mardi 30 juin 2020


Que ceux qui ont refusé de revenir à l'Eglise de leurs grands parents, méditent ces sages paroles.

Discours de l’archimandrite Élisée,
élu pour la ville de Reoutov




29 juin 2020 par Jivko Panev

Nous vous proposons de lire le discours de l’archimandrite Élisée, évêque élu pour la ville de Reoutov prononcé le vendredi 26 juin 2020.

« Eminences, chers Pères, Mères, frères et sœurs en Christ !

Si je me trouve devant vous aujourd’hui, c’est uniquement par obéissance envers la Sainte Eglise; tant je n’ai jamais voulu, espéré ni recherché l’épiscopat… bien au contraire.

C’est donc profondément conscient de mon indignité, de mon incompétence mais en toute humilité que je me présente aujourd’hui devant vous, dans cette cathédrale dans laquelle j’ai pour ainsi dire grandi et par laquelle j’ai beaucoup reçu.

Petit-fils d’émigrés russes, suivant la visée éducative et véritablement chrétienne de mes parents et de ma  marraine; c’est ici que m’ont été transmises les traditions authentiques de l’émigration russe et l’art noble du service au sanctuaire; notamment grâce à l’hypodiacre Igor Kobtzeff de bienheureuse mémoire, dont l’exemple me guide encore aujourd’hui; car il a su me faire comprendre la beauté, le sens profond de la liturgie et la  nécessité de transmettre cette beauté et ce sens, à ceux qui ne les comprennent pas et qui n’en saisissent pas l’importance.

Et c’est également ici-même que j’ai reçu les différents degrés du sacerdoce.
C’est aussi auprès de notre cathédrale et de son école paroissiale (à la fois en tant qu’ancien élève et futur catéchète) que j’ai pu bénéficier d’un enseignement cathéchétique, liturgique et spirituel déterminant dans mon enfance de la part de personnes notables telles que l’Archevêque Georges (Wagner), le Père Nicolas Obolensky, le Père Anatole Rakovitch; le Hiéromoine Nicolas (Molinier), le Protodiacre et futur évêque Michel Storojenko, les moniales Catherine (de Giers) et Nina (Ovtracht) qui m’ont appris par leur enseignement mais surtout par l’exemple de leur vie que la prière et la quête de Dieu doivent se trouver au cœur de la vie du chrétien, s’il veut véritablement se prétendre tel… sans quoi, toute vie ecclésiale, pastorale et paroissiale devient vaine, futile et infructueuse.

Qu’il me soit aussi permis de mentionner le sage confesseur qu’a été pour moi pendant des années le Père Eugène Czapiuk ainsi que le Protodiacre Alexandre Kedroff qui me donnait des cours de soutien en ordo liturgique alors que j’étais jeune étudiant à l’Institut Saint Serge car je n’y comprenais pas grand chose !

Mais si du côté du clergé, j’ai pu puiser en mes jeunes années à une source intarissable de grâces; que devrais-je dire des laïcs engagés dans notre vie paroissiale de l’époque; à savoir les familles Bobrinsky, Kobtzeff, Obolensky, Markoff, de Tiesenhausen, Bakchine, Evetz… et tant d’autres !

Cet exemple, je continuais d’en bénéficier largement; durant mon enfance et mon adolescence; au sein de  l’association des Vitiaz; auprès notamment de l’Archimandrite Job, qui fut pendant des décénnies nôtre aumônier et en qui j’ai trouvé un exemple vivant de prière; lui qui avait, alors que je n’étais encore qu’un enfant, accéder à ma demande de m’apprendre à préparer les prosphores et à m’enseigner les quelques rudiments de slavon que je possède encore aujourd’hui; sans oublier non plus les autres aumôniers qu’ont été pour nous les Pères Michel Artzimovitch et Nicolas Ozoline.
Je rends donc grâces au Seigneur d’avoir su placer sur mon chemin ces personnes à la foi vivante qui avaient toujours à cœur de transmettre dans la joie.
Je n’oublie aucun d’eux dans ma prière, ainsi que nous l’exhorte l’Apôtre dans l’épitre aux Hébreux:

« Souvenez-vous de vos chefs, eux qui vous ont fait entendre la parole de Dieu, et considérant l’issue de leur carrière, imitez leur foi ».

