jeudi 15 février 2018


"NOUS PENSIONS QU'IL NE MOURRAIT JAMAIS"
En mémoire de Dobri Dobreva



mardi 13 février 2018


Chers amis, cher Père Gontran,

Nous avons besoin de votre aide!
Pourriez-vous diffuser par e-mail le plus largement possible cet appel urgent auprès de vos proches et amis?

Nous lançons cet appel pour rassembler les fonds nécessaires et financer notre programme  d'aide d'urgence aux personnes sans-abri confrontées à l’hiver russe. Merci de votre soutien. Nous devons tenir jusqu’à fin mars !

Alexandre Eltchaninoff

La nuit dernière la température à Saint-Pétersbourg est descendue à -10° L’an dernier, à Saint-Pétersbourg, plus de mille personnes sans abri sont encore mortes dans la rue faute d’avoir trouvé de l’aide. 
Grâce à vos dons, des associations et paroisses russes sauvent de la mort et des amputations des centaines d’hommes et de femmes chaque année. Les moyens manquent pour chauffer les tentes de nuit jusqu’à fin mars, distribuer des repas chauds et des couvertures, pour les soins d’urgence et tenir jusqu’au printemps.
Chaque rouble, chaque euro comptent pour sauver des vies. Chaque nuit, des personnes n’ayant pas trouvé d’abri ne se réveillent pas le matin venu. En accentuant nos efforts, nous permettrons à nos amis de Saint-Pétersbourg de tenir jusqu’à la fin de l’hiver !
 Soyons nombreux à les aider ! Merci de vos dons ! 

Pour plus de renseignements, téléphonez-moi au 00 33 (0)1 42 50 53 46.

-Par chèque à ACER-RUSSIE 91, rue Olivier de Serres, 75015 Paris
à l'ordre d'ACER-RUSSIE en indiquant au dos " Appel urgent froid "

-Par Virement : La Banque Postale, ACER-RUSSIE, IBAN FR 45 2004 1000 0115 37 359Y02097 BIC: PSSTFRPPPAR

Un reçu fiscal sera envoyé à chaque donateur 

Merci encore de votre fidélité et de votre soutien,
Amicalement

Alexandre Eltchaninoff


Помогите бедным России
Сейчас температура в Петербурге опускается до – 10°. Россия находится в тяжёлом кризисе. Постоянное повышение цен тяжёло переносится бедными слоями населения. В Санкт-Петербурге, в прошлом году, более 1000 человек умерли на улицах.
Благодаря Вашим пожертвованиям ежегодно русские ассоциации и приходы спасают от смерти или от ампутации конечностей сотни мужчин и  женщин.
Не хватает средств на обогрев палаток людей без постоянного места жительства, для раздачи им теплой еды, ожежды и одеял и для предоставления им первой медицинской помощи.
Мы должны собрать необходимые средства для того, чтобы лица без постоянного места жительства в Санкт-Петербурге смогли пережить зиму.
Для большей информации звоните по телефону :
00 33 (0)1 42 50 53 46.
Каждый Ваш дар ценен!
Для чеков:
ACER-RUSSIE -91, rue Olivier de Serres, 75015 Paris- на счёт ACER-RUSSIE сзади чека укажите " Appel urgent froid "
Для банковского перевода: Banque Postale, ACER-RUSSIE, IBAN FR 45 2004 1000 0115 37 359Y02097 BIC: PSSTFRPPPAR
Александр Ельчанинов

91 rue Olivier de Serres
F-75015 PARIS
Tél. : 01 42 50 53 46

mardi 6 février 2018


En Roumanie, la cathédrale de la discorde

Aline Fontaine, correspondante à Bucarest , le 07/02/2018 à 6h56

À Bucarest, derrière le Parlement, s’érige actuellement la future cathédrale nationale de Roumanie et bientôt l’édifice orthodoxe le plus haut du sud-est de l’Europe.
Ce projet titanesque, largement financé par des fonds publics, divise la population, croyante comme non croyante.


