vendredi 31 juillet 2020


Calendrier Liturgique du mois d'Août 2020.
Chapelle St Jean de Grasse
2 ch.de St jean. 06130 Grasse
Port : 06 47 36 09 34

En raison des mesures imposées aux lieux de cultes et
 dans le respect des règles sanitaires liées à l'épidémie de Covid-19 :


Le nombre de fidèles autorisés est limité, prévoyez d'arriver tôt si vous voulez avoir l'assurance de pouvoir assister à l'office !


Respectez les marques au sol qui indiquent où vous pouvez vous placer dans l'église

Respectez une distance d'1 m minimum avec les autres fidèles, notamment au moment de recevoir la Sainte Communion

Le port du masque est obligatoire dans l'église et disponible à l'entrée
 (à partir de 11 ans)

Désinfectez-vous les mains avec du gel hydro-alcoolique en entrant dans l'église

Vénérez les saintes icônes et la Croix en vous inclinant respectueusement, sans les embrasser

Agapes réduites au minimum.

Vendredi 31 Juillet: 
Début du carême de la Dormition 
de la Très Sainte Mère de Dieu.



Mercredi 5 Août : Vigile de la fête de la Transfiguration à partir de 19h, vêpres et matines puis Divine Liturgie.

Jeudi 6 Août : Fête de la Transfiguration de Notre Seigneur Jésus-Christ.

Samedi 8 Août : Grandes Vêpres à 18h.
Dimanche 9 Août : 9ème Dimanche après la Pentecôte, (Jésus marche sur les eaux), Matines et Divine Liturgie à partir de 9h15, puis agapes.

Mercredi 12 Août : 19h Liturgie vespérale.

Vendredi 14 Août : Grandes Vêpres à 18h.
Samedi 15 Août : Dormition de la Mère de Dieu, Matines et Divine Liturgie à partir de 9h15, puis agapes. 

Samedi 15 Août : Grandes Vêpres à 18h.
Dimanche 16 Août  : 10ème Dimanche après la Pentecôte, (Guérison d'un lunatique). Matines et Divine Liturgie à partir de 9h15, puis agapes.

Mercredi 19 Août:  Liturgie vespérale à 19h.

Samedi 22 Août : Grandes Vêpres à 18h.
Dimanche 23 Août : 11ème Dimanche après la Pentecôte, (Le débiteur impitoyable). Matines et Divine Liturgie à partir de 9h15, puis agapes.

Mercredi 26 Août :  Grandes Vêpres à 18h.

Samedi 29 Août : Jeûne, Décollation de Saint Jean le Baptiste. Matines et Divine Liturgie à partir 9h15.
Grandes Vêpres à 18h.

Dimanche 30 Août : 12ème Dimanche après la Pentecôte, (Le jeune homme riche). Matines et Divine Liturgie à partir de 9h15, puis agapes. Bénédiction pour les enfants qui retournent à l'école.

Lundi 31 Août : Grandes Vêpres de l'Indiction à 18h.

Mardi 1 Septembre
Début de l'Indiction, (nouvelle année ecclésiastique).
19h Liturgie vespérale.

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mercredi 29 juillet 2020


La PMA pour toutes,
pente glissante de l’eugénisme ?

Pour aller plus loin, et ne pas se réveiller avec la gueule de bois! p.g

Mgr Jacques Suaudeau | 28 juillet 2020

Source :Aleteïa

Pour permettre aux couples de femmes ou aux femmes seules d’avoir accès aux techniques de fécondation artificielle, le projet de loi examiné en seconde lecture à l’Assemblée nationale élimine le critère médical d’infécondité qui représentait la seule barrière éthique à tous les débordements.

L’Assemblée nationale est appelée à débattre en deuxième lecture du projet de loi relatif à la bioéthique, à partir du rapport de sa commission spéciale qui rejette nombre des propositions faites par le Sénat et ramène à la situation originelle du projet. Le point le plus problématique de tout le texte reste celui de son article 1er qui permet aux couples de femmes et aux femmes seules de recourir aux techniques de « procréation médicale assistée » en vue d’avoir un enfant. Le Sénat avait introduit un article 1er A qui affirmait que nul n’avait droit à l’enfant. La commission spéciale de l’Assemblée nationale l’a supprimé.

