mercredi 29 juillet 2026

 

La Bienheureuse Vierge Marie, 

La Mère de Dieu

 Photo : Anda Pintilie

Mère de Dieu, Vierge, réjouis-toi, Marie, pleine de grâce, le Seigneur est avec toi. Tu es bénie entre toutes les femmes, et le fruit de tes entrailles est béni, car tu as enfanté le Sauveur de nos âmes.

 La Vierge Marie est véritablement la Mère de Dieu, car une mère enfante non seulement la chair de son Fils, mais aussi sa personne. La Mère de Dieu a enfanté le Verbe de Dieu, la seconde Personne de la Trinité, selon la chair, incarnée.

Ce titre de Mère de Dieu, Théotokos, est resté le nom privilégié de la Vierge Marie dans tout le monde orthodoxe. Les orthodoxes ne l'appellent jamais simplement « Marie » ou « Sainte Vierge ». Dans l'orthodoxie, la prière équivalente à  « Je vous salue Marie, pleine de grâce »  est la suivante :

Mère de Dieu, Vierge, réjouis-toi, Marie, pleine de grâce, le Seigneur est avec toi. Tu es bénie entre toutes les femmes, et le fruit de tes entrailles est béni, car tu as enfanté le Sauveur de nos âmes.

Le titre « Très Sainte »,  Panaghia,  est également très répandu. Cette sainteté de la Mère de Dieu découle nécessairement de sa maternité divine, qui la place dans un ordre supérieur et particulier, au-dessus des chérubins et des séraphins, de tous les anges et de tous les saints. Les textes liturgiques emploient aussi fréquemment la formule « Notre-Dame ». De nombreux autres termes sont utilisés lors des offices religieux pour nommer ou invoquer la Mère de Dieu.

La Vierge Marie est véritablement la Mère de Dieu, car une mère ne donne pas seulement naissance à la chair de son Fils, mais aussi à sa Personne. La Mère de Dieu a donné naissance au Verbe de Dieu, la seconde Personne de la Trinité, incarné selon la chair. Cette chair, cette nature humaine, n'est pas une personne humaine, mais la nature humaine de la Personne du Logos, et Il est véritablement le Fils de la Vierge Marie, tout comme Il est de toute éternité, au sein de la Sainte Trinité, le Fils du Père.

De ce lien profond qui existe entre le mystère de l'incarnation et la naissance divine de la Vierge Marie, il ressort que dans le monde orthodoxe, la Mère de Dieu n'est pas l'objet d'une « piété particulière », par laquelle elle serait honorée uniquement pour elle-même, sans référence explicite à son divin Fils.

C’est pourquoi, à de très rares exceptions près, elle n’est jamais représentée dans les icônes sans Lui.

( Père Placide Deseille ,  La foi en l'invisible ,

Éditions Doxologia, 2013, p. 162)