La cathédrale du Salut-de-la-Nation s’élèvera sur 120 m de long et 120 m de haut. / Daniel Mihailescu/AFP

À 45 mètres au-dessus du sol, au cœur de Bucarest, 600 ouvriers s’activent jour et nuit. D’ici à début décembre, ils doivent terminer l’ossature de la future cathédrale nationale, pour que le lieu accueille la célébration du centenaire de la Grande Roumanie.
Un symbole pour cette construction qui anime les esprits depuis si longtemps. Dès 1885, le poète Mihai Eminescu avait émis l’idée d’un tel ouvrage pour rendre hommage aux soldats morts pendant la guerre d’indépendance contre les Ottomans. Le roi d’alors, ­Carol Ier, l’avait retenue mais aucun lieu n’avait fait l’unanimité.

En 2005, le gouvernement, conduit par le Parti national libéral, a adopté une ordonnance d’urgence et offert à l’Église orthodoxe 11 hectares à l’arrière du Parlement, aussi connu comme la Maison du peuple, initiée par Ceausescu.

« La cathédrale actuelle de Bucarest est bien trop petite »

« Ce terrain est approprié car sous le communisme, cinq églises se trouvaient dans les environs. Quand Ceausescu a fait raser le quartier pour construire son bâtiment, trois ont été détruites et deux déplacées », explique Vasile Banescu, porte-parole du Patriarcat orthodoxe.

Ainsi, la cathédrale du Salut-de-la-Nation s’élèvera sur 120 mètres de long et 120 mètres de haut, en forme de croix. Elle sera la plus haute du sud-est de l’Europe. Tout un complexe architectural l’entourera au fil des années: un musée du christianisme roumain, une polyclinique pour les gens nécessiteux, un hôtel, un centre des congrès européen, le siège des médias du Patriarcat, ainsi qu’un parc.
« C’était une nécessité, poursuit Vasile Banescu. Avec 88 % des Roumains qui se réclament orthodoxes, le pays avait besoin d’un tel édifice. La cathédrale actuelle de Bucarest est bien trop petite pour abriter tous les fidèles lors des fêtes religieuses. »
Toutefois, le financement de la construction, provenant à 70 % de fonds publics selon le Patriarcat, fait l’objet de controverse.

« Tout cet argent devrait être dépensé dans les hôpitaux, les maisons de retraite, les écoles »

Depuis le début de la construction en 2011, le gouvernement a versé plus de 46 millions d’euros via son secrétaire d’État aux cultes, et plus de 2 millions d’euros du fonds de réserve prévu pour des situations d’urgence. Toutes les collectivités du pays financent également ce projet. En novembre 2007, le Patriarcat avait chiffré la construction de l’ensemble architectural à 400 millions d’euros. Aujourd’hui, l’effort national final n’est plus quantifié.

« Les autorités publiques sont irresponsables. Tout cet argent devrait être dépensé dans les hôpitaux, les maisons de retraite, les écoles. Avant d’investir dans d’aussi grands projets, le gouvernement devrait consulter la population, car la foi n’a pas besoin de ces nouveaux murs », argumente Viorel, 57 ans, à la sortie d’un office, non loin de la future cathédrale.

Les intentions du Patriarcat posent aussi question. « Que la cathédrale soit conçue pour être plus haute que le Parlement n’est pas anodin, estime Toma Patrascu de l’Association séculaire-humaniste. C’est l’affirmation symbolique d’une supériorité d’un culte sur l’autorité suprême d’État. Cela me semble dangereux quand on voit ce qui se passe en Pologne, où les libertés fondamentales sont attaquées par des préceptes religieux. »

Pensée pour « sauver le peuple roumain devant Dieu », cette cathédrale nationale le divise. « Ce projet est une radiographie du pays et de ses clivages, assure l’anthropologue Vintila Mihailescu. Si les Roumains se déclarent en grande majorité orthodoxes, la moitié n’a plus confiance dans l’institution. Ce projet réaffirme surtout que ni l’Église ni l’État roumains ne veulent de laïcité à l’occidentale. »

Aline Fontaine, correspondante à Bucarest
Source : La Croix

lundi 22 janvier 2018

Calendrier Liturgique du mois de Février 2018.
Chapelle St Jean de Grasse
2 ch.de St jean. 06130 Grasse
Tel : 06 47 36 09 34
Site: eglise-orthodoxe-grasse.blogspot.com

Lundi 19 Février : début du Grand Carême !

