mardi 20 novembre 2018

Ecologie, voilà la solution: " La décroissance...spirituelle".

Je vous invite à écouter cette conférence donnée par le père Théotokis et mère Hypandia du monastère de Solan.

https://chroniquesdepereslavl.blogspot.com/2018/11/conference-de-mere-hypandia-et-pere.html?spref=fb&fbclid=IwAR3uRJnlGbfqgF-3pJwQmOO1spX4Ln-AY0OZu3k9d_pyoR6iw1RNTbn3MlE

lundi 19 novembre 2018


CONFESSION DE FOI
de
SAINT GREGOIRE PALAMAS

Je crois en Un seul Dieu qui est avant toute chose, au-dessus de toute chose, présent en toute chose et transcendant le tout, confessé et adoré dans le Père, le Fils et le Saint Esprit : Monade dans la Trinité et Trinité dans la monade, unie sans confusion et distinguée sans séparation : La Même est Monade et Trinité toute-puissante. Le Père est sans principe ou origine, non seulement parce qu’il est hors du temps, mais aussi comme absolument sans cause ; lui seul est cause, racine et source de la Divinité considérée dans le Fils et le Saint Esprit ; lui seul est cause primordiale des choses créées ; il n’est pas seul Créateur, mais il est seul Père du Fils Unique et seul Projeteur de l’Unique Esprit Saint ; il est éternellement et éternellement Père, et éternellement Unique Père et Projeteur ; plus grand que le Fils et l’Esprit, en tant que cause seulement ; pour toute autre chose, identique à eux et co-honoré.

De ce Père, le Fils est unique, sans commencement en tant qu’il est hors du temps, mais non en tant qu’il a le Père pour principe, racine et source : du Père seul, avant tous les siècles, incorporellement, sans flux, sans passion, Il est sorti par engendrement, mais sans se séparer de Lui, comme Dieu issu de Dieu ; il n’est pas autre chose comme Dieu, autre chose comme Fils ; il est éternellement, et éternellement Fils et Fils Unique ; éternellement face à Dieu sans confusion, il n’est pas cause ni principe de la Divinité contemplée dans la Trinité, puisqu’il existe à partir du Père comme de sa cause et de son principe ; mais il est cause et principe de toutes les choses créées, car par lui tout a été fait. Lui qui existe en forme de Dieu, n’a pas regardé comme une usurpation le fait d’être égal à Dieu ; mais quand la plénitude des temps fut venue, il s’est anéanti lui-même, en prenant forme de la Toujours Vierge Marie, et par la bienveillance du Père et la coopération du Saint Esprit, il a été porté et enfanté selon la loi de la nature, Dieu et Homme à la fois ; et se faisant véritablement homme, il est devenu semblable à nous en tout sauf le péché, tout en demeurant ce qu’il était, Dieu véritable, ayant uni sans confusion ni mutation les deux natures, les deux volontés et les deux énergies, et demeurant Fils Unique en une seule hypostase même après l’Incarnation ; il a accompli toutes les œuvres divines comme Dieu, et touts les actes humains comme Homme, et il s’est soumis aux passions humaines irréprochables : comme Dieu, il est et demeure impassible et immortel, mais de sa propre volonté, comme Homme, il souffre selon la chair. Il a été crucifié, est mort et a été enseveli, et le troisième jour il est ressuscité.

Apparu aux disciples après la Résurrection, il leur promit la force d’En-Haut et leur ordonna d’enseigner toutes les nations, de les baptiser au Nom du Père, du Fils et du Saint Esprit et de leur apprendre à garder tout ce qu’il leur avait commandé ; puis il a été enlevé au ciel et s’est assis à la droite du Père, faisant participer à notre pâte (la nature humaine) le même honneur et le même trône, la même divinité. Avec cette pâte (humaine) il reviendra en gloire juger les vivants et les morts et rendre à chacun selon ses œuvres.

Monté auprès du Père, il envoya sur ses Saints Disciples et Apôtres l’Esprit Saint, qui procède du Père : Il est, avec le Père et le Fils, sans principe en tant qu’il a, lui aussi, le Père pour racine, source et cause, non comme engendré, mais comme procédant.
Du Père, lui aussi, avant tous les siècles, sans flux, sans passion, Il est sorti, non par engendrement, mais par procession, inséparable du Père et du Fils, puisqu’il sort du Père et repose sur le Fils ; il est uni à eux sans confusion et distingué d’avec eux sans séparation. Il est lui aussi Dieu issu de Dieu, non autre chose comme Dieu, autre chose comme Paraclet ; Esprit auto-hypostatique (qui est une personne en soi), procédant du Père et envoyé, c’est-à-dire rendu manifeste, par le Fils ; il est, lui aussi, la cause de toutes les choses créées, car en lui tout a été parachevé. Il possède, avec le Père et le Fils, même honneur, hormis l’innascibilité et la naissance.

Il a été envoyé par le Fils à Ses disciples, c’est-à-dire, a été manifesté. Comment, en effet, pourrait-il être envoyé autrement par Celui dont Il est inséparable ? Comment pourrait venir autrement à moi Celui qui est partout présent ? C’est pourquoi Il est envoyé non seulement par le Fils, mais encore par le Père, et par l’entremise du Fils. Et c’est aussi de Lui-même qu’il vient en se manifestant. Car l’envoi, c’est-à-dire la manifestation de l’Esprit est une œuvre commune.

Il ne se manifeste pas selon l’essence, car « personne n’a jamais vu ni raconté la nature de Dieu » ; mais bien dans la grâce, la force et l’énergie, laquelle est commune au Père, au Fils et à l’Esprit. En effet, ce que chacun d’eux possède en propre, c’est son hypostase et tous ses attributs particuliers ; en revanche, ils ont en commun, non seulement l’essence suressentielle, laquelle est absolument sans nom, non révélée et imparticipable, parce qu’elle transcende toute dénomination, toute révélation et toute participation ; mais également la Grâce, la Force, l’Energie, la Splendeur, le Règne, l’Incorruptibilité, et, en un mot, toutes choses selon lesquelles Dieu se communique et s’unit par la grâce aux saints anges et aux hommes.

Ni la distinction, ni la diversité des hypostases, ni la séparation et la variété des forces et des énergies ne Lui font perdre sa Simplicité, de sorte que nous confessons un seul Dieu tout-puissant dans une seule divinité. En effet, il est absolument impossible que des hypostases parfaites puissent donner lieu à une composition ; et il est tout aussi impossible de dire que le simple fait de pouvoir fait de celui qui a ce ou ces pouvoirs, une chose composée.

Nous adorons aussi d’une adoration relative la Sainte Icône du Fils de Dieu décrit dans son humanité qu’il a prise à cause de nous, et nous reportons par relation notre adoration au prototype ; nous adorons semblablement le précieux bois de la Croix et tous les symboles de Ses souffrances, voyant en eux les trophées divins remportés contre l’ennemi commun de notre race ; de même pour la figure salutaire de la précieuse Croix, les lieux et les temples divins, les objets sacrés et les paroles données par Dieu, qui habite toutes ces choses.

Nous vénérons pareillement les icônes de tous les saints, à cause de l’amour que nous leur portons et à cause du Dieu qu’ils ont servi et aimé véritablement. Dans la vénération nous portons nos pensées sur les figures des icônes.
Nous adorons aussi les reliques des saints, car la grâce sanctifiante ne se retire pas de leurs ossements très saints ; de la même façon, en effet, la Divinité du Seigneur ne s’est point séparée de Son Corps durant la mort de trois jours.
Nous ne connaissons rien de mauvais par essence, ni d’autre principe du mal que l’écart commis par les êtres raisonnables (verbifiés) lorsqu’ils utilisent mal l’autorité sur eux-mêmes que Dieu leur a donnée.

Nous vénérons toutes les traditions, écrites et non écrites, de l’Eglise, et par-dessus tout, la très mystérieuse et toute sainte Communion, la Synaxe, la Cérémonie Sacrificielle d’où dérivent la perfection et la sacralité de tous les autres mystères, et dans laquelle, en mémoire de Celui qui s’est anéanti lui-même sans amoindrissement, et a pris chair et a souffert pour nous, selon le commandement prononcé par Sa voix divine, et l’acte accompli de Ses mains, sont consacrés et déifiés les dons très divins, le Pain et la Coupe. Dans ce sacrement se réalise le principe de Vie, le Corps et le Sang du Seigneur, et il est donné, à ceux qui s’en approchent avec pureté, d’y participer et d’y communier, d’une manière ineffable.

Tous ceux qui ne confessent ni ne croient comme l’Esprit Saint a prédit par les Prophètes, comme le Seigneur, apparu pour nous dans la chair, a décrété, comme les Apôtres, ses envoyés, ont prêché, comme nos Pères et leurs successeurs nous ont enseigné, mais qui ont pris l’initiative d’une hérésie individuelle ou ont suivi les misérables inventeurs de tels systèmes, nous les rejetons et les vouons à l’anathème.


Nous acceptons et recevons avec ferveur les saints Conciles Œcuméniques : celui des Trois-cent-dix-huit Pères théophores de Nicée, réuni contre le théomaque Arius, qui, dans son impiété (sa fausse doctrine), ravalait le Fils de Dieu au rang de la créature et scindait en créé et incréé la Divinité qui est adorée dans le Père, le Fils et l’Esprit ; le suivant, celui des Cent-cinquante Pères saints de Constantinople, contre Macedonius de Constantinople, qui, dans son impiété, ravalait l’Esprit Saint au rang de créature et, exactement comme Arius, scindait aussi en créé et incréé la Divinité une ; le suivant, des Deux-cents Pères d’Ephèse, contre Nestorius, Patriarche de Constantinople, qui rejetait, en Christ, l’union hypostatique de la Divinité et de l’Humanité, et refusait catégoriquement d’appeler Mère de Dieu la Vierge qui a véritablement enfanté Dieu ; le quatrième, celui des Six-cents Pères de Chalcédoine, contre Eutychès et Dioscore, qui dogmatisaient à tort une seule nature en Christ ; le suivant, celui des Cent-soixante-cinq Pères de Constantinople, tenu à la fois contre Théodore et Diodore, qui partageaient les opinions de Nestorius et s’efforçaient de les raffermir dans leurs écrits, et contre Origène, Didyme et un certain Evagre, auteurs anciens, qui avaient tenté d’introduire en fraude dans l’Eglise de Dieu des chimères de leur invention ; le suivant, assemblé dans la même ville, de cent-soixante-dix Pères, contre Serge, Pyrrhus et Paul, de Constantinople, qui rejetaient, en Christ, les deux énergies et les deux volontés, qui correspondent aux deux natures ; enfin le second Concile de Nicée, avec ses trois-cent-soixante-sept Pères, réuni contre les Iconomaques.

Nous reconnaissons également tous les saints Conciles réunis par la grâce de Dieu en divers temps et lieux pour affermir la piété juste et la vie évangélique, au nombre desquels nous comptons les conciles assemblés dans cette grande Ville, dans le temple fameux de la Sainte Sagesse de Dieu (Sainte –Sophie), contre Barlaam le Calabrais, et celui qui, à sa suite, adopta ses idées et mit tout son zèle et sa ruse à les défendre, j’ai nommé Acyndinos. Ceux-là dogmatisent que la grâce commune du Père, du Fils et de l’Esprit, ainsi que la lumière du siècle à venir, dans laquelle les justes brilleront comme le soleil, et que le Christ a montrée d’avance en brillant sur la Montagne, et enfin, généralement parlant, que toute force et toute énergie de la Divinité aux trois hypostases, dans la mesure où elle diffère, si peu que ce soit, de la nature divine, est une chose créée ; de sorte qu’ils scindent, eux aussi, de façon impie, la Divinité une en créé et incréé.

Les esprits pieux confessent que cette lumière très divine est incréée, et que toutes les forces et les énergies en question sont bien divines et incréées, aucun des attributs naturels de Dieu n’ayant commencé dans le temps. Les barlaamistes, eux, considèrent les orthodoxes comme des dithéistes et des polythéistes, nom que nous donnent aussi les Juifs, les Ariens et les Sabelliens. Mais nous, rejetant les uns et les autres, comme athées et polythéistes, nous les déclarons tout à fait exclus du plérôme des pieux fidèles, ainsi que l’a fait, par la voix du Tome synodal de la Sainte Montagne, la Sainte Eglise catholique et apostolique du Christ ; et nous gardons notre foi en une Divinité une, tri-hypostatique et toute-puissante, qui ne perd aucunement son Unité et sa Simplicité par le fait des Forces ou des Hypostases.

En outre, nous attendons la résurrection des morts et la vie éternelle dans le siècle à venir. Amen.



C'est avec (tristesse)... que nous apprenons l'interdiction du hiéromoine Damaskin

Par un décret du Patriarcat de Moscou daté du 16 mars 2018, le hiéromoine Damaskin, qui a servi quelque temps à Cannes, est interdit dans le sacerdoce:



Une traduction en français vous sera bientôt proposé.

samedi 17 novembre 2018


Sujet d'actualité, lu sur le site :Sagesse Orthodoxe



QUE FAIRE CONTRE UNE MALÉDICTION ?



La malédiction –

La malédiction est l’inversion, la perversion de l’action divine, ou bénédiction. Ce n’est pas seulement une pensée nocive ou meurtrière à l’égard de quelqu’un ; c’est généralement une parole dont l’énergie destructrice peut entraîner de redoutables effets. Elle peut s’accompagner de rites et de signes à caractère magique. Tout cela n’est pas seulement un jeu de mauvais goût. C’est l’exercice d’un pouvoir usurpé. Dans la sainte Écriture elle-même, on voit la réalité de la malédiction : une puissance s’en dégage, accompagnée du désir de vengeance (cf. psaumes 34, 4s ; 39, 15-16 ; 58, 12-14 ; 108, 17 ; 134, 18).

La réalité

Notre époque, notamment dans certaines villes, est loin d’être à l’abri de ces pratiques. Qu’une personne soit l’objet d’une malédiction est tout à fait possible. Il y a des personnes qui maudissent les autres, jusqu’à entraîner quelquefois une maladie grave. Certaines utilisent même certains versets des psaumes, détournant ainsi la parole de Dieu de son but miséricordieux, car la Parole n’est que bénédiction, depuis la création du monde jusqu’à son achèvement à la fin de tous les temps. Un de nos proches peut avoir été l’objet d’une malédiction.

Le remède

Il serait utile de savoir qui a pu maudire cette personne. Souvent, on ne le sait pas. Si nous obtenons le prénom de cette malheureuse personne, le mieux est de prier pour elle en la bénissant, car la bénédiction est toujours plus forte que la malédiction. C’est une règle évangélique, que l’on annule la malédiction, non par une autre malédiction, par exemple plus forte, mais strictement par une bénédiction. Celle-ci restaure seulement l’ordre naturel de la création et reconnaît au Seigneur la place qui lui revient. Le Christ dit : « bénissez ceux qui vous maudissent » (Luc 6, 28), et l’Apôtre : « bénissez, ne maudissez pas » (Rom 12, 14). Il ne s’agit pas de bons sentiments ; il s’agit d’un dégagement de puissance, car la parole porte une énergie.

Bénédiction

Nous pouvons confier au prêtre le nom de la personne qui a pu maudire : il priera pour elle, en suppliant le Seigneur de la sauver. En effet, celui qui maudit est asservi au pouvoir de la méchanceté et de la mort ; pour lui le Paradis est fermé. Nous pouvons ajouter à la prière le jeûne ou l’abstinence, pendant une ou deux journées, consécutives ou non. Nous pouvons ainsi lire six psaumes (notamment 66, 113B, 133) par jour et terminer en disant: “Seigneur Jésus Christ notre Dieu, bénis, convertis et sauve ton serviteur (ou ta servante) Untel. Pardonne-lui ses intentions méchantes et libère-le du pouvoir de l’ennemi, Toi qui es bon!” On peut, dans les situations les plus désespérées, lire à haute voix l’ensemble du psautier ou du saint Évangile sur une semaine ou sur un mois. La personne qui a été l’objet de la malédiction sera nommée également, mais en deuxième lieu ; et il existe, dans la tradition de l’Église, des prières propres à cela.

L’anonymat

Si nous ne trouvons pas le nom de la personne qui a maudit, c’est plus délicat, car il n’existe pas de mal en soi: le mal est l’œuvre d’une personne, angélique ou humaine. Mais nous pouvons tout de même prier en disant: “Seigneur Jésus, Toi qui sais tout, Toi dont la puissance et la miséricorde sont sans limite, bénis, convertis et sauve celui (ou celle) qui a pu nuire à ton serviteur ou ta servante N…. Pardonne-lui toute intention méchante, délie-la des puissances ennemies qui peuvent l’asservir et rends-lui en bien le mal qu’elle nous a fait, car Tu n’es, ô Dieu, que bonté et longanimité: Amen!”

Les sacrements

En tout cas, il serait bon que le fidèle victime d’une malédiction reçoive l’onction des malades, qu’il se confesse – pour rompre lui-même avec tout mal, et se purifier surtout de tout projet de vengeance – et qu’il communie au corps très pur et au sang très précieux de notre Seigneur et Dieu Jésus Christ. Aucune malédiction ne peut tenir devant le Seigneur incarné qui se donne à boire et à manger à ceux qui croient en lui, et devant sa parole.

Calendrier Liturgique des mois de Novembre/Décembre 2018.
Chapelle St Jean de Grasse
2 ch.de St jean. 06130 Grasse
Tel: 06 47 36 09 34
site: eglise-orthodoxe-grasse.blogspot.com




Bien-aimés en Christ, 

Pour les mois: de Novembre et de Décembre, 
les  Divines Liturgies seront célébrées chaque dimanche à partir de 10 h à la chapelle St Jean de Grasse.
Matines et confessions à partir de 9 h 15.

Mardi 20 Novembre: 19h vigile et Divine Liturgie de la Fête de la Présentation de la Mère de Dieu au Temple, à Spéracedes.

En Christ. 
P.Gontran
Mission Orthodoxe du Pays de Grasse 

vendredi 16 novembre 2018


jeudi 15 novembre 2018


UN NOUVEAU BLOG de CLAUDE




"Les psaumes sont d'une richesse incommensurable: on y découvre toujours des enseignements nouveaux, des perles de grand prix à chaque nouvelle lecture. Les psaumes sont la prière de l'Eglise, on les trouve dans tous les offices. Mais ce sont aussi nos prières, qui souvent, expriment pour nous ce qui est la joie de notre âme ou bien sa détresse. Ils expriment aussi quelquefois notre colère ou notre abattement. Ce sont souvent des miroirs de nos état spirituels, et à travers ces miroirs, Dieu se révèle, écoute et console."

Ce blog sera consacré à l'étude des psaumes, à ce qu'en ont dit nos Pères théophores et les saints de l'Eglise.



lundi 12 novembre 2018


Sur le site : Orthomonde.fr


Dans la vie de l'Eglise, les meilleurs moments sont les temps de persécutions



Sa Béatitude Onuphre, Métropolite de Kiev et de toute l'Ukraine

Les périodes les plus terribles pour l’Eglise sont les temps de paix. Nous vivons actuellement une période de croissance vers un âge plus adulte.

Pour nous chrétiens, le sol, sous nos pieds, ressemble à un marécage. Nous sommes obligés de faire des efforts, d’aller de l’avant, car si nous restons au même endroit, il est certain que nous allons nous enfoncer. Sans qu’il le remarque, le chrétien qui reste immobile descendra toujours plus bas, jusqu’à ce qu’il s’étouffe dans sa propre insensibilité. C’est ce qui caractérise les temps de paix. Cela concerne aussi bien le clergé que les laïcs. On s’aigrit de l’intérieur sans le savoir. La prière du matin et la prière du soir grincent comme un vieux plancher. Sans l’huile de la grâce, l’âme grince, puis meurt, comme une vieille dame quinteuse.

Ce n’est pas pour rien si l’essor du monachisme est né au moment où la foi orthodoxe cessa d’être une chose interdite. A cette époque, au lieu du rugissement des fauves dans les théâtres romains et du sang des martyrs, on entendait cliqueter l’or dans la bourse des évêques. Le salaire alléchant des clercs attirait des hommes prêts à suivre le Christ, plutôt dans le but d’avoir une carrière ecclésiastique que par amour pour Lui. C’est alors que le sang des véritables chrétiens se mit à couler silencieusement dans les déserts d’Egypte et de Syrie. L’exploit du martyre fut remplacé par celui de la crucifixion de la chair avec ses passions et ses concupiscences. Le mariage entre l’Eglise et l’Etat produit toujours des enfants difformes : c’est une loi valable pour tous les temps.
Quand le degré d’anticléricalisme créé par la société atteint de tels sommets que, dans l’Eglise, seuls restent ceux qui placent la foi en Dieu au-dessus de toutes les autres priorités de la vie, c’est autre chose. Les carriéristes de l’Eglise, ceux qui, dans l’Eglise, ne recherchent que profit, notoriété, vénération d’eux-mêmes, qui aiment «présider les réunions» et «que les gens disent du bien d’eux», finissent par partir ailleurs. Ainsi, l’Eglise se purifie de tout ce qu’elle contient de non authentique.

Et cela est formidable. Le Christ a déterminé précisément le paradigme de la relation entre l’Eglise et le monde : «S’ils m’ont persécuté, ils vous persécuteront aussi», «le monde m’a haï et vous haïra aussi» et même «en vous tuant, ils penseront qu’ils feront une chose agréable à Dieu». Dès que le monde commence à nous aimer, nous cessons d’être des serviteurs du Christ pour devenir esclaves du monde, et c’est là la chose la plus terrible qui puisse nous arriver.

Quand je regarde mon iconostase domestique, je n’y vois pas un seul homme qui aurait vécu une vie pieuse « stagnante » et qui serait entré dans le Royaume de la lumière. Sur chaque icône, c’est un martyr qui me regarde, sanglant ou non. Nous connaissons bien l’algorithme de l’« oeuvre » du diable contre l’Eglise. Il est simple jusqu’à la naïveté, et par là-même, extrêmement efficace. Dans les premiers temps de la chrétienté, satan criait dans les médias de l’époque, que «les chrétiens sont des pervers et des cannibales», que « durant leurs assemblées, ils sacrifient de jeunes enfants, boivent leur sang et ensuite commettent la luxure ».

Assurément, comment, après cela, ne pas livrer les chrétiens aux lions de l’amphithéâtre ? Il y a cent ans, satan enseignait de nouveau que les chrétiens ont «un clergé réactionnaire», que ce sont des «complices de l’impérialisme» et «des ennemis de la révolution». D’après le témoignage de ses contemporains, la seule mention de l’Eglise et du Christ rendait Lénine furieux. Vingt ans plus tard, on fusillait le clergé pour les motifs suivants : «liens avec les contre-révolutionnaires», «collaboration avec l’espionnage étranger», «organisation de rassemblements ayant pour objet le renversement du pouvoir soviétique», «complicité avec les services spéciaux occidentaux». Au seuil du XXIème siècle, les arguments de satan sont toujours les mêmes : «agents du Kremlin», «membres du KGB», «complices de l’agresseur». Le disque n’a pas changé et on reconnaît l’écriture.

Pourtant, les véritables chrétiens ont vécu, vivent et vivront d’une seule chose : le Christ et l’Evangile. Certes, on peut les calomnier, les tuer, les mettre en prison, comme cela s’est produit plus d’une fois dans l’histoire, mais ils continueront d’aimer Dieu, l’Eglise et leur pays. Parce que, comme Dieu, ils n’en ont qu’un seul.

Les périodes de persécution sont les plus profitables pour l’Eglise. Dans ces moments-là, une seule chose suffit : rester fidèle à Dieu et à notre mère l’Eglise. En réalité, tout dans ce monde est très simple. Parce que Dieu lui-même est simple. Dans le monde, il y a le bien et le mal. Il y a l’Amour Universel aussi bien que la Haine. Le Sauveur nous a donné son commandement d’amour. Tout ce qui s’accompagne d’amour, de lumière, de bonté, de miséricorde, de compassion, prend sa source, d’une façon ou d’une autre, en Dieu. Parce qu’Il est Bon. Tout ce qui s’accompagne de haine, de destruction, de guerre, d’appel au meurtre, de soif de mort, trouve son origine dans l’enfer, indépendamment des motivations et des intentions dont satan déguise le mal. Notre vraie patrie est le Royaume de Dieu, et nous devons faire beaucoup d’efforts afin d’obtenir notre passeport pour l’éternité.

Ce que nous vivons en ce moment, en réalité, n’est qu’un processus de croissance vers un âge plus adulte. On ne trouve jamais de dynamique de croissance dans une zone de confort. Cela concerne n’importe quel système, quel qu’il soit. La croissance n’est possible que grâce à l’effort et à une conjoncture difficile, dans les circonstances les moins favorables. C’est alors que se révèlent les réserves intérieures, que l’on reçoit une nouvelle expérience, « à la patience la piété, à la piété l'amour fraternel, à l'amour fraternel la charité…Mais celui en qui ces choses ne sont point est aveugle…C'est pourquoi, frères, appliquez-vous d'autant plus à affermir votre vocation et votre élection; car, en faisant cela, vous ne broncherez jamais. » (2 Pierre 1, 6-10)





Saint Martin de Tours / 11 Novembre

Oukaze 70:

"Dans toutes les églises relevant de l'Église orthodoxe de Russie, lors de chaque Divine Liturgie, il est décidé d’inclure les demandes suivantes dans l’ecténie double :



    Nous prions encore notre Seigneur et Sauveur de garder l’Église Orthodoxe dans le monde entier dans l'unité et dans la vraie Foi et de lui accorder la paix et la sérénité, l'amour et la concorde, disons tous, ô Seigneur, exauce-nous et  aie pitié de nous.

    Nous Te prions encore de jeter les yeux, avec bienveillance et miséricorde, sur notre sainte Église Orthodoxe et de la préserver des divisions et des schismes, de l'inimitié et des désordres, de ne pas amoindrir et de ne pas ébranler son unité, mais qu’en elle soit glorifié Ton Nom trois fois saint, disons tous, ô Seigneur, exauce-nous et aie pitié de nous."

lundi 5 novembre 2018



Appel de l’ACER-RUSSIE


Cher Père Gontran,

La rentrée a été difficile dans le service de tuberculose de l’hôpital pédiatrique n°3 de Saint-Pétersbourg. De nombreux enfants malades de la tuberculose sont orphelins ou issus de familles défavorisées. L’association Saint-Ioassaff ne peut pas répondre à tous les besoins en matériel scolaire et en médicaments. Pourriez-vous diffuser largement cet appel à dons auprès de vos paroissiens et amis ?

Merci de tout cœur !
Alexandre Eltchaninoff






Appel de l’ACER-RUSSIE

Les bénévoles de Saint-Ioassaff sont à l’hôpital tous les jours. Ils rassurent les petits malades, leur redonnent le courage de se soigner et d’apprendre. Parmi les 80 enfants malades de tuberculose se trouvent des orphelins ou orphelins sociaux, des enfants des rues, ils restent à l’hôpital de longs mois, parfois des années. Les petits malades subissent des traitements qui attaquent leurs reins et leur foie ce qui les contraint à prendre des préparations onéreuses.
Malgré leur grande fatigue, les enfants ne doivent pas rompre leurs liens avec l’école, il faut les remotiver, les passionner et leur redonner l’envie d’apprendre.
L’association Saint-Ioassaff finance les traitements payants, achète les cahiers et fournitures scolaires mais pour y parvenir elle a besoin de vous !

Merci de soutenir Saint-Ioassaff et les enfants qui font leur rentrée ! Chaque don compte !  
Un reçu fiscal sera envoyé à chaque donateur.

Merci à tous

Envoyez un chèque à ACER-RUSSIE, 91 rue Olivier de Serres, 75015 Paris - à l'ordre d'ACER-RUSSIE en indiquant au dos  « Une rentrée à l’hôpital ».

Par virement : La Banque Postale, ACER-RUSSIE, IBAN FR 45 2004 1000 0115 37 359Y020 97   BIC: PSSTFRPPPAR

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Amicalement
Alexandre Eltchaninoff

Дети сироты и больные туберкулозом и в России, помогите их вылечить и спасти!
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Каждый Ваш дар ценен!
Для чеков:
ACER-RUSSIE 91, rue Olivier de Serres, 75015 Paris на счёт ACER-RUSSIE сзади чека укажите  « Une rentrée à l’hôpital ».

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