La PMA : une technique qui se substitue à la procréation

Rappelons d’abord que le Magistère de l’Église catholique a manifesté très clairement dans l’Instruction Donum Vitæ du 22 février 1987, complétée par l’instruction Dignitas personæ du 8 septembre 2008 son opposition morale aux techniques dites de « fécondation artificielle » — fécondation in vitro et ICSI (l’Intra Cytoplasmic Sperm Injection est une technique de fécondation in vitro (FIV) par insémination de l’ovule au moyen de la micro-injection d’un spermatozoïde, ndlr) — qui sont proposées aux couples inféconds sous le titre trompeur d’ »aide médicale à la procréation » (PMA) alors qu’elles n’aident pas la procréation, mais s’y substituent. Dans ces techniques, l’enfant n’est pas le fruit de l’amour de ses parents mais d’un acte de laboratoire, accompli par un tiers, sur une paillasse. De plus cette technique ne peut donner de résultats qu’en acceptant la perte de plus de 80% des embryons préparés in vitro, chaque embryon représentant une vie humaine. Pour un enfant né vivant, il y en a près de sept qui sont éliminés dans le processus.

L’opposition de l’Église à la « PMA » devient très forte lorsque, pour obtenir l’enfant, le médecin utilise des cellules sexuelles venues d’un donneur et non du parent défaillant. Non seulement la sexualité humaine se trouve bafouée dans cet acte — puisqu’il y a dissociation entre l’union des corps et la procréation elle-même, mais il y a un véritable adultère biologique réalisé dans cette fécondation, contraire aux engagements du mariage.

PMA « pour toutes » : le droit à l’enfant sans père

La proposition du gouvernement d’élargir l’accès de la PMA aux femmes seules ou aux couples de femmes parachève ce désordre moral. Il n’y a plus ici l’excuse de l’infécondité mais un désir d’autosatisfaction de la femme seule ou du couple de femme que rien ne légitime. On ne peut en effet accepter sur le plan éthique, philosophique et anthropologique l’idée d’un « droit » à l’enfant. On ne peut avoir des « droits » sur une personne. Autrement il faudrait aussi légitimer l’esclavage ou la traite des êtres humains. Le futur enfant est un être humain dont le respect de la dignité et de l’autonomie interdisent qu’il soit « projeté » puis traité à la façon d’un objet, objet désirable, certes, mais objet tout de même alors qu’il est d’ores et déjà un sujet, un ayant-droit.

Ce projet de loi va cependant plus loin dans l’immoralité : l’élargissement de la PMA aux femmes seules et aux couples de femmes reviendrait à décréter a priori l’existence d’enfants sans pères. D’un point de vue psychologique, le respect dû à l’enfant et à la construction de sa personnalité est gravement blessé. Du point de vue de la société où le rôle des parents est déjà bouleversé de multiples manières et où l’autorité est remise en question, cette absence planifiée du père est plus que problématique. Parce qu’il n’existe encore qu’à l’état de projet cet enfant a le droit de venir au monde dans les meilleures conditions possibles de filiation, d’accueil parental, de formation humaine et d’éducation. Ces conditions ne sont pas réunies dans le cadre d’une PMA qui serait ouverte aux femmes seules.

La pente glissante de l’eugénisme

Il y a encore plus grave. Pour permettre aux couples de femmes homosexuelles ou aux femmes seules d’avoir accès aux techniques de fécondation artificielle, le projet de loi a éliminé le critère médical d’infécondité qui représentait jusqu’alors la seule barrière éthique opposée par la loi à tous les débordements. Cet accès possible à la PMA libéré de tout critère de sagesse ouvre celle-ci aux caprices procréatifs et ils sont nombreux. Ces caprices passent en particulier par la pratique plus étendue du diagnostic pré implantatoire (DPI) qui permet de « sélectionner » les embryons humains pour choisir, selon son goût, celui à qui on concède vie et développement. Pour l’instant ce risque est évité car la loi encore en vigueur, qui limite avec sagesse l’accès à la PMA, limite aussi l’accès au diagnostic préimplantatoire. Mais l’élargissement du DPI à d’autres indications que celle de l’identification de maladies héréditaires sera très probablement admis dans un futur proche dès lors que l’accès à la PMA sera ouvert légalement à tous. Cet élargissement permettra aux requérants de choisir pour leur PMA le « meilleur embryon », soit pour son sexe, soit pour le protéger de pathologies possibles de l’adulte, (« enfant parfait ») soit même pour qu’il soit doté de dispositions génétiques avantageuses (« enfant sur mesures » ou « enfant amélioré »). Il en résultera une aggravation de l’inégalité sociale qui va tout à fait dans le sens de cette « pente glissante » eugénique que souhaitent les idéologies transhumanistes.

