mardi 22 septembre 2020

                                     Calendrier Liturgique des mois

            de Septembre et Octobre 2020.             

Chapelle St Jean de Grasse
2 ch.de St jean. 06130 Grasse
Port : 06 47 36 09 34

En raison des mesures imposées aux lieux de cultes et
 dans le respect des règles sanitaires liées à l'épidémie de Covid-19 :


Le nombre de fidèles autorisés est limité, prévoyez d'arriver tôt si vous voulez avoir l'assurance de pouvoir assister à l'office !


Respectez les marques au sol qui indiquent où vous pouvez vous placer dans l'église

Respectez une distance d'1 m minimum avec les autres fidèles, notamment au moment de recevoir la Sainte Communion

Le port du masque est obligatoire dans l'église et disponible à l'entrée
 (à partir de 11 ans)

Désinfectez-vous les mains avec du gel hydro-alcoolique en entrant dans l'église

Vénérez les saintes icônes et la Croix en vous inclinant respectueusement, sans les embrasser

Agapes sous réserve de beau temps, afin d'être en extérieur.


Samedi 26 Septembre : Grandes vêpres à 18h.

Dimanche 27 Septembre : 18ème dimanche après la Pentecôte (La pêche miraculeuse).  Matines et Divine Liturgie à partir de 9h15/10h, puis agapes (sous réserve).

Octobre

Jeudi 1 OctobreLiturgie vespérale à 19 h. Protection de la Très Sainte Mère de Dieu et toujours Vierge Marie.

Samedi 3 Octobre: Grandes vêpres à 18h.

Dimanche 4 Octobre : 19ème dimanche après la Pentecôte (L'amour des ennemis).  Matines et Divine Liturgie à partir de 9h15/10h, puis agape (sous réserve) .

Mercredi 7 Octobre : Liturgie Vespérale à 19h. 

Samedi 10 Octobre : Grandes Vêpres à 18 h.

Dimanche 11 Octobre : . 21ème Dimanche après la Pentecôte.(Parabole du Semeur),(des Saints Pères du 7ème Conciles œcuménique). Matines à 9h15 et Divine  Liturgie à partir de 10h, puis agapes (sous réserve).

Lundi 12 Octobre : Liturgie Vespérale à 19h. Fête de St Jacques d'Hamatoura et vénération des reliques.

Mercredi 14 Octobre : Liturgie Vespérale à 19h. Fête de Ste Parascève de Iassy

Samedi 17 Octobre : Grandes vêpres à 18h.

Dimanche 18 Octobre : 20ème Dimanche après la Pentecôte. (Résurrection du fils de la veuve de Naïm). Matines et Divine  Liturgie à partir de 9h15/10h, puis agapes (sous réserve).

Mercredi 21 Octobre : Liturgie Vespérale à 19h

Samedi 24 Octobre : Grandes Vêpres à 18 h.

Dimanche 25 Octobre : 23ème dimanche après la Pentecôte (Guérison du démoniaque gérasénien). Matines et Divine Liturgie à partir de 9h15/10h, puis agape (sous réserve).

Mecredi 28 Octobre : Liturgie Vespérale à 19h

Samedi 31 Octobre : Grandes Vêpres à 18 h.

Dimanche 1 Novembre : 22ème Dimanche après la Pentecôte. (Le mauvais riche et le pauvre Lazare). Mâtines et Divine  Liturgie à partir de 9h15/10h, puis agapes (sous réserve).


Nous appliquons toutes les mesures sanitaires liés
 à cette crise de ... Foi !

 Pardon du COVID 19


Fête de l'Exaltation de la sainte Croix


 

jeudi 17 septembre 2020

 

Vous trouverez deux textes ci-dessous, un venant du site Aleteia, et l'autre de l'Archiprêtre Philippe Maillard, de la paroisse Saint Hilaire de Poitiers, à méditer sur l'état du monde, de notre société française et ses dirigeants et enfin du silence des "autorités orthodoxes". 



mardi 15 septembre 2020


14/Septembre

Exaltation de la Croix

 

dimanche 13 septembre 2020


UNIVERSITÉ D’ÉTÉ 2020 : COVID –
INTERVENTION DU DR MALVY




Le hiéromoine Denys, membre de la Métropole roumaine et moine du monastère orthodoxe de la Théotokos et de saint Martin à Cantauque (11250 Villebazy), est une sommité dans le domaine de l’épidémiologie. Il a été invité par le métropolite Joseph à s’adresser aux participants de l’Université d’été le 28 août dernier.