Mardi 20 Février : Lecture du Canon de St André de Crète, 2ème partie,  19h.
Mercredi 21 Février : Lecture du Canon de St André de Crète, 3ème partie, 19h.
Jeudi 22 Février : Lecture du Canon de St André de Crète, 4ème partie,  19h.

Samedi 24 Février : Acathiste St Jean Baptiste: 17h30 Commémoration des défunts .Grandes Vêpres: 18h.  
Dimanche 25 Février : 1er  Dimanche du Grand Carême, (dimanche du Triomphe de L’Orthodoxie).  Matines et Divine  Liturgie de St Basile à partir de 9h15, procession, puis agapes.

Vêpres du Dimanche de l'Orthodoxie Eglise St Spyridon 18h, à Nice.

Mercredi 28 Février : Liturgie des Présanctifiés à 19h30.

mardi 21 novembre 2017

INCINÉRATION ET RÉSURRECTION

Le carême de Pâques 

En ce temps béni, nous nous renouvelons dans l’expérience fondamentale de la tradition biblique : la gestion de la vie et de la mort. « La mort n’a plus de pouvoir sur nous », confesse l’apôtre Paul. Le Dieu d’Abraham, d’Isaac et de Jacob est le Dieu des vivants et des morts. Ceux-ci ne sont pas anéantis : ils reposent jusqu’au jour de la résurrection finale – résurrection corporelle de tous les vivants de tous les siècles et de tous les temps. Le grand Carême est le renouveau de la grâce baptismale : or, le baptême est la consécration du corps par l’immersion dans la vie du Christ ; la chrismation est sa sanctification par l’onction de l’Esprit ; et l’eucharistie le divinise de l’intérieur. Le baptême t’intègre au peuple d’Israël, corps mystique dont le Christ Dieu est la tête.

La mémoire

Nous savons par la Foi que le corps humain, et de façon éminente celui des baptisés, est le temple de la Divinité. Il est également le corps d’une personne créée. Chaque atome, la plus infime parcelle ou poussière ou cendre de ce corps porte à jamais une information relative à cette personne dont ce corps est le corps, et véhicule la mémoire du Christ dont il est un membre. On pourrait à ce sujet introduire le concept de « code hypostatique ». Cela veut dire que, à la Résurrection, non seulement les ossements de la vision d’Ézéchiel (6, 5), mais la moindre parcelle, marquée du nom de sa personne et signée du sceau du Christ et du don du saint Esprit, répondra à l’appel de ce nom (cf. Apocalypse 7, 5-8). Ceux qui auront été détruits par des cataclysmes et des incendies, dévorés par des bêtes, ou brûlés dans les camps de la mort, ressusciteront corporellement, parce qu’il n’y a pas de corps anonyme. Dieu, comme le rappelle saint Irénée, n’a rien créé pour le néant : Il a tout créé pour la transfiguration et la vie éternelle. Le feu lui-même n’anéantit pas : il accélère la dissociation des éléments. Mais il n’y a pas de comparaison sérieuse entre la destruction accidentelle d’un corps par un incendie et le fait de le brûler volontairement comme le font certaines religions ou l’inspirent des philosophies pour lesquelles la vie corporelle n’est rien, n’est qu’illusion.