Est-ce cela que nous voulons ? Est-ce de cela dont nous avons un tel besoin urgent, aujourd’hui ? Pourquoi une telle précipitation à conclure de cette façon quasi honteuse, en catimini estival, un juste questionnement éthique ? Où en est ce « débat public exemplaire » sur la bioéthique dont les autorités françaises se targuaient il y a trois ans de cela, et qui s’est résolu en une triste mascarade ?




mardi 28 juillet 2020


« PMA pour toutes » :
 cinq problèmes juridiques insolubles

-Alors que les français sont occupés, par leurs vacances, au sortir du confinement, une "loi liberticide", va être voté en catimini par les princes de ce monde. Déni de démocratie ? Atteinte à la personne humaine ? Autres ? 
Et que nos évêques sont en vacances ! 
Père Jean (BOBOC), tu nous manques. 
Mais au final qui cela intéresse ? 
P. Gontran

Nicolas Kermabon | 27 juillet 2020

La pratique d’assistance médicale à la procréation pour les couples de femmes prévue par le projet de loi bioéthique serait non seulement préjudiciable aux enfants à naître, mais risquerait aussi de semer de l’incohérence dans le droit de la filiation.

Le nouveau garde des Sceaux Éric Dupond-Moretti et le ministre de la Santé Olivier Véran ont récemment annoncé que l’extension de l’assistance médicale à la procréation (AMP/PMA) aux couples de femmes et aux femmes seules (« PMA pour toutes »), incluse dans le projet de révision des lois bioéthiques, faisait partie des priorités du gouvernement. Le calendrier parlementaire a d’ailleurs prévu le vote de la révision des lois bioéthiques en deuxième lecture avant la fin juillet. Un tel empressement a été dénoncé par l’opposition à l’Assemblée alors que le pays n’est pas encore sorti de la crise sanitaire suscitée par l’épidémie de la Covid-19.

Tandis que plusieurs évêques ont alerté sur les dérives du projet de loi en matière bioéthique (comme la méthode ROPA), il convient de souligner les problèmes juridiques que poserait la « PMA pour toutes ». Une telle pratique serait non seulement préjudiciable pour les enfants à naître, mais risquerait aussi de semer de l’incohérence dans le droit de la filiation. Il est parfois malaisé de répondre aux promoteurs de cette réforme tant ils tendent à s’abriter derrière le discours lénifiant consistant à affirmer qu’il s’agit de permettre à des couples de femmes et des femmes seules de « faire famille ». Pour contourner cette rhétorique, il faut se replacer sur le terrain du droit et rappeler cinq des principaux problèmes juridiques que pose la « PMA pour toutes » non seulement au regard du droit encadrant les techniques médicales procréatives mais aussi du droit de la filiation.

L’ABANDON DU CRITÈRE THÉRAPEUTIQUE

La PMA est encadrée par des lois bioéthiques (1994/2011) qui réservent cette technique médicale aux couples composés d’un homme et d’une femme, en âge de procréer, et souffrant d’une infertilité pathologique médicalement constatée (Code de la santé publique, art. L2141-2). Le choix du législateur avait été de consacrer la dimension thérapeutique de l’AMP, qui vise à pallier l’infertilité des couples, afin d’éviter toute dérive. Le projet de loi « PMA pour toutes », en ouvrant les techniques procréatives aux couples de femmes et aux femmes seules, en dehors de tout trouble de la fertilité, abandonne le critère thérapeutique de la PMA qui devient par conséquent une « pratique sociétale ». Cette vision « sociétale » ne peut que fragiliser notre conception de la médecine. Celle-ci consiste en principe à « remettre la nature dans son cours normal » : il s’agit évidemment de rétablir la santé, mais aussi plus largement de permettre ce que la nature aurait pu être (ce qui englobe la chirurgie réparatrice/esthétique). Mais en aucun cas, notre conception de la médecine ne permet d’augmenter les facultés de l’individu au-delà de ce que permet la nature, par exemple se faire greffer un troisième bras !


