samedi 7 septembre 2019


Un peu de sagesse et de réflexion.


Paroles sur la prière de l'Archim. Aimilianos de Simonopetra (enregistrement et transcription en 1990). La Prière - "un droit humain de chercher et de trouver Dieu",  vivre Dieu "et une découverte du mode selon lequel elle vient" dites pour la télévision allemande au monastère d'Ormylia en 1990

SOURCE : https://corortodox.blogspot.com . Site : Journal d'un chrétien ordinaire





— Qu'est-ce que la prière?

La prière est une expérience réelle de la présence de Dieu. Elle est aussi l’assurance de la communion avec Dieu, à Qui l'homme parle et qui découvre ce qui est au plus profond de son cœur. Et il perçoit la présence de Dieu et, en même temps, son propre travail, sans que cette communion divine ne crée de confusion entre les deux personnes. Chacun de ces êtres, l'humain et le divin, reste dans ses limites, mais c'est l'homme qui monte vers Dieu, tandis que Dieu se penche sur l'homme. L'homme se donne à Dieu par la prière et Dieu se donne à l'homme. Et de cela résulte de cette chose merveilleuse, d'avoir un Dieu et un homme en même temps.

— Pourquoi les moines prient-ils ?

Les moines prient, bien sûr, parce que c’est [d’abord] un travail naturel qui jaillit du cœur de tous les peuples et de toute la nature humaine. Il n'y a pas d'homme qui ne ressente pas ce besoin de prière, et ce besoin est aussi un privilège, un droit humain de chercher et de trouver Dieu. Par conséquent, comme nous le comprenons, tous les gens prient, pas seulement les moines. Les gens ont pour exemple la communauté monastique et les moines ont pour exemple le monde des anges. Et, par conséquent, les moines constituent, comme on dit, la communauté angélique.

La vie monastique a été découverte à des hommes saints, qui avaient un haut degré de prière. C'est pourquoi ces moines qui prient - au fond c'est clair - ne cherchent pas à satisfaire certains besoins. Il n'y a rien de spécifique qui les amène à se donner à Dieu ou à être en relation avec Lui. Ils ne sont poussés par aucun intérêt personnel. Ils ne pensent jamais de cette façon. Au contraire! Les saints prient en tant qu'êtres qui comprennent parfaitement qu'ils s’élèvent, non pas physiquement, mais réellement, jusqu’à Dieu. Par conséquent, tous les moines prient. Leur but est très élevé, c'est la communion-même et la participation-même de Dieu dans leur vie. Par voie de conséquence, il s’agit de la déification, comme on dit habituellement.

C'est pourquoi les moines prient jour et nuit, car c'est là leur œuvre. Et, en fait, ils parviennent à se rapprocher de la communion avec Dieu. Lorsque nous parlons de «communion», cela signifie que nous découvrons notre relation et notre identité avec l'Église. Et l'Église monte vers Dieu, comme descendit autrefois du Ciel le Christ, par Sa venue. Toute l’Église - tout le monde, pas seulement les moines – réussit par la prière, comme nous le comprenons maintenant, à ne se nourrir et à vivre avec cette seule communion, par cette action, par cette prière, qui maintient l’homme dans la Divinité et dans laquelle Dieu est incorporé par l'homme.

— Pour quelles choses et pour quelles personnes les moines prient-ils?

Eh bien, si les moines ne prient pas pour eux-mêmes et pour leurs intérêts, pour leurs besoins – qu'ils essaient continuellement de réduire au minimum, pour ne pas avoir de problèmes eux-mêmes , il est naturel pour les moines de prier pour le monde entier, pour l’Église entière – puissance et œuvre existentielle qui perdurera jusqu’aux siècles des siècles. Et dans cette Église, il y a des pécheurs, il y a aussi des saints et des justes, et aussi des anges – c’est ce qui signifie « de tous et de chacun ». Tout ce que Dieu a créé;  « tous et chacun » qu'Il porte en son sein. Et tout cela, qui est l'œuvre du Seigneur, est également repris par les moines en participant à l'économie de Dieu. Et ils embrassent tous et chacun, comme je l'ai dit, les incluant, dans leur propre prière. En d'autres termes, c'est leur œuvre.

— Qu’est-ce que la prière de Jésus?

Maintenant, nous entrons plus dans l'espace intérieur. La prière de Jésus est l’essence de toutes les prières existantes dans notre Église, c’est la prière la plus concise, la plus authentique et la plus efficace que l’homme puisse faire. Et, surtout si nous comprenons bien cela, cette prière est la plus directe, la plus appropriée et la plus accessible, et pas seulement pour les moines. Et c’est aussi une grande importance, parce que les laïcs et les moines prient également avec la même prière, parce que c'est cela qui nous rend immédiatement capables d’acquérir Dieu, comme des yeux qui se remplissent de lumière. En d'autres termes, comme il n'y a pas deux systèmes de vie spirituelle, les moines, qui ont pour exemple le ciel, et le monde qui, comme je l'ai dit, a pour exemple la communauté monastique, prient également avec cette prière.

La prière est donc un bien unique et exclusif de l'Église. La prière est une conséquence qui émerge des profondeurs de l'existence monastique et, bien entendu, de l'homme qui désire et attend Dieu. C'est une expérience des Pères de l'Église et un fruit acquis par les personnes qui maintiennent une vie purifiée et évangélique. La prière est donc une mémoire vivante et une invocation du Nom de Dieu.

