lundi 24 juin 2019



Aujourd’hui, nous devons nous repentir. Seule la confession de nos péchés nous permettra de prendre les décisions opportunes dans le cadre des épreuves qui approchent, et nous pourrons alors échapper à la panique et au désespoir. De plus il faut prier, et participer régulièrement à la Communion aux Saints Dons.

Saint Païssios

dimanche 16 juin 2019


Hieromoine Ambroise:
Saint Marc d'Ephèse : Un véritable œcuméniste




Que Dieu donne au patriarche et aux hiérarques grecs actuels de Constantinople de s'inspirer de l'exemple insigne de saint Marc d'Ephèse et de renoncer à leur néopapisme délétère! C.L.-G.

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Œcuménique signifie "appartenir à l'Église chrétienne ou être accepté par elle dans le monde entier ; en tant que tel, ce terme reflète la règle de la foi donnée par saint Vincent de Lérins : "La vérité chrétienne est celle "qui a été crue partout, toujours et par tous". Ainsi est la définition correcte du dictionnaire du mot et la seule définition patristique du mot. Malheureusement, le mot " œcuménique " a pris un sens tout à fait différent dans la dernière partie du XXe siècle. Sous l'influence du Conseil œcuménique des Eglises et de la politique de l'aggiornamento dans l'Eglise de Rome, le terme "œcuménique" en est venu à signifier ce qui suit : l'unité de l'Eglise du Christ a été brisée au cours des siècles ; toutes les Eglises chrétiennes sont pratiquement égales et chacune a une "part" de vérité ; par conséquent toutes les dénominations doivent être unies pour reprendre la "totalité" qui existait autrefois. C'est l'œcuménisme des temps modernes.

Un superbe exemple du premier et original type d'œcuméniste est Saint Marc d'Ephèse, champion de l'orthodoxie du 15ème siècle, parfois appelé "La conscience de l'Orthodoxie". Les informations suivantes sont extraites d'une série de trois articles parus dans "The Orthodox Word" (1967), écrit par l'Archimandrite Amvrossy Pogodine :

Alors que les fondements de Byzance s'effritaient, les diplomates redoublèrent d'efforts pour trouver une possibilité d'union avec les puissances occidentales pour lutter contre l'adversaire commun du christianisme, l'Islam. Des tentatives furent faites pour conclure des traités avec les Turcs, mais sans succès. Le seul espoir résidait dans l'Occident. Pour cela, il fallait avant tout faire la paix avec le Vatican.

Un Concile fut convoqué en 1437, qui établit un comité de théologiens latins et grecs avec le Pape et l'empereur byzantin agissant comme chefs. Le Pape, Eugène IV, avait une idée très exaltée de la papauté et visait à soumettre l'Eglise orthodoxe à lui-même. Poussé par les circonstances difficiles de Byzance, l'Empereur poursuivit son objectif : conclure un accord profitable pour son pays. Peu réfléchirent aux conséquences spirituelles d'une telle union. Un seul délégué, le Métropolite d'Ephèse, saint Marc, s'y opposa fermement.

Dans son discours au Pape à l'ouverture du Concile, saint Marc expliqua combien il désirait ardemment cette union avec les latins - mais une union authentique, expliqua-t-il, fondée sur l'unité de la foi et la pratique liturgique ancienne. Il informa également le Pape que lui et les autres évêques orthodoxes étaient venus au Concile non pas pour signer une capitulation, ni pour vendre l'Orthodoxie au profit de leur gouvernement, mais pour confirmer une doctrine vraie et pure.

Beaucoup de délégués grecs, cependant, pensaient que le salut de Byzance ne pouvait être atteint que par l'union avec Rome. De plus en plus d'entre eux devinrent disposés à compromettre la Vérité éternelle au nom de la préservation d'un royaume temporel. De plus, la durée des négociations fut si longue que les délégués grecs n'avaient plus les moyens de subvenir à leurs besoins ; ils commencèrent à souffrir de la faim et ils étaient impatients de rentrer chez eux. Mais le Pape refusa de les soutenir jusqu'à ce qu'une " Union " soit conclue. Profitant de la situation et se rendant compte de la futilité de nouveaux débats, les Latins utilisèrent leur avantage économique et politique pour faire pression sur la délégation orthodoxe, exigeant qu'elle capitule devant l'Eglise romaine et accepte toutes ses doctrines et son contrôle administratif.

Saint Marc se tenait seul face à la marée montante qui menaçait de renverser l'Arche de la véritable Église. Il subit des pressions de toutes parts, non seulement de la part des Latins, mais aussi de ses compatriotes grecs et du Patriarche de Constantinople lui-même. Voyant son refus persistant et vigoureux de signer un accord quelconque avec Rome dans les conditions données, l'Empereur l'écarta de tout autre débat avec les Latins et le mit en résidence surveillée. A ce moment-là, saint Marc était tombé très malade (apparemment atteint d'un cancer de l'intestin). Mais cet homme épuisé, mortellement malade, qui se trouvait persécuté et en disgrâce, représentait en sa personne l'Église orthodoxe ; c'était un géant spirituel auquel rien ne pouvait se comparer.

Les événements se succédèrent rapidement. Le vieux Patriarche Joseph de Constantinople mourut ; un faux document de soumission à Rome fut produit ; l'empereur Jean Paléologue prit la direction de l'Eglise entre ses mains et les orthodoxes furent obligés de renoncer à leur Orthodoxie et d'accepter toutes les erreurs, nouveautés et innovations latines à tous égards, dont l'acceptation complète du Pape comme ayant "une primauté sur la terre entière". Lors d'un service triomphal après la signature de l'Union le 5 juillet 1439, les délégués grecs embrassèrent solennellement le genou du Pape. L'Orthodoxie avait été vendue, et pas seulement trahie, car en échange de sa soumission, le Pape accepta de fournir de l'argent et des soldats pour la défense de Constantinople contre les Turcs. Mais un évêque n'avait toujours pas signé. Quand le Pape Eugène vit que la signature de saint Marc n'était pas sur l'Acte d'Union, il s'exclama : "Et ainsi, nous n'avons rien accompli !"

