absence d’un renseignement correct des fidèles qui acceptent facilement et sans discernement la pratique de l’incinération des morts, tolérée par certaines églises chrétiennes d’Occident et d’Amérique, certains prêtres destitués ou déposés, par appât du gain et en totale séparation de l’Église, célèbrent des offices de funérailles aux défunts dans l’enceinte même du crématorium.
Il y a également des situations dans lesquelles l’incinération a été effectuée hors de la volonté ou contre le souhait du défunt, pour des motifs objectifs (financiers ou légaux, les lois spécifiques des États dans lesquels l’incinération est obligatoire). Dans de telles situations, l’évêque est le seul habilité à accorder ou non une dispense, dans le cadre de l’économie ecclésiastique, après avoir étudié de manière détaillée chaque cas en particulier, en précisant  que, pour tels cas, on ne célébra que l’office du Trisagion avec commémoration individuelle dans le dépôt des urnes funéraires.


Le conseil permanent diocésain de l’Archevêché de Bucarest, dans sa session du 20 mars 2012, a décidé d’élaborer une circulaire relative à la pratique non chrétienne d’incinérer les morts, dans laquelle est mentionné le devoir pour chaque membre du clergé de se conformer aux décisions du Saint-Synode de l’Église orthodoxe roumaine des années 1928 et 1933, ayant l’obligation de faire respecter avec sainteté par les fidèles la pratique orthodoxe de l’inhumation (de l’enterrement) de ceux qui se sont endormis dans le Seigneur et de ne pas accepter l’incinération (le brûlement du défunt).

En considérant que tous les diocèses partagent le problème de l’incinération des morts et que la mesure adoptée par le Conseil permanent diocésain de l’Archevêché de Bucarest doit être élargie par la décision du Saint Synode au niveau de tous les centres diocésains, en conformité avec les prévoyances de l’article 14, alinéa 1, lit. a) du Statut d’organisation et de fonctionnement de l’Eglise Orthodoxe Roumaine, selon lesquelles "Le Saint Synode garde l’unité dogmatique, liturgique et canonique, statutaire et réglementaire dans l’Eglise Orthodoxe Roumaine, et aussi la communion avec l'entière Eglise Orthodoxe"; A la suite des discussions de la Commission pastorale, monacale et sociale, et d’un vote unanime, le Synode a décidé de:

1.   Maintenir en vigueur la décision du Saint-Synode du 15 juin 1928, reconfirmée par la décision de celui-ci en date du 20 février 1933 :
a. Les prêtres préviendront à temps les paroissiens, en attirant leur attention sur le fait que, dans le cas où certains d’entre eux voudraient être incinérés, l’Église leur refusera toute assistance religieuse, que ce soit les funérailles, que ce soit l’office de requiem après celles-ci.
b. Avant la célébration de l’office de l’inhumation (de l’enterrement) d’un chrétien, le prêtre officiant devra s’informer auprès de la famille du défunt, du lieu du cimetière où sera enterré celui-ci.
c. A tous ceux qui ont été incinérés ou qui seront incinérés de leur propre volonté, tout service religieux sera refusé, à la fois les funérailles et les offices de requiem qui les suivent.

2. Dans le cas où l’incinération a été accomplie hors de la volonté ou contre le souhait du défunt, pour des motifs objectifs (financiers ou légaux, les lois spécifiques des États dans lesquels l’incinération est obligatoire), l’évêque est le seul habilité à accorder ou non une dispense, dans le cadre de l’économie ecclésiastique, après avoir étudié de manière détaillée chaque cas en particulier, en précisant que l’on ne célébra que l’office du Trisagion avec commémoration individuelle dans le dépôt des urnes funéraires.

3. Les prêtres qui s’écarteront de la décision du Saint-Synode de l’Eglise orthodoxe roumaine concernant la pratique de l’incinération des morts seront interdits d’exercer le ministère sacerdotal et envoyés en justice du Consistoire diocésain, en vue de sanctions.

4. Dans le cas d’ex-prêtres, déposés de leur rang sacerdotal, qui accomplissent un office de funérailles dans l’enceinte-même d’un crématorium, leurs excellences les évêques saisiront les autorités compétentes pour leur interdire l’accès aux crématoriums et aux cimetières et pour leur appliquer des sanctions pénales, en raison de l’utilisation de fausses qualités (de clerc de l’Église Orthodoxe Roumaine) pour obtenir un gain matériel injuste, préjudiciable pour la famille endeuillée (art. 215 alinéa 2 du code pénal, relatif au délit d’escroquerie).

5. Leurs excellences les évêques adopteront les mesures convenues pour informer le clergé de chaque diocèse du contenu de la présente décision et de son caractère obligatoire sur le territoire de l’Eglise orthodoxe roumaine.

6. Les centres diocésains prendront les mesures nécessaires relatives au devoir pastoral et missionnaire de catéchiser les fidèles en ce qui concerne l’enseignement de la foi orthodoxe sur l’inhumation (l’enterrement) et le rejet de la pratique de l’incinération et accorderont également de la considération à la pastorale individuelle des personnes endeuillées.

7. Les centres diocésains prendront les mesures liées au devoir du clergé de promouvoir, par la force de l’exemple y compris, le fait d’aider les familles endeuillées, afin que le manque d'argent ne soit pas une raison d’incinérer les morts, en considérant que l'inhumation serait trop dispendieuse.
La présente décision s’est fait communiquer à tous les diocèses, en vue de l’adoption des mesures nécessaires pour respecter et accomplir ce que l’on a établi.


dimanche 12 novembre 2017

LA TRADITION DU JEÛNE ET DE L’ABSTINENCE PENDANT
LE CARÊME DE NOËL OU AVENT

Le carême de la Nativité, appelé également « carême de Noël », « carême de saint Martin » (à cause de la fête de saint Martin le 11 novembre) ou « carême de saint Philippe » (à cause de la fête du saint apôtre Philippe le 14 novembre), est un temps de préparation physique et spirituelle pour accueillir le Verbe incarné. Il appartient à la tradition ancienne de l’Eglise universelle. Il dure quarante jours et a toujours une date fixe : du 15 novembre ou 25 décembre. On commence le soir du 14 novembre, mais si ce jour est un mercredi ou un vendredi on commence le 13 au soir.