Par la suite, grâce à mon Père en Christ; l’Archimandrite Syméon; c’est une ouverture d’esprit que j’ai retrouvée dans mes jeunes années monastiques au Monastère Saint Silouane avec joie et bénéfice, ne serait-ce que par exemple par nos contacts exempts de tout prosélytisme avec les milieux monastiques tant catholiques que protestants; notamment auprès des communautés des carmélites de Lisieux, Montbard, Mazille et de la Fontaine- Olive; avec lesquelles je cheminais depuis mon adolescence; ces chères soeurs, gardiennes de la tradition  spirituelle occidentale mais profondément ouvertes aux richesses de notre tradition orthodoxe.

Et c’est également au monastère que j’ai pu surtout plus intensément vivre ce qui avait été ensemencé en moi: cette vie centrée sur la prière, grâce à notre communauté monastique et à nos anciens de bienheureuse mémoire, tels le Hiéromoine Chrysostome et les moniales Thaïs et Catherine.

Le Seigneur a permis que plus tard dans ma vie, avec la bénédiction de mon higoumène, je puisse mener une vie monastique “dans le monde” en travaillant dans un premier temps pendant 10 ans auprès du cimetière de Sainte Geneviève-des-Bois, haut lieu de la mémoire éternelle de nos pères fondateurs; ce haut-lieu entretenu par les efforts admirables et redoutablement efficaces de Tatiana Nikolaevna Chamcheva. Et depuis 9 ans, je m’épanouis actuellement, pleinement et humainement dans le contexte multi-culturel de “La Petite Ecole Bilingue”, fondée il y a tout juste 25 ans par Anne de Pahlen et dirigée par Nathalie Sidorenko.

C’est donc durant toutes ces années qu’il m’a été donné de comprendre et d’actualiser dans ma vie que nous sommes les dépositaires de tout ce que nos pères ont accompli et que notre mission… et donc notre vocation de baptisés; à savoir “être dans le monde, sans être du monde”; est de “transmettre”, et non de “garder” pour nous; c’est dire de manière plus imagée; et en reprenant les mots d’une moniale carmélite que j’ai bien connue; de devenir des “agents de liaison” plutôt que des “gardes-barrière “!
Car, si nous chérissons cet héritage, il ne nous appartient cependant pas. Nous devons le transmettre car il est celui de l’Eglise et il nous faut le faire fructifier; ici et aujourd’hui; tels que nous sommes, là où nous sommes et qui que nous soyons; sans tomber dans le travers de le vivre “comme là-bas, avant”… afin de ne pas être comme le mauvais serviteur de l’évangile qui enterre ce qui lui a été confié. En effet, c’est un défi qui nous est lancé, mais c’est surtout une mission; notre mission à tous.

C’est humblement et bien imparfaitement ce que j’ai toujours tenté d’actualiser dans la paroisse de la Sainte Trinité que je dessers depuis 15 ans (dont 6 en tant que recteur); cette paroisse au passé prestigieux et dont la vocation a toujours été et sera toujours d’être un “pont” entre l’Orient et l’Occident, de par les hautes personnalités qui l’ont marquée et l’ont fait vivre; mais surtout de ceux qui l’ont fondée avec l’importante intuition qu’ils ont eue de célébrer les offices en langue vernaculaire; ce qui s’avère essentiel dans notre travail de mission.

Mais notre mission ecclésiale ne sera possible que si nous gardons constamment dans la mémoire de notre coeur l’esprit, la mémoire et le travail de nos bienheureux fondateurs; c’est à dire en écartant tout orgueil, toute  suffisance et toute prétention.
Cette œuvre; Mgr Jean; j’ai eu la grâce de voir vos prédécesseurs l’accomplir ou tenter de l’accomplir le moins mal possible avant vous, dans cette cathédrale, où j’ai pu rencontrer et servir au sanctuaire; entre-autres; auprès des archevêques Georges (Tarassoff), Georges (Wagner), Serge (Konovaloff) et Grabriel (de Vylder); tout en entrevoyant le poids écrasant de leur tâche. Ce qui expliquera certainement pourquoi je n’ai jamais eu aucun attrait pour l’épiscopat… tant j’ai eu conscience du lourd poids de l’omophore que seule la grâce divine aide à porter. Mais, comme il est dit dans le 11ème évangile de la Résurrection : « quand tu seras vieux, tu étendras les mains, un autre te ceindra et un autre te mènera où tu ne voudras pas ».

Voilà où j’en suis aujourd’hui !

