mardi 24 avril 2018


Communiqué conjoint des patriarcats d’Antioche grec-orthodoxe et syriaque à l’occasion du cinquième anniversaire de l’enlèvement des deux hiérarques d’Alep


Par
 Christophe Levalois Orthodoxie. com
24 avril 2018
« Bien-aimés frères et enfants spirituels,


Le Christ est ressuscité ! En vérité, Il est ressuscité !

Au milieu de cette glorieuse période de la sainte fête de Pâques, nous avons le plaisir de saluer nos enfants spirituels par cette proclamation pascale, demandant au Seigneur de la Résurrection de répandre sur le monde entier la lumière de Sa sainte Pâque, et d’illuminer les âmes et toute Sa création. Également, dans la lumière de la Résurrection, nous saluons le monde avec amour et joie pascale, priant pour vous, bien-aimés, et demandant pour vous et les vôtres toute prospérité et bénédictions. Nous vous saluons chaleureusement, implorant le Seigneur tout-puissant d’accorder la paix à Son monde. Dans la lumière de la Résurrection, il est bon pour nous d’affirmer et de dire que l’obscurité ne peut pas dominer la lumière, et que la lumière brille après l’affliction. Dans toutes nos églises, nous trouvons une croix élevée à l’intérieur ou bien à l’extérieur. C’est pour nous rappeler que les enfants de la Résurrection sont d’abord et avant tout les enfants de la croix. Nous ne sanctifions pas la souffrance dans le christianisme, mais nous avons une haute estime pour l’amour. Nous marchons sur le chemin de la souffrance pour l’amour de ceux que nous aimons. Nous ne béatifions pas l’affliction, mais nous estimons qu’elle est légère afin d’acquérir ce qui est plus noble. Rappelons-nous toujours, chers frères et sœurs, que c’est ici le pays où le christianisme a connu ses débuts. Gardons également à l’esprit que nous avons réalisé tous les efforts possibles, et que nous n’en épargnerons aucun, pour rester ici. Nous savons que les circonstances actuelles sont difficiles pour chacun, mais nous pouvons surmonter toutes choses par notre confiance dans le Seigneur de la Résurrection, qui nous a enracinés dans ce pays, lorsqu’Il prêchait à nos ancêtres la parole de Son Évangile, il y a deux mille ans. Nous sommes les semences de ce pays et nous donnons à ce pays son identité et sa conscience. Aujourd’hui, nous en sommes au cinquième anniversaire de l’enlèvement de nos frères les archevêques d’Alep Youhanna Ibrahim et Paul Yazigi. Leur enlèvement donne un aperçu de ce que l’être humain de cet Orient a traversé. Il y a sept ans, la crise a éclaté en Syrie. Dans d’autres endroits, certains l’ont appelée le « Printemps arabe », mais c’est loin du symbolisme du printemps. Actuellement, nombreux sont eux qui souffrent profondément des absurdités des guerres, versant leur sang pur pour défendre le pays contre le terrorisme et le takfirisme, que nous n’avions pas connus jusque récemment.

 Aujourd’hui, l’enlèvement délictuel de nos deux évêques très respectés est devant nous. Nous avons honte de l’indifférence que nous voyons envers cette question. Tous les efforts qui ont été faits pour obtenir ne serait-ce qu’une simple piste ont échoué. Tout cela nous place devant des questions et des réponses cruciales. Si l’enlèvement de nos évêques laisse considérer que les chrétiens appartiennent à un degré de citoyenneté inférieur, nous déclarons définitivement, depuis ce podium, que les chrétiens en Syrie et ailleurs sont des composantes d’origine et fondamentales de ces pays. 

Si l’enlèvement de nos évêques est considéré comme un moyen d’intimidation des soi-disant minorités, notre réponse est claire : nous rejetons la logique de minorité et de majorité, puisque nos pères et enfants ont été, avec les autres, les piliers de la patrie et de son armée, et les partenaires dans le sang et le martyre avec d’autres composantes de ce pays, faisant face à tous ceux qui ont essayé d’attaquer nos pays. Si l’enlèvement était destiné à intimider les chrétiens en particulier et à les inciter à émigrer, notre réponse est claire : la présence chrétienne qui a duré 2000 ans ne peut être ébranlée par une affliction, peu importe à quel point celle-ci est dure. Nous sommes une composante de ce pays, son levain, et nous sommes implantés ici depuis 2000 ans. 

Si l’enlèvement est destiné à nourrir les conflits sectaires et répandre l’esprit du takfirisme à l’égard des autres, nous voyons que ces idéologies extrémistes sont étrangères à notre civilisation orientale, tant ancienne qu’actuelle, et que comme chrétiens, nous voyons l’autre comme l’objet de notre amour et de notre piété envers Dieu. Nous voyons dans l’autre celui par lequel nous obtenons les miséricordes divines, et nous espérons que l’autre nous regarde de la même façon. Si l’enlèvement et la disparition des deux évêques ont pour but de suggérer qu’il y a un conflit entre musulmans et chrétiens en Orient, et d’avancer la revendication que l’Orient est musulman tandis que l’Occident est chrétien, nous sommes ici pour affirmer que le christianisme est né en Orient, et que les derniers événements horribles n’ont épargné ni églises, ni mosquées. L’incendie du terrorisme n’a pas épargné un prêtre ou un cheikh. La victime visée derrière toutes ces atrocités est l’être humain vivant en Orient. Si l’obscurité complète dans ce cas a pour intention d’insuffler en nous les sentiments de peur, nous, en tant que chrétiens, prenons la Croix de notre Seigneur comme une leçon qui nous apprend à ne craindre ni aucun sort ni aucun malheur. Nous sommes implantés dans ce pays, à l’instar de la Croix du Christ, et par cette Croix, brille l’aube de la Résurrection. Même si nous avons enduré des difficultés en ces temps complexes, cela nous unit encore plus. Nous, en tant que chrétiens orientaux, avons un grand besoin de nous trouver en solidarité et interdépendance en ces jours. Les ravisseurs des évêques n’ont pas demandé leur dénomination ou leur affiliation. Ils ont vu en eux le visage du Christ et la paix des saints apôtres. Aujourd’hui, nous sommes appelés plus que jamais à regarder ce qui nous réunit en tant que chrétiens et ce qui renforce notre coopération et notre convergence dans ces rudes conditions. La plus grande tentation dans cette affaire est de l’oublier avec le temps. Il convient de mentionner que, durant la période écoulée, nous avons essayé toutes les possibilités à notre disposition pour nous renseigner sur cette cause [des deux évêques]. Nous nous sommes adressés à des leaders politiques de haut rang, aux ambassades, aux agences de sécurité, aux gouvernements, aux décideurs. Nous avons rendu visite aux ambassades, aux gouvernements, aux agences de sécurité, aux organisations internationales et régionales. Lors de ce triste anniversaire, nous renouvelons notre détermination et nos efforts pour parvenir à la clôture de ce dossier, que nous désirons, remerciant tous ceux qui ont partagé notre préoccupation pour cette cause humanitaire. Aujourd’hui, c’est le moment de la glorieuse Résurrection, au cours duquel nous espérons la résurrection de tous ceux qui ont souffert les épreuves de l’amour. Nous envoyons nos salutations pascales à nos bien-aimés frères Paul et Youhanna, où qu’ils soient, et nous sommes certains que la lumière de la Résurrection pénétrera toutes les chaînes et limites. Nous saluons en particulier nos enfants spirituels à Alep, tous les prêtres et laïcs, ceux qui, par leur fidélité, ont prouvé qu’ils étaient les véritables enfants des deux évêques. Ils ont préservé loyalement ce qu’ils avaient appris d’eux et attendent leur retour avec un ardent désir, tout comme les enfants attendent le retour de leur père. Nous implorons le Christ d’enlever la pierre de la détresse du cœur de tout être humain, et nous demandons à Dieu de bénir les cœurs du rayonnement de Sa divine consolation, de libérer tous les captifs et de nous donner Sa paix divine. Le Christ est ressuscité ! En vérité, Il est ressuscité !

Damas, le 22 avril 2018.

Jean X, patriarche orthodoxe grec d’Antioche et de tout l’Orient
Ignace Ephrem II, patriarche orthodoxe syriaque et chef suprême de l’Église orthodoxe syriaque universelle ».

Source (dont photographie) : Amen


dimanche 22 avril 2018


Calendrier Liturgique du mois de Mai 2018.
Chapelle St Jean de Grasse
2 ch.de St jean. 06130 Grasse
Tel : 06 47 36 09 34
Site: eglise-orthodoxe-grasse.blogspot.com

Samedi 28 Avril : Grandes Vêpres à 18h.
Dimanche 29 Avril : 4ème Dimanche de Pâques (Du Paralytique). Matines  et Divine Liturgie  à partir de 9h15, puis agapes.

Mardi 1 Mai  : Liturgie vespérale à 19h30.
Mercredi 2 Mai :Fête de la Mi-Pentecôte.

Samedi 5 Mai : Grandes vêpres à 18h.
Dimanche 6 Mai : 5ème Dimanche de Pâques (Dimanche de la Samaritaine).  Orthros et Divine Liturgie à partir de 9h15, puis agapes.

Mercredi 9 Mai: Liturgie vespérale à 19h30, et vénération des reliques de St Nicolas.

Samedi 12 Mai : Grandes vêpres à 18h.
Dimanche 13 Mai : 6ème Dimanche de Pâques, (de l'Aveugle né). Orthros  et Divine Liturgie à partir de 9h15, puis agapes.

Mercredi 16 Mai : Clôture de la fête de Pâques. Vigiles (Vêpres et Orthros) et Divine Liturgie à 19h30 de la fête de l'Ascension de Notre Seigneur Jésus Christ.
Jeudi 17 Mai : Fête de l'Ascension de Notre Seigneur, Dieu et Sauveur Jésus Christ.

Samedi 19 Mai : Grandes vêpres à 18h.
Dimanche 20 Mai : : 7ème dimanche de Pâques (Des Sts Pères  du 1er Conciles œcuménique), (Prière du Seigneur). Orthros et Divine  Liturgie à partir de 9h15, puis agapes.
Lundi 21 Mai : Saint Constantin le Grand et sa mère Hélène. Divine liturgie à Nice : Paroisse Roumaine, Vallon des Fleurs : Constantin et Hélène de Nice à 10h.   
   
Jeudi 24 Mai: Liturgie vespérale à 19 h30 à l'occasion  de la 3ème Invention du Chef de St Jean Baptiste.  
Vendredi 25 Mai  : 3ème Invention du Chef de St Jean Baptiste.   Fête de l'icône de notre Mission Orthodoxe Roumaine de GRASSE.

Samedi 26 Mai : Grandes vêpres à 18h.
Dimanche 27 Mai :Descente du Saint Esprit. Fête de la Pentecôte. 8ème  dimanche de Pâques. Baptême, Orthros et Divine Liturgie à partir de 9h, puis agapes.



Déclaration conjointe des patriarcats grec-orthodoxe, syriaque-orthodoxe et grec-melkite catholique d’Antioche et tout l’Orient sur le bombardement de la Syrie

Par Jivko Panev 15 avril 2018
Damas, 14 avril 2018.

Dieu est avec nous ; écoutez toutes les nations et soumettez-vous !

Nous, les patriarches : Jean X, patriarche grec-orthodoxe d'Antioche et tout l'Orient, Ignace Ephrem II, patriarche syriaque-orthodoxe d'Antioche et tout l'Orient, et Joseph Absi, patriarche grec-melkite catholique d'Antioche, d'Alexandrie et de Jérusalem, condamnons et dénonçons l'agression brutale qui a eu lieu ce matin contre la Syrie, notre pays si cher, par les États-Unis, la France et le Royaume-Uni, selon les allégations de recours aux armes chimiques par le gouvernement syrien.

Nous élevons nos voix pour affirmer ce qui suit :

1. Cette agression brutale constitue une violation manifeste des lois internationales et de la charte des Nations Unies, car il s'agit d'une agression injustifiée contre un pays souverain, membre de l'ONU.

2. Nous souffrons de constater que ces bombardements aient été perpétrés par de puissants pays auxquels la Syrie n'a causé aucun préjudices d’aucune sorte.

3. Les allégations des États-Unis et d'autres pays selon lesquelles l'armée syrienne utilise des armes chimiques et que la Syrie est un pays qui possède et utilise ce type d'arme, sont injustifiées et non étayées par des preuves suffisantes et claires.

4. Le calendrier de cette agression injustifiée contre la Syrie sape le travail de la Commission d’enquête internationale indépendante, sur le point de se rendre en Syrie.

5. Cette agression brutale détruit les chances d'une solution politique pacifique et entraîne une escalade de la violence et davantage de complications.

6. Cette agression injuste encourage les organisations terroristes et leur donne un élan pour poursuivre leurs actes barbares.
7. Nous demandons au conseil de sécurité de l'organisation des Nations Unies de jouer son rôle en apportant la paix au lieu de contribuer à l'escalade des guerres.

8. Nous appelons toutes les églises des pays qui ont participé aux frappes, à remplir leurs devoirs chrétiens, selon les enseignements de l'Évangile, à condamner cette agression et à appeler leurs gouvernements à s'engager dans la protection de la paix internationale.

9. Nous saluons le courage, l'héroïsme et les sacrifices de l'armée arabe syrienne qui protège courageusement la Syrie et assure la sécurité de son peuple. Nous prions pour les âmes des martyrs et la guérison des blessés. Nous sommes convaincus que l'armée ne s’inclinera pas devant les agressions terroristes externes ou internes ; elle continuera à lutter courageusement contre le terrorisme jusqu'à ce que chaque centimètre de la terre syrienne soit purifié du terrorisme. Nous saluons également la position courageuse des pays alliés de la Syrie et de son peuple.

Nous offrons nos prières pour la sécurité, la victoire et la libération de la Syrie de toutes sortes de guerres et de terrorisme. Nous prions également pour la paix en Syrie et dans le monde entier, et appelons à renforcer les efforts de réconciliation nationale dans le souci de protéger le pays et de préserver la dignité de tous les Syriens.

Sources 1 et 2



samedi 21 avril 2018


22 Avril 2013-22 Avril 2018
Métropolite Jean et Paul, enlevé en Syrie !


jeudi 19 avril 2018


Un appel à la paix 
lancé par
 les primats orthodoxes du Moyen-Orient.

Un appel en faveur du rétablissement de la paix a été lancé, avec le soutien de cinq primats orthodoxes et d'autres dirigeants chrétiens, en réponse à la tragédie qui se poursuit au Moyen-Orient et en particulier aux événements récents en Syrie.

Le texte de l'appel a été approuvé lors d'une conversation téléphonique entre Sa Sainteté le patriarche Cyrille de Moscou et toute la Russie et le pape François samedi. Des échanges téléphoniques ont eu lieu également entre les chefs d’Églises du Moyen-Orient et le patriarche Cyrille ces derniers jours. Cet appel a aussi été approuvé par le patriarche Théodore II d'Alexandrie et toute l'Afrique, le patriarche Jean X d'Antioche et tout l'Orient, et S.B. Théophile III, patriarche de la ville sainte de Jérusalem et de toute la Palestine. Le patriarche (copte) Tawadros II d'Alexandrie et de toute l'Afrique ainsi que le patriarche Ignace Ephrem II (syriaque-orthodoxe) d'Antioche et tout l'Orient se sont également associés à cet appel.

Le patriarche Jean X avait déjà publié une courte déclaration condamnant les tweets du président Donald Trump sur la réponse militaire à l'utilisation présumée d'armes chimiques par les forces gouvernementales syriennes, et il a publié une déclaration conjointe avec les patriarches syriaque-orthodoxe et melkite-catholique d'Antioche à la suite de l'attaque de samedi contre la Syrie par les États-Unis, le Royaume-Uni et la France, la qualifiant d'"agression brutale" et "injuste".
Voici le texte de cet appel :

"Bienheureux les artisans de paix, car ils seront appelés fils de Dieu (Mt 5:9).

Animés par un sentiment de responsabilité pour les millions de chrétiens que Dieu a confiés à nos soins spirituels et pour le bien de toute la famille humaine, qui partage une destinée commune, nous nous unissons pour parler en ces jours de tensions internationales toujours plus vives.

Les conflits en cours au Moyen-Orient, qui, ces dernières années, ont causé d'immenses souffrances, ont coûté la vie à des milliers de personnes et ont provoqué la fuite de millions de réfugiés, menacent de se transformer en un véritable conflit mondial.

Notre monde a atteint un point où il y a un réel danger de détérioration des relations internationales et de la coopération pour le bien commun de la famille humaine.

Il est évident que les horreurs des guerres mondiales du siècle dernier peuvent difficilement être comparées aux conséquences désastreuses d'une guerre mondiale à notre époque.

Face à cette terrible menace, nous appelons tous les dirigeants du monde à reconnaître leur responsabilité devant leurs nations respectives, devant l'humanité et devant Dieu.

Nous appelons également les pays-membres de l'ONU, et en particulier les membres du Conseil de sécurité, à se rappeler leurs devoirs envers la famille des Nations, et nous les implorons, au nom de Dieu, de surmonter leurs désaccords et d'œuvrer ensemble pour la paix du monde."