C’est un carême plus léger que les autres. Nous nous abstenons de viande, d’œufs et de fromage. Le lundi, le mercredi et le vendredi on s’abstient de vin et d’huile. Mardi et jeudi on prend du vin et de l’huile ; le samedi et le dimanche on prend du poisson, de l’huile et du vin. Le poisson est consommé seulement jusqu’à la fête de saint Nicolas (6 décembre) inclus.

La veille de Noël on mange seulement le soir des céréales, des fruits et des légumes. Le jour de Noël, quel qu’il soit, on rompt tout jeûne et toute abstinence.

Le 21 novembre, mémoire de la Présentation de la Mère de Dieu au Temple, on mange du poisson. Il en est de même les lundis, mercredis et vendredis, s’il y a une fête.
Pendant le carême de Noël, on ne célèbre pas de mariage.

Pendant cette période, nous pouvons lire davantage la Parole de Dieu. Nous pouvons prier davantage. Nous pouvons nous confesser plus souvent. Nous pouvons nous exercer à être miséricordieux avec notre entourage humain et avec toutes les créatures. Nous nous préparons ainsi au grand mystère de Noël : Dieu devenu un être humain parmi d’autres, assumant tout ce qui est humain, et habitant parmi les humains pour changer son monde de l’intérieur et le sauver.

Source: Conseil-spirituel en ligne


lundi 6 novembre 2017

Suite à l'évangile de ce dimanche, nous mettons en lien avec l'autorisation du Hiéromoine Nicodem ce texte:

PAROLE SUR LA MORT

Nous vous proposons actuellement le fameux traité sur la mort de saint Ignace Briantchaninov Evêque du Caucase et de la Mer Noire, écrit au milieu du 19ème siècle.
Ce fameux traité est précieux puisqu'il expose d'une façon méthodique et selon les témoignages des saints pères de l'Eglise orthodoxe, ainsi que de la tradition liturgique, les enseignements relatifs à la double nature de l'homme, à la séparation de cette double nature par la mort, à l'état de l'âme après la mort et ce qui pourrait lui advenir comme bonheur ou malheur, suite à ce qu'elle aurait choisi comme principe de vie durant son séjour terrestre.

Ce texte est proposé aux chrétiens orthodoxes qui fréquentent régulièrement les offices de l'Eglise ainsi que les sacrements, qui ont une vie de prière intérieure et qui ont un père spirituel chez qui ils se confessent régulièrement. Pour les autres, nous craignons qu'il provoquera chez eux des réactions négatives et pourraient être peturbés dans leur psyché.

Nous publierons successivement les neuf chapitres de ce traité et nous avertissons les lecteurs qu'il pourrait-y avoir des passages difficiles qui, probablement, vont heurter la sensibilité de notre entendement humain. Prière de garder à la mémoire la pensée que Christ est venu sauver ceux qui espèrent en Lui, que la vie a jailli du tombeau et le Seigneur nous l'a accordée par le Saint baptême et les sacrements de l'Eglise.
A noter cependant, que ce que l'on appelle "Les visions de Theodora", sur les épreuves que son âme a subies à sa sortie du corps, (les douanes), ont été critiquées par plusieurs théologiens contemporains, du fait que les sources utilisées, on sait maintenant que leur origine est douteuse et nous prions les lecteurs de relativiser leur portée.

Nous notons aussi que Saint Ignace dans sa façon d'écrire et son style direct, prononce des jugements radicaux sur différents états et sujets. Là aussi il convient de relativiser puisque ce style était bien répandu en Russie au 19ème siècle.

Ceci dit, ce traité reste unique pour parler de la mort d'une façon méthodique et exhaustive. On peut en tirer beaucoup de leçons pour nous préparer à ce moment fatidique de notre vie, puisqu'il est enrichi de l'expérience des saints et des citations bibliques.

Que par les prières de Saint Ignace Dieu nous fasse miséricorde. Amen

« Que tu te souviennes tous les jours de ta vie, du jour où tu sortis du pays d'Egypte »
(Dt. 16, 3)


http://spiritualite-orthodoxe.blogspot.fr/2012/01/parole-sur-la-mort.html

mardi 24 octobre 2017

Une précision et pas des moindre sur notre Foi et sur notre filiation.
Pour ceux qui écoutent la langue de Shakespeare, rendez-vous sur le site Orthodoxologie.
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Père Emmanuel Hatzidakis : Enseigner la Parole de Vérité, est-ce trop demander à un patriarche?

"NOUS SOMMES TOUS FRÈRES ET SŒURS" Le sommes-nous vraiment? D'abord à Jérusalem (27 mai 2014) et plus récemment à Rome (8 juin 2014), le patriarche Bartholomée martèle le message de la fraternité universelle avec des services de prière intra-chrétiens et offices interconfessionnels (interdits selon les canons de l'Église orthodoxe) ) et avec des déclarations et des affirmations à cet effet.

Le 2 novembre 2009, dans une interview donnée par le patriarche Bartholomée à Charlie Rose (voir la vidéo ci-dessus/ en anglais), il avait déclaré: "Nous sommes tous créés par Dieu et nous sommes tous frères et sœurs. Nous avons le même Père céleste, quelle que soit la façon de Le nommer. "Charlie interrompit le Patriarche:" Toutes les religions ont-elles le même Père céleste?" "Bien sûr", a répondu le Patriarche, ajoutant: "Dieu n'est qu'un, indépendamment du nom nous Lui donnons, Allah ou Yahweh, et ainsi de suite. Dieu est un et nous sommes Ses enfants."

Bien que les deux affirmations (tout le monde croit au même Dieu, et nous sommes tous Ses enfants) semblent être des vérités autoproclamées, pour nous chrétiens orthodoxes (et pour moi, selon ma foi), elles sont erronées, scandaleuses et totalement inacceptables.