L’interdit

Il est strictement interdit aux chrétiens de pratiquer l’incinération. Le Saint-Synode de l’Église roumaine l’a rappelé à plusieurs reprises par décrets canoniques du 15 juin 1928, du 20 février 1933 et, plus récemment, du 5 juillet 2012. Les prêtres qui, sollicités d’une façon ou d’une autre, participent ou organisent des funérailles pour des personnes qui ont choisi, ou pour lesquelles on a choisi l’incinération, sont l’objet de sanctions graves : suspension ou déposition. Il est demandé aux pasteurs d’informer rigoureusement les fidèles que choisir pour soi ou pour autrui l’incinération revient à renoncer à la sépulture chrétienne. Leur ministère consiste à aider les fidèles à garder la tradition chrétienne, qui a invariablement été celle de l’inhumation.

Le sens biblique

Interdire, ou permettre, ne suffisent pas. Nous sommes appelés à enseigner le sens biblique de la vie et de la mort, et la valeur éminente du corps. La vie tout entière du baptisé est intégrée à l’existence du Christ, le Dieu d’Israël « fait chair » et « fait homme » (Symbole de Nicée-Constantinople). Quand il est conçu, on lit l’évangile de l’Annonciation ou conception humaine du Verbe ; pendant la gestation, la communauté de Foi prie pour celle qui est enceinte et l’enfant qu’elle porte ; quand il naît, le prêtre lit l’évangile de la naissance de Jésus Christ ; à la fin de la semaine, le nom est donné à l’enfant et l’on écoute l’évangile de Luc 2 ; à 40 jours, l’enfant est présenté à l’Église comme le Sauveur au Temple (Luc 2, 22ss) ; il sera, par le baptême et l’onction chrismale, assimilé à la mort et à la vie du Christ ; il sera uni à lui en se nourrissant de son corps et de son sang. À 12 ans, on peut, fêter l’anniversaire du baptême de l’enfant et lire Luc 2, 41-52. Toute la vie de l’enfant d’Israël qu’est le baptisé est façonnée sur la vie du Maître. Quand il meurt, c’est dans l’espérance de la résurrection, puisque le Christ est ressuscité. Et il est soigné, veillé et inhumé comme le fut le Christ puisqu’il ressuscitera comme lui. Or le Christ ne fut pas incinéré, la Mère de Dieu non plus, aucun des prophètes et des saints ne le fut. En revanche, les apostats, de l’empereur Julien à Robespierre, firent brûler les ossements des saints pour extirper la vie biblique.

L’anthropologie

Loin du nihilisme (il n’a rien que la vie corporelle et rien après elle), ou du dualisme (l’âme est immortelle, le corps méprisable), la foi biblique confesse que Dieu a donné au corps toute sa valeur en l’appelant au Salut. Le corps n’est pas pour la mort ; il est pour la vie. L’âme n’est pas dans le corps comme dans un réceptacle impersonnel ou une prison : elle habite celui-ci ; d’une certaine façon elle l’est. Et l’esprit, cette insufflation initiale qui fait vivre l’âme, même s’il est rendu à Dieu au moment de l’expiration, n’a pas traversé le corps et l’âme de telle personne sans les vivifier et les informer. Quant à l’Esprit en Personne, Il a sanctifié tout le composé humain. Si nous vénérons le corps et les ossements des saints, c’est bien parce qu’ils sont déifiés par l’Incarnation du Verbe, sanctifiés par l’onction de l’Esprit et nourris par le corps et le sang de Dieu.


Il n’y a pas d’office orthodoxe pour l’incinération, il n’y en a que pour les obsèques !

Publié le jeudi 11 octobre 2012 14 :  Écrit par Père Razvan Andrei Ionescu

Avec la douleur de celui qui s’est souvent heurté à la demande d’anéantir les défunts, j’attire l’attention sur l’incompatibilité de la pratique d’incinération avec la vie chrétienne.
Les arguments mercantiles (l’envoi moins cher du corps dans le pays par l’incinération, etc.) ne peuvent pas valider le fait de détruire par le feu ce que nous sommes et ce que l’on a nourri avec les Sacrements pendant toute la vie, et ce que, chez les saints, devient des reliques saintes : notre propre corps. Cette conception de brûler celui qui nous est cher est même épouvantable, d’autant plus que le Sauveur a fait la merveille de la résurrection de quelques personnes mortes depuis quelques jours ; que ce moyen de séparation du corps de l’âme doit être violent, par la destruction du corps !