Alors quand ma candidature a été proposée… j’ai succombé à la tentation d’imiter les apôtres qui se tenaient enfermés dans la crainte après la mort du Christ, car ils ne L’avaient pas encore vu en tant que Ressuscité.

Je me rassurais en me disant que l’Assemblée réunie prendrait la sage décision de faire passer loin de moi cette coupe de l’épiscopat…

Mais il en a été autrement… à ma grande surprise.

Et c’est aujourd’hui à cette décision ecclésiale et à sa ratification par le Saint Synode que j’obéis.

Le besoin d’évêques vicaires a été clairement exprimé pour faire revivre le comité épiscopal, dont l’absence ces dernières années a fait ressentir de manière criante la nécessité. Nous avons pu voir, comment vous, Mgr Jean, vous avez su tenir la barre du navire qu’est notre diocèse sur les flots déchaînés qu’il a eu à traverser. Si pour moi, l’épiscopat est un chemin de martyre -c’est-à-dire de témoignage- s’il est le chemin de la Croix…comment refuser de l’emprunter après tout ce que j’ai pu recevoir de par tous les exemples qui m’ont été donnés et que j’ai tenté maladroitement de vous exposer ?
C’est pourquoi, je prie tous nos Pères fondateurs; afin qu’ils intercèdent auprès du Seigneur pour mon indignité et vous demande à vous tous, ici présents de prier pour moi, afin que le Seigneur me donne de toujours pouvoir agir en bon pasteur, afin d’être celui qui rappelle ceux qui s’égarent, celui qui affermit les faibles, console les affligés et rassemble toutes les brebis non derrière lui, mais derrière le Seul et unique Pasteur qu’est le Christ, et que le jour où je me présenterai devant Lui, nos pères fondateurs n’aient pas à rougir de moi.

Archimandrite Elisée, Evêque-élu de Reoutov
Cathédrale Saint-Alexandre-Nevsky, le 26 juin 2020.


dimanche 28 juin 2020


TROISIÈME DIMANCHE APRÈS LA PENTECÔTE : 
MATTHIEU 6, 22-33.

Une surprise –

En ce troisième dimanche après la Pentecôte, notre surprise est grande : le premier charisme qui nous vient de la glorieuse Descente de l’Esprit est l’insouciance ! Les deux précédents dimanches annonçaient l’acquisition de la sainteté en général, cette ressemblance à Dieu. Mais, comme charisme particulier, nous pensions à l’amour, à la paix, à la générosité, à l’humilité, à tant d’autres dons que mentionne par exemple l’apôtre Paul. Nous pensions à la connaissance, au service des pauvres, à l’amour des ennemis, au discernement des esprits, ou encore au don de la prière !

Le don paradoxal

L’effusion des dons du saint Esprit à la Pentecôte nous dépasse. On ne peut dénombrer les charismes de l’Esprit. Peut-être leur nombre est-il infini pour figurer comme en une icône l’infinité de la personne divine de l’Esprit. L’Esprit ne peut être dépeint, parce qu’Il ne s’est pas incarné ; seul le Verbe peut l’être parce qu’Il a pris forme humaine. L’Esprit se manifeste par la multiplicité, l’infinité peut-être, de ses dons. Or, le premier des dons qui nous est annoncé aujourd’hui est, à notre stupéfaction, celui de la divine insouciance ! Nous ne nous attendions pas à cela.

La mauvais insouciance

C’est presque une mauvaise nouvelle : l’insouciance est plutôt un défaut, un manque de sérieux, un caractère superficiel, un manque du sens des réalités de la vie, une nonchalance coupable, un vice d’oisiveté et de paresse. Et, en tout cas, par les temps qui courent, comme on dit, parler d’insouciance aux hommes est presque insolent, quand on pense à tous les soucis légitimes qu’ils ont : chômage, maladie, discorde familiale, addiction des jeunes à toutes sortes de poisons, inquiétude légitime du lendemain, menaces d’oppression et d’exploitation, soupçon de complot planétaire – quel avenir pour nous et pour nos enfants, franchement ? Parler d’insouciance en temps de pandémie, c’est presque se moquer des gens ! Quel est ce dieu qui nous nargue, nous taquine, nous met à l’épreuve ?

