dimanche 31 mai 2020


L'évêque de Melitène Maximos: Patriarcat de Constantinople,
 à Paris  le 31 Mai 2020.

 "La sécularisation et la jalousie dévorent le corps de l'Église"

"la sécularisation et le manque de respect pour la tradition ecclésiastique d'une part, et la jalousie et le fanatisme effrénés de l'autre, dévorent le corps de l'Église, créant la division.

Et quel genre de chrétiens sommes-nous lorsque nous coupons et cousons les Évangiles à notre mesure pour servir nos fins? "

Source: Romfea


Ce fidèle serviteur de Dieu est il en train de prendre conscience des erreurs de ses maîtres?

mercredi 27 mai 2020


CE QUI SERAIT VRAIMENT INQUIÉTANT




Un vécu biblique –

La prière est liée aujourd’hui à l’expérience de l’épreuve permise par Dieu comme dans la Bible. Ce qui nous est donné de vivre est une situation biblique. Nous sommes le Peuple de Dieu, et nous recevons de sa part un message paternel : les fléaux,  phénomènes fréquents dans l’histoire du monde, sont permis par le Créateur et nous parlent. Mais « l’homme stupide ne les connaîtra pas, et l’insensé ne pourra les comprendre ! » (Ps. 91, 7). Au temps de Noé, Dieu permit le fléau du déluge. A nous d’être, confinés comme dans l’Arche, préservés de la destruction. « Va, mon peuple, entre dans tes chambres, ferme la porte, cache-toi un peu de temps, jusqu’à ce que soit passée la colère du Seigneur » (Is. 26, 20).

L’intercession

Nous supplions le Seigneur d’épargner nos familles, notre peuple, nos enfants et même nos ennemis. Moïse détourna la colère de Dieu en se dressant devant lui (Ps. 105) et Phinéas « se leva et obtint le pardon et le fléau s’arrêta » (Ps 105, 30) : dans toutes nos communautés, de la sainte Montagne à nos humbles paroisses, des supplications s’élèvent vers le Seigneur. Nous lui demandons d’arrêter « par son bras miséricordieux » le fléau qui frappe les peuples !

L’action de grâce

Mais nous remercions le Seigneur. Dans cette épreuve, nous comprenons bien qu’Il est présent, qu’Il a un plan pour nous, pour l’Église et pour la société civile. Rendre grâce à Dieu dans la pandémie c’est confesser avec foi sa présence et chercher à entendre le message qu’Il nous adresse : « Écoute, Israël ! » Le Seigneur nous offre un carême véritable car tous voient la coïncidence providentielle entre le temps liturgique et l’heure du fléau. « Gloire à toi, notre Dieu, gloire à toi ! » Nous acceptons son projet ; nous adhérons au message paternel qu’Il nous adresse. Nous sommes des adultes responsables. Tout semble nous être retiré, ce qui relève du pouvoir – institution ecclésiastique, force économique, règne de nos idoles d’argent et de confort. Et Dieu nous propose un chemin d’intelligence et de réconciliation avec lui, avec sa Création et avec nous-mêmes.

Le repentir

« Repentez-vous »: tel est le message apporté par la pandémie – nous remettre en question de fond en comble ; réviser complètement notre conception de la société ; revoir à fond notre comportement d’Église et reconnaître à quel point nous sommes loin de la vérité. Qui osera dénoncer notre compromission avec le monde, l’obsession de l’institution ecclésiale d’être reconnue et soutenue par l’État ? Dieu nous le dit à travers le fléau : redressez la tête ; corrigez vos pensées ; rectifiez votre comportement… Écoutons la parole des prophètes… Ce n’est pas un accident ; nous ne sommes pas des bébés qui se plaignent. Supplions Dieu de nous montrer nos erreurs. Il nous exaucera et nous donnera des larmes de repentir.

L’impénitence

Nous manquons d’humilité ; nous manquons de pénitence ; nous cherchons à contourner l’épreuve au lieu de l’affronter. Posons-nous plutôt la question : qu’avons-nous fait ? Qu’ai-je fait, moi, pour qu’on en soit là ?    Très alarmant est le fait que le fléau ne nous conduise pas au repentir, à nous couvrir de sac et de cendre. Qu’est-ce que Dieu pourra trouver pour nous réveiller si cette épreuve ne sert à rien ? Dans le souci chrétien de maintenir le culte et l’institution, nous ne reconnaissons pas l’accent des prophètes qui savaient avertir Israël du message que le Seigneur délivrait à travers les grandes épreuves historiques. C’est extrêmement inquiétant. Si nous ne nous repentons pas, ce sera terrible : que fera Dieu alors pour nous montrer sa volonté et le chemin de notre Salut ?

De la miséricorde à la colère

Si nous ne nous réformons pas en profondeur à l’occasion providentielle de ce fléau, Dieu nous abandonnera à nous-mêmes, ce qu’on appelle la colère de Dieu : le christianisme disparaîtra, comme une idéologie, un pouvoir politico religieux, parce qu’il n’aura pas été capable d’entendre. Ce que nous vivons actuellement, c’est la miséricorde de Dieu qui nous avertit; mais elle ne touche pas notre conscience. Redoutons sa colère. Aurons-nous des oreilles pour entendre ce que Dieu dit à son Eglise? Nos pasteurs sauront-ils assumer l’esprit des prophètes? Y a-t-il dans le Peuple cet « homme au cœur profond” dont parle le psaume 63 et par qui Dieu et sa sagesse miséricordieuse seront exaltées?

Source: Sagesse orthodoxe

mardi 26 mai 2020

Merci aux donateurs.


lundi 25 mai 2020


24 Mai 2010/24 Mai 2020


COVID oblige!















samedi 23 mai 2020


La reprise des cérémonies religieuses
 officiellement autorisée

23 mai 2020 Orthodoxie.com

C’est par un décret publié dans la nuit dans le Journal officiel et immédiatement entré en vigueur que les autorités publiques autorisent les célébrations des offices publics dans les églises et autres lieux de culte. En effet, l’exécutif a appliqué l’ordonnance du Conseil d’État en date du 18 mai 2020 de lever l’interdiction générale et absolue de réunion dans les lieux de culte et d’édicter « des mesures strictement proportionnées aux risques sanitaires ». Le Ministère de l’intérieur de son côté a publié un document indiquant les lignes directrices pour la lutte contre la pandémie. Il est précisé que « ces préconisations sont issues des propositions faites par des représentants cultuels et ont fait l’objet d’une concertation avec les représentants de six des principaux cultes présents en France, membres de la Conférence des responsables de culte en France (CRCF) : Assemblée des évêques orthodoxes de France, Conférence des évêques de France, Conseil français du culte musulman, Consistoire central israélite de France, Fédération protestante de France, Union bouddhiste de France ».

Les recommandations en cinq volets visent à :

1. Assurer la distanciation physique

Les organisateurs s’assurent du respect de la règle de distanciation physique d’au moins un mètre entre deux personnes. Le respect de cette règle, se traduit par une superficie individuelle d’environ 4 m² par personne qui déterminera le seuil maximal de fréquentation.

Les organisateurs demeurent évidement libres de fixer un seuil inférieur qui tient compte notamment de l’agencement des lieux et de leur aménagement (sanitaires, couloirs, plan de circulation…), des accès ainsi que de la sécurité de l’environnement de l’édifice.

Les organisateurs s’assurent du respect du seuil de fréquentation maximal déterminé pour chaque le lieu de culte

L’inscription à distance préalable est une solution qui peut être mise en œuvre localement pour limiter l’afflux au-delà de la fréquentation autorisée.

Au moins un membre identifiable de l’organisation est responsable des phases d’entrée et de sortie. Il est positionné suffisamment en amont du début de la cérémonie. Il veille à limiter la formation de rassemblements aux abords de l’édifice et s’assure du respect des limitations de fréquentation en fonction de la taille de l’édifice.

Le port d’un masque de protection est obligatoire lors des rassemblements de personnes dans les établissements de culte, conformément au décret n° 2020-548 du 11 mai 2020.
L’espace minimal d’un mètre entre personnes est matérialisé au sol dans les espaces d’attente dans et en dehors de l’édifice. Une attention particulière est portée aux flux de personnes afin qu’elles ne se croisent pas.

2. Assurer la désinfection

Les objets rituels ainsi que les matériaux et objets potentiellement en contact avec les mains et les muqueuses sont désinfectés avant chaque cérémonie. Leur utilisation successive entre personnes est limitée au strict nécessaire.