Limiter la propagation –

Le Professeur Malvy a rappelé l’importance des « gestes barrière ». « Oui, dit-il, nous avons fait des progrès dans les traitements ; mais, oui, aujourd’hui on meurt encore du covid ». Seize personnes sont dans son service en réanimation. Le virus n’a pas muté, il a toujours la même force, mais les équipes médicales le connaissent un peu mieux. Les personnes qui ont été malades sont immunisées pour une période d’environ 4 ou 5 mois; leurs cellules gardent ensuite une mémoire du virus qui leur permet, dans la plupart des cas, de mieux résister à de nouvelle infection, toujours selon Père Denys.

Vivre avec le virus

Pour Père Denys, il faut apprendre à vivre avec ce virus. « Non, le masque à lui seul ne peut rien, mais le port du masque est associé au lavement très fréquent des mains, et à la distanciation : ces trois gestes, sont les seuls moyens que nous ayons aujourd’hui, non pas pour nous débarrasser du virus, mais pour limiter sa transmission. Afin de nous protéger et de protéger ceux qui nous entourent, il semble normal de respecter ces consignes par sens civique et par comportement chrétien.

La peur est mauvaise conseillère

Ayons soin, dit le médecin, « d’éviter la propagation des thèses « conspirationnistes » qui ne sont d’aucun secours. Nos responsables politiques font parfois des erreurs et ont leur péché, comme tout le monde, mais en général ils font le mieux possible ce qui est en leur pouvoir en faveur de la population. Il est vrai que de graves erreurs ont notamment été commises dans les décisions qui ont conduit à l’isolement extrême des personnes âgées. »

Rejetons la peur, qui est mauvaise conseillère, et gardons, associée à un authentique civisme, une confiance absolue dans la miséricorde divine, conseille le hiéromoine.

Renforcer les défenses naturelles

Pour prévenir la contamination, il est important de s’alimenter de façon saine en privilégiant notamment les végétaux. Le surpoids offre un terrain favorable au virus. Nous pouvons également prendre soin les uns des autres.

Le Professeur Malvy ne s’est pas étendu sur la question des vaccins, les premiers pouvant être attendus début 2021.



ÉVANGILE DU DIMANCHE
AVANT LA CROIX,
Jean 3, 13-17.Sagesse Orthodoxe:Source

L’exaltation du Seigneur

Nous sommes aujourd’hui la veille d’une des plus grandes fêtes de l’année liturgique, l’Exaltation de la sainte et vivifiante Croix. « Exalté » veut dire élevé dans les hauteurs. Ce n’est pas seulement la sainte Croix qui est élevée : c’est le Fils de Dieu en Personne. Il est élevé quand Il monte librement sur la Croix à Gethsémani et que, sur le mont des Oliviers, les hommes contemplent celui qui s’élève pour eux dans les hauteurs célestes et supra célestes. Il a dit Lui-même : « quand Je serai élevé, J’attirerai tous les hommes à moi » (Jn 12, 32).

L’élévation

Nous savons qu’Il est monté en gloire, après sa résurrection, à la droite du Père qu’Il n’avait pas quitté. À plusieurs reprises, dans les offices liturgiques, nous voyons le geste de l’élévation. Bien sûr, nous pensons à l’élévation des saints Dons avant l’épiclèse. Pensons également à l’élévation du saint Évangile, au cours de la petite Entrée, avant et après sa proclamation solennelle dans l’office de matines et dans la sainte Liturgie. Regardons l’élévation du saint voile au-dessus des Dons pendant la proclamation du Symbole. Voyons l’élévation de la sainte Croix par l’Évêque ou le Prêtre qui nous bénit. Pensons encore à l’encensement, montée du parfum devant la face de Dieu ou celle des saints.

« Il s’offre et est offert »

Constamment, le peuple de Dieu participe à une forme d’élévation avec toujours un même charisme de louange, de glorification et, justement, d’exaltation. Le Christ, en s’élevant, s’offre au Père dans tout son amour, et nous l’offrons également. Il s’élève et Il est élevé parce qu’Il est le Fils du Père, le Roi de la Création tout entière, le Roi des nations, y compris de notre propre société civile, de notre propre civilisation matérialiste, athée ou tout simplement agnostique. Nous, membres du Peuple de Dieu, membres du Corps très saint du Verbe fait chair, nous ne devons jamais cesser d’élever le Verbe devant le Père et devant les hommes.