C'est court et c'est la répétition de ces mots: "Seigneur Jésus Christ, aie pitié de moi!" À travers cette invocation et cette répétition, que nous arrive-t-il? Nous obtenons un dynamisme spirituel qui ne vient pas de nous, mais de Dieu Lui-même. Le nom du Seigneur, que nous répétons, n’est pas quelque chose de fortuit, mais il est complet, il comprend la divinité, il embrasse le Christ Lui-même, qui vient immédiatement en communion avec nos cœurs. Ainsi, la répétition que nous faisons des mots de la prière a une signification, non pas parce que cette invocation à elle seule peut procurer quelque chose, mais parce que cette invocation nous aide à nous forger une habitude, et que l’invocation du Christ devienne permanente en nous-mêmes, de sorte que ce qui nous entoure et ce qui est dans notre cœur sont remplis de Dieu. Cette répétition n’est donc pas une formule magique qui peut porter ses fruits par elle-même. La répétition n'est qu'un renforcement, une fixation et un ensemencement du Nom du Christ et donc du Christ Lui-même dans notre vie quotidienne. Ce n'est pas un travail mécanique, ce n'est pas une opinion subjective de l'homme, ce n'est pas une action qui crée une image humaine illusoire, ce n'est pas un exercice psychosomatique  au sujet duquel l'on pourrait penser qu’il nous ferait accéder à une connaissance gnostique ou syncrétique, ou que cela aurait des résultats spirituels, ou que par cette formule, l'homme pourrait tendre vers l’infini ou vers un dieu sans visage. La répétition crée en l'homme le pouvoir d'invoquer Dieu sans cesse, et par conséquent, la participation de l'homme lui procure un état de bonheur et de joie spirituelle et d'autres charismes. Et puis, quand l'homme atteint ce stade primaire, il comprend qu’elle sert de médiation entre sa personne et le Dieu Personnel, le Saint-Esprit! Et à partir de ce moment-là elle élève l'homme à Dieu.

 — Pourquoi les moines prient-ils avec la prière de Jésus toujours et partout?-

Eh bien, c’est, je dirais, la seule prière qui, de toute évidence, crée les conditions préalables pour que nous puissions tous les jours et, de manière palpable et en même-temps, facilement, trouver et se réjouir de Dieu. Celui qui est invisible par cette prière est vu dans notre vie. Ainsi, à travers cette prière, les moines acquièrent partout et toujours le sentiment indéfectible de la présence de Dieu et un dialogue intérieur si profond qu'il atteint les profondeurs de la "mer" Divine. C'est pourquoi, de cette sorte de prière, que les moines ont découvert dans l'expérience de l'Église depuis le commencement, ils peuvent ainsi remplir la journée et créer de nuit un flambeau qui diffuse une lumière céleste dans l'univers tout-entier, qui est compris dans Son poing par Dieu Lui-même. Ainsi, par cette rencontre de l'homme avec Dieu, les moines parviennent à se sanctifier non seulement eux-mêmes, mais aussi leur espace et le monde entier.

— Quel est le but de la prière de Jésus?

Le but de la prière n'est ni sa méthode, ni les mots, ni le lieu, ni l’Hésychia, ni rien de ce que cette prière implique. On peut dire que le but de la prière est ce qui est mis en œuvre dans l'homme par Dieu; que c’est ce que Dieu fait en nous Dieu. Ce qui s’y fait est une expérience vivante. Mais ce n'est pas seulement l’expérience vivante de Dieu! C'est aussi la découverte de la façon dont Il vient, de la manière dont la venue de Dieu est réalisée - le Dieu personnel dans la personnalité de l'homme. Et bien sûr qu’Il vient dans la lumière! Et puis, l’homme  ressent et comprend encore, à la fin de son ascension, l’union qu’il réalise. Et, avec cette union, vient la purification, le progrès spirituel, la croissance de l’enfançon qui est né dans l'homme. Et, de plus, l'Esprit offre à l'homme un état divin permanent à partir duquel il avance vers l'illumination, vers un éclat, vers un épanouissement à différents niveaux que Dieu accorde et ouvre à l'homme.

Le but de la prière, pourrait-on dire en un mot, est un parfait mystère! Mystère du Dieu invisible, maintenant ressenti et de la personne vue, que Dieu acquiert. Ce mystère nous a été révélé par les Pères de l'Église. Nous savons aussi toujours, par expérience, comment le recevoir, non par le biais de compréhensions et de méditations, mais de la manière par laquelle Dieu pénètre dans l’être humain et le transforme entièrement. Et ainsi progressivement il devient une personne qui peut goûter, comprendre et embrasser ce mystère.

Maintenant que nous parlons du but de la prière, nous devons noter quelque chose. Il y a aussi quelques étapes plus hautes auxquelles accède l'homme quand il continue la prière de Jésus. Mais, ces étapes, nous les omettrons pour le moment, car nous ne pouvons pas parler de quelque chose dont seule la personne [concernée] a la connaissance, et qui seule peut la dévoiler à une autre personne. C'est donc une ascension échelonnée. C'est une communion toujours ascendante et complète, immuable, c'est-à-dire que ni l'un ni l'autre ne change. Il y a une vision spirituelle et une communion invisible. Cette personne vit cette grandeur, elle vit le divin dans un bonheur et une joie inexprimables. Et sur ce chemin, elle court sans obstacle et sans pouvoir le dire aux autres. Elle-même l'a embrassé, elle l'a porté. Et, par conséquent, cette promotion de l'homme, qui monte jusqu'aux plus hautes étapes de la prière qui se déroule au fond du cœur, ces étapes que nous ne pouvons pas interpréter, cher M. Verner, devant un écran de télévision. C'est quelque chose que la raison ne permet pas. À partir de là, permettons à Dieu de rechercher les personnes qui souhaitent, qui luttent et qui parviennent, avec l’aide de Dieu, à accéder à ces hauteurs.

— La prière de Jésus change-t-elle la vie de l'homme?

Si elle change la vie de l’homme? Pour quelle raison les moines font -ils cette prière? D'après ce que j'ai dit jusqu'à présent, du fait des questions provocatrices que vous nous avez posées, on arrive naturellement à la conclusion que la prière change la vie de l'homme. Cela change l'homme et lui rend la première beauté dont Dieu l’a doté au Ciel. Et, bien sûr, il l'élève encore plus haut et lui donne beaucoup plus de compréhension, de ressenti et de spiritualité, et le rend de plus en plus porteur de grâce à mesure que le temps passe. Et, non seulement cela le ramène à la beauté paradisiaque qu'il avait autrefois, mais cela le ramène également à la pleine liberté dans laquelle Jésus-Christ nous a affranchis. Ainsi, Dieu modèle-t-Il de telles personnes! Et cela se fait de notre temps, avec toutes les catégories de personnes, laïcs et moines. Et cela rend les gens capables, en empruntant  cette voie de prière qu’ils accomplissent, de glorifier Dieu et – c’est important – de pouvoir ouvrir la voie de l’Éternité à leurs semblables.

