Peut-on
prier pour les animaux,
ont-ils
une âme,
sont-ils
au Paradis ?
26 septembre 2026
Selon les saints Pères (Basile le Grand, Jean Chrysostome) nous pouvons avoir de la compassion pour les créatures de Dieu, notamment celles qui ont été associées à la vie de l’Homme et qui ont montré de l’amour pour leur maître (le chien de Lazare le pauvre). Il est agréable à Dieu que nous bénissions les animaux défunts, en pensant à la Résurrection universelle, qui concerne non seulement l’Homme mais l’ensemble du cosmos.
Le Salut
de la Création
Une prière toute simple pourrait être : « Seigneur
Jésus Christ notre Dieu, Toi qui, avec le Père et l’Esprit, es le Créateur de
tout le visible et l’invisible ; Toi qui, le Sixième jour, appelas du non
être à l’être tous les animaux et finalement l’Homme lui-même, souviens-toi de
ta créature et sauve-la avec toute ta création au Jour glorieux de la
Résurrection finale. Car Tu es le Seigneur et Maître de toute vie, ô Christ
notre Dieu, et nous te rendons gloire avec ton Père et ton Esprit très saint,
bon et vivifiant, maintenant et toujours et dans les siècles: Amen! »
Le pardon
des créatures
Créés le même jour que l’être humain (Genèse 1, 24-26), les
animaux ne le sont pas à l’image et à la ressemblance de Dieu ; leur âme
est, non spirituelle, mais psychique ; ils n’ont pas de liberté et ne
commettent donc aucun péché. Aussi ne peut-on dire pour eux les prières
préparées pour les humains, car ces prières sont généralement pour la rémission
des péchés. C’est le péché humain qui fit que la mort vint dans le monde et
affecta toutes les créatures, donc les animaux. A ceux-ci nous pouvons plutôt
demander pardon comme à des créatures innocentes.
L’Homme
médiateur
À la différence des humains, les animaux n’ont pas de
« personne », d’ « hypostase ». Ils gagnent progressivement
une vie hypostatique au contact de l’Homme qui les appelle par leur nom (Genèse
2, 19): nom de l’espèce (chat), comme fait la science, ou nom qui identifie
chaque animal, domestique ou apprivoisé (Minou), et le fait accéder à un statut
proche de celui d’hypostase. C’est par l’être humain que l’animal connaît la
souffrance et la mort; et c’est par l’être humain qu’il connaît le salut sous
la tête du Verbe incarné.
L’identité
animale
Nous ne savons pas sous quelle forme ils peuvent être au
Paradis, puisque leur âme n’est pas immortelle, elle se défait comme leur
corps: mais, dans la mesure où nous nous souvenons d’eux et où nous
demandons au Seigneur de se souvenir d’eux, leur identité, embryon d’hypostase,
ne peut être détruite, et doit subsister, et, subsistant, ne peut subsister
qu’au Paradis. Car il n’y a pas d’autre lieu pour attendre la Résurrection
universelle. Pour ces raisons, les saints Pères enseignent l’abstinence de
nourriture carnée, au moins pendant le grand Carême, temps de restauration de
la vie paradisiaque.
.> Bibliographie
: Hélène et Jean Bastaire, Chiens du Seigneur. Histoire chrétienne du
chien, Paris, Le Cerf, 2001, donne d’importants textes des Pères.
(a.p. Marc-Antoine –
20/10/2014)
Source : Sagesse
Orthodoxe