Nouvel An
à l'église
Un article de : Fr.
Ciprian Florin Apetrei
- 01 septembre 2026
Chaque année, le 1er septembre, l'Église célèbre le début d'une nouvelle année, placée sous le signe du salut. La raison d'être de l'Église est le salut de ceux qui en sont devenus membres par le sacrement du baptême. Ainsi, à l'aube de cette nouvelle année liturgique, nos pensées se tournent vers l'objectif de notre vie chrétienne : le salut.
Lorsque nous célébrons une nouvelle année liturgique, nous
commémorons le début de la prédication du Saint Évangile par notre Seigneur
Jésus-Christ, mais aussi le moment de la création du monde, un héritage de la
tradition juive perpétué par la chronologie byzantine, que l'on retrouve dans
la datation des règnes de nos voïvodes depuis le Moyen Âge.
L’année liturgique est un temps de salut. Par notre
participation aux offices et la réception des Saints Mystères, nous manifestons
que le but de notre existence est d’atteindre le Royaume de Dieu. Les jours de
l’année liturgique sont consacrés à la prière, aux bonnes œuvres et à notre
perfectionnement spirituel. De plus, à travers les saints célébrés durant cette
année, nous trouvons des modèles exemplaires pour suivre notre Seigneur et
Sauveur Jésus-Christ, le Chemin, la Vérité et la Vie.
Ce jour-là, le 1er septembre, l'Église orthodoxe célèbre « le
début de l'indiction, c'est-à-dire la nouvelle année liturgique », comme
l'indique le synaxaire de Mina. Le hiéromoine athonite
Makarios de Simonopetra explique le terme « indiction », montrant qu'il
provient du latin « indictio », qui signifie déclaration. Ce terme était
utilisé par les empereurs romains pour fixer, par décret impérial, tous les
quinze ans, le montant de l'impôt annuel nécessaire à l'entretien des légions
romaines. « Par extension, les cycles de quinze ans instaurés sous César
Auguste, trois ans avant Jésus-Christ, furent également appelés indictions. »
L'adoption de l'Indiction par l'Église est relatée dans
l'ouvrage « Chronologie chrétienne » du père Gheorghios Metallinos.
Il précise que cet événement eut lieu en 327 et que, pour les chrétiens,
l'Indiction représentait une période de 15 ans servant à dater les documents et
les événements. À l'expiration de cette période, une nouvelle Indiction
commençait et une année de référence était établie. Ce système a perduré dans
tout le monde chrétien durant la période byzantine, et s'est également perpétué
dans les écrits grecs post-byzantins.
Si nous examinons attentivement les fêtes importantes de
l'année liturgique, nous constatons que le temps de notre salut, tout au long des
365 jours, est placé sous la protection de la Mère de Dieu. La première grande
fête est dédiée à la Nativité de la Mère de Dieu (8 septembre), et la dernière
grande fête orthodoxe, en ce dernier mois de l'année liturgique, est la
Dormition de la Mère de Dieu (15 août). De plus, le dernier jour de l'année
liturgique, le 31 août, est consacré à la vénération de la Très Sainte Vierge
Marie par la célébration du dépôt de sa vénérable ceinture dans le reliquaire.
L'année liturgique est un temps où nous revivons l'œuvre de
rédemption du genre humain du péché ancestral de nos ancêtres Adam et Ève,
œuvre accomplie par Dieu le Père par son Fils, le Verbe incarné, notre Seigneur
Jésus-Christ, dans le Saint-Esprit, par la descendance duquel toutes choses ont
été sanctifiées.
En ce début d'année de salut, il est essentiel de réfléchir à
ce que nous devons faire pour gagner le Royaume des Cieux. Il est donc
nécessaire d'évaluer le temps que nous consacrons à notre salut. Autrement dit,
combien de fois par jour prions-nous ? Lisons-nous quotidiennement les
Saintes Écritures ? Et surtout, nous efforçons-nous de démontrer
constamment par nos bonnes actions que nous sommes de véritables chrétiens, et
non pas seulement de nom ? Nous devons aussi veiller à participer à la Sainte
Cène les dimanches et jours fériés. Pour un chrétien, il est essentiel
d'assister à la Sainte Liturgie chaque dimanche, à la rencontre hebdomadaire de
notre âme avec le Christ eucharistique.
Nous, êtres humains, objectivons notre existence selon la matérialité
de l'époque où nous vivons, sans comprendre qu'elle a été sanctifiée par
l'Incarnation de notre Seigneur Jésus-Christ, le Fils de Dieu, par qui Dieu le
Père a fait passer toutes choses du néant à l'être et a créé le temps à cette
fin. C'est pourquoi, en ce début d'année liturgique, il est important de
réfléchir à la manière dont nous vivons dans la perspective du salut, à la
fréquence de nos prières, de nos confessions et de notre communion, offrant
ainsi à notre âme la nourriture nécessaire au salut, et prenant conscience que
le but de notre existence en ce monde est le salut.
Au début de l'année liturgique, il est essentiel, dans la
perspective de notre salut, de réfléchir à ce que nous allons accomplir en plus
de ce que nous avons fait les années précédentes, afin d'atteindre le but de
notre existence : la vie éternelle. En cette nouvelle année liturgique, il
est très bon d'approfondir notre croissance spirituelle et surtout
d'intensifier la lecture des textes patristiques, à travers lesquels nous
découvrirons la beauté de l'Orthodoxie. N'oublions pas de remercier Dieu pour
tous les bienfaits reçus et de lui demander son aide dans notre ascension
spirituelle vers le salut durant cette nouvelle année liturgique.
Les années liturgiques sont des années de salut et un temps où
nous revivons l'œuvre de rédemption du genre humain du péché ancestral de nos
ancêtres Adam et Ève, œuvre accomplie par Dieu le Père par son Fils, le Verbe
incarné, notre Seigneur Jésus-Christ, dans le Saint-Esprit, par la descendance
duquel toutes choses ont été sanctifiées.
Source : Ziarul
Lumina