Glorifier le Seigneur

Ici est notre fonction : glorifier continuellement le Fils devant la face du Père et devant les yeux des hommes. Nous n’avons pas peur de confesser que nous sommes chrétiens. Nous n’avons pas honte de faire l’éloge du Seigneur et Sauveur Jésus Christ en toute circonstance. Nous osons élever le saint Évangile et le donner en réponse à toutes les difficultés de notre temps. Nous élevons la Parole de Dieu au milieu du désert de ce monde, en pleine épidémie virale, en pleine épidémie de peur et de doute ; en pleine épidémie d’incroyance, nous élevons la sainte et vivifiante Croix ; nous élevons et nous exaltons le saint Évangile, la Parole suprême de celui qui a parlé à la première humanité du Paradis, à Abraham dans le ciel étoilé, à Noé en plein cataclysme, à Moïse dans le désert, et finalement à la Vierge Marie dans le Temple.

L’appel universel

Le but de notre confession de foi courageuse est d’appeler tous nos proches à la foi. Le but de toute exaltation de la Parole en Personne est « que tout homme puisse croire et avoir part à la vie éternelle ». Nous n’exaltons pas le Christ et son évangile pour eux-mêmes : nous les exaltons par amour pour les hommes, nos contemporains si désorientés par les épreuves cosmiques, économiques et sociales. Offrons-leur la Parole, en chair et en os, sur papier, en ligne, en enregistrements vocaux, par tous les moyens, offrons le Christ à nos amis et à nos ennemis. En faisant cela, nous participons à l’amour que le Père a pour le monde et qui lui fait justement envoyer sa Parole en Personne parmi les hommes. Exalter la Parole, exalter la Croix, c’est épouser l’amour que le Père a pour le monde ; c’est coopérer à la paternité divine, qui veut que tous les hommes soient sauvés.

Tous peuvent être sauvés

Nous aimerions affirmer que tous seront sauvés : nous pouvons déjà affirmer que Dieu veut que tous soient sauvés, c’est-à-dire que tous, levant les yeux vers celui qui s’élève au milieu d’eux, croient en lui. Nous affirmons que l’exaltation du Fils de Dieu au milieu de la terre n’est pas le jugement des hommes, alors qu’elle pourrait l’être, et qu’elle est le Salut que le Père céleste leur tend avec son incompréhensible amour.

(Radio Notre-Dame, « Lumière de l’Orthodoxie », dimanche 13 septembre 2020)


vendredi 11 septembre 2020


LE MÉTROPOLITE ONUPHRE:




L'exploit des derniers Chrétiens sera: la patience face à la souffrance, l'endurance aux douleurs et aux maladies.

Kiev, le 11 septembre 2020
    
Il y a des exploits dans lesquels nous pouvons imiter les vénérables pères, sinon devenir égaux à eux, Sa Béatitude le métropolite Onuphre de Kiev et de toute l'Ukraine, le primat de l'Église orthodoxe ukrainienne, a prêché lors de la fête de la Synaxe des Saints des Grottes de la Laure des grottes de Kiev.




29/08-11/09

Fête de la Décollation 
de St Jean Baptiste


jeudi 10 septembre 2020


L'ÉGLISE DU CHRIST SAUVEUR DU MONASTÈRE DE CHORA (KAHRIYE CAMI) EST REDEVENUE UNE MOSQUÉE. POURQUOI EST-CE IMPORTANT POUR TOUS LES CHRÉTIENS?
Andrei Lidov
    
Un demi-siècle après l' invasion de Constantinople par les Ottomans en 1453, le monastère de Chora avec l'église du Christ-Sauveur a été converti en mosquée (Kahryie Cami). Certaines de ses fresques et mosaïques ont été blanchies à la chaux et d'autres brisées.


La prise de Constantinople par les Ottomans.    

En 1945, la mosquée a été transformée en musée Kahriye. Ses mosaïques et fresques ont été restaurées et tous les visiteurs ont pu les admirer. En novembre 2019, la plus haute cour administrative de Turquie a statué que la décision du Cabinet des ministres de la fermer en tant que mosquée et de la désigner comme musée était illégale. Et le mois dernier, le président de la Turquie a signé un décret pour rouvrir ce musée d'Istanbul en tant que lieu de culte musulman.