— Merci beaucoup Geronda !
 Et je me réjouis de ce dialogue que nous avons mené aujourd'hui!

Traduction du grec en roumain : Elena Dinu,
Transcription, correction et édition: orthodoxe roumain en France
Traduction en français par Maxime Martinez revue par P. Mihaï



vendredi 6 septembre 2019

Calendrier Liturgique du mois de Septembre 2019.
Mission Orthodoxe de GRASSE
Chapelle St Jean de Grasse
2 ch.de St jean. 06130 Grasse/ tel: 06 47 36 09 34
Site: eglise-orthodoxe-grasse.blogspot.com
Mail/ eglise.orthodoxe.grasse@gmail.com


Samedi 14 Septembre : Pas d'offices.
Dimanche 15  Septembre : Pas d'offices.
Samedi 21 Septembre :  Pas d'offices.
Dimanche 22 Septembre : Pas d'offices.

Mercredi 25 Septembre :  Liturgie vespérale à 19h. Sous réserve.

Samedi 28 Septembre : Grandes Vêpres à 18h.
Dimanche 29 Septembre : 19ème dimanche après la Pentecôte (L'amour des ennemis). Matines et Divine Liturgie à partir de 9h15/10h, puis agapes.



mardi 3 septembre 2019




vendredi 23 août 2019


Ensemble vocal « Jérusalem »,

 a été créé au début du 2019 auprès de la paroisse de Saint - Michel Archange à Cannes (http://stmichelcannes.fr/) dans le but principal de la promotion la culture chorale russe dans le sud de la France.




Kobrina Anna (soprano, soliste) – dirigeante d’ensemble. Anna - chef de chœur avec 25 ans d'expérience avec les chorales d'église russe. En 1998, elle a eu le diplôme de chef de chœur du Séminaire théologique de Saint - Pétersbourg. Depuis 1993, elle exerce en tant qu’une dirigeante des chorales d'église russe ; de 1993 à 2001 à Saint - Pétersbourg, de 2001 à 2018 à Londres et depuis septembre 2018 - chef de choeur de la paroisse dans l'église de Saint - Archange Michel à Cannes.

Maria Zvereva (soprano) - diplômé de la faculté de musicologie du Conservatoire d’Etat de Saint - Pétersbourg, est actuellement le chef de la chorale paroissiale de la Paroisse Orthodoxe Russe des Saints Martyrs Royaux à Monaco.  

Elizabeth Daychman (alte) - est diplômé de la faculté théorique et historique du Conservatoire d' Etat de Moscou, membre de la chorale paroissiale de la Cathédrale Saint - Nicolas à Nice.

Anastasia Troynova (alte) - diplômée de l'Ecole des Arts de Balti, Moldavie, de la filière de violoncelle, membre de la chorale paroissiale de l'église de Saint - Archange Michel à Cannes.

À l’heure actuelle, le groupe a commencé à présenter avec succès son premier programme, qui comprend la musique spirituelle et populaire russe. Dans le programme, il y a des œuvres de Tchaïkovski, Stravinsky et de nombreux compositeurs éminents de l’église russe. En automne 2019, une tournée de concerts consacrée au 125 e anniversaire de la paroisse de Saint - Michel Archange à Cannes est prévue.
Vers Novembre 2019 l'ensemble prévoit d'introduire un nouveau programme qui comprendra des chants de Noël de différents pays.

L’ensemble « Jérusalem » est une organisation à but non lucratif qui existe grâce au professionnalisme et l’enthousiasme de ses participants, ainsi que par des dons d'organisations et d’individus qui ne sont pas indifférents à la musique, l’art et la diffusion de la culture orthodoxe et des traditions.

Pour toutes les questions au sujet de la collaboration éventuelle veuillez contacter :

Anna Kobrina, dirigeante         -  jerusalem.cannes@gmail.com
Alina Weber, administrateur    -  +33(0)6 15 17 41 79



Le V-R-P de St jean !


Avec la bénédiction du Métropolite Joseph (Métropole Orthodoxe Roumaine d'Europe Occidentale et Méridionale), j'ai répondu à l'invitation de l'archiprêtre Andreï ELISEEV recteur de la Cathédrale Russe Saint Nicolas de Nice pour la fête de la Transfiguration (calendrier Julien) 6/19 Août, en présence de son Excellence le Métropolite Antony de Korsun et d'Europe Occidentale. Articles et photos sur le site : sobor.fr .




mardi 20 août 2019






Bien-aimés en Christ,
Visiteurs réguliers ou occasionnels,
Habitants de Grasse, vous qui aimez et soutenez
 le patrimoine cultuel et culturel...

2010-2020 

10 ans d'une présence discrète de chrétiens orthodoxes en Pays de Grasse !

le 24 Mai 2020, cela fera 10 ans qu'il nous a été donné de célébrer la première  Liturgie et par la suite de célébrer tous nos offices dans la chapelle St Jean.

Au cours de ces dix ans de présence, nous avons pu financer et faire réaliser quelques aménagements intérieurs et extérieurs qui ont apporté plus de commodité pour les fidèles, une mise en conformité du lieu, ainsi qu'une mise en valeur de la chapelle et un embellissement de la place St Jean.

D'autres travaux et aménagements s'avèrent maintenant nécessaires : rénovation intérieure des murs et du plafond, restauration de la cloche et installation d'un petit portillon à l'extérieur, pour la sécurité des enfants.

De par la convention qui nous lie au propriétaire, le financement des aménagements intérieurs nous incombe.

L'architecte-conseil auquel nous avons fait appel nous a remis une estimation large du montant des travaux, soit 27 000 euros. Dès le mois de septembre, nous affinerons ce montant en comparant les différents devis. Mais dès à présent, nous savons que le montant est de 2900 euros pour la restauration de la cloche.