Un charisme royal

En fait, la divine insouciance est la reine des vertus, le sommet des charismes et des dons. Elle nous est proposée par un dieu qui est monté sur la Croix, qui est revenu d’entre les morts, qui est exalté au plus haut des cieux et qui nous donne précisément l’Esprit saint et ses dons. Le scandaleux don de l’insouciance procède de la Croix et de la Pentecôte. Seuls les cœurs les plus purs, les fous en Christ, peut-être, peuvent utiliser ce mot sans le dénaturer. « Jette ton souci sur le Seigneur », dit le Prophète (ps 54 23) ; « déchargez-vous sur Dieu de tous vos soucis », dit l’apôtre Pierre (1 Pi 5, 7) ; «  déposons tous les soucis de ce monde », conseille saint Jean Chrysostome. L’insouciance jaillit de l’Esprit saint. Elle est une foi sans ombre, une confiance totale dans la parole de Dieu, un crédit illimité fait au Seigneur. Par sa croix, sa résurrection et son exaltation, Celui-ci nous a convaincu de son absolue crédibilité. Nous pouvons le croire sur parole. Nous pouvons tout lui demander. Nous pouvons surtout le glorifier pour tout, avant même d’être exaucés. Adoptons une prière de louange continuelle, la prière qui exprime le mieux la foi totale que nous faisons au Seigneur : son Royaume consiste à régner en nous par la foi.

Source : sagesse-Orthodoxe



dimanche 21 juin 2020

Calendrier Liturgique du mois de Juillet et Août 2020.
Chapelle St Jean de Grasse
2 ch.de St jean. 06130 Grasse
Port : 06 47 36 09 34
Site: eglise-orthodoxe-grasse.blogspot.com

En raison des mesures imposées aux lieux de cultes et
 dans le respect des règles sanitaires liées à l'épidémie de Covid-19 :


Le nombre de fidèles autorisés est limité, prévoyez d'arriver tôt si vous voulez avoir l'assurance de pouvoir assister à l'office !


Respectez les marques au sol qui indiquent où vous pouvez vous placer dans l'église

Respectez une distance d'1 m minimum avec les autres fidèles, notamment au moment de recevoir la Sainte Communion

Le port du masque est obligatoire dans l'église et disponible à l'entrée
 (à partir de 11 ans)

Désinfectez-vous les mains avec du gel hydro-alcoolique en entrant dans l'église

Vénérez les saintes icônes et la Croix en vous inclinant respectueusement, sans les embrasser

Agapes réduites au minimum.



Samedi 4 Juillet : Grandes vêpres à 18h.
Dimanche 5 Juillet :  4ème dimanche après la Pentecôte. (Prière du Seigneur). (des Sts Pères du 4ème concile œcuménique). Matines et Divine Liturgie à partir de 9h15, puis agapes.

Mercredi 8 Juillet : 19h Liturgie vespérale.

Samedi 11 Juillet : Grandes vêpres à 18h.
Dimanche 12 Juillet : 5ème dimanche après la Pentecôte.   (Guérison des démoniaques). Matines et Divine Liturgie et baptême à partir de 9h15, puis agapes.

 Mercredi 15 Juillet : 19h Liturgie vespérale.

Samedi 18 Juillet : Grandes vêpres à 18h.
Dimanche 19 Juillet : 6ème  dimanche après la Pentecôte. (Guérison du paralytique de Capharnaüm). Matines et Divine Liturgie à partir de 9h15, puis agapes.

Mercredi 22 Juillet : 19h Liturgie vespérale.

Samedi 25 Juillet : Grandes vêpres à 18h.
Dimanche 26 Juillet : 7ème Dimanche après la Pentecôte, (Guérison de deux aveugles et un muet), Matines et Divine Liturgie à partir de 9h15, puis agapes.

Mercredi 29 Juillet : 19h Liturgie vespérale.


Calendrier Liturgique du mois d'Août 2020.
Chapelle St Jean de Grasse
2 ch.de St jean. 06130 Grasse
Port : 06 47 36 09 34
Site: eglise-orthodoxe-grasse.blogspot.com


Samedi 1 Août : Procession de la Sainte Croix.
Début du Jeûne de la Dormition de la Très Sainte Mère de Dieu.
Grandes Vêpres à 18h.
Dimanche 2 Août : 8ème Dimanche après la Pentecôte,       (La multiplication des pains), Matines et Divine Liturgie à partir de 9h15, puis agapes. 

Mercredi 5 AoûtVigile de la fête de la Transfiguration à partir de 19h et Divine Liturgie.