Si le Patriarche a raison, quelle signification ont les mots: "Avant moi il n'a point été formé de Dieu, Et après moi il n'y en aura point. C'est moi, moi qui suis l'Eternel, Et hors moi il n'y a point de sauveur.…"(Isaïe 43, 10b-11). A quoi pense-t-il quand il récite les paroles suivantes de la Divine Liturgie (notre office principal): "Tu es notre Dieu, à part Toi nous ne connaissons aucun autre Dieu" et dans la bénédiction finale du même office " Que le Christ notre vrai Dieu... nous sauve... ?"

Non. Il ne s'agit pas d'un nom (Dieu, Allah, Jéhovah, Bouddha, Être Suprême, le Pouvoir), de sorte que peu importe comment nous l'appelons, aussi longtemps que nous l'invoquons. Certainement pas! Notre Dieu est le Christ: "C'est le vrai Dieu et la vie éternelle. Petits enfants, gardez-vous des idoles "(1 Jean 5: 20-21). En dehors du Christ, tout autre "dieu" est une idole.

En tant qu'enfants de Dieu, nous tous, nous sommes clairement la création de Dieu, mais pas Sa progéniture. Notre Père céleste n'a qu'un seul enfant: Jésus-Christ. Cependant, nous avons tous la possibilité de devenir Ses enfants (par l'adoption): "A tous ceux qui L'ont reçu, qui ont cru en Son nom, Il a donné le pouvoir de devenir enfants de Dieu" (Jean 1:12). Par conséquent, à moins d'appartenir à la famille du Christ (Hébreux 3: 6), l'Église, nous ne sommes pas Ses enfants.

Dans l'Église primitive, la Prière du Seigneur n'était révélée aux catéchumènes qu'au moment de leur baptême, car aucun baptisé ne pouvait prétendre dire "Notre Père Qui es aux cieux", n'ayant pas encore reçu le don de l'adoption. La prière du Seigneur est introduite dans la Divine Liturgie par les mots  suivants: "et rends nous dignes, Maître, avec audace et sans crainte de condamnation, d'oser T'appeler Père, Toi le Dieu céleste, Père, et dire: 'Notre Père ...'" Seuls ceux qui ont été unis au Christ, le Fils unique de Dieu, peuvent appeler Dieu "Père."

Désolé, votre Toute Sainteté: c'est là la foi du peuple chrétien orthodoxe, et on s'attendrait à ce que notre patriarche soit un dirigeant "qui enseigne à juste titre la parole de vérité" (2 Tim 2:15), pas un dirigeant qui la trahisse.

Version française Claude Lopez-Ginisty d'après OVER THE ROOF TOP


vendredi 29 septembre 2017


L'honneur rendu à l'image va à son prototype et celui qui vénère l'icône vénère la personne qui y est représentée.

 (Concile de Nicée, 787)

vendredi 18 août 2017

Bien-aimés en Christ !

Une informations importante.


 Et pas des moindres, il nous est maintenant possible de recevoir des dons car notre association cultuelle est désormais habilitée à émettre des reçus fiscaux. Car après enquête et convocation auprès des services de l’Etat compétents, nous avons acquis cette capacité juridique.  Pour les dons, soyons fous : legs, maisons, donations… Poules, lapins etc… Aussi, si vous connaissez dans votre entourage des personnes qui désirent léguer, maison, terrains…. Nous devons être pragmatiques, si nous souhaitons que notre Mission Orthodoxe de GRASSE demeure dans le temps, nous devons nous engager sur cette voie. Et vous savez aussi qu’en contrepartie nous prions à chaque liturgie pour les donateurs.

Chèques à l’ordre de :
Mission Orthodoxe de GRASSE
Tel : 06 47 36 09 34 (Pour toutes demandes d'informations, laisser un message).

 A bientôt en Christ.

p. Gontran

vendredi 21 juillet 2017

Ne pas s'égarer en suivant la sagesse patristique

Je crois fermement que la vision du monde entier et la philosophie de la vie pour un Chrétien Orthodoxe peuvent être trouvées chez les saints Pères. Si nous écoutions leur enseignement au lieu de penser que nous sommes suffisamment sages pour enseigner aux autres notre propre "sagesse", nous ne nous égarerions pas.

Père Seraphim (Rose) de Platina

Lu sur St Materne

jeudi 6 juillet 2017

Saint SISOÈS le Grand



À un frère qui était tombé à plusieurs reprises dans le péché, il dit: "Relève-toi encore et encore".-"Jusque à quand? " demanda le frère. l'Ancien répondit: "Jusqu’à ce que tu sois saisi soit dans le bien, soit dans le péché. Car l'homme se présente au jugement dans l'état dans lequel il est trouvé".

vendredi 31 mars 2017

Pour les lecteurs de ce blog, ainsi que pour les autorités qui viennent chercher quelques informations:

Alors que dans nos belles provinces, Provence-Alpes-Côte d'Azur et désormais Poitou-Charente, pardon Aquitaine, commencent à sévir quelques pseudo-évêques, il m'a semblé bon après en avoir rendu compte au Métropolite Joseph de la Métropole Orthodoxe Roumaine d'Europe Occidentale et Méridionale de reprendre ces deux communiqués publiés par l'AEOF afin de mettre en garde ceux ou celles qui pourraient se laisser abuser par quelques personnages arborant fièrement une soutane et des attributs...Patriarcaux et épiscopaux!

http://www.lanouvellerepublique.fr/Deux-Sevres/Actualite/24-Heures/n/Contenus/Articles/2017/03/28/La-chapelle-de-Prailles-est-maintenant-orthodoxe-3048647#

Communiqué

L’Assemblée des évêques orthodoxes de France, où siègent les évêques relevant des patriarcats orthodoxes constitués historiquement et s’assurant d’une mutuelle reconnaissance, communique ce qui suit :

L’ecclésiologie orthodoxe est une ecclésiologie de communion. Ainsi, autour de son évêque, chaque église locale constitue la manifestation plénière de l’Eglise universelle à condition d’être en communion avec toutes les autres dans l’unité de la foi et du calice, attestée par la "succession apostolique" et la conciliarité des évêques.