Aussi, dès maintenant, nous avons besoin de votre aide financière. Par ailleurs, nous vous précisons que les dons faits à notre association permettent de bénéficier d'une réduction d'impôt.

Le conseil paroissial et le recteur :
P. Gontran POUSSOU


Les chèques sont à libeller à l'ordre de : Association cultuelle orthodoxe du Pays de Grasse

Et à adresser à : Mission Orthodoxe de Grasse, 11 chemin du Suquet 06530 Spéracèdes

Courriel: mission.orthodoxe.grasse@gmail.com
site: eglise-orthodoxe-grasse.blogspot.com

vendredi 16 août 2019

Le sanctuaire en cours d'aménagement


Iconostase, coté gauche.



Côté droit.



Saint jean Baptiste patron de la Mission Orthodoxe de Grasse



Aménagement de la chapelle au début





Liturgie vespérale



La chapelle St jean, 2010



2016



2019


mardi 13 août 2019

Chapelle Saint Jean



Infiltration


 Infiltration




 Plafond abîmé




Fuite sur le système de sonnerie de la cloche



Merci pour votre générosité.

lundi 12 août 2019

Pèlerinage à Saint Honorat en préparation, pour le mois d'octobre 2019, et visite avec les représentants de la Société Impériale Orthodoxe de Palestine.


http://www.ippo.ru/pilgrimage/article/deystvitelnye-chleny-predstavitelstva-ippo-vo-fran-405874




jeudi 1 août 2019


« Ce n’est ni Rome, ni Constantinople, mais Jérusalem qui a enfanté toutes les Églises »
a déclaré le métropolite Amphiloque.




Dans une interview à l’agence Tass, le métropolite du Monténégro et du Littoral Amphiloque (Église de Serbie) s’est exprimé sur la situation des Églises dans les Balkans, et à propos de l’autorité du patriarcat de Constantinople : « Je ne crois pas que le modèle du schisme orthodoxe en Ukraine puisse être répété dans les Balkans ou au Monténégro. Dedeić (le leader de « l’Église orthodoxe monténégrine » schismatique, ndt), a été réduit à l’état laïc par le patriarcat de Constantinople, donc il ne peut en être question. Pour ce qui est de la Macédoine, je ne voudrais pas croire qu’après tous les événements [en Ukraine], le patriarcat de Constantinople déclare la guerre aussi à l’Église orthodoxe serbe. 

Après l’Ukraine, on peut s’attendre à tout, mais j’espère néanmoins, qu’on n’en arrivera pas là », a-t-il déclaré. Le métropolite a exprimé ses regrets que « ce ne sont pas les plus dignes qui influencent le patriarche de Constantinople, mais un certain groupe de jeunes métropolites, des gens ambitieux, qui par leurs ambitions incitent le patriarche à certains agissements ». « J’ai discuté avec des gens sérieux en Grèce et d’autres encore, je ne veux pas les nommer maintenant, qui sont mécontents d’une telle influence sur le patriarche de Constantinople. C’est un homme âgé et qui s’emploie à renforcer sa primauté. Or, en réalité il la met en danger, il n’y a aucun doute à ce sujet. Il y eut de grands hiérarques sur le trône patriarcal de Constantinople, reconnus universellement, comme saint Jean Chrysostome et saint Grégoire le Théologien, mais il y eut aussi des patriarches qui ont été condamnés pour hérésie, il n’y a pas de hiérarques infaillibles dans l’Église », a souligné le métropolite. Celui-ci a rappelé que le rôle historique particulier du patriarche de Constantinople était dû au rôle de la ville de Constantinople comme capitale impériale : « Depuis 1453, Constantinople a cessé d’être capitale impériale, c’est aujourd’hui la capitale d’un sultan. Cette qualité de capitale impériale a été héritée par l’Empire russe, qui a joué un grand rôle pour toute l’Orthodoxie jusqu’à la mort du Tsar en 1918. Après la chute de Constantinople et le meurtre du Tsar en Russie, ces deux centres ne jouent plus leur rôle d’antan, aussi l’Église doit revenir à cette structure qui existait avant l’empereur Constantin. 

L’époque constantinienne de l’histoire ecclésiale est terminée. La seule autorité qui peut résoudre toutes les questions orthodoxes, c’est le Concile œcuménique ». Selon le métropolite, le Concile doit être convoqué par le patriarche de Constantinople. 

« Cependant, s’il continue à se conduire de la sorte, il perdra ce droit aussi. La seule Église qui est véritablement la mère de toutes les Églises orthodoxes est celle de Jérusalem, parce que ce ne sont ni Rome, ni Constantinople, mais Jérusalem qui a enfanté toutes les Églises » a conclu le métropolite Amphiloque. Il a également déclaré que l’Église devrait revenir au système qui existait avant l’empereur Constantin et que toutes les difficultés devraient être résolues par un Concile œcuménique.

Source Orthodoxie.com


samedi 13 juillet 2019


Trois métropolites chypriotes publient un communiqué conjoint sur l'Ukraine pour réfuter les fausses informations


Chypre, 12 juillet 2019
    
La crise en cours dans les églises ukrainiennes a été compliquée par un flot de faux reportages et des interprétations faussées des déclarations synodales et hiérarchiques dans les médias internationaux.

L’Église chypriote a particulièrement ressenti les effets de tels rapports, l’ambassadeur d’Ukraine à Chypre ayant transmis de fausses informations à la suite de sa rencontre avec l’archevêque de la Béatitude Chrysostomos, de New Justiniana et de toute Chypre, à plus d’une occasion. La déclaration synodale de l'Église de février était également mal interprétée, de même que les déclarations de Son Éminence le métropolite Athanasios de Limassol sur le fait de ne pas signer la déclaration synodale.

Dans le but de lutter contre ces informations «malveillantes» et manipulatrices, écrites «dans le but de nous ternir et de nous saper, ainsi que notre rôle d’évêques, entraînant la désinformation et le déclenchement des membres de l’Église», ont publié trois métropolitains de l’Église chypriote. un communiqué conjoint sur Romfea hier, expliquant leur position sur la question ukrainienne.

Dans leur déclaration, Met. Athanasios, Son Éminence le métropolite Nikiforos de Kykkos et son Éminence le métropolite Isaïe de Tamassos, soulignent qu'ils respectent l'institution historique du Patriarcat œcuménique, mais sont néanmoins profondément préoccupés par l'impact négatif de la crise ukrainienne sur l'unité de l'Église orthodoxe.

«En tant qu'évêques de l'Église du Christ, nous sommes conscients de notre mission et nous nous intéressons à cet égard, de même que l'unité de l'Église qui, en raison de la question ukrainienne, fait face à un schisme interne clair et menaçant. , au sein de l’église orthodoxe, sur laquelle nous avions mis en garde tout à l’heure », écrivent les métropolitains.

«Nous restons, comme auparavant, d'avis que l'octroi des tomos de l'autocéphalie à l'Église d'Ukraine aurait dû être conforme aux canons et aux traditions de l'Église, et l'ordre de l'Église est le seul moyen de résoudre le problème est apparue et prévient le risque de schisme », poursuivent-ils.
Les hiérarques ardents rappellent également que pas même le sang du martyre ne lave le péché du schisme, selon le grand saint Jean Chrysostome.

Les évêques invitent en outre les auteurs d'articles de manipulation, qui induisent les lecteurs en erreur, à comprendre les dommages qu'ils ont causés à l'Église et à rétablir «la vérité en accord avec nos conseillers juridiques», faute de quoi ils devront se présenter devant les tribunaux.
Le problème des schismatiques ukrainiens est au centre des préoccupations de l’Église chypriote depuis de nombreuses années et les trois auteurs du communiqué ont ouvertement appuyé l’Eglise canonique ukrainienne et son primat, Sa Béatitude, le métropolite Onuphry de Kiev et de toute l’Ukraine, malgré la bastonnalisation leurs positions.

En janvier de l'année dernière , devant Petro Porochenko et le parlement ukrainien ont fait appel à Constantinople pour autocéphalie en avril de l'année dernière, Met. Athanasios expliqua comment traiter le problème des schismatiques: «Avant tout, cette question devrait être résolue par le patriarche de Moscou, sous la juridiction de laquelle se trouve l’église ukrainienne, puis - l’église canonique orthodoxe ukrainienne, puis tous les orthodoxes. Eglises sous la présidence du Patriarcat œcuménique. ”

«Mais tout d’abord, le premier mot s’applique à l’Église mère de l’Église ukrainienne, qui est le patriarcat de Moscou. C'est le premier mot de ce processus », a ajouté Son Eminence.
Et dans un entretien avec le département Information-Education de l'Eglise orthodoxe ukrainienne lemois dernier, Met. Athanasios a présenté bon nombre des remarques formulées dans le communiqué d'hier, soulignant qu'il était impressionné et admirait comment Met. Onuphry a géré cette crise avec calme et prière.

Le même jour où le Saint-Synode de Chypre a publié sa déclaration sur la crise ukrainienne, Met. Nikiforos de Kykkos a publié sa propre déclaration sur Romfea . Alors que la déclaration synodale était très diplomatique, elle ne critiquait pas le patriarche Bartholomée et ne reconnaissait pas «l'Église orthodoxe d'Ukraine» créée par lui, Met. Nikiforos a écrit beaucoup plus simplement, affirmant qu'il est impossible de communier avec des schismatiques non ordonnés.

«Malheureusement, le processus complet de proclamation et de reconnaissance de l'autocéphalie de l'Église orthodoxe ukrainienne ne s'est pas déroulé selon le processus conciliaire démocratique orthodoxe; ce ne sont pas les sentiments et les tendances démocratiques et conciliaires qui ont triomphé en elle, mais, aussi triste que ce soit à admettre, autoritaires et autocratiques », écrit le hiérarque.

Il note également que Pat. Bartholomew est revenu sur sa propre parole et a changé sa position sur la question ukrainienne, créant de manière anti-canonique une nouvelle église sur le territoire d'une église déjà existante.

Rencontré. Isaïe de Tamassos a assisté aux célébrations du mois dernier à Kiev en l'honneur de Met. Onuphry a célébré son 5e anniversaire d'intronisation en tant que primat, soulignant que la délégation de son Église "témoignait de l'unité des Églises orthodoxes" et que "aujourd'hui nous sommes ici pour manifester personnellement, et non théoriquement, notre amour et notre respect pour Sa Béatitude ». Il a également appelé le gouvernement ukrainien à assurer le retour de toutes les églises saisies à l'Église canonique et a annoncé que l'Église chypriote recueillait des signatures pour faire appel à la Cour européenne des droits de l'homme au nom de l'Église ukrainienne canonique persécutée .

Rencontré. Isaïe a également participé à des célébrations à Kiev en juillet 2017, où il a déclaré: «Le corps du Christ est un et tous ceux qui sont connectés au corps du Christ sont connectés à lui. Je dois dire que quiconque est en union et en union avec l'Église orthodoxe ukrainienne est en union avec nous. C'est la seule église canonique en Ukraine. ”

L’ Église géorgienne a également dû faire des déclarations pour corriger de fausses informations concernant sa position sur la question ukrainienne.


SA BÉATITUDE LE MÉTROPOLITE ONUPHRY: LE TOMOS POUR "PCU" EST UN TOMOS D'ESCLAVAGE ET NON D'AUTOCÉPHALIE



Kiev, le 13 juillet 2019
    
Sa métropolite de Kiev et de toute l'Ukraine, Onuphry, a déclaré cela dans son commentaire sur le programme Radar, rapporte le Département de l'information et de l'éducation de l'UOC .

"Le Tomos qui a été accordé par le  patriarche de Constantinople au prétendu" PCU "n'est pas un Tomos d'autocéphalie, mais un Tomos d'esclavage", a déclaré le Primat. "C'est simplement sous le nom de Tomos que des conditions ont été réunies pour asservir notre peuple ukrainien au patriarche de Constantinople."