Jeudi 6 Août : Fête de la Transfiguration de Notre Seigneur Jésus-Christ.

Samedi 8 Août : Grandes Vêpres à 18h.
Dimanche 9 Août9ème Dimanche après la Pentecôte, (Jésus marche sur les eaux), Matines et Divine Liturgie à partir de 9h15, puis agapes.

Mercredi 12 Août : 19h Liturgie vespérale.

Vendredi 14 Août : Grandes Vêpres à 18h.
Samedi 15 Août : Dormition de la Mère de Dieu, Matines et Divine Liturgie à partir de 9h15, puis agapes. 

Samedi 15 Août : Grandes Vêpres à 18h.
Dimanche 16 Août  : 10ème Dimanche après la Pentecôte, (Guérison d'un lunatique). Matines et Divine Liturgie à partir de 9h15, puis agapes.

Mercredi 19 Août:  Liturgie vespérale à 19h.

Samedi 22 Août : Grandes Vêpres à 18h.
Dimanche 23 Août : 11ème Dimanche après la Pentecôte, (Le débiteur impitoyable). Matines et Divine Liturgie à partir de 9h15, puis agapes.

Mercredi 26 Août :  Grandes Vêpres à 18h.

Samedi 29 Août : Jeûne, Décollation de Saint Jean le Baptiste. Matines et Divine Liturgie à partir 9h15.
Grandes Vêpres à 18h.

Dimanche 30 Août : 12ème Dimanche après la Pentecôte, (Le jeune homme riche). Matines et Divine Liturgie à partir de 9h15, puis agapes. Bénédiction pour les enfants qui retournent à l'école.

Lundi 31 Août : Grandes Vêpres de l'Indiction à 18h.

Mardi 1 Septembre
Début de l'Indiction, (nouvelle année ecclésiastique).
19h Liturgie vespérale.

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samedi 20 juin 2020


La fin d'un rêve.
Le bus d’« Into the Wild »,
 arraché à son lieu célèbre en Alaska


Jugé trop dangereux pour les curieux mal préparés qui lui vouaient un véritable culte, le « Magic bus » a été déplacé dans les airs par un hélicoptère.


Le Monde avec AFP Publié aujourd’hui à 04h50, mis à jour à 07h53

Un hélicoptère de l’armée américaine soulève le « Magic bus » du chemin de randonnée Stampede, en Alaska, jeudi 18 juin. ALASKA DNR / via REUTERS

Un vieux bus des années 1940, devenu un lieu de pèlerinage en Alaska pour des aventuriers du monde entier, notamment depuis son apparition dans le film de Sean Penn, Into the Wild, a été déplacé afin de protéger les randonneurs trop téméraires.


Surnommé le « Magic bus », il était mentionné dans le livre tiré d’une histoire vraie Voyage au bout de la solitude, de Jon Krakauer (1996), et figurait sur l’affiche de son adaptation au cinéma en 2007, racontant le périple d’un jeune homme cherchant à fuir la civilisation pour se rapprocher de la nature.

Situé au bout du chemin de randonnée Stampede, le bus avait fini par attirer de plus en plus de curieux, pas toujours bien préparés. Entre 2009 et 2017, quinze opérations de secours en lien avec le fameux véhicule ont dû être organisées, selon les autorités locales.

Certains ont même trouvé la mort, comme des voyageurs venus de Suisse et de Biélorussie, en 2010 et 2019, noyés lors d’expéditions pour tenter de trouver le fameux bus.


 Le bus dans lequel Christopher McCandless avait trouvé refuge en 1992, non loin de la piste Stampede, en Alaska. Jillian Rogers / AP

Conservé avant d’être peut-être exposé

Il a été déplacé, jeudi 18 juin, de son coin de nature reculé en étant soulevé par un hélicoptère de l’armée américaine, a déclaré la garde nationale.

« Après avoir étudié de près le problème, pesé de nombreux facteurs, et considéré une variété d’alternatives, nous avons décidé qu’il était mieux de déplacer le bus de cet endroit », a déclaré Corri Feige, la commissaire chargée des ressources naturelles pour l’Etat d’Alaska, à l’extrême nord-ouest du continent américain.

Il sera conservé pour le moment dans un site sécurisé, jusqu’à ce qu’il soit décidé quoi en faire, a-t-elle précisé. L’une des solutions serait de l’exposer.



jeudi 18 juin 2020


Je remets en ligne quelques articles concernant le père Gabriel BUNGE parus sur Orthodoxologie, et Parlons orthodoxe. 

Interview de Père Gabriel ( Bunge):
 L'ORTHODOXIE A-T-ELLE BESOIN D'ORDRES MONASTIQUES ? (1)

Archimandrite Gabriel (Bunge)


L’archimandrite mégaloschème Gabriel (Bunge) parle des réformes catholiques, de la tradition orthodoxe et de l'objectif le plus important du monachisme.

L’archimandrite mégaloschème Gabriel (Bunge) est l'higoumène du Mona
stère de l'Exaltation de la Croix situé près de Lugano, en Suisse. C’est un patrologue, un théologien et l’auteur d'un certain nombre de livres qui ont été traduits dans de nombreuses langues européennes.

Dans notre conversation suivie, le Père Gabriel répond aux questions importantes suivantes concernant l'histoire du christianisme et son statut contemporain : Quelles sont les raisons du schisme entre l'Orient orthodoxe et l'Occident catholique, et peut-on le surmonter ? La création d'ordres monastiques serait-elle appropriée pour l'Église orthodoxe ? Quel genre d'éducation les moines doivent-ils avoir ? Comment les chrétiens devraient-ils maintenir un état d'esprit spirituel approprié ?

Hiéromoine Gabriel (Bunge):
 La réconciliation des Eglises, une vision personnelle


La revue « Neskoutchny Sad » (journaliste Anna Paltcheva) a obtenu un entretien avec le père Gabriel Bunge (1)

- NS. Vous vous êtes converti à l’orthodoxie, ceci à un âge fort avancé. Il n’est pas fréquent que de telles décisions soient prises aussi tard dans la vie. Votre conversion a eu lieu à Moscou, fin août dernier. Elle a suscité de grands remous parmi les catholiques. Vous avez dit que cette décision avait mûri en vous pendant toute votre vie. Vous êtes un théologien, un patrologue connu, un ermite. Racontez-nous cette évolution.


Père Gabriel BUNGE "Nous devons retourner à nos racines"




Une longue interview avec l'Archimandrite Gabriel BUNGE a été publiée en anglais en octobre 2013. Cette interview est très intéressante dans son ensemble mais je n'en connais pas de version française et j'en propose un large extrait particulièrement significatif. Le père Gabriel, moine catholique, fut reçu dans l'Eglise orthodoxe russe en 2010; il est maintenant abbé et unique moine du monastère de la Sainte Croix en Suisse.

Historien de formation, le père Gabriel explique au début de l'interview que la "sécularisation", problème essentiel des Eglises occidentales, est venue par les tentations régaliennes des princes de l'Eglise catholique, papes et évêques, qui se préoccupaient en premier lieu de diriger leurs états séculiers. Traduction de VG; les sous-titres résument les questions de l'interview



lundi 15 juin 2020



Lettre pastorale du Saint Synode Métropolitain
de la Métropole Orthodoxe Roumaine d’Europe Occidentale et Méridionale
en la lumineuse fête de la Pentecôte



Au très-révérend et révérend clergé,
à l’ordre monacal et à tout le peuple fidèle de toute la
Métropole Orthodoxe Roumaine d’Europe Occidentale et Méridionale

grâce, miséricorde et paix venant du Dieu de miséricorde,
et de notre part bénédiction paternelle.


samedi 13 juin 2020


DIMANCHE DE TOUS LES SAINTS 2020 :

MATTHIEU 10, 32-33, 37-38 ; 19, 27-30.

Les saints, c’est nous –

Le dimanche qui suit la Pentecôte est dédié à tous les saints. Mais il ne s’agit pas, d’après l’évangile que nous venons d’entendre, des saints du passé. Les saints ne sont pas seulement les autres, des hommes et des femmes qui ont été canonisés autrefois ou plus récemment, comme saint Sophrone le Nouveau ou saint Païssios l’Athonite. Non : la sainteté, c’est pour maintenant ! Le futur grammatical qu’emploie notre Maître en ce jour nous désigne : qui me reconnaîtra… Je le reconnaîtrai devant le Père. Et ce futur désigne également notre avenir à tous, la perspective du Jugement dernier. La question de la sainteté est d’actualité. Pourquoi ? – parce que la sainteté de ses membres atteste la vie du Corps.


jeudi 11 juin 2020

 St Luc le chirurgien de Crimée, 
11 juin.