En ce qui concerne la France, les Eglises orthodoxes canoniques sont représentées par tous les évêques qui sont membres de l’association légalement constituée sous la dénomination "Assemblée des évêques orthodoxes de France". Elle seule est habilité à manifester l’unité et la canonicité de l’Eglise orthodoxe dans ce pays.
 
Par conséquent, toute personne se prétendant être évêque orthodoxe sans être en communion avec la dite Assemblée ne peut se prévaloir d’un statut canonique orthodoxe en France.

L’Assemblée des évêques orthodoxes de France tient donc à mettre en garde les personnes dont la bonne foi pourrait ainsi se trouver surprise, et déclare que la responsabilité de l’Église orthodoxe en France ne saurait être aucunement engagée par les activités ou les déclarations de toute personne ou de tout groupe n’étant pas en communion avec elle.

Fait à Paris, le 3 avril 1997.

Le métropolite Jérémie

Président de l’Assemblée des évêques orthodoxes de France


Communiqué

Constatant la recrudescence en France de communautés, de groupes ou de personnes (clercs ou laïcs), qui se prétendent de l’Eglise orthodoxe, l’Assemblée des évêques orthodoxes de France (AEOF) entend dissiper toute confusion à cet égard en précisant ce qui suit.

L’Eglise orthodoxe confesse une unité doctrinale et sacramentelle, qui se manifeste de façon ininterrompue depuis son origine jusqu’à aujourd’hui, dans la fidélité à la foi apostolique. Ceci s’exprime par sa théologie, son ecclésiologie et sa Tradition, dans la nature conciliaire de son organisation.

L’Eglise orthodoxe dans le monde est constituée par des Eglises-soeurs, autocéphales ou autonomes, qui s’assurent d’une reconnaissance et d’une communion mutuelles, partageant la même ecclésiologie, confessant la même foi et appliquant le même droit canonique.

L’organisation canonique définitive des communautés orthodoxes en France et dans les autres pays se trouvant en dehors des limites géographiques historiques des Eglises autocéphales, sera examinée par le Grand et Saint Concile panorthodoxe dont la préparation se poursuit actuellement. Dans l’attente d’une telle organisation, la commission inter orthodoxe préconciliaire préparatoire, réunie à Chambésy (Suisse) en novembre 1993, a préconisé la création d’Assemblées épiscopales. En application de cette recommandation, une Assemblée des évêques orthodoxes de France s’est constituée en février 1997, succédant ainsi au Comité inter épiscopal orthodoxe créé en 1967. C’est pourquoi l’Assemblée des évêques orthodoxes de France est canoniquement la seule habilitée à représenter l’orthodoxie et à manifester l’unité et la canonicité de l’Eglise orthodoxe en France.

Ainsi, toute personne (clerc ou laïc), groupe ou communauté se prétendant être "chrétien orthodoxe" ou s’attribuant cette appellation sans être en communion avec l’Assemblée des évêques orthodoxes de France ne peut se prévaloir d’un statut canonique orthodoxe dans ce pays. Par conséquent l’Assemblée des évêques orthodoxes de France ne peut être tenue responsable de leurs agissements et / ou déclarations.

Aussi, et afin d’éviter toute confusion ou amalgame dans l’opinion publique, l’Assemblée des évêques orthodoxes de France invite-t-elle les médias à se renseigner auprès d’elle sur le statut canonique de toute communauté, groupe et / ou personne (clerc ou laïc) se réclamant de l’orthodoxie en France.

Fait à Paris, le 1 avril 1999.
Le métropolite Jérémie

Président de l’Assemblée des évêques orthodoxes de France

vendredi 20 janvier 2017


Le 19 janvier, mémoire de notre
Saint Père MARC EUGENIKOS, Métropolite d'ÉPHÈSE
 et Confesseur de la Foi Orthodoxe

Ce luminaire de la Foi Orthodoxe brilla pendant la sombre époque où l'empire byzantin agonisant, acculé à la ruine économique et pressé de toutes parts par l'envahisseur turc, se trouvait placé devant la douloureuse alternative: ou tomber aux mains des infidèles et disparaître comme empire chrétien, ou se livrer à la domination orgueilleuse des hérétiques Latins, qui n'étaient disposés à accorder leur soutien financier et militaire qu'au prix d'une union des Eglises, ou plutôt de la soumission de l'Orthodoxie à la Papauté.

Né au sein d'une famille pieuse de Constantinople vers 1392, Saint Marc reçut une brillante éducation auprès des meilleurs maîtres de la capitale qui, quoiqu'appauvrie et dépeuplée, restait le centre culturel du monde chrétien. Il devint très tôt professeur à l'école patriarcale, mais abandonna la carrière académique, à l'âge de 26 ans, pour devenir moine dans un petit monastère proche de Nicomédie. Il y commença une vie d'ascèse intense et de prière; mais, sous la menace des Turcs, il dut bientôt se replier à Constantinople, dans le Monastère de Saint-Georges des Manganes. A la vie contemplative et au service des frères il joignait l'étude des Saints Pères, et il rédigea alors plusieurs traités dogmatiques dans la ligne de Saint Grégoire Palamas (voir 14 novembre) et quelques ouvrages sur la prière. Malgré son désir de rester effacé, sa science et sa vertu lui attirèrent l'estime de l'empereur Jean VIII Paléologue (1425-1448) qui préparait un grand concile d'union avec l'Eglise Romaine, dans l'espoir d'obtenir le soutien du pape et des princes européens. C'est par obéissance au monarque que ce pieux moine hésychaste accepta de monter sur la tribune de l'Eglise, d'être consacré Métropolite d'Ephèse et de prendre part à la délégation byzantine au titre de remplaçant des Patriarches de Jérusalem, d'Antioche et d'Alexandrie, et d'exarque du concile.