LIBERTÉ DE L'ÉGLISE
 (ORTHODOXE UKRAINIENNE)

( Article fort intéressant concernant la liberté en Christ. Avec en toile de fond le problème Ukrainien, qui aujourd'hui est un exemple vivant de cette expérience qu'est la liberté.) P. gontran
Entretien avec l'archimandrite Markell (Pavuk)
Diacre Sergiy Geruk
Source: Pravoslavie.ru
Archimandrite Markell (Pavuk) - confesseur de l'Académie théologique et du séminaire de Kiev, chef du secteur de l'enseignement par correspondance du KDAiS.

À propos de ce qu'est la liberté en général et de la liberté de l'Église en particulier, comment la liberté spirituelle et la liberté politique sont liées, si un chrétien peut être libre dans des conditions d'oppression politique de l'Église du Christ, et comment les relations se développent entre l'Église orthodoxe ukrainienne et l'État ukrainien aujourd'hui - notre conversation avec notre père Markell.



Archimandrite Markell (Pavuk)

- Père Markell, quelle est l'indépendance de l'Église orthodoxe ukrainienne aujourd'hui dans les nouvelles conditions politiques, dans la période post-maya? Comment pouvez-vous caractériser la situation actuelle dans les relations Eglise-Etat?
- Extérieurement, notre Église est libre comme jamais auparavant. Par exemple, aucun des fonctionnaires du gouvernement ne s'immisce maintenant dans la politique du personnel de l'Église, ses activités liturgiques, prêches et économiques. À l'époque soviétique, et même à l'époque synodale avant la révolution de 1917, tout cela était sous contrôle strict. Cependant, d'un autre côté, certains hommes politiques, notamment pendant la campagne électorale, exercent une pression très forte, principalement sur la hiérarchie ecclésiale, afin de la persuader de leur côté. La situation avec l'imposition des soi-disant Tomos lors des élections présidentielles de 2019 est déjà devenue un sujet de conversation dans la ville.

mardi 8 septembre 2020


Père Séraphin Rose, la « religion » du futur

Extrait:


III La Religion du Futur

Ces deux techniques de “méditation” sont si semblables les unes aux autres qu’elles possèdent virtuellement les mêmes méthodes et objectifs, et l’esprit qui les anime est précisément celui d’un bon nombre d’autres mouvements “spirituels”, de “la science du cerveau” à la “scientologie”. Elles traduisent le renaissance aujourd’hui d’une attitude “post-chrétienne” de l’esprit qui, déçu par le “Christianisme traditionnel”, cherche d’autres “expériences religieuses” qui puissent satisfaire “l’âme moderne”. Cet état d’esprit est essentiellement le même qui, un siècle plus tôt, produisit le spiritisme, “la Science Chrétienne”,  “la Nouvelle Pensée”, et tout ce qui touche aux religions orientales. Maintenant, cependant, une action concertée est entreprise qui vise à donner un vernis “chrétien” à cet état d’esprit païen. Le mouvement “Renouveau charismatique” est également, d’une façon toute à fait claire, partie prenante de cette orientation pseudo-spirituelle, adaptant simplement le Pentecôtisme victorien du siècle dernier au goût du jour. Le mouvement sectaire et païen spirite a maintenant percé jusque dans le corps des plus conservatrices des églises, et les “expériences spirituelles” sont présentées maintenant aux chrétiens ordinaires comme une part normale de la vie chrétienne.


Fête de la Nativité de la Mère de Dieu, 8 Septembre.

Fresques de l'Eglise Saint Sauveur in Chora.
Avant qu'elles ne soient détruites par les Mahométan.

Lire de toute urgence l'article du Monde:" Turquie: Incertitude sur le sort des fresques de l’ancienne église byzantine Saint Sauveur-in-Chora transformée en mosquée".


La tendresse des ses Saints parents, Joachim et Anne.


Les premiers pas de la mère de Dieu.



La République et le sang des catholiques

Source : Aleteia

Revolution francaise et mouvements contre-revolutionnaires :
 Massacre des 2,3,4,5,6 septembre 1792 à Paris.