Les délégués rentrèrent chez eux honteux de leur soumission à Rome. Ils admirent devant le peuple: "Nous avons vendu notre foi ; nous avons troqué la piété contre l'impiété !" Comme l'écrivit saint Marc : "La nuit de l'Union englobait l'Église." Lui seul reçut le respect des gens qui l'accueillirent avec un enthousiasme universel lorsqu'il fut finalement autorisé à retourner à Constantinople en 1440. Mais même alors, les autorités continuèrent à le persécuter. Il fut finalement arrêté et emprisonné. Mais quelles que fussent sa condition et ses circonstances, il continuait à brûler en esprit et à se battre pour l'Église.

Finalement, il fut libéré et, suivant son exemple, les patriarches orientaux condamnèrent la fausse union et refusèrent de la reconnaître. Le triomphe de l'Église fut accompli - par un homme épuisé par la maladie et harcelé par les ruses des hommes, mais fort dans la connaissance de la promesse de notre Sauveur : "...Je bâtirai Mon Église ; et les portes de l'enfer ne prévaudront pas contre elle. (Matt. 16:18)

Saint-Marc naquit au Ciel le 23 juin 1444, à l'âge de 52 ans. Ce grand pilier de l'Église était un véritable œcuméniste, car il n'avait pas peur de se rendre en Italie pour parler avec les catholiques romains, mais surtout, il n'eut pas peur de confesser la plénitude de la vérité le moment venu.

Ce qui suit est la conclusion de la lettre encyclique du saint au sujet de la fausse union. C'est aussi important et vital aujourd'hui que cela l'était il y a 500 ans : "Par conséquent", écrit saint Marc,

"dans la mesure où c'est ce qui vous a été ordonné par les saints apôtres, tenez bon, tenez-vous fermement aux traditions que vous avez reçues, par écrit et de bouche à oreille, afin de ne pas être privés de votre fermeté si vous vous laissez entraîner par les illusions des impies. Que Dieu, Qui est tout-puissant, leur fasse connaître aussi leurs illusions ; et nous ayant délivrés d'eux comme d'une mauvaise herbe, qu'Il nous rassemble dans Ses greniers comme du blé pur et utile, en Jésus Christ notre Seigneur, à qui appartiennent toute gloire, tout honneur et toute adoration, avec Son Père qui est sans commencement, et son Esprit Très Saint, Bon et Vivifiant, maintenant et toujours et dans les siècles des siècles. Amen."

Par les prières de saint Marc, ô Christ notre Dieu, et de tous Tes Saints Pères, Enseignants et Théologiens, préserve Ton Église dans la confession orthodoxe et conduit la multitude à la connaissance de la Vérité, aux siècles des siècles ! Amen!

Version française Claude Lopez-Ginisty
d'après


samedi 15 juin 2019


Père Gabriel BUNGE "Nous devons retourner à nos racines"




Une longue interview avec l'Archimandrite Gabriel BUNGE a été publiée en anglais en octobre 2013. Cette interview est très intéressante dans son ensemble mais je n'en connais pas de version française et j'en propose un large extrait particulièrement significatif. Le père Gabriel, moine catholique, fut reçu dans l'Eglise orthodoxe russe en 2010; il est maintenant abbé et unique moine du monastère de la Sainte Croix en Suisse.

Historien de formation, le père Gabriel explique au début de l'interview que la "sécularisation", problème essentiel des Eglises occidentales, est venue par les tentations régaliennes des princes de l'Eglise catholique, papes et évêques, qui se préoccupaient en premier lieu de diriger leurs états séculiers. Traduction de VG; les sous-titres résument les questions de l'interview

Le processus de sécularisation n'aurait-il pas pu intervenir en Orient comme en Occident?

En principe si, mais en fait cela ne s'est pas fait. Je pense que c'est dû au fait que le processus de sécularisation, qui a pris le dessus dans le Catholicisme, est en fait un processus très long; son expression la plus complète c'est le Protestantisme, qui est un phénomène interne au Catholicisme. C'est un phénomène interne à l'Eglise occidentale qui est intervenu après sa séparation de la partie orientale de l'Eglise; il n'a pas pu se développer avant. 


Je vous parle là d'une expérience vraiment épouvantable et, plutôt que de parler de l'Histoire, je vais vous partir de ma propre "petite histoire" de soixante-treize ans. J'entrais au monastère à l'âge de vingt-deux ans, exactement l'année où s'ouvrit le Concile Vatican II. Avec mon expérience en Grèce et tout cela, je devins moine è Chevtogne (1) et nous étions réellement heureux de l'espoir que, maintenant, l'Eglise romaine allait revenir sur ses pas; il y avait beaucoup de signes que cela devrait arriver: Paul VI voulait très fortement et profondément la réconciliation avec l'Eglise orthodoxe. Il était en fait l'incarnation de ce Janus de l'Eglise occidentale:

- D'un côté il voulait concélébrer la Liturgie avec le patriarche Athénagoras, quand ils se rencontrèrent à Jérusalem, et il avait apporté un calice en or pour cela. Mais les œcuménismes (grâce à Dieu) séparèrent ces deux vieux hommes, car la situation serait devenue pire qu'avant après un tel acte. Il proposa d'offrir le calice au Patriarche;
- Et il est prouvé qu'il voulait rendre la messe latine acceptable pour les Protestants par les réformes liturgiques, sans penser, sans se rendre compte qu'elle deviendrait, dans le même temps, totalement inacceptable aux Orthodoxes.

Comme vous voyez, l'Eglise Catholique se trouve entre deux positions opposées: l'Est orthodoxe et l'Ouest protestant. Et l'évolution générale n'est pas allée vers l'est, mais vers l'ouest; cela devint une lente "auto-protestantisation" de l'Eglise romaine, une auto-sécularisation, avec toute cette destruction que nous avons vue, aussi bien physique que spirituelle. C'est réellement un désastre historique d'une dimension sans précédant. Voyez-vous, le Protestantisme est un virus interne du Catholicisme et l'Eglise Catholique Romaine n'a pas d'anticorps contre ce virus; l'anticorps c'est l'Orthodoxie qui, pendant cinq cents ans, n'a jamais été tentée pas le Protestantisme; même s'il y eut un patriarche œcuménique qui eut des sympathies pour le Calvinisme (il y en eut bien un…) ce fut anecdotique et cela n'a aucune influence sur la conscience Orthodoxe. L'Eglise Orthodoxe a eu beaucoup d'occasions d'être infectée par le Protestantisme et le sécularisme, mais elle n'a pas succombé, ou seulement en surface.