La délégation grecque, composée de l'Empereur, du Patriarche Joseph II (1416-1439), de vingt-cinq Evêques et d'une suite d'environ sept cents personnes, s'embarqua pour l'Italie dans un grand élan d'enthousiasme. Tout le monde était convaincu de réaliser rapidement l'Union désirée par tous les Chrétiens. Saint Marc aussi, loin d'être l'étroit fanatique que l'on présente souvent, partageait cette espérance, sans préjugés contre les Latins, mais en se tenant ferme sur le roc de la Foi. Pour lui, comme pour la plupart des Grecs, il ne pouvait être question d'union que dans le retour de l'Eglise Romaine à l'unité dans la charité qu'elle avait rompue par ses innovations. Mais dès leur arrivée à Ferrare, le pape Eugène et ses théologiens montrèrent de toutes autres dispositions. Par des détails de protocole d'abord, puis de manière de plus en plus évidente, ils traitèrent les délégués byzantins comme de véritables prisonniers, les empêchant de sortir de la ville et retardant de manière excessive la distribution des subventions promises pour leur entretien, si bien que certains Evêques furent réduits à vendre leurs effets personnels pour se nourrir.

Les sujets mis à l'ordre du jour étaient les suivants:

a) le dogme de la procession du Saint-Esprit et la question de l'addition de la formule «qui procède du Père et du Fils (Filioque) » au symbole de Foi1;
b) l'existence du Purgatoire;
c) l'usage du pain non fermenté (azyme) pour la Liturgie chez les Latins, et la question de la Consécration des Saints Dons par les seules paroles de l'Institution (Latins) ou par l'invocation du Saint-Esprit (épiclèse);
d) la primauté du pape. Comme les Latins se trouvaient en majorité écrasante, et que tout vote sur les questions dogmatiques aurait vu leur opinion adoptée d'avance, l'Empereur et le Patriarche retardèrent l'ouverture des débats sur les questions fondamentales, jusqu'à ce qu'on s'entende sur un autre mode de scrutin.


 En attendant, on décida de discuter de la question secondaire du Purgatoire. En réponse aux arguments des théologiens latins Saint Marc prit la parole au nom de l'Eglise Orthodoxe: «Certes les âmes des défunts peuvent bénéficier d'un certain "progrès", et même les damnés d'un relatif "soulagement" de leur sort, grâce aux prières de l'Eglise et par la miséricorde infinie de Dieu; mais l'idée d'un châtiment avant le Jugement Dernier et d'une purification par un feu matériel est tout à fait étrangère à la tradition de l'Eglise». Les plus avertis constatèrent bien vite que deux mondes s'affrontaient et que toute discussion doctrinale aboutirait nécessairement à une impasse. Les semaines passaient sans aucun progrès. La peste ayant interrompu la discussion sur le Purgatoire, on passa à la question brûlante de l'addition arbitraire du Filioque dans le symbole latin. Le Métropolite d'Ephèse éleva à nouveau fermement la voix de la conscience de l'Eglise: «Le Symbole de la Foi doit être conservé intact, comme à son origine. Tous les Saints Docteurs de l'Eglise, comme tous les Conciles et toutes les Ecritures nous mettent en garde contre les hétérodoxes, dois-je malgré ces autorités, suivre ceux qui nous incitent à nous unir derrière une façade de fausse union, eux qui ont adultéré le Saint et Divin Symbole et introduit le Fils comme cause seconde du Saint-Esprit?».

Au bout de sept mois d'attente stérile et de vains palabres, le pape Eugène IV fit transférer le concile à Florence. Une fois installé, on décida d'aborder enfin la question dogmatique. L'esprit constamment fixé en Dieu et purifié par la prière, Saint Marc put exposer, avec une claire sobriété, la Doctrine de l'Ecriture et des Saints Pères sur la procession du Saint-Esprit. Quand les théologiens latins prirent la parole, ils accablèrent l'auditoire, au cours de séances interminables, par des arguments subtils, soutenus par tout un appareillage rationnel et par quantité de citations des Pères tirées hors de leur contexte ou faussement interprétées. Le combat ressemblait à celui de David contre Goliath (I Sam. 17:32 sv). Pendant ce temps, les Métropolites de Nicée, Bessarion, et de Kiev, Isidore, devenus partisans acharnés de l'union -soit par ambition personnelle (ils devaient en effet devenir par la suite tous deux cardinaux du pape), soit par la vieille hostilité du courant humaniste contre l'Hésychasme et le Monachisme, représentés par Marc-, s'ingéniaient dans les coulisses à convaincre les autres prélats que les Latins ne se sont pas séparés de la vérité et que leur doctrine du Saint-Esprit n'est pas hérétique, mais qu'ils ont seulement développé l'enseignement traditionnel dans leur propre langage. Accablés par un long désœuvrement, par le manque de subsides et par la morgue des Latins, inquiets du sort de la capitale menacée et se sentant pris au piège, les Evêques se laissèrent peu à peu gagner à la cause d'une union de compromis, pour laquelle l'Empereur et le Patriarche ne cessaient de faire pression. Le débat dogmatique aboutissant, comme toutes les autres discussions, à une impasse, on voulait en finir, quitte à se rétracter une fois rentré en terre byzantine. Malgré les pressions et les injures de ses adversaires, Saint Marc restait inflexible: «Il n'est pas permis de faire des accommodements en matière de Foi» déclarait-il. Il avait réalisé qu'il était inutile de vouloir s'opposer par la parole aux sophismes des Latins, et comme la dissension allait croissant parmi les Byzantins, il décida de se retirer de la lutte et de montrer sa réprobation en souffrant en silence. Les Latins prirent alors de l'assurance, ils refusaient eux aussi le compromis et exigeaient désormais la reconnaissance par les Grecs du Filioque et l'adoption de certains de leurs usages liturgiques. Les dernières résistances de la conscience des Grecs ayant été vaincues sur l'ordre de l'Empereur, tous signèrent finalement le décret de la fausse Union. D'Union, on ne pouvait en effet pas parler en vérité, puisque lors de la Liturgie solennelle, célébrée devant le pape et tout le concile, le 6 juillet 1439, on lut certes le décret dans les deux langues, mais aucun Grec ne communia et les deux délégations, situées de part et d'autre de l'Autel, n'échangèrent même pas le baiser de paix.

Saint Marc avait été le seul à refuser de signer. Lorsque le pape Eugène l'apprit, il s'exclama: «L'Evêque d'Ephèse n'a pas signé, alors nous n'avons rien fait! » Il convoqua le Saint et voulut le faire condamner comme hérétique; mais, grâce à la protection de l'Empereur, celui-ci put rentrer à Byzance avec le reste de la délégation.

En arrivant à-Constantinople, après dix-sept mois d'absence, les artisans de la fausse Union furent reçus par le mépris et la réprobation générale du Clergé et de la population. L'assemblée des Croyants, le Peuple Saint, le Sacerdoce Royal (I Pierre 2:9), qui est porteur de la plénitude de la vérité et reste le critère ultime de la validité des Conciles, le peuple rejetait unanimement le pseudo-concile de Florence et désertait les églises de quiconque était en communion avec les unionistes, alors qu'il saluait Saint Marc comme un nouveau Moïse, comme un Confesseur de la Foi et comme la colonne de l'Eglise. Sortant de son silence, le Saint partit alors en campagne contre l'Union, ou plutôt pour rétablir l'unité de l'Eglise Orthodoxe, par sa prédication et ses écrits, et aussi par ses larmes et ses prières. Il disait: «Je suis convaincu qu'autant je m'éloigne d'eux (les unionistes), autant je m'approche de Dieu et de tous les Saints, et autant je me sépare d'eux d'autant plus je m'unis à la Vérité». Quand on procéda à l'élection du nouveau Patriarche, Métrophane, il dut s'enfuir de Constantinople pour échapper à la Concélébration forcée avec lui, et se rendit dans son diocèse, Ephèse. Mais il se heurta là aux unionistes et repartit, espérant trouver refuge au Mont Athos. Il fut arrêté en route et placé, par ordre de l'empereur, en résidence forcée dans l'île de Lemnos. Libéré en 1442, il retourna dans son monastère, d'où il continua la lutte jusqu'à son dernier souffle (23 juin 1444). Sur son lit de mort, le Confesseur confia le flambeau de l'Orthodoxie à son ancien élève, Georges Scholarios, qui s'était laissé gagner un moment à la cause de l'Union mais se repentit. Celui-ci devint un ardent défenseur de la Foi et fut le premier Patriarche de Constantinople après la prise de la ville, sous le nom de Gennade (voir sa mémoire le 31 août).

La croisade des puissances européennes, levée par le Pape, ayant lamentablement échouée lors de la défaite de Varna (10 nov. 1444), rien ne pouvait plus faire obstacle à l'offensive turque. En désespoir de cause, on réussit à faire proclamer officiellement l'Union à Constantinople, en décembre 1452, mais sans obtenir l'aide espérée de l'Occident. Finalement lors de la prise de Constantinople, le 29 mai 1453, la fausse union des Eglises se consuma sous les cendres et les décombres de la cité terrestre laissant la Foi Orthodoxe vivante et inaltérée pour le salut du Peuple Chrétien.


LA CONFESSION DE FOI

 de saint Marc d’Ephèse

Nourri, par la grâce de Dieu, dans les dogmes de la piété, et suivant en tout et par tout l’Eglise sainte et catholique, je crois et je confesse Dieu le Père, seul sans origine ni cause, mais source et cause du Fils et du Saint Esprit : car de Lui naît le Fils, et lui procède l’Esprit, sans que le Fils contribue en rien à la procession, parce que l’Esprit non plus ne contribue nullement à la Génération, ou parce que leurs Provenances sont simultanées et conjointes l’une à l’autre, comme l’enseignent les Pères théologiens (saint Jean Damascène, De Fide 1, 8). Car c’est aussi pour cela que l’Esprit Saint est dit procéder par le Fils, c’est-à-dire avec le Fils, et comme le Fils, quoique non par engendrement comme ce dernier. Mais le Fils n’est pas dit engendré par l’Esprit, de peur que, le nom du Fils étant un terme relatif, on n’aille croire qu’il est le Fils de l’Esprit.

Il s’ensuit également que l’Esprit est dit Esprit du Fils à cause de leur identité de nature et du fait que c’est par le Fils que l’Esprit est apparu et qu’il est donné aux hommes ; mais le Fils n’est pas et pas dit Fils de l’Esprit, selon Grégoire de Nysse.
Que si l’expression "procéder par le Fils" indiquait, comme le prétendent les néo-théologiens, la cause de l’Esprit, et non le fait qu’il resplendit par le Fils, qu’il est apparu par lui, et, absolument parlant, le faite qu’ils sortent tous deux conjointement et s’entr’accompagnent selon les mots de Damascène (De Fide 1,7), le héraut de Dieu, jamais les théologiens que voici ne refuseraient à l’unanimité, et en termes exprès, le rôle de cause au Fils.

L’un de déclarer en effet : "Le Père est seule source", c'est-à-dire seule cause "de la Divinité suressentielle" et c’est en quoi il se distingue du Fils et de l’Esprit (Denys l'Aréopagite. Des noms divins; 2,5).

Un autre : "Seul inengendré et seule source de la divinité : le Père" c'est-à-dire que seul il est cause aussi bien que seul non-causé (Athanase d'Alexandrie. Contre les Sabelliens; 2).

Un troisième : "Le tout du Père est au Fils sauf d’être cause" (Grégoire le Théologien. Discours 34;10.)
Un autre affirme que : "les gens de Rome non plus ne font pas du Fils la cause de l’Esprit"
(Maxime le Confesseur. Lettre à Marin; PG 91,136 ).

Tel autre que : "Le Père est le seul causateur" ; le même, ailleurs : " Pour le Fils, nous le disons point cause ni Père" ; ailleurs, encore : "Tout ce qu’implique la notion de source, de cause, de géniteur, ne doit s’appliquer qu’au Père seul" (Jean Damascène. De Fide; 1,12 ).

Non, jamais Damascène, qui est extrêmement précis dans sa théologie, attribuant le "par" au Fils, ne bannirait le "de, issu de" comme il le fait dans son traité théologique au chapitre huit, en ces termes : "Nous ne disons pas Esprit issu du Fils mais nous le nommons Esprit du Fils et confessons que c’est par le Fils qu’il est manifesté et nous est transmis" (PG 94, col.849) ; puis de nouveau, au chapitre treize du même ouvrage : "Esprit du Fils, non comme issu de lui, mais comme procédant par lui du Père ; car le Père est seul causateur" (Idem. Col.849). Ensuite, dans l’Epître à Jordan, vers la fin : "Esprit enhypostatique, fruit de la procession, fruit de la projection ; venant par le Fils, et non du Fils, comme le Souffle de la Bouche de Dieu, héraut annonciateur de Verbe" (PG 95, 60). Enfin, dans l’homélie sur l’ensevelissement du corps théandrique du Seigneur où il s’exprime ainsi : "Esprit Saint de Dieu le Père, parce qu’il procède de lui, il est également appelé Esprit du Fils, non qu’il tire de celui-ci son existence, mais parce qu’il est manifesté par le Fils et par lui transmis à la création" (PG 96, 605).
Car il est bien clair que partout où la préposition "par" indique un moyen terme causant et une cause prochaine, comme les latins veulent que ce soit le cas ici, elle équivaut absolument à la préposition "de" et les deux tours s’emploient indifféremment ; ainsi "j’ai acquis un homme par Dieu" (Gen. 4.1) revient au même que "de Dieu" ; et "l’homme vient par la femme" (Cor. 11, 12) veut dire "de la femme".

Il en résulte que dans les cas où la préposition "de" est proscrite, l’idée de cause se trouve évidemment proscrite avec elle.

Reste donc que les mots "procéder du Père par le Fils" signifient dans le style de la théologie succincte, que l’Esprit qui procède du Père, est rendu manifeste, se fait connaître, resplendit ou apparaît par le Fils.

"Tel est en effet, dit Basile le Grand, le signe lui appartenant, auquel se reconnaît sa propriété hypostatique : c'est d'être connu avec le Fils et conjointement à lui, et de tirer du père son existence hypostatique" (Lettre 38,4). Voilà donc ce que l'expression "par le Fils" veut encore dire: le fait d'être connu avec lui. En effet, on n'attribue ici à l'Esprit nulle autre propriété singulière par rapport au Fils, que le fait d'être connu avec Lui ; et nulle autre, par rapport au Père, que le fait de tirer de Lui son existence hypostatique. Si donc le propre, à strictement parler, n'a pour corrélatif que cela précisément dont il est le propre, l'Esprit Saint n'a pas d'autre relation au Fils que le fait "d'être connu avec lui"; de même qu'il n'a pas d'autre relation au Père, que le fait de tirer de lui son existence hypostatique.

Ce n'est donc pas du Fils que l'Esprit Saint tire son existence hypostatique ou qu'il tient l'être. S'il en allait autrement, en effet, qu’est ce qui empêcherait de dire "par le Fils procède l'Esprit Saint", exactement comme on dit: "par le Fils tout est venu à l'être"? Or, tandis que cette dernière formule se dit effectivement, la préposition "par" étant mise pour "de", la première, en revanche ne se dit pas, et on ne saurait nulle part la trouver telle quelle, sans mention du Père ; car on dit toujours "du ère par le Fils". Et ces mots ne confèrent pas nécessairement le rôle de cause au Fils; c'est aussi pourquoi l'expression "du Fils" au sens de "issu du Fils" est absolument introuvable et explicitement proscrite.

II) Les voix des Pères et des Docteurs occidentaux qui attribuent au Fils la cause de l'Esprit, je ne les reconnais ni ne les accepte - car elles n'ont jamais été seulement traduites en notre langue ni examinées par les conciles œcuméniques et je présume qu'elles ont été falsifiées et altérées; témoin, entre mille, ce texte* du septième concile œcuménique présenté par eux tout récemment, dont le credo comporte l'addition faite au Symbole; lu en séance, ce document les a inondés de honte, et de quelle honte, les personnes alors présentes le savent. Par le fait, jamais ces Pères n'ont pu dire dans leurs écrits le contraire des conciles œcuméniques et de leurs dogmes communs, ni s'y opposer aux docteurs d'Orient, ni même simplement diverger d'avec eux, comme tant d'autres passages de ces mêmes Pères en font foi.
C'est pourquoi je condamne comme inauthentiques ce genre de témoignages périlleux sur la procession du Saint Esprit, et, m'accordant à saint Jean Damascène, je ne dis pas l'Esprit issu du Fils, quand même un autre, quel qu'il soit, semblerait le dire; je ne dis pas non plus le Fils cause ni projeteur de l'Esprit, crainte de reconnaitre dans la Trinité un second causateur et par là deux causateurs et deux principes.
Alors, en effet, la cause n'est pas même un attribut de l'essence - auquel cas elle serait une et commune aux trois Personnes - et c'est pourquoi, par aucun biais ni aucun moyen, les latins ne pourront échapper aux deux principes, tant qu’ils diront que le Fils est principe de l'Esprit. Or, être principe est un attribut personnel, et qui distingue les personnes entre elles.

* Les Latins présentèrent, en effet, un manuscrit, qu'ils disaient fort ancien, des Actes du VIe Concile, comportant le "filioque". Les orthodoxes n'eurent aucun mal à prouver qu'il s'agissait d'un faux.

III) Suivant donc en tout les sept conciles œcuméniques et les Pères qui y ont brillé de l'éclat de la sagesse divine :
Je crois en un seul Dieu, le Père tout -puissant, Créateur du ciel et de la terre et de toutes les choses visibles et invisibles.
- Et en un seul Seigneur Jésus-Christ, Fils unique de Dieu, né du Père avant tous les siècles, Lumière de Lumière, vrai Dieu de vrai Dieu, engendré, non créé, consubstantiel au Père, par qui tout a été fait.
-Qui, pour nous hommes, et pour notre salut, est descendu des cieux, s'est incarné du Saint Esprit et de Marie la Vierge et s'est fait homme.
-Il a été crucifié pour nous sous Ponce -Pilate, a souffert et a été enseveli et il est ressuscité le troisième jour selon les Ecritures.
-Et il est monté au ciel et siège à la droite du Père, d'où il reviendra en gloire juger les vivants et les morts et son règne n'aura point de fin.
-Et en l'Esprit Saint, Seigneur, qui donne la vie, qui procède du Père, qui est adoré et glorifié avec le Père et le Fils, qui a parlé par les prophètes.
-En l'Eglise, Une, Sainte, Catholique et Apostolique. Je confesse un seul baptême en rémission des péchés. J'attends la résurrection des morts et la vie du siècle à venir. Amen.

IV) Cette doctrine et ce Symbole sacré de la Foi exposés par les premier et second conciles, ratifiés et confirmés par tous les autres, je les accepte et je les garde de toute mon âme; je reconnais et j'embrasse également, outre les sept conciles susdits, le concile qui s’est réuni ensuite, sous le règne du pieux empereur de Rome Basile et le patriarcat du très saint Photios et qu'on appelle même huitième œcuménique*; avec la participation des représentants de Jean, le bienheureux pape de l'ancienne Rome, -j'ai nommé les évêques Paul et Eugène et le prêtre et cardinal Pierre-, ce concile tout d'abord a ratifié et proclamé le septième concile œcuménique et décrété de le mettre au rang des précédents; en second lieu il a rétabli sur son trône le très saint Photios. Enfin il a condamné et anathématisé, exactement comme les conciles antérieurs, ceux qui osent innover en ajoutant, ôtant ou modifiant quoi que ce soit du Symbole énoncé ci-dessus: "Celui qui osera déclare-t-il en effet, composer un autre symbole que celui-là, ou faire à ce Symbole sacré une addition ou une soustraction, et aura l'audace de l'appeler règle de foi, qu'il soit condamné et rejeté de toute communion chrétienne" (Mansi. Tome 17 ; col. 520 E).

Le pape Jean, écrivant au très saint Photios, dit la même chose, de façon plus développée et plus claire encore, au sujet de l'addition faite au Symbole. Ajoutons que ce concile a édicté des canons qui se trouvent dans tous les recueils canoniques.
* Concile de 879 à Constantinople. Le témoignage de Marc d'Ephèse est ici important. Il montre que ce Concile, qui a condamné le "filioque" et le papisme, est considéré par l'Eglise Orthodoxe comme le vrai huitième Concile Œcuménique.

V) Conformément donc aux décrets de ce concile et des précédents, je juge qu'il faut garder immuable le Symbole sacré de la Foi, tel qu'il a été exposé; et recevant ceux que les conciles ont reçus, rejetant ceux qu’ils ont rejetés, je n'entrerai jamais en communion avec ceux qui ont osé ajouter dans le Symbole l'innovation relative à la procession du Saint Esprit, tant qu'ils persisteront dans ce genre d'innovations. Il est dit en effet: "Que celui qui communique avec un excommunié soit lui-même excommunié".

Et le divin Chrysostome, expliquant les paroles de l'Apôtre: " Si quelqu'un vous annonce un évangile qui diffère de celui que vous avez reçu, qu’il soit anathème!" déclare ceci: "L'Apôtre n'a pas dit: "s’ils vous annoncent le contraire" ni "s'ils mettent tout sens dessus-dessous", non; mais bien "Quand même leur évangile ne diffèrerait que pour un détail, de celui que vous avez reçu; quand même ils ne dérangeraient que l'accessoire, qu'ils soient anathème!". Le même dit encore: «Il faut tempérer, non transgresser la loi" (Commentaire Ep. aux Gal. 1,7.).

Et Basile le Grand, dans ses "Ascétiques": "C'est manifestement déchoir de la foi et faire preuve d'orgueil, que de condamner une des choses écrites ou d'en introduire de non écrites, alors que Notre Seigneur Jésus Christ a dit:"Mes brebis entendent ma voix", et un peu auparavant: "Elles ne suivront pas un étranger, mais fuiront de devant lui, car elles ne connaissent pas la voix des étrangers". Et il écrit aux moines: "Ceux qui font semblant de confesser la Vraie Foi et communient avec les hétérodoxes, si après avoir été avertis, ils ne rompent pas cette communion, non seulement il ne faut pas avoir de relation avec eux, mais même ne plus les nommer frères" (PG 31, 680).
Et avant ces Pères, Ignace le théophore écrivait au divin Polycarpe de Smyrne: "Quiconque parle contre les ordonnances, quand même il serait de bonne foi pratiquerait le jeûne, garderait la virginité, opérerait des miracles ou ferait des prophéties, considère-le comme un loup, travaillant sous une peau de brebis, à la mort des brebis".

Et que servirait de parler davantage?
Tous les docteurs de l'Eglise sans exception, tous les conciles et toutes les divines Écritures exhortent à fuir les hétérodoxes et à se départir de leur communion.
Et je les mépriserai tous et toutes pour m'en aller suivre ceux qui appellent à l'union sous le prétexte d'une paix factice? Ceux qui ont falsifié le Symbole divin et sacré et admettent le Fils comme second causateur du Saint Esprit?
Car je laisse de côté pour le moment les autres absurdités dont une seule eût suffit pour nous faire rompre avec eux.


Puissé-je, Consolateur, Toi qui es bonté, ne jamais connaître ce sort, ni devenir à ce point étranger à moi-même et aux raisonnements convenables!
Puissé-je, attaché à Ton enseignement et à celui des hommes bienheureux que tu inspiras, faire à mes Pères une seule addition - la seule chose que je remporterai d'ici - la piété !