LA PMA RÉSERVÉE AUX COUPLES HÉTÉROSEXUELS N’EST PAS DISCRIMINATOIRE

Réserver la PMA aux couples hétérosexuels n’est-il pas une discrimination ? Contrairement à ce que l’on entend parfois de la part de la majorité parlementaire LREM, le cadre juridique de l’AMP ne constitue pas une discrimination au détriment des couples de femmes. L’égalité consiste à traiter de façon égale les individus dans une situation identique. Or, un couple de femmes n’est pas dans une situation identique qu’un couple hétérosexuel souffrant d’infertilité. Un couple hétérosexuel souffre d’une infertilité pathologique lorsqu’il aurait pu procréer en l’absence de ce trouble. Un couple de femmes est quant à lui infertile, non en raison d’un trouble (l’homosexualité n’est pas une maladie) mais en raison d’une situation de fait. Il n’y a donc aucune discrimination juridique à traiter de façon différente des couples qui se trouvent dans des situations différentes.

L’ABSENCE DE BRANCHE PATERNELLE

Sur le plan de la filiation, la pratique de la « PMA pour toutes » aurait pour résultat que les enfants issus des couples de femmes seraient dépourvus de branche paternelle. Cette question est en réalité distincte du débat de savoir si un enfant a ou non besoin d’être éduqué par un père, qui est en partie une question de fait. L’absence de branche paternelle constitue en tout cas en soi un préjudice pour l’enfant dans la mesure où l’on instaurerait une inégalité juridique entre les enfants issus de couples de femmes, dont la filiation serait non mixte, et les autres enfants. L’on répond parfois à cette critique qu’il existe déjà des enfants éduqués par des femmes seules et qui n’ont pas de père. Cet argument n’est pas opérant sur le plan juridique car, contrairement à ce que l’on pourrait croire, les enfants dont la filiation n’est établie qu’à l’égard d’une femme seule, ont bel et bien une branche paternelle, mais celle-ci est cependant vacante. C’est du reste parce que ces enfants disposent d’une branche paternelle que leur paternité peut être éventuellement établie ultérieurement, par exemple par la reconnaissance du père.

LA PRIVATION D’UNE FILIATION COHÉRENTE

L’ouverture de l’AMP aux couples de femmes ne peut par ailleurs que fragiliser le principe de vraisemblance de la filiation. Ce principe est au cœur de notre droit depuis le Code Napoléon (1804). Parfois mal compris, il n’implique pas que la parenté juridique soit toujours conforme à la vérité biologique mais inscrit l’enfant dans une filiation cohérente et vraisemblable (dans le sens où elle pourrait être vraie) en la revêtant à la fois d’une branche maternelle et d’une branche paternelle. L’enfant qui serait issu d’un couple de femmes, né de « deux mères » mais sans père, se verrait ainsi privé d’une filiation cohérente. C’est pourtant ce que l’actuel Code de la santé publique visait à empêcher puisque, en réservant l’AMP aux couples hétérosexuels, l’enfant conçu par cette technique naît au sein d’un couple composé d’un homme et d’une femme et se trouve doté d’une filiation cohérente. L’on pourrait rétorquer que cette vraisemblance a été mise de côté depuis que, par l’adoption, des couples de femmes peuvent être les « deux mères » d’un enfant. C’est oublier que l’adoption n’est pas le droit commun de la filiation : à l’inverse du droit romain (où l’adoption profite d’abord à celui qui adopte) dans sa forme contemporaine (réformes de 1939 et 1966), l’adoption est un palliatif au profit d’enfants dont la filiation d’origine est absente ou défaillante. Il y aurait ainsi un paradoxe dans la « PMA pour toutes » à faire naître des enfants dont on annihile volontairement la filiation afin de calquer leur parenté sur celle de l’adoption. Mais surtout, la vraisemblance demeure le principe du droit commun de la filiation : c’est ce qui permet par exemple au ministère public de s’opposer dans l’intérêt de l’enfant à des reconnaissances de paternité frauduleuses (Code civil, art. 316-1).