3. Adaptation éventuelle des rites aux gestes « barrières »

Les officiants utilisent du gel hydroalcoolique au cours de la cérémonie si nécessaire.
Les rites sont adaptés à l’impératif de minimisation des contacts physiques, et avec les surfaces, les matières et les objets (eau, livres, objets rituels…) de nature à favoriser la propagation du virus.
Si la cérémonie est conduite par plusieurs personnes, elles respectent entre elles les règles de distance. Le nombre des officiants simultanés est réduit dans la mesure du possible.

4. Dispositions générales

L’équipe chargée de l’accueil et de la bonne tenue de la cérémonie reçoit une formation préalable aux gestes barrière par le responsable de la cérémonie ou un référent sanitaire.

5. Modalités de communication en direction des fidèles

Le public est informé des conditions d’accueil, des mesures d’hygiène et de distanciation physique (gestes « barrières ») et de l’adaptation des rites aux contraintes sanitaires : information préalable en ligne, panneaux d’information dans l’édifice, prises de parole du responsable en début de cérémonie et à chaque phase lorsque c’est nécessaire, traduction dans les langues des différentes communautés représentées.

En cas d’affluence prévisible importante, la multiplication des cérémonies successives est envisagée. Elles sont organisées de manière suffisamment espacée pour éviter les croisements de flux.
Une désinfection obligatoire des mains est organisée au moment de l’entrée et de la sortie de l’édifice. Pour ce faire du gel mis à disposition.

Une distance de sécurité d’un mètre entre personnes de plus de 11 ans est matérialisée pendant la phase statique (éloignement des chaises ou des tapis / condamnation d’emplacements).



Décret 2020-618 du 22 mai 2020:

Article 1 [...] « III. Les établissements de culte relevant du type V [églises, mosquées, synagogues, temples] sont autorisés à recevoir du public dans le respect des dispositions qui leur sont applicables et dans des conditions de nature à permettre le respect des dispositions de l'article 1er [mesures d'hygiène définies en annexe 1 au présent décret et de distanciation sociale, incluant la distanciation physique d'au moins un mètre entre deux personnes]. »

JORF n°0125 du 23 mai 2020
texte n° 19

Décret n° 2020-618 du 22 mai 2020 complétant le décret n° 2020-548 du 11 mai 2020 prescrivant les mesures générales nécessaires pour faire face à l'épidémie de covid-19 dans le cadre de l'état d'urgence sanitaire
Le Premier ministre,

Sur le rapport du ministre des solidarités et de la santé,
Vu le code civil, notamment son article 1er ;
Vu le code général des impôts, notamment son article 278-0 bis ;
Vu le code de la santé publique, notamment ses articles L. 3131-15 et L. 3131-17 ;
Vu la loi n° 2020-290 du 23 mars 2020 d'urgence pour faire face à l'épidémie de covid-19, notamment son article 4 ;
Vu la loi n° 2020-546 du 11 mai 2020 prorogeant l'état d'urgence sanitaire et complétant ses dispositions, notamment son article 1er ;
Vu le décret n° 2020-548 du 11 mai 2020 modifié prescrivant les mesures générales nécessaires pour faire face à l'épidémie de covid-19 dans le cadre de l'état d'urgence sanitaire ;
Vu l'urgence,
Décrète :


I. - Le décret n° 2020-548 du 11 mai 2020 susvisé est ainsi modifié :
1° Le III de l'article 10 est remplacé par les dispositions suivantes :
« III. Les établissements de culte relevant du type V sont autorisés à recevoir du public dans le respect des dispositions qui leur sont applicables et dans des conditions de nature à permettre le respect des dispositions de l'article 1er.

« Toute personne de onze ans ou plus qui accède ou demeure dans ces établissements porte un masque de protection répondant aux caractéristiques techniques fixées par l'arrêté conjoint des ministres chargés de la santé et du budget mentionné au K bis de l'article 278-0 bis du code général des impôts. L'obligation du port du masque ne fait pas obstacle à ce que celui-ci soit momentanément retiré pour l'accomplissement des rites qui le nécessitent.

« Le gestionnaire du lieu de culte s'assure à tout moment, et en particulier lors de l'entrée et de la sortie de l'édifice, du respect des dispositions mentionnées au présent III.

« Le préfet de département peut, après mise en demeure restée sans suite, interdire l'accueil du public dans les établissements de culte si les conditions de leur organisation ainsi que les contrôles mis en place ne sont pas de nature à garantir le respect des dispositions mentionnées au présent III. » ;

2° Au 3° du IV bis de l'article 12, les mots : « lorsque leur préparation ne peut être effectuée à distance » sont remplacés par les mots : « lorsque ces établissements ne peuvent assurer cette préparation à distance ».

II. - Le III de l'article 10 du décret n° 2020-548 du 11 mai 2020 susvisé dans sa rédaction issue du 1° du I du présent article est applicable sur l'ensemble du territoire de la République. Toutefois, dans les collectivités mentionnées à l'article 72-3 de la Constitution, le représentant de l'Etat est habilité à prendre des mesures d'interdiction proportionnées à l'importance du risque de contamination en fonction des circonstances locales.

Le 3° du IV bis de l'article 12 du décret n° 2020-548 du 11 mai 2020 susvisé dans sa rédaction issue du 2° du I du présent article est applicable sur l'ensemble du territoire de la République.

Article 2

Le ministre des solidarités et de la santé, le ministre de l'intérieur et la ministre des outre-mer sont chargés, chacun en ce qui le concerne, de l'exécution du présent décret, qui sera publié au Journal officiel de la République française et entrera en vigueur immédiatement.

Fait le 22 mai 2020.

Edouard Philippe

Par le Premier ministre :

Le ministre des solidarités et de la santé,

Olivier Véran

Le ministre de l'intérieur,

Christophe Castaner

La ministre des outre-mer,

Annick Girardin



vendredi 22 mai 2020


Communion, covid-19 et cuillère
 (patr. de Roumanie, 05.2020)


 Pour l'Église orthodoxe universelle, il n'y a pas d'objets sacrés (sanctifiés) à usage unique, mais à usage perpétuel (calice, disque, étoile et cuillère), objets qui sont nettoyés avant et après chaque utilisation. Dans la pratique de l'Église Orthodoxe, l'utilisation de la cuillère commune dans l'Eucharistie n'a pas a été une source de contamination pour tout croyant orthodoxe par le passé ou les deux derniers mois de la pandémie". (Déclaration du Patriarcat de Roumanie sur les cuillères "à usage unique" pour la distribution de la Sainte Communion).
source: st Materne

Fête de Saint Constantin et Hélène, 21 Mai 2020, il à 16 siècles, l'Empereur Constantin libérait les chrétien du joug de la persécution. En ce jour de fête, nous sortons de cette infâme contrainte qui nous a été  imposée par les princes de ce monde. Et nous clamons haut et fort:

 LE CHRIST EST RESSUSCITÉ DES MORTS, PAR LA MORT IL A VAINCU LA MORT, A CEUX QUI SONT DANS LES TOMBEAUX IL A DONNÉ LA VIE !




samedi 16 mai 2020


Dimanche de la Samaritaine!



lundi 11 mai 2020


PANDÉMIE ET DISCERNEMENT DES PENSÉES

Sagesse-Orthodoxe

La vigilance 

Les Pères du désert, depuis saint Antoine, ont fait l’expérience du discernement des pensées et de la garde du cœur. Ils ont parlé de vigilance, à la suite de l’apôtre Pierre : « soyez sobres, veillez ! Votre adversaire, le diable, comme un lion rugissant, rôde, cherchant qui dévorer. Résistez-lui, fermes dans la foi » (1 Pi 5, 8).  Très actuelle, en ce temps d’épreuve, la garde des pensées… Examinons nos pensées. Discernons les pensées. Choisissons les pensées… Toutes sortes de messages nous parviennent par les médias et les réseaux sociaux, telle information et son contraire, certaines alarmistes, certaines rassurantes, d’un extrême à l’autre…

Le tourment des pensées

Ne nous laissons pas entraîner à droite et à gauche… messages conspirationnistes ou messages lénifiants… Certaines fois nous sommes persécutés par des pensées d’angoisse, de peur des jours qui viennent, des menaces d’oppression ou de nouvelles épidémies, la peur nous menace, cette peur qui est l’instrument de tous les despotismes, “j’ai passé les nuits sans sommeil… tout le jour mes ennemis m’outragent…”, dit le Prophète (Ps 101). Persécution, tourment des pensées négatives qui nous font voir des ennemis partout, qui nous font soupçonner tout, tous et chacun, qui nous feraient douter de Dieu lui-même!