Selon Sa Béatitude, le fait que Constantinople ait commis l'anarchie en Ukraine, après avoir outrepassé tous ses pouvoirs et ses droits, est compris de tous.

«Tout le monde comprend que Constantinople a outrepassé tous ses pouvoirs et ses droits. Il n'a pas le droit de s'immiscer dans les affaires d'une autre église. Ce sont les canons qui sont connus de tous. C'est le chaos. Tout le monde comprend que c'est de l'anarchie », a déclaré le métropolite Onufry.

https://youtu.be/SGqAxrKzuHQ

lundi 8 juillet 2019


Vladimir Basenkov:
Le trésor des Vieux-Croyants Unis/
LA RÈGLE DE PRIÈRE DOMESTIQUE

Jusqu'à la révolution en Russie, il y avait une tradition universelle de lecture de "l'ordo laïc" des offices. En l'absence du prêtre à l'église ou à la maison, toute la famille lisait une partie ou la totalité du cycle quotidien des offices religieux. Nous parlerons aujourd'hui de ce qui est arrivé à cette bonne tradition, comment la faire revivre, et quel bénéfice elle apporte à tout le corps de l'Église.   

"Je Te loue sept fois par jour."( Psaume 118:164)

Le cycle quotidien du culte orthodoxe est divisé en plusieurs parties :

Vêpres
Complies
Office de minuit
Matines
Première heure
Les Heures (Troisième, Sixième, Neuvième)
Typiques

Dans l'Antiquité, par exemple à Byzance, toutes les parties des services religieux étaient célébrées séparément les unes des autres. Avec l'expansion du christianisme, surtout dans les grandes villes, les services ont été consolidés et nous sont parvenus sous la forme familière de la prière conciliaire le soir (quand le cycle liturgique commence) et le matin.

Autrefois, la population des territoires était moins dense et les lignes de transport étaient plus difficiles et longues. Un prêtre pouvait exercer son ministère sur de vastes territoires ; ses voyages pouvaient durer des mois. Les paroissiens partis sans pasteur à l'église n'avaient pas le droit de quitter les prières de l'église et continuaient à célébrer les offices sans prêtre. Naturellement, les sacrements étaient inaccessibles aux laïcs, mais le chœur continuait à chanter et à lire, et les exclamations sacerdotales étaient remplacées par des exclamations spéciales prononcées par des "anciens," membres laïcs.

La Rus' reçut la foi de Byzance et adopta ses coutumes. Les gens cherchaient à rapprocher leur prière à la maison de la prière à l'église, de sorte que les prières du matin et du soir faisaient, en règle générale, partie de leur cycle quotidien, et dans des cas particuliers, le chef de famille et sa famille priaient les services en entier. Par exemple, ils priaient habituellement le matin en lisant l'office de minuit et le soir sur les Complies. Pour cela on ne pouvait utiliser que l'Horologe ou le Psautier Séquentiel. Les livres anciens étaient plus universels que les livres modernes : Ils avaient besoin de beaucoup d'ajouts pour faire les services avec eux. Une collection complète de tous les livres d'église n'était pas possible en raison de leur coût et de leurs petits tirages.
La beauté des services religieux dans l'Antiquité était traitée avec sérieux et minutie. Des générations entières furent élevées dans les livres de l'Église. Les chants persistants de Znamenny d'une seule voix étaient à jamais gravés dans l'esprit des enfants et  formaient un rythme de vie délibéré et d'une grande régularité. Les gens cherchaient, malgré leurs besoins pressants, à consacrer leur temps à la prière, à se réjouir de la parole de Dieu et à progresser en elle.

Il n'est pas surprenant qu'ils aient cherché à rapprocher la prière à la maison de celle de l'église. Le peuple russe a compris [l'injonction de l'Apôtre] "priez sans cesse (1 Col. 5:17) non seulement quantitativement mais aussi qualitativement. Quel est l'intérêt de la prière si elle est faite avec insouciance, sans immersion et sans création d'une atmosphère spéciale où l'on peut vraiment se détacher du bruit du monde et entendre Dieu ?

La famille, la maison, était une petite Église, non seulement sur le plan spirituel mais aussi sur le plan physique. Les citoyens fortunés ou les artisans charpentiers pouvaient se permettre de construire des chapelles ou des églises dans leur cour ou même dans leur maison. Cela n'était pas fait pour l'amour de la beauté ou de la compétition orgueilleuse avec les voisins, mais pour rien d'autre que la prière. Les fidèles essayaient de pénétrer plus profondément dans le sens des textes, de mieux comprendre le symbolisme des offices.

La prière commençait avec les vêpres, car le soir avait reçu la première place dans le livre de la Genèse : Et le soir et le matin (Genèse 1:5). Le début de l'histoire de l'humanité fut joyeux, mais il fut rapidement assombri par l'automne.

Saint Jean Cassien le Romain décrit les Complies comme un service fait "après le soir" ou après le dîner. Au début, c'était une prière "pour le sommeil à venir" pour les moines. Comme on pouvait s'y attendre, il devint plus tard sa propre forme particulière de prière du soir pour les laïcs. Le rite du pardon avec un appel à Dieu à genoux pour qu'il pardonne toutes les offenses de ce jour-là a été préservé dans Complies jusqu'à nos jours.

L'office de minuit rappelle l'imminence de la Parousie [seconde venue du Christ]. Ce service, le premier à être fait après le sommeil, devint une règle tacite de prière matinale de la Rus'. Dans la pratique paroissiale des Vieux Croyants, elle est généralement lue comme le premier service du culte du matin.

Les événements des Matines sont consacrés à l'apparition du Christ dans le monde et à Sa Résurrection. Aujourd'hui, les Matines sont plus souvent officiées le soir dans les paroisses. Dans l'Antiquité, on pouvait aussi prier tôt le matin, quand on se réveillait à minuit pour l'Office de Minuit

La première heure [Prime] est consacrée au souvenir du jugement de Pilate et des grands prêtres sur le Seigneur, la troisième [Tierce] à la descente de l'Esprit Saint sur les apôtres, la sixième [Sexte] à la crucifixion et aux souffrances du Christ sur la Croix, et la neuvième [None] à sa mort. 

Au lieu de la Liturgie, ils faisaient habituellement les Typiques pour les laïcs et un moleben dédié à la fête du jour. Il est à noter que de cette façon, les laïcs Faisaient le cycle complet plus souvent, bien sûr, collectivement dans les églises et les chapelles, en l'absence d'un prêtre. C'était une rareté à la maison, mais cela n'en excluait pas la possibilité. Quoi qu'il en soit, les chrétiens essayaient de vivre dans le  cycle liturgique, car les offices religieux de la Rus' étaient la meilleure école de théologie d'où leur longueur, qui permettait aux gens de s'immerger dans une écoute attentive des paroles des textes sacrés.

Aujourd'hui, dans nos conditions, il semble presque impossible de faire les services  à domicile. Le travail, la famille, un million de soucis... Mais nous devrions au moins essayer, et si nous ne prions pas tout le cycle quotidien, alors faisons au moins une partie de celui-ci. Nous parlerons ci-dessous du remplacement du cycle quotidien par la prière de Jésus et le psautier, et aussi des raisons pour lesquelles un homme moderne a besoin de cette pratique. Mais chaque chose en ordre.

Préparez-vous

Si l'adoration est une fête, et même quelque chose d'exceptionnel, cela signifie qu'elle exige une préparation spéciale.

Les Vieux-Croyants ont conservé une bonne coutume d'avoir des vêtements spéciaux pour la prière, conçus non pas pour le travail physique mais pour le travail spirituel. C'est tout à fait logique pour les cultures traditionnelles, et on trouve son origine dans l'antiquité profonde. Cependant, aujourd'hui, cette tradition quitte aussi nos paroisses, mais les hommes essaient toujours de porter des caftans et des chemises folkloriques traditionnelles avec des ceintures, et les femmes portent des couvre-chefs qu'elles tiennent fermement avec des broches pectorales et mettent de magnifiques sarafanes russes. Il ne s'agit pas d'un "cosplay" ou d'une pose, comme on a tendance à le dire maintenant, mais d'une des façons de s'adapter psychologiquement à la prière. Après tout, nous portons un costume officiel pour le travail et un uniforme pour le sport. De plus, notre apparence extérieure aide à créer l'atmosphère nécessaire pendant la prière conciliaire. En pensant à ceux qui nous entourent, nous minimisons les causes de tentation.

Bien sûr, c'est plus simple à la maison, mais avoir une tradition de "vêtements de prière", quand c'est possible, sera utile, y compris pour les enfants. Cela pose une pierre angulaire dans la formation d'un sens de la sainteté et l'idée que la prière est une œuvre spéciale.

C'est formidable si vous pouvez prier avec des cierges ou des lampades. Si vous ne pouvez pas voir, vous pouvez bien sûr utiliser l'électricité. Les cierges et les lampades ne sont pas une règle, mais une autre façon de créer un climat de prière.
Et, enfin, une condition importante : faire les sept enclins en commençant avant la lecture des textes sacrés. On les appelle aussi enclins d'entrée et de sortie, car ils précèdent les offices (maison et église) et suivent après leur achèvement :
"Ô Dieu, sois miséricordieux envers moi, pécheur (inclinez-vous à partir de la taille).
Tu m'as créé, Seigneur, aie pitié de moi (inclinez-vous à partir de la taille).
J'ai péché d'innombrables fois, Seigneur, aie pitié de moi et pardonne-moi, pécheur (inclinez-vous à partir de la taille).

Il est vraiment digne de te bénir, ô Génitrice de Dieu, toujours béni et très pure et Mère de notre Dieu. Toi plus honorable que les chérubins, et plus glorieuse que les Séraphims, toi qui sans tâche as enfanté Dieu le Verbe. Toi véritablement Mère de Dieu, nous te magnifions (Faites toujours une prosternation)

Gloire au Père et au Fils et au Saint-Esprit (petite métanie).
Et maintenant et toujours et aux siècles des siècles. Amen (petite métanie).
Kyrie éleïsons ; Kyrie eleison ; Seigneur, bénis (petite métanie)."
Et nous terminons avec le petit congé:

"Seigneur Jésus-Christ, Fils de Dieu, par les prières de Ta Très Pure Mère, par la puissance de la Précieuse et Vivifiante Croix, de mon saint ange gardien, et  de tous les saints, aie pitié de moi et sauve-moi, pécheur, car Tu es un  bon et ami de l'homme. Amen (prosternation, sans signe de croix)."

Vous êtes déjà prêts ?

Le début est constitué de prières universelles ; cela se fait souvent avant de quitter la maison pour l'église et à son retour, et juste avant de quitter la maison pour une raison quelconque. Parfois, cela remplace les prières du matin et du soir quand on n'a pas assez de temps, ou quand on est très fatigué. Le début peut précéder et finir n'importe quelle prière de circonstance. C'est ici qu'est née la fameuse expression "prières initiales". En d'autres termes, les gens lisent ces prières obligatoires et commencent ainsi leurs affaires par une demande à Dieu.

Maintenant, il est temps de passer à la partie principale de la prière. Il n'est même pas possible de présenter ici un seul des textes du cycle quotidien. Je dirai simplement qu'ils sont tous du domaine public et qu'ils sont tous assez peu coûteux à l'impression. Le service du soir dure généralement quatre heures, le matin deux heures, si on les lit à la maison. Bien sûr, l'office de Complies et de Minuit dure environ trente à quarante minutes, soit à peu près le même temps que la pratique laïque moderne des prières du matin et du soir, donc ce n'est pas difficile de les faire.

Mes collègues ont déjà écrit que les jours des grandes fêtes de l'Église ou lorsqu'il est impossible d'aller aux offices, il peut être nécessaire de les célébrer à la maison. Ainsi,  si vous vous joignez à la prière commune de votre paroisse et de toutes les paroisses orthodoxes, vous célébrerez, en fait, le même office.