Voici dessous la décision du Saint Synode de BOR concernant le rejet de la pratique de l’incinération des défunts :

La décision no. 4529 du 5 juillet 2012 du Saint Synode de l’Eglise Orthodoxe Roumaine au sujet de la pratique non-chrétienne de l’incinération des défunts.
Il ressort des témoignages scripturaires, patristiques, historiques et archéologiques que l’Église a pratiqué, depuis le début jusqu’aujourd’hui, l’inhumation (l’enterrement). Celle-ci correspond à l’enseignement de l’Église au sujet du corps et de la dette que l’on a envers lui, le corps devant être rendu à la terre d’où il a été tiré.

L’Église orthodoxe roumaine a eu et a une attitude claire et ferme, exprimée à l’égard de ceux qui ont été déjà incinérés ou seront incinérés, confirmée par la décision synodale de 1928 et reconfirmée par celle de 1933, décisions sur lesquelles on n’est jamais revenu une seule fois, car elles expriment le point de vue officiel de notre Église, le devoir des membres du clergé de l’Église orthodoxe roumaine étant de les respecter, tandis que d’un point de vue pastoral, ils sont astreints à préciser aux fidèles et doivent les inciter à respecter la tradition bimillénaire de l’inhumation des chrétiens. Abusant de l’absence d’un renseignement correct des fidèles qui acceptent facilement et sans discernement la pratique de l’incinération des morts, tolérée par certaines églises chrétiennes d’Occident et d’Amérique, certains prêtres destitués ou déposés, par appât du gain et en totale séparation de l’Église, célèbrent des offices de funérailles aux défunts dans l’enceinte même du crématorium.
Il y a également des situations dans lesquelles l’incinération a été effectuée hors de la volonté ou contre le souhait du défunt, pour des motifs objectifs (financiers ou légaux, les lois spécifiques des États dans lesquels l’incinération est obligatoire). Dans de telles situations, l’évêque est le seul habilité à accorder ou non une dispense, dans le cadre de l’économie ecclésiastique, après avoir étudié de manière détaillée chaque cas en particulier, en précisant  que, pour tels cas, on ne célébra que l’office du Trisagion avec commémoration individuelle dans le dépôt des urnes funéraires.


Le conseil permanent diocésain de l’Archevêché de Bucarest, dans sa session du 20 mars 2012, a décidé d’élaborer une circulaire relative à la pratique non chrétienne d’incinérer les morts, dans laquelle est mentionné le devoir pour chaque membre du clergé de se conformer aux décisions du Saint-Synode de l’Église orthodoxe roumaine des années 1928 et 1933, ayant l’obligation de faire respecter avec sainteté par les fidèles la pratique orthodoxe de l’inhumation (de l’enterrement) de ceux qui se sont endormis dans le Seigneur et de ne pas accepter l’incinération (le brûlement du défunt).

En considérant que tous les diocèses partagent le problème de l’incinération des morts et que la mesure adoptée par le Conseil permanent diocésain de l’Archevêché de Bucarest doit être élargie par la décision du Saint Synode au niveau de tous les centres diocésains, en conformité avec les prévoyances de l’article 14, alinéa 1, lit. a) du Statut d’organisation et de fonctionnement de l’Eglise Orthodoxe Roumaine, selon lesquelles "Le Saint Synode garde l’unité dogmatique, liturgique et canonique, statutaire et réglementaire dans l’Eglise Orthodoxe Roumaine, et aussi la communion avec l'entière Eglise Orthodoxe"; A la suite des discussions de la Commission pastorale, monacale et sociale, et d’un vote unanime, le Synode a décidé de:

1.   Maintenir en vigueur la décision du Saint-Synode du 15 juin 1928, reconfirmée par la décision de celui-ci en date du 20 février 1933 :
a. Les prêtres préviendront à temps les paroissiens, en attirant leur attention sur le fait que, dans le cas où certains d’entre eux voudraient être incinérés, l’Église leur refusera toute assistance religieuse, que ce soit les funérailles, que ce soit l’office de requiem après celles-ci.
b. Avant la célébration de l’office de l’inhumation (de l’enterrement) d’un chrétien, le prêtre officiant devra s’informer auprès de la famille du défunt, du lieu du cimetière où sera enterré celui-ci.
c. A tous ceux qui ont été incinérés ou qui seront incinérés de leur propre volonté, tout service religieux sera refusé, à la fois les funérailles et les offices de requiem qui les suivent.

2. Dans le cas où l’incinération a été accomplie hors de la volonté ou contre le souhait du défunt, pour des motifs objectifs (financiers ou légaux, les lois spécifiques des États dans lesquels l’incinération est obligatoire), l’évêque est le seul habilité à accorder ou non une dispense, dans le cadre de l’économie ecclésiastique, après avoir étudié de manière détaillée chaque cas en particulier, en précisant que l’on ne célébra que l’office du Trisagion avec commémoration individuelle dans le dépôt des urnes funéraires.

3. Les prêtres qui s’écarteront de la décision du Saint-Synode de l’Eglise orthodoxe roumaine concernant la pratique de l’incinération des morts seront interdits d’exercer le ministère sacerdotal et envoyés en justice du Consistoire diocésain, en vue de sanctions.

4. Dans le cas d’ex-prêtres, déposés de leur rang sacerdotal, qui accomplissent un office de funérailles dans l’enceinte-même d’un crématorium, leurs excellences les évêques saisiront les autorités compétentes pour leur interdire l’accès aux crématoriums et aux cimetières et pour leur appliquer des sanctions pénales, en raison de l’utilisation de fausses qualités (de clerc de l’Église Orthodoxe Roumaine) pour obtenir un gain matériel injuste, préjudiciable pour la famille endeuillée (art. 215 alinéa 2 du code pénal, relatif au délit d’escroquerie).

5. Leurs excellences les évêques adopteront les mesures convenues pour informer le clergé de chaque diocèse du contenu de la présente décision et de son caractère obligatoire sur le territoire de l’Eglise orthodoxe roumaine.

6. Les centres diocésains prendront les mesures nécessaires relatives au devoir pastoral et missionnaire de catéchiser les fidèles en ce qui concerne l’enseignement de la foi orthodoxe sur l’inhumation (l’enterrement) et le rejet de la pratique de l’incinération et accorderont également de la considération à la pastorale individuelle des personnes endeuillées.

7. Les centres diocésains prendront les mesures liées au devoir du clergé de promouvoir, par la force de l’exemple y compris, le fait d’aider les familles endeuillées, afin que le manque d'argent ne soit pas une raison d’incinérer les morts, en considérant que l'inhumation serait trop dispendieuse.
La présente décision s’est fait communiquer à tous les diocèses, en vue de l’adoption des mesures nécessaires pour respecter et accomplir ce que l’on a établi.


dimanche 12 novembre 2017

LA TRADITION DU JEÛNE ET DE L’ABSTINENCE PENDANT
LE CARÊME DE NOËL OU AVENT

Le carême de la Nativité, appelé également « carême de Noël », « carême de saint Martin » (à cause de la fête de saint Martin le 11 novembre) ou « carême de saint Philippe » (à cause de la fête du saint apôtre Philippe le 14 novembre), est un temps de préparation physique et spirituelle pour accueillir le Verbe incarné. Il appartient à la tradition ancienne de l’Eglise universelle. Il dure quarante jours et a toujours une date fixe : du 15 novembre ou 25 décembre. On commence le soir du 14 novembre, mais si ce jour est un mercredi ou un vendredi on commence le 13 au soir.