La pensée divine

Cherchons surtout la pensée divine. “La pensée de l’homme te confessera”, dit le Prophète (Ps. 75).  Gardons le cap de la foi droite en Dieu et en sa parole: “Dieu est le roi de toute la terre” (Ps 46). Surveillons nos pensées: “dès le matin je mettais à mort tous les pécheurs de la terre afin d’exterminer de la cité du Seigneur tous ceux qui commettent l’iniquité” (Ps 100).

Deux lectures pour ce verset :

– la déviation de notre pensée qui, dès le matin, commence à vouloir tuer tout le monde… Le verset cité est une espèce d’auto portrait de notre conscience…

– la juste attitude qui consiste à détruire (“mettre à mort”, “exterminer”) les pensées négatives (“tous les pécheurs”) qui envahissent notre conscience (“la terre”) et notre cœur (“la cité du Seigneur”). Cela consiste justement à mettre à mort les pensées de mort, les jugements, les condamnations, les soupçons… Pourquoi ? – parce que le Seigneur nous enseigne le non jugement à l’égard des personnes, et que, d’autre part, Il nous dit : « Pourquoi cette peur, gens de peu de foi ? » (Mat 8, 26) et encore : « Courage ! Je suis là ! » (Marc 6, 50). La pensée divine nous rappelle sa présence et sa seigneurie.

Le choix des pensées

Nous avons la liberté de penser. Toute la tradition ascétique enseigne et prouve que l’homme peut choisir ses pensées. Lisons un peu la Philocalie… Lisons un peu saint Jean Cassien. Comment exercer cette liberté – en refusant l’entrée à ces pensées ou en les chassant, en les remplaçant, surtout, par des pensées divines ; en pratiquant la louange… et l’amour des ennemis, gage de résurrection !

Cultivons des pensées nobles, généreuse, créatrices, intelligentes, prometteuses, qui se rapportent à la royauté du Seigneur: “le Seigneur rebâtira Sion, et on le verra dans sa gloire” (Ps. 101); “au principe, Seigneur, Tu as fondé la terre, et les cieux sont l’oeuvre de tes mains… Tu demeures… Tu restes le même, et tes années ne passeront point” (Ps. 101)

Que pense Dieu ?

Disons tous les jours le canon du dimanche précédent (des Myrrhophores, du Paralytique, etc.) pour nous imprégner de la pensée divine. Pensons à Dieu ; interrogeons-nous sur ce que pense Dieu ; réfléchissons à la pensée divine car les pensées des hommes, souvent, “sont vaines” (Ps.93, 11). Au contraire, “la nuit je peinais en mon cœur et mon esprit cherchait à comprendre”, dit le Prophète (Ps. 76).
Einstein, ce grand homme de science disait: “Je veux savoir comment Dieu a créé le monde, je ne suis pas intéressé par tel ou tel phénomène, par le spectre de tel ou tel élément. Je veux connaître ses pensées, le reste n’est que détails.” — Albert Einstein, cité dans «Une conversation avec Einstein» de E. Salaman,(1955) 370-371.

mardi 5 mai 2020


 L’éthologue britannique Jane Goodall.




Tribune du "Monde"
01/05/2020

Tribune.

 Le monde est confronté aujourd’hui à des défis sans précédent. Au moment où j’écris, le Covid-19 a infecté plus de 3 millions de personnes à travers le monde, et au 29 avril, 218 386 personnes en sont mortes.

Actuellement, les personnes dans la plupart des pays sont confinées chez elles (seules ou en famille), elles ont adopté des mesures d’éloignement sanitaire et réduisent au minimum leurs sorties. Certaines entreprises ont totalement fermé, d’autres maintiennent leurs activités en télétravail, et tandis que certaines personnes sont en activité partielle, des milliers d’individus à travers le monde ont perdu leur travail. Le coût économique de tout cela est déjà catastrophique.