Plutôt un rhume qu'un cancer?


Oui, un rhume et non un cancer. Et c'est réellement une tragédie de dimension historique.

Bien des Catholiques s'en rendent maintenant compte car ils ne considèrent plus l'Eglise orthodoxe comme un concurrent ou un adversaire. C'est pourquoi ils les aident de toutes les façons possibles à établir leurs paroisses en Occident; ils leur donnent leurs églises pour qu'ils servent la Liturgie sur des autels catholiques — cela aurait été inimaginable auparavant.

(… )
Les Russes célèbrent continuellement des Liturgies solennelles dans la cathédrale St. Nicolas de Bari. J'en ai vu une célébrée par un métropolite russe, avec près de 20 prêtres et un grand chœur. Et j'ai pensé "c'est la Liturgie que demande cette magnifique cathédrale". Mais quand elle fut terminée, une messe latine commença… et on en aurait pleuré; on aurait voulu demander: "que faites-vous ici?" 


Quelle issue pour ceux qui s'interrogent?

Je pense que la seule issue c'est qu'ils retrouvent leur propre Orthodoxie car, sauf si Dieu fait un miracle sans précédant en tournant tout le monde vers l'Orthodoxie byzantine: il y a tout une culture qui s'y oppose. Mais ils doivent se tourner vers leur propre Orthodoxie, leurs propres traditions.

Durant toutes ces années, quand j'ai écrit mes petits livres j'avais pour objectif, comme moine, d'aider les gens à avoir une vie spirituelle, à redécouvrir, à réintégrer leur propre héritage lequel, évidement, est le même que le nôtre car nous avons les mêmes racines. Mais le résultat de mes efforts est proche de zéro, du moins parmi les moines; surtout parmi les moines: les livres sont essentiellement lus par des laïcs, non par des prêtres ou des moines... Les moines sont ceux qui pratiquent le yoga, le reiki etc. Quand on dit cela à des moines russes, ils sont choqués, ils ne peuvent imaginer qu'une telle chose puisse exister. Je ne les juge pas, Dieu merci, c'est notre Seigneur qui va juger le monde et non pas moi; mais cela signifie que les gens ne cherchent pas une solution, une réponse, dans leur propre tradition. Ils cherchent en-dehors d'elle, dans des religions non-chrétiennes.

Pour moi, des moines catholiques qui pratiquent la méditation Zen, c'est comme des moines Zen qui prieraient les stations de la Croix. C'est complètement absurde. La souffrance a une origine différente dans le Bouddhisme: elle est vaincue d'une façon différente du Christianisme; il n'y a pas e sauveur crucifié. Pourquoi méditeraient-ils sur le Chemin de Croix? Il est évident qu'ils ne le font pas! Et comment un moine Chrétien, qui croit en un Dieu personnifié, peut-il prier l'univers impersonnel du Zen? Dans ces monastères ils ont des jardins Zen… Mais peut-on imaginer un Chemin de Croix dans un monastère Zen? Ce n'est pas imaginable.

Ils ont en fait perdu leur identité propre

Mais ce qui est si frappant, c'est qu'ils n'essayent même pas de chercher leurs propres racines – la source qui a été remplie de détritus. Ils semblent convaincus qu'il n'y a rien à chercher et qu'il n'y a jamais rien eu là.

Ainsi nous devons aussi chercher cette source. Je me souviens assez bien de ma jeunesse monastique – il y avait ceux, dans le monastère, qui considéraient qu'il n'y avait rien là, que tout était sec. Puis arriva un maître du Zen, un Jésuite (très connu; il est mort depuis longtemps), et ce fut une révélation. Il y avait au moins quelque chose de spirituel… Ils n'avaient connu du formalisme. Grâce à Dieu, j'avais découvert les Saints Pères et la littérature monastique des premiers siècles avant d'arriver au monastère. Ce n'est pas le monastère qui m'a enseigné. J'ai continué ma recherche au monastère.
(…)
Je sens que ma voie consiste à prouver, y compris aux Orthodoxes, qu'il est possible de redécouvrir nos bases communes, même dans la tradition occidentale, et d'en vivre. Nous ne pouvons y arriver par nous-même, évidement, mais seulement avec la Grâce de Dieu. Ensuite j'atteignis un point où je ne pouvais plus supporter de n'être que dans une communion spirituelle avec l'Eglise orthodoxes proche de mon cœur. Je voulais une véritable communion sacramentelle. Alors je l'ai demandée. 


Pensez-vous qu'on doive obligatoirement vous suivre pour retrouver nos propres traditions occidentales?

C'est difficile à dire car cela peut ne pas être techniquement possible pour tout le monde: l'Eglise orthodoxe n'était pas si bien représentée en Occident! C'est en train de changer actuellement et j'ai plusieurs amis qui suivent la même voie: ils sont "orthodoxes", mais pas dans le sens confessionnel; je ne sais s'ils deviendront jamais Orthodoxes.

Mon expérience personnelle m'enseigne qu'on ne trouve pas toujours de l'aide du côté orthodoxe. Le prosélytisme n'est normalement pas orthodoxe et parfois vous ne recevrez aucune aide concrète. J'en ai même été découragé: quand j'étais un jeune étudiant il y avait un théologien connu (que je ne nommerai pas) qui m'a littéralement interdit, ainsi qu'aux autres moines de Chevtogne, de devenir Orthodoxes. Il a dit non! Vous ne devez pas devenir Orthodoxes! Vous devez souffrir dans votre chère la tragédie de la séparation… Je l'ai fait parce que je n'avais pas d'autre issue. Je me suis adressé à un autre métropolite orthodoxe Russe pour obtenir de l'aide – il ne m'a pas aidé. Il m'a simplement tourné le dos. Et c'était la volonté de Dieu. Au bon moment c'est arrivé tout seul, en douceur. Vraiment. Comme une lettre à la poste suisse. Mais avant cela semblait impossible.