Sur les métanies et le Psautier

Nous avons déjà parlé des moyens de remplacer le cycle quotidien. Autrefois, cela était fait par des moines en croquis et des laïcs qui n'avaient pas les livres liturgiques nécessaires. Mais dans notre pratique paroissiale, nous avons essayé d'organiser la prière conciliaire de la même manière. Dans tous les cas, pour la cellule, la prière familiale, une telle connaissance ne sera que bénéfique.

Ainsi, la pratique de remplacer le cycle quotidien des services par la prière de Jésus avec et sans métanies a des racines très anciennes. Travaillant à l'écart de la civilisation, les moines priaient à l'aide d'une vervitsa ou lestovka (un ancien chapelet de cuir). D'ailleurs, cette coutume a survécu jusqu'à ce jour - par exemple, dans les monastères athonites, les moines prient parfois certaines parties du cycle quotidien à l'aide de la prière de Jésus, dans leurs cellules ou ensemble (Cf. https://orthodoxologie.blogspot.com/2008/04/priere-avec-le-chapelet-orthodoxe.html).

La règle de la prière avec la lestovka sans métanies :

Pour les Vêpres : 600 prières de Jésus
Pour les Grandes Complies : 700
Pour les Petites Complies : 400
Pour l'office de Minuit : 600
Pour les Matines : 1.500

Pour les Heures : 1.000 ; avec les Heures Intermédiaires ( pendant le Grand Carême) : 1.500

Et avec des métanies :

Pour les Vêpres : 300 métanies
Pour les Grandes Complies : 300 métanies
Pour les Petites Complies : 200 métanies
Pour l'Office de Minuit : 300 métanies
Pour les Matines : 700 métanies
Pour la Première Heure (Prime) : 150 métanies
Pour les Troisième, Sixième et Neuvième heures [Tierce, Sexte, None): 500 métanies ; pour les Heures avec les Heures Intermédiaires : 750 métanies.

Avant de dire ces prières, il faut aussi "faire les prières initiales" et lire les prières avant chaque partie du service et après. Il y a des instructions sur la façon de dire un tel office dans le Typicon pour les prières domestiques, commun chez les Vieux-Croyants.

Si vous décidez de prier les Psaumes, alors les directives sont les suivantes :

Pour les Vêpres : 2 Cathisme

Pour les Grandes Complies : 2 Cathisme
Pour les Petites Complies : 1 Cathisme
Pour l'Office de Minuit : 2 Cathisme
Pour les Matines : 5 Cathisme
Pour la Première Heure (Prime) : 1 Cathisme

Pour les Troisième, Sixième et Neuvième heures (Tierce, Sexte, None): 3 Cathisme
Les métanies, comme vous le savez, donnent au corps et à l'esprit une vigueur particulière, et si vous essayez de faire tout le cycle avec la lestovka, cela prendra environ deux heures le soir, et un peu plus d'une heure le matin. Prier le Psautier est plus proche du temps nécessaire pour faire les services laïcs des livres liturgiques.

L'Église sans prière n'est pas l'Église

Cet article ne permet pas d'examiner plus en détail toutes les subtilités des offices domestiques, ce qui exige des livres spéciaux. Heureusement, aujourd'hui, toutes les informations peuvent être trouvées en ligne ou achetées imprimées. En termes généraux, j'ai parlé de la manière de prier le cycle quotidien et de le remplacer par la Prière de Jésus et le Psautier, qui n'est pas moins bénéfique pour l'âme.

Je dois dire qu'une telle pratique élargit les horizons spirituels. Il a déjà été noté que dans la Rus', les services étaient la meilleure école de théologie - pas les livres ou les homélies (bien que nous les ayons encore !), mais précisément les offices. Ils comprenaient un ensemble de textes qui, lus et chantés, apportent un bienfait à l'âme, unissent l'homme à Dieu et ouvrent de nouveaux horizons de contemplation. Prier indépendamment les services de l'Église peut donner une compréhension de nombreux aspects, parfois incroyablement subtils, de la vie spirituelle, qui peuvent échapper au laïc pendant les offices dans l'église.

D'abord, vous pourrez vous familiariser avec les services de l'Eglise. Toute la symbolique des services, passant par vous-même, vous est mieux révélée dans cette pratique, c'est-à-dire lue indépendamment. Deuxièmement, la pratique des services laïcs elle-même, pas même à la maison mais dans un groupe de paroissiens et même à l'église avec le prêtre, enseigne la responsabilité des laïcs, renforce leur conscience ecclésiastique, modifie leur attitude envers les offices, et encourage un travail paroissial plus actif. L'opinion de cet auteur est que l'immersion pratique des laïcs dans les offices, c'est-à-dire la pratique fréquente de faire les services à la maison ou à l'église, renforce l'Église.

Malheureusement, ces derniers temps, nous devons de plus en plus souvent faire face au triste phénomène de la dégradation de la prière dans l'Eglise. L'interprétation des paroles [scriptuaires],la foi sans les œuvres est morte, est frappante là où la prière, c'est-à-dire la première œuvre de foi, n'est pas, pour une raison quelconque, considérée comme une œuvre. Le texte des prières à l'église semble être ignoré, et ces paroles vivantes de communication avec Dieu, la parole de Dieu, adressée au cœur de l'homme par un lecteur ou un chantre, sont réduites presque à une incantation, qui n'a qu'à résonner, mais ce qu'elle est, et comment elle est, n'est pas important.

La prière n'est pas une incantation. C'est la voix de Dieu, qui nous apporte le sens le plus important de la vie au milieu du bruit de la mer de vie, et ce sont nos propres paroles au Seigneur - repentantes, reconnaissantes ou élogieuses. Nous transmettons chaque mot des prières à travers nos propres cœurs. C'est l'une des étapes les plus importantes pour regagner notre connexion perdue avec Dieu ; car si l'Église cesse de prier, elle cesse d'être l'Église.
Version française Claude Lopez-Ginisty
d'après ORTHOCHRISTIAN