L’IMPOSSIBLE ACTION EN RECHERCHE DE PATERNITÉ

Enfin, les enfants issus de la « PMA pour toutes », qui ne peut avoir lieu par définition qu’avec donneur, se verront privés de la possibilité d’exercer l’action en recherche de paternité. Cette action (C. civ., art. 327) vise à relier un enfant à son père par un lien juridique afin que celui-ci assume ses obligations envers lui. L’on pourrait répondre que c’est déjà le cas lorsqu’un couple hétérosexuel réalise une AMP avec donneur (C. civ., art. 311-20) : cette situation est pourtant différente car dans ce cas, l’absence d’action s’explique par le statut du donneur qui, dans les lois bioéthiques, a vocation à s’effacer derrière le père afin de sécuriser la filiation de l’enfant ; celui-ci est relié soit au mari de sa mère soit à un homme qui s’est engagé à le reconnaître et qui devra assumer ses obligations envers lui. L’enfant se trouve en fait dans une situation comparable aux autres enfants dont la possession d’état conforme au titre a duré au moins cinq ans (l’action en contestation de paternité devenant close) (C. civ. art. 333). Tel n’est pas le cas des enfants issus de la « PMA pour toutes » qui seront défavorisés par rapport aux autres enfants dont la paternité n’est pas établie et qui bénéficient d’une action en recherche prescrite par dix ans (C. civ., art. 321).

source : Aleitea


samedi 18 juillet 2020


SYNODE RUSSE: CONSTANTINOPLE A BLESSÉ L'UNITÉ DE L'ÉGLISE, COMPROMETTANT LA CAPACITÉ DE L'ÉGLISE À RÉPONDRE AUX MENACES ACTUELLES
Moscou, 17 juillet 2020
Source :Orthochristian

Au cours de sa session tenue hier et aujourd'hui, le Saint-Synode de l'Église orthodoxe russe a adopté une déclaration sur la décision des autorités turques de transformer à nouveau Agia Sophia en mosquée.

Le Synode exprime sa tristesse face à l'utilisation abusive de l'emblématique cathédrale d'Istanbul, notant que la décision a été prise sans tenir compte des protestations des Églises orthodoxes et des autres confessions religieuses et gouvernements à travers le monde.

Faisant écho à la récente déclaration de Son Éminence le métropolite séraphin du Pirée de l'Église orthodoxe de Grèce, le Synode souligne également l'ingérence inepte du Patriarcat de Constantinople dans la vie de l'Église orthodoxe ukrainienne comme un facteur majeur affaiblissant l'unité de l'Église orthodoxe aujourd'hui, et affaiblissant ainsi la capacité de l'Église à faire face et à répondre à une crise comme celle qui entoure actuellement Agia Sophia.


Le Saint Synode de l'Église orthodoxe russe exprime son profond regret à propos de la décision de la direction de l'État de Turquie de priver l'Église d'Agia Sophia de son statut de musée et de la transférer à l'usage religieux pour la communauté musulmane.

La décision susmentionnée a été prise sans tenir compte des pétitions et de la position clairement exprimée des primats et des hiérarchies des Églises orthodoxes locales, des représentants d'États étrangers, de nombreuses organisations internationales publiques et de défense des droits de l'homme et du clergé de diverses confessions et traditions religieuses. Cela offense la sensibilité religieuse de millions de chrétiens à travers le monde, ce qui pourrait entraîner une perturbation de l'équilibre inter religieux et de la compréhension mutuelle entre chrétiens et musulmans, non seulement en Turquie elle-même, mais aussi dans d'autres endroits.

À une époque où le christianisme est une religion persécutée dans de nombreux endroits de la planète, où l'exode des chrétiens des pays du Moyen-Orient se poursuit, cette décision des autorités turques apporte une douleur particulière. L'église d'Agia Sophia a été construite en l'honneur du Christ Sauveur, et elle continue d'être une église dans la conscience de millions de chrétiens. Cette église a une signification historique et spirituelle particulière pour l'Église orthodoxe.

S'adressant aux Églises locales fraternelles, nous notons avec une tristesse particulière que le monde orthodoxe fait face aujourd'hui de manière décousue à des événements qui sont  sans joie pour l'Église orthodoxe, et qui est le résultat direct de la légalisation anticanonique du schisme en Ukraine et qui a affaibli notre capacité à affronter conjointement les nouvelles menaces spirituelles et les défis de civilisation. Maintenant, à une époque de christianophobie croissante et de pression accrue sur l'Église de la société laïque, l'unité est plus importante que jamais. Nous appelons les Églises locales fraternelles à travailler ensemble dans l'esprit de paix et d'amour du Christ pour trouver une issue à cette crise.

