jeudi 15 octobre 2026

 

Comment surmonter l'indécision ?

Archimandrite Arsénie Papacioc

Photo : Oana Nechifor

« Ma chère, si tu te retrouves dans la boue, tu sens que la glace s'alourdit et qu'elle est mouillée. Si tu es sur un endroit plus sec, tu vois que tu marches plus facilement. Comment peux-tu ne pas le remarquer ? Ne connais-tu pas les commandements du Christ ? »

– Comment surmonter l’indécision ?

Tu restes planté là comme un imbécile au milieu du chemin, voilà ce que tu es ! Le Christ a dit : « Je suis le Chemin, la Vérité et la Vie… Sans moi, vous ne pouvez rien faire… Celui qui n’assemble pas avec moi disperse », ce qui signifie que nous savons ce que nous avons à faire.

– Comment savoir si nous sommes sur la bonne voie ?

– Eh bien, ma chère, si tu te retrouves dans la boue, tu sens que la glace est lourde et mouillée. Si tu es sur un endroit plus sec, tu vois bien que tu marches plus facilement. Comment peux-tu ne pas le remarquer ? Ne connais-tu pas les commandements du Christ ?

Il existe de nombreuses sortes de tentations : venant d'en haut, d'en bas, de devant, de derrière, de gauche et de droite.

La tentation venue d'en haut, c'est de demander à Dieu plus que ce que l'on peut supporter. Comme le disait le bienheureux Augustin, il voulait écrire un livre où Dieu serait mentionné.

La tentation vient d'en bas : vous ne faites pas pour votre salut ce que vous entreprenez, c'est-à-dire ce que vous ressentez au plus profond de votre être ; vous ne l'accomplissez pas, cela ne vous intéresse pas. Vous êtes morts, du point de vue de l'éducation et du culte.

La tentation est là, juste devant vous, et le simple fait de la voir vous tente. Alors tout commence : formes, imaginations… Car il y a un auteur qui vous présente ces choses, le diable, qui les fait fructifier pour vous…

La tentation sournoise, c'est celle qui vous revient en mémoire, celle des péchés passés, rétrospectivement, qui ne sont pas si dangereux qu'on ne les voie pas, mais qui, si l'on ne se calme pas, finissent par apparaître. De plus, elle s'impose avec force, car on les a déjà vécus.

La tentation de gauche, lorsque l'on commet un péché pour le plaisir de pécher : « Je le fais parce que c'est un péché ! » – donc, en toute connaissance de cause.

La tentation venant de la droite survient lorsqu'on accomplit les œuvres de Dieu sans discernement. Le Paterikon égyptien en donne de nombreux exemples : le diable apparaît sous forme d'anges à divers moines, et même sous celle du Christ, en disant : « Je suis le Christ ! Adorez-moi ! » Le moine, s'il est naïf, se dit : « Quel honneur pour moi ! » et tombe dans le piège.

(Le père Arsenie nous parle, 2e édition, volume III,

Maison d'édition du monastère de Sihăstria,

2010, pp. 116-117)

Source : Doxologia.ro