C’est un carême plus léger que les autres. Nous nous abstenons de viande, d’œufs et de fromage. Le lundi, le mercredi et le vendredi on s’abstient de vin et d’huile. Mardi et jeudi on prend du vin et de l’huile ; le samedi et le dimanche on prend du poisson, de l’huile et du vin. Le poisson est consommé seulement jusqu’à la fête de saint Nicolas (6 décembre) inclus.

La veille de Noël on mange seulement le soir des céréales, des fruits et des légumes. Le jour de Noël, quel qu’il soit, on rompt tout jeûne et toute abstinence.

Le 21 novembre, mémoire de la Présentation de la Mère de Dieu au Temple, on mange du poisson. Il en est de même les lundis, mercredis et vendredis, s’il y a une fête.
Pendant le carême de Noël, on ne célèbre pas de mariage.

Pendant cette période, nous pouvons lire davantage la Parole de Dieu. Nous pouvons prier davantage. Nous pouvons nous confesser plus souvent. Nous pouvons nous exercer à être miséricordieux avec notre entourage humain et avec toutes les créatures. Nous nous préparons ainsi au grand mystère de Noël : Dieu devenu un être humain parmi d’autres, assumant tout ce qui est humain, et habitant parmi les humains pour changer son monde de l’intérieur et le sauver.

Source: Conseil-spirituel en ligne


lundi 6 novembre 2017

Suite à l'évangile de ce dimanche, nous mettons en lien avec l'autorisation du Hiéromoine Nicodem ce texte:

PAROLE SUR LA MORT

Nous vous proposons actuellement le fameux traité sur la mort de saint Ignace Briantchaninov Evêque du Caucase et de la Mer Noire, écrit au milieu du 19ème siècle.
Ce fameux traité est précieux puisqu'il expose d'une façon méthodique et selon les témoignages des saints pères de l'Eglise orthodoxe, ainsi que de la tradition liturgique, les enseignements relatifs à la double nature de l'homme, à la séparation de cette double nature par la mort, à l'état de l'âme après la mort et ce qui pourrait lui advenir comme bonheur ou malheur, suite à ce qu'elle aurait choisi comme principe de vie durant son séjour terrestre.

Ce texte est proposé aux chrétiens orthodoxes qui fréquentent régulièrement les offices de l'Eglise ainsi que les sacrements, qui ont une vie de prière intérieure et qui ont un père spirituel chez qui ils se confessent régulièrement. Pour les autres, nous craignons qu'il provoquera chez eux des réactions négatives et pourraient être peturbés dans leur psyché.

Nous publierons successivement les neuf chapitres de ce traité et nous avertissons les lecteurs qu'il pourrait-y avoir des passages difficiles qui, probablement, vont heurter la sensibilité de notre entendement humain. Prière de garder à la mémoire la pensée que Christ est venu sauver ceux qui espèrent en Lui, que la vie a jailli du tombeau et le Seigneur nous l'a accordée par le Saint baptême et les sacrements de l'Eglise.
A noter cependant, que ce que l'on appelle "Les visions de Theodora", sur les épreuves que son âme a subies à sa sortie du corps, (les douanes), ont été critiquées par plusieurs théologiens contemporains, du fait que les sources utilisées, on sait maintenant que leur origine est douteuse et nous prions les lecteurs de relativiser leur portée.

Nous notons aussi que Saint Ignace dans sa façon d'écrire et son style direct, prononce des jugements radicaux sur différents états et sujets. Là aussi il convient de relativiser puisque ce style était bien répandu en Russie au 19ème siècle.

Ceci dit, ce traité reste unique pour parler de la mort d'une façon méthodique et exhaustive. On peut en tirer beaucoup de leçons pour nous préparer à ce moment fatidique de notre vie, puisqu'il est enrichi de l'expérience des saints et des citations bibliques.

Que par les prières de Saint Ignace Dieu nous fasse miséricorde. Amen

« Que tu te souviennes tous les jours de ta vie, du jour où tu sortis du pays d'Egypte »
(Dt. 16, 3)


http://spiritualite-orthodoxe.blogspot.fr/2012/01/parole-sur-la-mort.html