Les Orthodoxes doivent-ils plus aider ceux doutent? Ceux qui cherchent leurs racines?

Ils doivent mieux connaitre leur propre foi et être capables de répondre aux questions. Ils ne doivent pas critiquer tout et tout le monde comme bon nombre de convertis sont enclins à le faire. Oui, ils doivent être capables de répondre aux questions essentielles. Toutefois, je parle là de mon expérience personnelle en Suisse mais je pense que c'est différent en Amériques, où il y a des centaines d'églises différentes, des dénominations Protestantes, et elles sont pour ainsi dire toutes égales; et il y a aussi, malheureusement, des douzaines d'Eglises orthodoxes. Il y a en fait trop de choix et on s'y perd. Malgré cela, il est toujours difficile pour certains Américains orthodoxes venir et déclarer "ceci est la véritable Eglise". Pourtant c'est plus facile en Amériques car il n'y a pas d'Eglise "dominante". Ce n'est pas comme en Italie, en Espagne, ou même en Allemagne où il y a deux Eglises dominantes, la catholique et la protestante. Côte à côte ou l'une sur l'autre, selon le point de vue où on se place; l'Eglise catholique est une confession dominante. Toute activité Orthodoxe serait mal reçue, je suppose, en tout cas pour autant qu'elle dépende de l'Eglise catholique. Obtenir une église, célébrer, quand vous êtes trop pauvre pour bâtir votre propre église, vous devez obtenir le bon vouloir des évêques catholiques. Mais je pense que la situation est différente en Amériques.

De toute façon je suis contre toute espèce de prosélytisme, mais nous devons répondre aux questionnements, dire ce que les choses sont si les gens veulent savoir. Dieu appelle chacun à cela, disons, "à sa juste place".

Est-ce que la population locale, non Orthodoxe, vous pose des questions?

La population locale me connait depuis trente ans (…) et connaissait notre proximité de l'orient Chrétien (…) Une femme, une simple ménagère sans éducation universitaire, qui avait appris que nous étions devenus Orthodoxes, m'a dit: "Je veux juste que vous sachiez que vous serez toujours notre Père Gabriel, et vous faites ce que vous nous avez toujours dit de faire – revenir à nos racine. L'Eglise orthodoxe est justement ce qu'elle fut à l'origine" Ainsi une personne ordinaire, sans aucune formation théologique, peut comprendre le sens de cela. Ces gens ne sont pas choqués, nous n'avons rencontrés aucune opposition (…) Quand j'ai été sacré abbé de mon monastère (un grand mot pour une petite réalité*), plusieurs Catholiques étaient présents, dont beaucoup de moines Bénédictins. Ils avaient demandé s'ils pouvaient venir; ils voulaient être là. Ils étaient présents à la Liturgie orthodoxe et je les ai présentés à l'évêque, qui les accueillit aimablement. Ce n'était pas perçu comme un acte hostile envers eux ou l'Eglise catholique, mais plutôt comme l'aboutissement de ce dont j'avais toujours parlé; ils pouvaient voir que j'étais logique avec moi-même.

Beaucoup d'entre eux auraient même voulu faire comme moi, mais ils sont trop liés au monde dans lequel ils vivent, ou bien leur connaissance de l'Orthodoxie, de la tradition apostolique, est insuffisant. 

Conclusion: nous devons retourner à nos racines.

Note de l'auteur:
(1) L'abbaye de Chevetogne, ou de la Sainte Croix, est un monastère catholique bénédictin situé en Belgique, dans la province de Namur, fondé en 1939. Le monastère a deux églises, l'une célébrant en rite latin et l'autre en rite byzantin.

Note du rédacteur:
* Le père Gabriel avait un seul compagnon, maintenant décédé.

Source ; Nun Cornelia (Rees)spoke with Schema-Archimandrite Gabriel Bunge

V.GOLOVANOW



mardi 11 juin 2019

Mission Orthodoxe de Grasse.

Cette nuit, 29/05//11/06, nous avons célébré pour la première fois en France, l'office complet,(traduit par nos soins) 
de Saint Luc le chirurgien Archevêque de Crimée.
 En présence de ses reliques amenée de Simféropol,
 par le père Anton ODAYSKY de la paroisse des Saint Archanges de Cannes ERHF.
L'homélie a repris, la préface du livre" L'exploit de toute une vie", En reprenant et approfondissant le thème du dernier paragraphe concernant l'expérience de la souffrance, accepté en Christ comme source créatrice.

Par les prières de Saint Luc!


vendredi 7 juin 2019


Office pour Saint Luc de Crimée
29 mai / 11 juin

Traduction collective Mission orthodoxe de Grasse

Vêpres, Matines et Divine Liturgie

Aux Grandes Vêpres :



Lucernaire, t.4

Ô saint Luc, hiérarque du Christ, sainte offrande offerte à Dieu, tu es apparu comme semence de la sainte Église du Christ et louange de la terre de Crimée. Médecin des âmes et des corps, prie le Christ que soient délivrés de toute maladie et de tout malheur ceux qui vénèrent ta glorieuse mémoire avec foi et amour.

Saint confesseur, archipasteur bienheureux, tu es apparu comme un modèle de piété et une source de guérisons. Au milieu des persécutions tu n'as cessé de servir l'Église et de guérir les malades, soignant les souffrances des hommes. C'est pourquoi, célébrant cet office solennel, avec des louanges nous te magnifions.

Lorsque tu entendis la divine voix, ô bienheureux Luc, tu pris ta croix pour suivre le Christ au travers des afflictions, des maladies et des tourments,  gardant un amour ardent et une foi profonde, c'est pourquoi avec des hymnes spirituels nous te magnifions.

ton 8 :

Vénérant ta mémoire sacrée par des louanges, ô saint Luc, les enfants de la sainte Église Orthodoxe se réjouissent spirituellement, recevant la guérison de leurs maladies et de leurs infirmités comme d'une source inépuisable. A nous aussi, ô médecin bienheureux, accorde-la par tes saintes prières.