Par Jivko Panev
18 avril 2018




mardi 17 avril 2018


Lu ce matin sur Orthodoxologie.com

Higoumène Tryphon: Vivre sa foi orthodoxe dans une société multiculturelle


L'Orthodoxie, par sa nature même, est une religion exigeante, qui exige de ses fidèles qu'ils adoptent pleinement un style de vie qui s'oppose au monde qui nous entoure. Les nombreuses périodes de jeûne et la pratique qui consiste à se tenir debout pendant nos offices ne sont que deux choses qui distinguent l'Orthodoxie dans notre monde. À une époque où tant de gens embrassent des religions qui exigent peu ou pas de normes de croyance, l'Orthodoxie est une foi qui tient aux dogmes et aux manières de culte ancestraux qui sont pratiquement inchangés depuis deux mille ans.

Nos sociétés multiculturelles ont radicalement changé le visage de nombreux pays à travers le monde occidental, avec l'immigration introduisant de nombreuses religions étrangères dans des sociétés qui étaient auparavant monolithiques dans leur tradition religieuse. Beaucoup de pays d'Europe de l'Ouest et d'Amérique du Nord voient maintenant la propagation de l'Orthodoxie comme jamais auparavant, en même temps que l'introduction de l'Islam. Ceci, ajouté à la diffusion de la laïcité et de l'athéisme, a changé la carte religieuse de nombreux pays.

Ces changements ont rendu la pratique de notre foi plus difficile puisque les sociétés occidentales ne soutiennent plus culturellement la pratique ouverte du christianisme. Nous ne voyons plus l'expression du christianisme dans le domaine public, à l'exception des pays orthodoxes, où ils font partie du tissu social. Beaucoup de gens subissent même des pressions pour que leur foi reste une affaire privée, afin de ne pas offenser les autres en étant "trop religieux". Avec le pluralisme dominant dans le lieu de travail et les cadres sociaux, toute manifestation de notre foi peut être désapprouvée.

Cela peut fonctionner pour certains, mais pour un chrétien orthodoxe sérieux c'est problématique. Comment vivons-nous l'Orthodoxie comme le demande notre foi si nous la vivons dans le vide, la pratiquant uniquement le dimanche? Si nous voulons vraiment "revêtir le Christ" et être transformés par les ressources de guérison disponibles en vivant une foi orthodoxe engagée, nous ne pouvons pas nous permettre de vivre une "Orthodoxie Light".

L'Orthodoxie demande à être vécue, expérimentée, pratiquée! Si nous nous disons orthodoxes en n'assistant que rarement aux offices, en ignorant les règles du jeûne, en cachant notre icône dans une chambre, en ne faisant jamais le signe de la Croix en public, en faisant une bénédiction pour notre repas seulement lorsque nous sommes seuls ou en famille, nous ne sommes pas des chrétiens orthodoxes pratiquants.

Nous devons être audacieux dans notre foi. En tant que moine qui porte mon costume monastique partout, je peux vous dire qu'il a un impact puissant sur les gens. Même en étant assis parmi des amis qui ne sont pas religieux, je bénis toujours ma nourriture. Si je vois passer une voiture de police, un camion de pompiers ou une voiture de secours au centre-ville de Seattle, je lève la main pour bénir, car je veux que mon Dieu les protège, et je veux que quelqu'un les aide. Je porte une croix autour de mon cou non seulement parce que je suis prêtre, mais parce que je suis croyant.

Je n'ai pas peur de montrer en public ma foi en Jésus-Christ, car ma foi l'exige de moi. Le Christ a dit à ses disciples que s'ils Le reniaient devant les hommes, Il les renierait aussi devant Son Père céleste. Le christianisme orthodoxe a besoin d'être vécu publiquement. Notre salut même l'exige!

Version française Claude Lopez-Ginisty
d'après PRAVMIR

lundi 9 avril 2018

Office de la Résurrection !
Mission Orthodoxe de Grasse
MOREOM
2018


Venez prendre la Lumière à la Lumière sans déclin....


Lecture du Saint Évangile selon St Mathieu, Sagesse !


Lecture du Saint Évangile selon St Jean, Sagesse !


Le Christ est Réssuscité des morts par la mort, Il a vaincu la mort, à ceux qui sont dans les tombeaux, il a donné la vie !




Merci à tous, et surtout à Marie pour son reportage photos, que Celui qui est ressuscité des morts, la bénisse et la garde !
Vendredi Saint


lundi 2 avril 2018




Dimanche des Palmes !