Nous suivons les actualités et prions pour que le confinement se termine de pays en pays, après que le pic d’infection et de mortalité est atteint et que la courbe épidémique baisse graduellement. Cela s’est déjà produit en Chine, où le coronavirus est apparu, grâce aux mesures strictes prises par le gouvernement chinois. Nous espérons qu’un vaccin sera développé rapidement et que notre vie pourra bientôt redevenir normale. Mais nous ne devons jamais oublier ce que nous avons enduré et ainsi prendre les mesures nécessaires pour empêcher la réapparition future d’une telle pandémie.

Ce qui est tragique, c’est qu’une pandémie de ce genre a depuis longtemps été prédite par les personnes étudiant les zoonoses – ces maladies qui, comme le Covid-19, se transmettent des animaux aux humains. Il est presque certain que cette pandémie a commencé avec ce mode de transmission au sein du marché aux fruits de mer de la ville chinoise de Wuhan, qui vendait aussi des animaux terrestres sauvages comme nourriture.

dimanche 3 mai 2020


Homélie de Père Elie de Terrasson-LavilleDieu 
pour le Dimanche de Thomas



Père Elie
Le 25 avril 202
            Huit jours après Pâques plusieurs enquêtent encore, plus ou moins discrètement, pour savoir s’il y a eu du monde au monastère pour célébrer Pâques, malgré le « confinement » rigoureux.
Eh bien après tout, pourquoi vous cacherais-je la vérité ? Oh que oui, il y avait du monde ! Et du beau monde ! Vous voulez des noms ?
            Attendez un peu, après une longue introduction, que je crois nécessaire,  je vais vous en révéler quelques-uns. Vos investigations pourtant m’étonnent : quoi ! Vous ne les avez pas vus ?

La Liturgie pascale sur le monde

Ou : Pâques 2020 au monastère de la Tansfiguration

Cela ne s’était jamais produit depuis 2000 ans : ce que les grands empereurs romains persécuteurs n’avaient pas réussi à faire, les Néron, Domitien, Trajan, Adrien, Antonin, Marc-Aurèle, Septime-Sévère, Maximin le Thrace, Dèce, Valérien, Aurélien, Dioclétien et Maximin, Julien l’Apostat… ce à quoi n’étaient pas parvenus les Sarrasins et les Seldjoukides, les Jacobins et les Bolcheviques, ni les régimes issus de la Grande Révolution maoïste et celle de Khmers Rouges, le « Nouvel-Ordre Mondial », lui, a réussi. Nikos Kazantzakis avait écrit « le Christ recrucifié », nous attendons qu’un auteur génial écrive une relation historique intitulée : « Le Christ reconfiné ».

Certes, des persécutions il y en a eu ; et il y en a de plus en plus !!! Certaines ouvertes, d’autres clandestines, toujours larvées. Des prêtres ont été déportés, des églises ont été détruites ou fermées, des chrétiens ont été arrêtés, torturés, pendus, empalés, égorgés, et cela continue ! L’éducation religieuse a été brimée, les écoles fermées, les œuvres caritatives interdites, les léproseries, les hôpitaux et les hospices spoliés, les biens des Églises confisqués et vendus, dilapidés. Bref, rien de nouveau sous le soleil. Mais, même appliquées à grande échelle, ces persécutions restaient locales. Dans d’autres contrées, l’Église chrétienne vivait, se développait ou vivotait, survivait, espérait ; respirait.

En l’an 33, Jésus crucifié et mort sur la croix a été enfermé, sous scellés officiels, dans une chambre sépulcrale. Il a été « mis en confinement » dans le creux d’un rocher, gardé par des soldats mandatés et soudoyés pour qu’on ne puisse pas Le dérober ! Peine perdue, comme on le sait aujourd’hui dans le monde entier, personne ne L’a dérobé : Il s’est soustrait tout seul à la mort en ressuscitant ! Ouch ! Incroyable, mais vrai ! Et maintenant Il vit ! (mais autrement et presque imperceptiblement…) Mais voilà, deux mille ans après, Il a été « re-confiné », pas en un lieu seulement, en une région ou en un pays, mais presque, nous osons à peine le dire tout bas, mondialement. « On » aurait voulu que ce fût universellement !


samedi 2 mai 2020

Dimanche des Myrophores, et de Joseph d'Arimathie.