Ô saint hiérarque, sage en Dieu, apologète et habile médecin, tu es apparu semblable à l'apôtre Luc, l'imitant par l'ascèse et la miséricorde, et tu as affermi la vraie foi dans les ténèbres de l'impiété. C'est pourquoi nous te prions : par tes prières, guéris et illumine nos âmes.

Ô saint Luc bienheureux, dans l'exil et les prisons, tu te joignais aux malades et aux malheureux tous les jours, acceptant les souffrances au nom du Christ. Dissipant la froidure de l'hiver par la douce chaleur de la miséricorde divine, tu t'es uni à la Lumière éternelle, le Christ Dieu. C'est pourquoi nous te prions : par tes prières, guéris et illumine nos âmes.

Gloire... t.8

Saint Luc, père merveilleux, serviteur des divins Mystères, ouvrier de la vigne du Seigneur, affirmation de la foi orthodoxe,  pilier inébranlable de la sainte Église, source abondante des guérisons, et  intercesseur des enfants de Crimée, prie la sainte Trinité pour le salut nos âmes.

Et maintenant…Théotokion dogmatique

Entrée. Lumière joyeuse.
Prokimenon du jour.
Lectures. Pour un hiérarque.

Litie, ton 6 :

En ce jour, réunis par la grâce de l'Esprit divin, vénérons l'icône et chantons des hymnes de louange, célébrant la mémoire du saint hiérarque et confesseur Luc. Nous rendons grâce à Dieu, admirable dans ses saints et nous te prions, ô sage médecin : comme tu as de l'audace auprès du Roi de Gloire, prie-le que soient délivrés de tous malheurs ceux qui te vénèrent avec amour.

Ô bienheureux hiérarque Luc, tu es apparu tel un luminaire rayonnant de la vraie foi, illuminé de nombreuses vertus, chassant les ténèbres de l'impiété et éclairant pour les fidèles la voie du salut. Et maintenant, habitant les demeures célestes, prie le Christ Dieu de sauver nos âmes.

Ton 1 :

Saint hiérarque Luc, confesseur du Christ, gloire de la Crimée, affirmation de la foi dans la ville de Simféropol, bouclier des pieux fidèles et victorieux des ennemis, médecin généreux de ceux qui souffrent, tu es notre aide, notre protecteur et intercesseur pour nos âmes.

Illuminé par la divine connaissance, tu t'es revêtu de nombreuses vertus et les louanges que tu offrais au Seigneur étaient comme une source d'eau vivifiante pour les fidèles, auxquels tu annonçais les miséricordes divines.


En ce jour le ciel et la terre se réjouissent et rendent gloire à l'Église  de Russie, c'est le jour de la glorification du grand Saint de Dieu, le hiérarque Luc, thaumaturge et sage médecin, digne de louanges, intercesseur assidu en faveur de nos âmes.

Gloire…t.8

Ô père hiérarque Luc, pour ta vie pleine de labeur, le Seigneur t'a  gratifié du don de guérir les infirmités. C'est pourquoi nous te
prions : garde tous ceux qui vénèrent ta bienheureuse mémoire et qui accourent vers toi avec amour, de toute maladie de l'âme et du corps et prie le Christ notre Dieu pour qu'Il nous accorde la paix et sa grande miséricorde.

Et maintenant... Théotokion :

Ô Vierge Inépousée, de toi Dieu a pris chair, ô Mère de Dieu très pure, toi qui accordes à tous la purification des péchés. Maintenant, accepte nos prières, ô Toute pure, et prie pour que nos âmes soient sauvées.

Apostiches, ton 2 :

Lorsque les hommes iniques, aveuglés par la rage de l'incrédulité, ont ordonné de violentes persécutions contre l'Église du Christ et ont persécuté de nombreux pasteurs, tu n'as pas hésité, par amour du Christ, à recevoir la prêtrise dans la terre de Samarkand, gardant comme un trésor les enfants que le Seigneur te confia.


Verset : Tes prêtres se revêtiront de justice, et tes Saints exulteront en Dieu notre Sauveur.

Lorsque les persécuteurs impies, accomplissant l'ordre des sans-loi, t'ont saisi et envoyé en exil comme un vulgaire malfaiteur, ô saint confesseur, tu passas de ville en ville sur la terre de Sibérie, soutenu par la foi en Christ, illuminé par les œuvres apostoliques,  guérissant ses habitants de leurs infirmités d'âme et de corps.

Verset : Bienheureux l'homme qui craint le Seigneur et qui accomplit ses commandements.

Lorsque des meurtriers, remplis de haine, mentirent sans vergogne à ton encontre, t'emprisonnant et te faisant subir de cruelles tortures, tu n'as pas craint tes bourreaux impies, ô saint et glorieux confesseur Luc, et mettant toute ta confiance en Dieu, tu fus un exemple de courage pour les fidèles.

Gloire, t.6

Venez, tous les peuples, vénérons l'admirable hiérarque, revêtu de la gloire de Dieu, qui par ses prières nous envoie la grâce du salut et  par ses reliques sacrées répand sur nous la guérison. Rendons donc de dignes actions de grâces à Dieu pour un tel guérisseur et saint confesseur, miséricordieux et digne de louanges.

Et maintenant...

 Ô notre Souveraine , Mère de Dieu, tu es la vraie vigne qui nous a donné le fruit du salut. Nous te prions : intercède avec saint Luc pour que nos âmes soient sauvées.

Tropaires  t. 1

Ô héraut de la voie du salut, confesseur et grand pasteur du troupeau de Crimée, fidèle gardien des traditions des Pères, pilier inébranlable et maître de l'Orthodoxie, prie sans cesse le Christ notre Sauveur d'accorder aux chrétiens orthodoxes le salut et une foi profonde, ô saint Luc, médecin divinement sage.