Ce saint évêque n'aurait jamais concélébré avec des schismatiques.


SANS REPENTANCE, NOUS NE 

POUVONS PAS ÊTRE SAUVÉS

Une conversation avec Géronda Gabriel du mont Athos


Gabriel, du Mont. Athos

Ceci est une traduction en anglais d'une conversation avec Géronda Gabriel de la cellule de Saint-Christodoulos du monastère de Koutloumousiou, le Mont Saint Athos, du vendredi 24 avril 2020. L'aîné parle de la fermeture des églises, de la reconnaissance de la pseudo-autocéphalie des schismatiques de «l'Église» ukrainienne dirigée par Éphiphanie Dumenko, prière conjointe avec les hérétiques, guerre avec la Turquie et mariage avec les hétérodoxes.
    
Frère Gabriel : De tout mon cœur, je souhaite que la bénédiction de Dieu soit avec tout le peuple grec orthodoxe. Que le Seigneur nous protège, qu'il nous conduise hors de ces situations apparemment sans espoir. Et que sa honte tombe sur tous ceux qui luttent contre notre foi.

Dieu attend le repentir de nous chrétiens. Sans repentance, nous ne pouvons pas être sauvés. Lorsque les Perses sont venus capturer Athènes, les Athéniens se sont adressés à l'oracle de Delphes, demandant: "Comment pouvons-nous être sauvés?" [Au début, la réponse fut qu'ils mourraient, mais après de nombreuses prières en larmes] Pythia répondit: "Les murs en bois sauveront la ville", [et ils échappèrent à la destruction].

Les saints Pères ont déclaré: «Seul le repentir sauvera notre Grèce bien-aimée. Sans repentance, nous ne pouvons pas être sauvés. "

Dans notre pays, tant de lois ont été adoptées qui sont contraires à la loi de Dieu! Il y a dix commandements de Dieu, dont l'un dit: "Tu ne tueras pas." Mais les législateurs grecs disent: "A bas la loi de Dieu!" Ils ont légalisé l'avortement. Dieu nous dit: "Tu ne commettras pas d'adultère." Cependant, les législateurs grecs ont adopté une décision qui viole le Commandement de Dieu. Ils ont légalisé l'adultère, la fornication, la cohabitation libre, le mariage civil. Ils prônent l'abolition de l'étude de la loi de Dieu dans les écoles et la suppression de l'image de la croix du drapeau de la Grèce.

vendredi 5 juin 2020


Il est universellement reconnu en tant que principe ecclésiologique de base que les ordinations des hérétiques et des schismatiques, et en particulier de ceux qui sont déchus et excommuniés, en tant que "sacrement" célébré par toutes les Églises, sont invalides. Ce principe fondamental est inextricablement lié à l'enseignement orthodoxe du Saint-Esprit et constitue un fondement inébranlable de la succession apostolique des évêques orthodoxes. Nous sommes convaincus que ce principe ne peut être ignoré.

Extrait de la lettre de l'Archevêque d'Albanie Anastase, au Patriarche de Constantinople. 2019

mardi 2 juin 2020


APOSTOLIA

Mai 2020 





dimanche 31 mai 2020


L'évêque de Melitène Maximos: Patriarcat de Constantinople,
 à Paris  le 31 Mai 2020.

 "La sécularisation et la jalousie dévorent le corps de l'Église"

"la sécularisation et le manque de respect pour la tradition ecclésiastique d'une part, et la jalousie et le fanatisme effrénés de l'autre, dévorent le corps de l'Église, créant la division.

Et quel genre de chrétiens sommes-nous lorsque nous coupons et cousons les Évangiles à notre mesure pour servir nos fins? "

Source: Romfea


Ce fidèle serviteur de Dieu est il en train de prendre conscience des erreurs de ses maîtres?

mercredi 27 mai 2020


CE QUI SERAIT VRAIMENT INQUIÉTANT




Un vécu biblique –

La prière est liée aujourd’hui à l’expérience de l’épreuve permise par Dieu comme dans la Bible. Ce qui nous est donné de vivre est une situation biblique. Nous sommes le Peuple de Dieu, et nous recevons de sa part un message paternel : les fléaux,  phénomènes fréquents dans l’histoire du monde, sont permis par le Créateur et nous parlent. Mais « l’homme stupide ne les connaîtra pas, et l’insensé ne pourra les comprendre ! » (Ps. 91, 7). Au temps de Noé, Dieu permit le fléau du déluge. A nous d’être, confinés comme dans l’Arche, préservés de la destruction. « Va, mon peuple, entre dans tes chambres, ferme la porte, cache-toi un peu de temps, jusqu’à ce que soit passée la colère du Seigneur » (Is. 26, 20).