Père Christian Venard | 07 septembre 2020

Mystérieusement, la repentance à l’égard de toutes les fautes du passé échappe aux autorités de l’État quand il s’agit des victimes catholiques, tuées en haine de la foi au nom des idéaux révolutionnaires. Pourtant, c’est en vérité que se construit l’unité d’un peuple.

Tout au long de l’été, à bien y regarder, c’est chaque jour, que le martyrologe romain faisait mémoire de la triste et longue liste de ces innombrables martyrs espagnols, tués en haine de la foi catholique par les Républicains. Pas une semaine ne se passe non plus, sans que l’on y trouve mention d’un ou plusieurs catholiques, prêtres ou laïcs, martyrs du nazisme durant la Seconde Guerre mondiale, ou du communisme ! Pourtant, si l’on en croit la pensée dominante dans les médias français et plus généralement occidentaux, l’Église catholique est affublée d’oripeaux d’horreurs, d’obscurantisme et surtout de violences et de répressions.

Silence sur les victimes

En ce début septembre, avec l’Église nous avons commémoré le massacre de 191 catholiques, déclarés depuis bienheureux et martyrs de la Révolution, par les émeutiers, essentiellement au couvent des Carmes, en 1792. Ces massacres sont un des sommets de la violence révolutionnaire, au moins dans la capitale, et en quelques jours provoqueront l’assassinat de plus de 1.300 Français, dans des exécutions aussi sommaires que barbares. Pourquoi donc, dans un pays où la commémoration des victimes de toute sorte est devenue une des expressions publiques les plus fréquentes de la part des hommes politiques, aucun mot, aucune allusion n’ont jamais été formulés pour tous ces Français, par milliers, tombés sous la fureur partisane des révolutionnaires ? Dans un pays qui s’est honoré en reconnaissant officiellement le massacre des Arméniens, la Shoah, les victimes de la colonisation, celles de l’esclavage, jamais une parole n’a pu être exprimée pour ces compatriotes tués en haine de leurs convictions religieuses ou politiques ?

Tant que le régime républicain qui gouverne la France traitera ainsi en citoyens de seconde zone celles et ceux que, par des principes odieux, ses prédécesseurs ont massacrés, il y a peu de chance qu’il puisse en vérité être un pouvoir d’unification d’un peuple, qui connaît de plus une forte crise d’identité, face à la mondialisation et aux mouvements migratoires. Quand verrons-nous la République reconnaître officiellement ses erreurs, ses horreurs, pratiquées jusqu’à une large échelle — on peut penser ici au génocide vendéen — contre les catholiques ?

Le pardon n’est pas l’oubli

Il ne s’agit pas de prendre la pose victimaire et communautariste, dont on nous accuserait bien vite pour détourner le regard, gêné en effet par ces crimes contre l’humanité, perpétrés au nom même des idéaux de la République (ah… ces fameuses « valeurs » républicaines aussi vagues finalement que vides de sens, puisque dépendant uniquement de la morale relative et provisoire du plus fort représenté à l’Assemblée nationale). En revanche, il conviendrait, avec force, de rappeler dans nos rapports avec l’État républicain, les torts immenses qu’il a causé à ses propres citoyens, à cause de leur foi. Cela nécessiterait peut-être aussi un changement profond de perspective historique et diplomatique au sein des autorités de l’Église. En particulier, il conviendrait de sortir d’une mauvaise interprétation du fameux Ralliement à la République, qui appelait une indifférence légitime à l’égard du régime et non son soutien aveugle. Le pardon ne saurait être oubli. C’est dans la vérité, fût-elle rude, que se construit un peuple et la loyauté à l’égard de l’autorité politique.


"N'oublions pas non plus le génocide Vendéen ! "
p.g

Mémoire éternelle, 

Abbaye des Carmes de Saint Firmin





Les bienheureux martyrs de septembre 1792

Dans la foule des victimes des massacres de septembre 1792 à Paris, l’Église a retenu les noms de 3 évêques, 181 prêtres, 2 diacres, 1 clerc et 4 laïcs, dont elle a reconnu, en 1926, 
la mort par fidélité au Siège Apostolique.

Ces martyrs, mis à mort au couvent des Carmes, à l’abbaye Saint-Germain, au séminaire Saint-Firmin, aux 2 prisons de La Force, comprenaient 86 prêtres, 1 diacre et 1 clerc qui appartenaient au clergé diocésain.