Gloire…. et …maintenant… t. 1

Comme une étoile illuminée de vertus, ô saint hiérarque, tu as rendu ton âme angélique ; et honoré du rang d'évêque, tu as beaucoup souffert en exil aux mains des impies. Et pourtant, inébranlable dans la foi, tu as soigné beaucoup de gens avec la sagesse qui guérit. Le Seigneur a donc glorifié ton corps précieux, qui a été enlevé du sein de la terre, afin que nous, les fidèles, puissions crier vers toi : Réjouis-toi, saint Luc, notre père, fierté et force de la terre de Crimée.

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Matines

- Le Seigneur est Dieu…

Tropaires :

- Tropaire de Saint Luc : 2 fois

Gloire… et maintenant…  t. 1

Le saint Archange Gabriel annonça à la Vierge Marie : réjouis-toi car le Verbe de Dieu est avec toi. Le saint roi et prophète David proclama : Tu es apparue plus grande que les cieux, car tu as porté dans ton sein le Créateur, c'est pourquoi nous clamons : Gloire à Celui qui a demeuré en toi, gloire à Celui qui est né de toi, gloire à Celui qui nous libère par ton enfantement.

Après les stichères, t.3

Ô saint hiérarque, nouvelle étoile étincelante de l’Église du Christ, tu illumines les âmes des fidèles par tes douces prières auprès du Seigneur. Tu t'es endormi mais tu nous visites divinement, dissipant nos ténèbres. Nous te prions, ô saint Confesseur de la vraie foi, de nous préserver des artifices du Malin et de toutes inimitiés et de nous conduire sur le chemin du salut.

Gloire… et maintenant…

Glorieuse  Mère de Dieu, tu es la divine nourriture des saints confesseurs, la joie des intercesseurs, la louange des fidèles. Garde-nous de tout mal, intercédant sans cesse pour le pardon de nos péchés auprès de ton Fils et ton Dieu, la lumière de nos vies.

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Office des Saintes Huiles :

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Nous te louons, nous te glorifions et nous te demandons avec foi, ô confesseur invincible de l’Orthodoxie, saint hiérarque Luc, d'intercéder pour nous auprès du Maître de l'univers le Christ notre Dieu.

Sedalen, t.4

Nous te magnifions avec gratitude, ô saint hiérarque Luc. Tu réjouis nos âmes et tu guéris nos maladies, aussi nous glorifions ta divine intercession auprès de Dieu, comme  confesseur de la vraie foi et guide précieux vers le Seigneur, médecin des âmes et des corps. Gloire à Dieu qui t'a glorifié dans le ciel. Prie-le de sauver nos âmes.

 Gloire… et maintenant…Theotokion

Ô Sainte Vierge, Mère de Dieu, tu es notre guide, aussi nous te prions : sauve-nous !

Prokimenon, t.1

Ma bouche dira la sagesse… ( idem qu'à la liturgie )

- Evangile de Jean, 35
- Psaume 50

- Stichère après le psaume :

 Ô Saint Luc, confesseur de la vraie foi, tu élèves sans cesse ton esprit vers le Seigneur, et nous éclaires par la lumière de la divine sagesse. Guérissant les maladies de nos corps et de nos âmes, tu nous délivres de tout mal et nous protèges des misères de ce monde. Sans cesse, nous te glorifions et demandons ton intercession auprès du Christ, notre Dieu.


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Canon à Saint Luc t.8

Ode 1

Hirmos :  Glorifions sans cesse le Dieu de miséricorde, que la terre et le ciel chantent Sa Gloire.

Ô saint hiérarque Luc, tu vécus comme un ange dans la ville de Simféropol que tu as illuminée de la divine sagesse, témoignant de la vraie foi à ses habitants, aussi le monde te glorifie avec le Maître de l'univers, notre Seigneur Jésus-Christ.

Ô saint hiérarque Luc, prie le Christ notre Dieu de nous pardonner toutes nos fautes volontaires et involontaires afin que nous chantions avec toi des hymnes d'actions de grâces au Seigneur.

Tu es apparu sur la terre de la Crimée comme  confesseur du Christ, fondement inébranlable de l'Orthodoxie et sûr bouclier de la piété. Par ta miséricorde envers les malades et les pécheurs, bon médecin de la sagesse de Dieu, nous te glorifions dans le Christ notre Dieu. 

Théotokion : Tu es le rempart et le secours de ceux qui t’invoquent, ô Mère de Dieu, c’est pourquoi avec amour nous te clamons : sauve-nous, ô Souveraine, et enseigne-nous à rendre grâce au Seigneur et à chanter sa Gloire.

Ode 3

Hirmos : Par ton esprit rends-moi semblable au Mont Sion, ô Christ, élève-moi et affermis-moi dans l'espérance, ô toi qui répands la rosée de la grâce, ô Ami des hommes.

Source de la divine Sagesse, tu as désaltéré chaque âme de l’eau de la vie éternelle et tu guéris les maladies des âmes et des corps. Par tes prières auprès de notre Seigneur Jésus-Christ, intercède sans cesse pour qu'il nous envoie la grâce du salut.

Ô saint confesseur de la vraie foi, bienheureux père Luc , bon pasteur qui montre la voie du salut menant au Royaume des cieux, couronné de la Gloire divine par ton ascèse, prie notre Seigneur de nous couvrir de sa grâce et de sa miséricorde.

Par la volonté du Seigneur, tu supportas avec abnégation et sans murmure l'incarcération, l'exil en Sibérie au Nom du Seigneur et de sa sainte Église, préparant ton salut par ta grande patience et édifiant les âmes des fidèles par ton saint exemple. Aussi nous te vénérons avec amour, t’honorant de nos louanges. Prie notre Seigneur de nous garder par sa grâce et sa miséricorde.

Théotokion :  Le grand Archange nous apprend comment t’aimer et par nos chants te glorifier, c’est pourquoi nous te clamons, très sainte Mère de Dieu : réjouis-toi, ô Bienheureuse, le Seigneur est avec toi, réjouis-toi, Joie des anges et des hommes.

Sedalen, t.8

Ô Saint confesseur Luc, à l’image de notre Seigneur Jésus Christ, les yeux de ton cœur tournés vers Lui, tu protèges les habitants de la terre de Crimée de l'athéisme par tes prières et ton divin enseignement. Après ta sainte dormition tu reçus de Dieu la grâce d'intercéder, ô miséricordieux père Luc, pour le pardon et la rémission de nos péchés.

Gloire… et maintenant …

Theotokion : Tu es notre protectrice, notre espérance et notre prompt secours, aussi nous te chantons et te magnifions : Très sainte Mère de Dieu, sauve-nous .

Ode 4

Hirmos : Tu es issu de la Vierge non comme un ange ou un ambassadeur,  mais comme le Seigneur revêtu de notre chair et tu as sauvé tout mon être ; c'est pourquoi je te crie : Gloire à ta puissance, Seigneur.

Le Seigneur Jésus-Christ a donné sa vie pour notre salut et par son Précieux Sang  établi sa sainte Église, et toi, ô saint Luc, levant les mains vers le Seigneur, tu intercèdes pour que nous trouvions le salut.

"L'amour n'aura pas de fin" nous enseigne le divin apôtre Paul dans le saint Esprit, et toi, ô saint hiérarque Luc, tu œuvras jour et nuit pour gagner ainsi les fruits de l’amour, guérissant les malades, nourrissant les veuves et les sans-abri, toi le rayonnement de l’amour de Dieu.

Ayant acquis la connaissance donnée par Dieu, tu enseignais à ton peuple la vraie foi et tu éclaires toute âme de la lumière divine.

Théotokion :  Tu es notre rempart, ô très pure Mère de Dieu. Délivre-nous de toute passion, malheur et de toute affliction, nous qui chantons au Christ Sauveur : Gloire à ta Puissance, Seigneur.

Ode 5

Hirmos :  Par tes préceptes , ô Christ Dieu, tu as manifesté tes commandements, c'est pourquoi, ô Donateur de Lumière, depuis le lever du soleil, nous te glorifions.

Ô glorieux saint Luc, tu appris à magnifier la sainte, consubstantielle et indivisible Trinité : Le Père, Le Fils et Le Saint Esprit, devenant le miroir de la sagesse divine par la pureté de ton cœur et l'Esprit de Dieu.

Ô saint hiérarque Luc, tu as été tout pour tous, à l’instar de l’apôtre, afin d’en sauver quelques-uns, accomplissant ton exploit archipastoral, observant les règles des Pères, ne cessant de servir pour le salut de ton troupeau.

Ô Saint Luc, luminaire de la Sainte Église, par ta bénédiction et tes œuvres, je te prie d'intercéder pour moi pécheur et de m'assister devant le redoutable tribunal du Christ afin que je puisse moi aussi entrer dans le Royaume des Cieux.

Théotokion : Ne dédaigne pas les supplications de tes serviteurs, ô Mère de Dieu très pure, mais avec saint Luc notre père  bien-aimé, porte nos prières à ton Fils, pour que nos âmes soient sauvées.

Ode 6

Hirmos : Rejeté dans les  profondeurs de la mer, j'ai vu tes miracles, Seigneur.

Ô miséricordieux Luc, empli de l’amour du Christ, tu donnas ta vie pour tes enfants, et comme un ange, tu fus présent pour ceux qui étaient proches comme pour ceux qui étaient au loin, tu soumis les cœurs endurcis, tu réconcilias les ennemis, et tu montras à tous la voie du salut.

Enseignant les préceptes de la foi orthodoxe, ta sainte vie fut gratifiée par les bienfaits que tu reçus de Dieu, le discernement et l'humilité. O saint pasteur, prends soin de ceux qui vénèrent ta sainte mémoire.

Tu as œuvré à la moisson dans les champs du Seigneur, saint hiérarque. Intercède pour nos pasteurs afin qu'ils gardent fidèlement la sainte Tradition et l'enseignement du Saint Évangile, gardant comme un trésor la foi orthodoxe et nous protégeant de l'ennemi du genre humain. Et nous qui te magnifions, ô saint hiérarque Luc, nous glorifions le Christ notre Dieu.

Théotokion : Ô Marie, jeune Vierge, élue de Dieu, nous te glorifions et te chantons : accepte nos prières et exauce nos supplications.

Kondakion, ton 1 :

Tu as éclairé la nuit de l'impiété par tes vertus comme une étoile étincelante, et tu as beaucoup souffert des mains de tes persécuteurs. Tu es resté ferme dans la foi et ta sagesse de médecin a guéri beaucoup d'hommes. C'est pourquoi nous te clamons avec amour : réjouis-toi, qui es glorifié par les victoires, réjouis-toi, saint Luc, réjouis-toi, louange et rempart de la terre de Russie.

Ikos :

Ô Luc, glorieux thaumaturge, tu as été illuminé par les divins enseignements. Repoussant toute inclination charnelle, tu te soumis à la volonté du Seigneur. Imitant les Apôtres qui, à la parole du Christ, abandonnèrent tout et le suivirent, ô Saint, tu obéis au Seigneur qui t’appela par la voix de l’évêque, et tu reçus la prêtrise dans l’Église du Christ, c’est pourquoi nous te magnifions comme  guide de la sagesse de Dieu.

Ode 7

Hirmos : Au début, Tu fondas la terre et instauras les cieux par ta parole, Dieu de nos pères, béni sois-tu dans les siècles des siècles.

Versant les saintes huiles sur les plaies de nos âmes et de nos corps, tu as pris ta Croix et suivi le Christ, tu as œuvré dans les vignes de Dieu, partageant sa parole de vérité.  Et nous, désormais, chantons joyeusement : Béni soit le Dieu de nos pères.

Ôsaint pasteur et hiérarque Luc, tu donnas ta vie pour tes enfants, protecteur des affligés, confesseur de la foi orthodoxe et tu t'élevas contre le pouvoir des sans-loi, étant toujours du côté des pauvres et des humiliés. Et nous, désormais, chantons joyeusement : Béni soit le Dieu de nos Pères.

Le peuple de Simféropol et ceux qui  vénèrent ta mémoire sacrée se réjouissent de te voir intercéder auprès du Dieu de miséricorde.  Et nous, désormais, chantons joyeusement : Béni soit le Dieu de nos Pères.

Théotokion : Ô très pure Mère de Dieu, source de la joie de ceux qui te chantent avec amour et te glorifient avec foi, accorde-nous la joie ineffable et rends-nous dignes de la Lumière éternelle, ô toute bénie.

Ode 8

Hirmos :Toi qui couvres les cieux par les eaux, toi qui a mis le sable comme  limite à la mer, tu tiens tout dans ta main. Le soleil te chante, la lune te glorifie, toute la création te rend gloire, ô Créateur de toute chose, dans les siècles des siècles.

Ton prénom ô saint Luc, comme un parfum de bonne odeur, réjouit les âmes des fidèles qui te vénèrent avec foi et nous rendons de dignes actions de grâce au Christ notre Dieu dans les siècles des siècles.

Maintenant que tu contemples la Gloire de Dieu, porte ton regard sur nous, indignes et misérables serviteurs, et intercède auprès du Dieu de miséricorde afin qu'il nous accorde le pardon de nos fautes.
Et nous,  offrons de dignes actions de grâces au Christ dans les siècles des siècles.

Ô saint hiérarque Luc, tu as achevé ta sainte vie en t'unissant au Christ notre Dieu, aussi nous rendons de dignes actions de grâce au Christ dans les siècles des siècles.

Théotokion : Tu as suivi les commandements de ton Fils, ô Mère de Dieu, et par ton enfantement tu as relevé le genre humain de la chute d’Adam et l'as délivré de la malédiction d’Êve, louant le Créateur de toutes choses dans les siècles des siècles.

Ode 9

Hirmos : Béni soit le Seigneur, le Dieu d'Israël, qui a instauré le salut pour la maison de David, son élu, des hauteurs de l'Orient. Il nous a visités et nous guide sur le chemin de la paix.

Ô sage hiérarque, toi qui converses avec les anges et guides les hommes, à l’instar de l’évangéliste et apôtre dont tu portes le nom, après la Sainte Communion tu t'es endormi afin de rejoindre le Royaume des cieux.

Maintenant que tu vis avec les Puissances des cieux, nous te demandons d'intercéder auprès du Seigneur Jésus-Christ pour le pardon de nos péchés et la correction de notre vie.

Après ta sainte dormition, saint thaumaturge Luc, bienheureux pasteur, sois notre consolateur auprès du Christ afin que nous puissions mener notre vie en toute piété et sainteté.

Théotokion : Avec l’Archange, nous te clamons : réjouis-toi, ô toute pure, car tu as enfanté le Roi céleste, ô Vierge Mère de Dieu, et nous te supplions : délivre tes serviteurs de la mort éternelle.

t. 4

Ô saint hiérarque Luc, portant volontairement les marques du Christ sur ton corps et dans ton âme, tu t'es endormi mais tu vis dans le Royaume des cieux, ornement de la sainte Église et nous te chantons et glorifions le Christ notre Dieu.

Gloire… et maintenant… Theotokion, t.8

Ne me repousse pas, Dame souveraine, ne me repousse pas comme un étranger, moi qui me suis éloigné de ton Fils, comme un misérable. Mais purifie-mon âme de toute souillure.

t.1

Réjouis-toi, terre de Crimée car tu possèdes tel un trésor sacré les reliques du saint médecin Luc, héritier de la béatitude des miséricordieux, selon la parole du Seigneur. Prie Dieu de sauver nos âmes.

Réjouis-toi, ville de Simféropol. Réjouissez-vous, fidèles gardiens des reliques du saint confesseur et thaumaturge Luc qui guérit les maladies des corps et des âmes. Et nous aussi, nous vénérons ta mémoire sacrée et nous glorifions le Christ notre Dieu.

Les reliques de ton saint corps se trouvent en la cathédrale de la Sainte Trinité et tous ceux qui y viennent pour t'honorer reçoivent ton aide et la guérison des maux de l'âme et du corps. Ô saint hiérarque Luc, prie Dieu de sauver nos âmes.

Gloire … t.8

Ô Luc le théophore, les fidèles orthodoxes persécutés pour la justice, entendant parler des fructueuses vertus de ton âme, te voyant au nombre des saints hiérarques, comme un digne réceptacle de la grâce divine qui remédie aux faiblesses et supplée aux déficiences, furent en admiration devant le divin plan te concernant et t’offrirent ces louanges. Prie Dieu de sauver nos âmes.

Maintenant…

Très Sainte Mère de Dieu, reçois nos prières et sauve nous !

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Divine Liturgie :

Bienheureux du canon, ode 3 et 6.

Prokimenon, t.1

 Ma bouche dira la sagesse,
et le murmure  de mon cœur, l'intelligence.
Verset : Ecoutez ceci, tous les peuples, prêtez l'oreille, tous les habitants de l'univers.

Apôtre aux Hébreux, 318.
Évangile de Saint Matthieu, 11.

Communion : En mémoire éternelle sera le juste, il ne craindra pas l'annonce du malheur.

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Prière à St Luc de Crimée :

Ô Saint thaumaturge Luc, chirurgien de Crimée, confesseur aimant le Christ ! Entends la prière de pécheurs que nous t'adressons  avec tendresse devant tes reliques sacrées, et présente-la au Dieu de miséricorde, toi qui maintenant contemples sa gloire avec tous les saints. 

Demande au Christ notre Dieu ce qui est nécessaire au salut de nos âmes, la connaissance de la vraie foi et guéris par la grâce que Dieu t'a accordée les blessures de nos âmes et de nos corps. Garde-nous  des artifices du malin , de toute inimitié et désordre, nous tenant éloignés de l'hérésie et du schisme.

Ainsi, purifiés et sans reproche, nous pourrons nous tenir devant le trône de Gloire de notre  Dieu, glorifiant sans cesse la vérité du Père, du Fils et du Saint-Esprit dans les siècles des siècles. Amen.

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