Nous espérons que les autorités turques feront les efforts nécessaires pour préserver les mosaïques chrétiennes inestimables qui ont survécu miraculeusement et leur donneront accès aux pèlerins chrétiens.

Exprimant l'espoir de continuer à préserver et à renforcer le respect mutuel et la compréhension mutuelle entre les croyants des différentes religions du monde, nous appelons également la communauté mondiale à fournir toute l'assistance possible pour préserver le statut spécial de l'Église d'Agia Sophia, d'une importance éternelle pour tous les chrétiens.


jeudi 16 juillet 2020

Il est universellement reconnu en tant que principe ecclésiologique de base que les ordinations des hérétiques et des schismatiques, et en particulier de ceux qui sont déchus et excommuniés, en tant que "sacrement" célébré par toutes les Églises, sont invalides. Ce principe fondamental est inextricablement lié à l'enseignement orthodoxe du Saint-Esprit et constitue un fondement inébranlable de la succession apostolique des évêques orthodoxes. Nous sommes convaincus que ce principe ne peut être ignoré.

Extrait de la lettre de l'Archevêque d'Albanie Anastase, au Patriarche de Constantinople.

dimanche 5 juillet 2020


Saint Marc d'Ephèse, pilier de l'Orthodoxie: Dernières volontés

Source: Orthodoxologie



Saint Marc d'Ephèse



Après la honteuse fausse union de Florence, saint Marc d’Ephèse s'adressa aux fidèles le jour de son repos en Christ. En voici un extrait /

En ce qui concerne le Patriarche [de Constantinople], je dirai ceci, de peur qu'il ne lui vienne à l'esprit de me témoigner un certain respect lors de l'enterrement de mon humble corps, ou d'envoyer sur ma tombe l'un de ses supérieurs ou de son clergé ou en général l'un de ceux qui sont en communion avec lui, afin de participer à la prière ou de rejoindre les prêtres qui y sont invités parmi nous, pensant qu'à un moment donné, ou peut-être secrètement, j'avais permis la communion avec lui.

Et de peur que mon silence ne donne l'occasion à ceux qui ne connaissent pas bien et pleinement mes opinions de soupçonner une sorte de conciliation, je déclare et témoigne devant les nombreux hommes dignes ici présents que je ne désire, en aucune manière et absolument, et n'accepte pas la communion avec lui ou avec ceux qui sont avec lui, ni dans cette vie ni après ma mort, tout comme (je n'accepte) ni l'Union, ni les dogmes latins, que lui et ses adhérents ont acceptés et pour l'application desquels il a occupé cette place de président, dans le but de renverser les véritables dogmes de l'Église.

Je suis absolument convaincu que plus je m'éloigne de lui et de ceux qui lui ressemblent, plus je suis proche de Dieu et de tous les saints, et que dans la mesure où je m'en éloigne, je suis en union avec la Vérité et avec les Saints Pères, les Théologiens de l'Église ; et je suis également convaincu que ceux qui se comptent avec eux s'éloignent de la Vérité et des bienheureux Maîtres de l'Église.

C'est pourquoi je dis : de même qu'au cours de toute ma vie j'ai été séparé d'eux, de même, au moment de mon départ, et après ma mort, je me détourne des rapports et de la communion avec eux et je fais le vœu et l'ordre qu'aucun d'entre eux ne s'approche de ma sépulture ou de mon tombeau, et de même qu'aucun autre de notre côté, dans le but de tenter de se joindre à nos services divins et de concélébrer ; car ce serait mélanger ce qui ne peut l'être.

Mais il leur convient d'être absolument séparés de nous jusqu'à ce que Dieu accorde la correction et la paix à Son Église. [cité dans The Orthodox Word, juin-juillet 1967, pp. 103 et suivantes].

Par tes prières de saint Marc d’Ephèse, et de tous les saints Pères, enseignants et théologiens, ô Christ notre Dieu, préserve dans la confession orthodoxe Ton Église, pour les siècles des siècles ! Amen !




Source

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Voir aussi: