lundi 3 août 2020


Loi bioéthique : l'avortement désormais autorisé pour “détresse psychosociale” jusqu'au terme de la grossesse.

Il n'y a désormais aucun mots pour condamner, ou exprimer son horreur devant ce qui ce passe en France!
p.g

Source: valeursactuelles.com
Dimanche 2 août 2020

L’association pro-vie Alliance Vita dénonce un “cavalier législatif” et un amendement “adopté à la sauvette en pleine nuit, qui fait exploser l’encadrement de l’avortement”.
Dans la nuit du vendredi 31 août au samedi 1er août, les députés ont adopté en seconde lecture le projet de loi bioéthique, légalisant notamment la PMA pour toutes. Mais l’association pro-vie Alliance Vita s’est insurgée d’un amendement adopté, selon eux, « à la sauvette en pleine nuit à la fin de l’examen du projet de loi bioéthique ». Cet amendement, porté par plusieurs élus socialistes dont le secrétaire général du PS Olivier Faure, autorise en effet l’interruption médicale de grossesse (IMG), permis pendant neuf mois, pour cause de « détresse psychosociale », un « critère invérifiable » pour Alliance Vita. 

Une notion de détresse « difficile à objectiver »

Dans un communiqué publié sur son site, l’association estime que « la condition des femmes enceintes faisant face à une détresse mérite toute l’attention de la société », mais que « l’histoire a montré que, la notion de détresse étant difficile à objectiver, elle était utilisée pour détourner la loi ». Avec comme conséquence, pour Alliance Vita : « l’IVG présentée comme issue obligée de toute grossesse imprévue ou difficile », mais aussi « l’abandon de toute politique de prévention de l’avortement, malgré sa nature qui met des vies en jeu et ses conséquences difficiles pour de nombreuses femmes ». 
Face à ce « cavalier législatif malhonnête », Alliance Vita demande « le retrait de cette disposition » et « la conduite d’une étude épidémiologique sur les 20 dernières années, qui analysé les causes, les conditions et les conséquences de l’avortement ». Plus largement, l’association exige « un véritable débat sur l’avortement, ses causes et ses conséquences ». 

Voici la liste des députés. 




dimanche 2 août 2020


LE PUR ET L’IMPUR

Pour celles qui savent lire !
Pureté –

Dans toutes les religions anciennes, c’est la disposition requise pour s’approcher de ce qui est sacré.

Dans le judaïsme –

Dans la vie communautaire, sans rapport avec la moralité, c’est aptitude légale à participer au culte (Lv 11-16). Ainsi la propreté physique consiste à s’éloigner de ce qui est malpropre (immondices ; cadavres ; maladie : lèpre). Mais on se protège également contre le paganisme, les peuples comme les Cananéens sont impurs en raison de leur idolâtrie ; des animaux sont impurs : le porc, par exemple, associé au culte païen. En général, tout ce qui est saint, tout ce qui touche au culte doit être pur, d’où les rites de purification : lavage du corps et des vêtements, le sacrifice du bouc émissaire, les holocaustes. La communauté sainte doit être respectée : cela va de l’attention à la nourriture et au contact, à la discipline morale.
Est impur ce qui consiste dans une perte de la vie : le sang versé, ou la semence virile. Plus généralement, l’impureté concerne la confusion : du divin et de l’humain (idolâtrie), de l’humain et de l’animal (zoolâtrie), du masculin et du féminin (homosexualité).

Pureté morale

Pour les prophètes, les sacrifices n’ont de valeur qu’accompagnés de purification intérieure, du péché dont Dieu seul peut purifier (Ez 36, 25s ; Is 35, 8 ; 52, 2) ; pour les sages, la pureté des mains, du cœur, du front, de la prière, vont avec une conduite morale irréprochable (Jb 11, 4 ; 4, 17). Dans les psaumes, l’amour de Dieu se tourne vers ceux qui ont le cœur pur (Ps 73, 1 ; 50)

Dans l’Évangile

Les pratiques de pureté persistent dans le judaïsme du temps de Jésus (ablutions, Mt 7, 3 ; lavages, Mt 23, 25 ; fuite des pécheurs, Mc 2, 15 ; signalement des tombeaux, Mt 23, 27). Jésus fait observer certaines règles (Mc 1, 43), mais Il proclame que l’unique pureté est intérieure (Mc 7, 14-23 ; 1, 23 ; Lc 9, 42). Il se révèle aux « cœurs purs » (Mt 5, 8) ; Il purifie par sa parole celui qui l’accepte (Jn 15, 3). L’enseignement apostolique dépasse la division pur-impur (Ac 10, 15 ; Rm 14, 14). Le sacrifice non sanglant du Christ, actualisé dans le baptême et l’eucharistie, purifie les péchés (He 9 ; Ep 5, 26). Le chrétien est consacré au culte dans l’Esprit ; l’opposé de l’impureté, c’est la sainteté (1Th 4, 7).

L’œuvre sanctifiante du Christ : par l’Incarnation, le Fils de Dieu purifie et sanctifie la nature humaine ; il le fait pour la terre, en naissant dans la grotte et en reposant au tombeau ; pour l’eau, en étant baptisé ; pour l’enfer par sa mort ; pour le ciel par son exaltation ; pour le Temple en y étant présenté (2 fév.) ; pour la mémoire d’Israël et du monde entier par son baptême dans le Jourdain (6 jan.) : l’eau y est le symbole du temps, ainsi que de la mémoire et de la Tradition.
Source:Sagesse orthodoxe


samedi 1 août 2020


La ligne rouge vient d'être franchie.
Combien de temps nous reste-il?
Jeûne, repentir, prières…

Source: Aleteia

Bioéthique : les députés rétablissent l’autorisation de créer des embryons chimériques

Mgr Jacques Suaudeau | 31 juillet 2020

Dans le cadre du projet de loi bioéthique, les députés ont autorisé vendredi en fin de journée la possibilité de créer des embryons d’animaux « humanisés », le projet de loi bioéthique en discussion fait sauter un verrou éthique important qui limitait jusqu’alors les aventures pseudo-scientifiques irresponsables.

Le point le plus discutable du projet de révision de la loi de bioéthique débattu en seconde lecture à l’Assemblée nationale apparaît dans l’article 15 du titre IV. Celui-ci supprime l’interdiction de la création d’embryons humains chimériques ou transgéniques. Le Sénat avait restauré cette interdiction. Le texte proposé par la Commission élimine l’interdiction apportée par le Sénat.

Qu’appelle-t-on « embryon transgénique » ? Il s’agit d’embryons dans le génome desquels une ou plusieurs séquences d’ADN n’appartenant pas à l’embryon lui-même ont été ajoutées ou supprimées. Il y a alors modification du patrimoine génétique de l’embryon, puisque l’ADN de celui-ci a été modifié. Cela peut se faire aujourd’hui assez facilement en utilisant le « bistouri génétique » CRISPR-Cas9. Cette technique a été tristement illustrée par la naissance irresponsable en Chine des « jumelles » « Lulu » et « Nana » dont le génome avait été modifié par apport d’un gène (CCR5) rendant résistant au virus du SIDA. L’annonce il y a deux ans de cette folle entreprise d’apprentis-sorcier avait alors soulevé une juste vague d’indignation mondiale.

Qu’appelle-t-on embryon « chimérique » ? Les chimères sont des organismes contenant des cellules d’origine différente, mais sans mélange des matériels génétiques. On crée des animaux « chimériques » en introduisant dans l’embryon très précoce (troisième-quatrième jour après fécondation) d’une espèce animale donnée des cellules souches pluripotentes d’une autre espèce. Lorsqu’un embryon de rat, de singe ou de porc reçoit des cellules souches embryonnaires humaines ou des cellules humaines pluripotentes induites (hiPSCs), puis est implanté chez une mère de substitution de son espèce, on obtient ainsi un animal « chimérique » — une « chimère animal-homme » qui peut servir à certaines études biologiques. C’est ainsi que certains chercheurs espèrent obtenir des organes humains créés chez le porc par transfert de cellules souches pluripotentes humaines (hiPSCs) dans l’embryon de l’animal (« complémentation de blastocyste »).

Des embryons animaux « humanisés »

En supprimant l’interdiction de créer des embryons humains transgéniques ou chimériques, l’actuel projet permet du même coup toutes ces errances, sans apporter de garde-fou, ce qui est irresponsable. Le seul type d’expérimentation auquel il fait allusion dans le projet, à ce propos des embryons transgéniques ou chimériques, est la possibilité d’insérer des cellules souches pluripotentes induites humaines « dans un embryon animal dans le but de son transfert chez la femelle » — en d’autres termes de créer des chimères animal-homme. Le texte juge cette proposition acceptable sous couvert d’une déclaration présentée à l’Agence de la biomédecine, comme pour les cellules souches embryonnaires. 
Lire aussi :

Ce qui est grave dans le texte actuel est que le projet de loi, en permettant dans les faits la création d’embryons humains chimériques ou transgéniques, et en prévoyant la possibilité de créer des embryons d’animaux « humanisés » par chimérisme, fait sauter un verrou éthique important qui limitait en France, jusqu’ici, les aventures pseudo-scientifiques irresponsables dans ce domaine très sensible des recherches sur l’embryon avec leur possibles applications à l’homme.

« Embryons synthétiques »

Outre cette autorisation voilée de la création de chimères animal-homme, le projet de loi aborde de façon conciliante deux domaines nouveaux, très contestables sur le plan éthique, tous deux liés aux développements des cellules pluripotentes induites humaines (hiPSCs). La première de ces recherches vise à la production de gamètes à partir des hiPSCs, et a fait des progrès significatifs depuis 2016. Certes, elle permettrait de résoudre les plus graves problèmes d’infécondité, sans faire appel à des gamètes venus de donneurs étrangers au couple. Mais elle ouvrirait aussi la porte à tous les caprices possibles dans le domaine de la procréation, y compris le clonage reproductif. La seconde de ces recherches vise à l’agrégation de cellules souches pluripotentes avec des cellules souches extra-embryonnaires pour obtenir des « embryons synthétiques » (SEEF en anglais, MEUS en français ou plus simplement « embryoïdes »). Cette possibilité ouverte depuis 2017 donnerait des modèles expérimentaux pour étudier le développement embryonnaire (puis fétal) au-delà du 21e jour, tournant ainsi les limites actuellement posées à l’expérimentation sur les embryons humains.

« Ne déléguons pas à des agences gouvernementales le soin de traiter de questions aussi importantes. »

L’actuel projet de loi, dans son article 15,II, 1-2-3 prévoit la possibilité de telles entreprises en France sous couvert d’une simple déclaration faite auprès de l’Agence de la biomédecine. Mais ces projets posent question et demandent à être examinés dans le calme, avec sagesse, par divers comités éthiques indépendants, nationaux, européens et internationaux. Au minimum, ils demanderaient un encadrement légal sérieux, résistant aux modes du moment. Les faire passer dans une loi votée à la va-vite par une Assemblée nationale qui n’a pas la compétence biologique et éthique nécessaire, sous couvert d’un examen préalable par une commission qui n’est que l’émanation de cette Assemblée paraît aberrant.

Ayons la sagesse de remettre à plus tard ce projet de loi qui peut attendre alors que notre pays doit faire face à des problèmes autrement plus urgents. Laissons aux instances spécialisées et responsables, comme le DH-BIO en Europe, l’Unesco et l’OMS au niveau international, le soin de réfléchir à ce que proposent les scientifiques, en portant si possible cette réflexion au niveau d’un vrai débat public, respectueux des personnes et de la démocratie. Ne déléguons pas à des agences gouvernementales, aussi distinguées soient-elles, dans une sorte de procuration aveugle, le soin de traiter de questions aussi importantes, « au coup par coup » administratif. Elles touchent à notre avenir humain, spirituel, éthique.