L’intercession

Nous supplions le Seigneur d’épargner nos familles, notre peuple, nos enfants et même nos ennemis. Moïse détourna la colère de Dieu en se dressant devant lui (Ps. 105) et Phinéas « se leva et obtint le pardon et le fléau s’arrêta » (Ps 105, 30) : dans toutes nos communautés, de la sainte Montagne à nos humbles paroisses, des supplications s’élèvent vers le Seigneur. Nous lui demandons d’arrêter « par son bras miséricordieux » le fléau qui frappe les peuples !

L’action de grâce

Mais nous remercions le Seigneur. Dans cette épreuve, nous comprenons bien qu’Il est présent, qu’Il a un plan pour nous, pour l’Église et pour la société civile. Rendre grâce à Dieu dans la pandémie c’est confesser avec foi sa présence et chercher à entendre le message qu’Il nous adresse : « Écoute, Israël ! » Le Seigneur nous offre un carême véritable car tous voient la coïncidence providentielle entre le temps liturgique et l’heure du fléau. « Gloire à toi, notre Dieu, gloire à toi ! » Nous acceptons son projet ; nous adhérons au message paternel qu’Il nous adresse. Nous sommes des adultes responsables. Tout semble nous être retiré, ce qui relève du pouvoir – institution ecclésiastique, force économique, règne de nos idoles d’argent et de confort. Et Dieu nous propose un chemin d’intelligence et de réconciliation avec lui, avec sa Création et avec nous-mêmes.

Le repentir

« Repentez-vous »: tel est le message apporté par la pandémie – nous remettre en question de fond en comble ; réviser complètement notre conception de la société ; revoir à fond notre comportement d’Église et reconnaître à quel point nous sommes loin de la vérité. Qui osera dénoncer notre compromission avec le monde, l’obsession de l’institution ecclésiale d’être reconnue et soutenue par l’État ? Dieu nous le dit à travers le fléau : redressez la tête ; corrigez vos pensées ; rectifiez votre comportement… Écoutons la parole des prophètes… Ce n’est pas un accident ; nous ne sommes pas des bébés qui se plaignent. Supplions Dieu de nous montrer nos erreurs. Il nous exaucera et nous donnera des larmes de repentir.

L’impénitence

Nous manquons d’humilité ; nous manquons de pénitence ; nous cherchons à contourner l’épreuve au lieu de l’affronter. Posons-nous plutôt la question : qu’avons-nous fait ? Qu’ai-je fait, moi, pour qu’on en soit là ?    Très alarmant est le fait que le fléau ne nous conduise pas au repentir, à nous couvrir de sac et de cendre. Qu’est-ce que Dieu pourra trouver pour nous réveiller si cette épreuve ne sert à rien ? Dans le souci chrétien de maintenir le culte et l’institution, nous ne reconnaissons pas l’accent des prophètes qui savaient avertir Israël du message que le Seigneur délivrait à travers les grandes épreuves historiques. C’est extrêmement inquiétant. Si nous ne nous repentons pas, ce sera terrible : que fera Dieu alors pour nous montrer sa volonté et le chemin de notre Salut ?

De la miséricorde à la colère

Si nous ne nous réformons pas en profondeur à l’occasion providentielle de ce fléau, Dieu nous abandonnera à nous-mêmes, ce qu’on appelle la colère de Dieu : le christianisme disparaîtra, comme une idéologie, un pouvoir politico religieux, parce qu’il n’aura pas été capable d’entendre. Ce que nous vivons actuellement, c’est la miséricorde de Dieu qui nous avertit; mais elle ne touche pas notre conscience. Redoutons sa colère. Aurons-nous des oreilles pour entendre ce que Dieu dit à son Eglise? Nos pasteurs sauront-ils assumer l’esprit des prophètes? Y a-t-il dans le Peuple cet « homme au cœur profond” dont parle le psaume 63 et par qui Dieu et sa sagesse miséricordieuse seront exaltées?

Source: Sagesse orthodoxe

mardi 26 mai 2020

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lundi 25 mai 2020


24 Mai 2010/24 Mai 2020


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