mercredi 18 mars 2020

Réception des travaux et réouverture de la chapelle St Jean le jour du Triomphe de l'Orthodoxie.
Dimanche 8 Mars 2020








Photos crédit Séraphim


vendredi 6 mars 2020


On avance, on avance!




mardi 3 mars 2020



Par TIT OIᑎᕮ le dimanche 1 mars 2020, 11:00 - réflexions

L’épidémie du coronavirus a appelé de nombreux commentaires, particulièrement dans le monde catholique-romain, mais aussi dans l’Orthodoxie, relativement aux dangers auxquels exposerait la sainte Communion. Aussi, ne doit-on pas se poser cette question : Peut-on être contaminé par le Corps et le Sang du Christ alors qu’il est dit dans la prière аprès la Communion, que les Saints Dons nous apportent LA GUÉRISON de l’âme et du CORPS ? Comme l’a dit récemment le patriarche Daniel de Roumanie : « la Sainte Eucharistie n'est pas et ne peut jamais être une source de maladie et de mort, mais une source de vie nouvelle en Christ, de pardon des péchés, de la guérison de l'âme et du corps… » https://basilica.ro/cuvant-pastoral-pentru-intarirea-in-credinta-si-in-comuniune-euharistica-patriarhul-daniel/
Au cours d’une précédente épidémie, un vieux prêtre grec, aumônier des hôpitaux, avait déclaré : « Je n’ai jamais vu dans ma carrière une seule personne infectée après avoir reçu les saints Dons ! » Répondant aux réticences de ceux qui craignent vénérer les icônes, le patriarche Daniel a ajouté : « De plus, lorsqu’ils embrassent les icônes sacrées, les croyants qui ont une foi forte et vivante n'ont pas peur de tomber malades, mais ils se réjouissent de la prière et de la bénédiction des saints représentés sur les icônes. »

Cela dit, il serait opportun que tous les Orthodoxes, à l’instar des Roumains, introduisent des demandes spéciales dans l’ecténie instante au cours de la sainte Liturgie, pour la protection contre la maladie et pour les malades eux-mêmes. L’évêque Silouane (évêché roumain d’Italie) a fait les recommandations suivantes https://orthodoxie.com/message-de-leveque-silouane-au-sujet-de-la-propagation-du-coronavirus-en-italie/ à ses fidèles :
— Tracer quotidiennement le signe de croix sur eux-mêmes, ainsi que sur leurs enfants, ainsi que sur leur nourriture et leur boisson, à la maison et sur le lieu de travail.
— Oindre leur propre personne et leurs enfants, quotidiennement, avec l’huile du sacrement de l’huile sainte, pour la guérison de l’âme et du corps, en faisant avec elle le signe de croix sur le front, à la base du cou et sur les mains.
— Boire, chaque matin, à jeun, de l’eau bénite et asperger avec celle-ci son logement, en traçant le signe de croix.  [S. Luc, le chirurgien de Simféropol disait de façon caractéristique : « je vous recommande l’eau bénite, non en tant qu’archevêque, mais en tant que médecin ! » 
ndt]
— Avoir la conviction que, chaque fois qu’ils communient au saint corps et au saint sang du Christ Sauveur, ils le font pour la guérison de l’âme et du corps.
— Réciter fréquemment le « Notre Père », en pensant à tous ceux qui souffrent ou qui sont envahis par l’anxiété et la peur.
— Invoquer le nom du Seigneur pour qu’il nous défende et nous aide, en disant sans cesse : Seigneur Jésus-Christ, notre Dieu, aie pitié de nous et de tout Ton monde.
— Lire, dans la mesure du possible, le canon d’intercession à la Mère de Dieu, en commémorant les malades, avec la conviction que la très sainte Mère de Dieu est une assistante empressée.

Là où se trouvent des saintes reliques, il convient que le clergé bénisse le peuple avec le coffret les contenant, en traçant le signe de la croix avec dans les quatre directions. »

Outre ce que dit au sujet de la prière Mgr Silouane, on peut ajouter que les psaumes sont d’un grand secours en cas d’épidémies. S. Arsène de Cappadoce (†1924), avait attribué les Psaumes 50 et 85 (numérotation des Septante) à la protection contre celle-ci.

Il est également utile de rappeler ici le secours des saints. À titre d’exemple, une épidémie de choléra avait frappé la Russie en 1830. Le 25 septembre, jour de la fête de S. Serge de Radonège, le métropolite Philarète de Moscou avait célébré en la cathédrale de la Dormition « un office d’intercession avec des prières dites à genoux pour la cessation de l’épidémie dans la patrie », après quoi une procession s’est déroulée à travers toutes les églises du Kremlin. Dans la « feuille d’information sur le choléra N°5 » http://www.pravoslavie.ru/128870.html éditée à cette occasion, nous lisons : « les habitants de Moscou, avec attendrissement, se sont adressés au saint (i.e. S. Serge) qui, au cours des siècles, a veillé sur sa patrie terrestre, la gardant de tous les malheurs, et il a écouté, semble-t-il, leurs prières ardentes : en ce jour, le nombre des morts à Moscou a été nettement inférieur à celui même des époques prospères. La prière du juste a une grande efficacité (Jacques 5, 16). » Autre exemple, une épidémie de peste cessa au XVIIIe s. sur le Mont-Athos, après que les moines eurent invoqué le saint grand-martyr Charalampe.

Cette épidémie survient alors que les « gens mangent, boivent, achètent, vendent, plantent, bâtissent » (cf. Lc 17,28), et tandis que la mort, « évacuée » de toute la civilisation contemporaine, se présente soudainement. Peut-être est-ce là un appel à la pénitence (en grec « metanoia », changement de mentalité) et à reconsidérer ses intérêts dans la vie ainsi que prendre conscience de la fragilité de notre existence ?

Les lignes qui précèdent n’ont pas pour but, cela est évident, de négliger les mesures prophylactiques dictées par les autorités, mais de rappeler que « сeux qui mettent leur confiance dans le Seigneur sont redoutables à leurs ennemis, ils sont dignes d’admiration, car ils regardent en haut » (Anavathmi 6e t.).


jeudi 27 février 2020

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mercredi 26 février 2020

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mercredi 12 février 2020

La chapelle Saint Jean, avant !






mardi 4 février 2020

Si très peu de chrétiens ont une conscience vive et angoissante de leurs péchés, c'est que Jésus ne leur est pas présent. Nous touchons ici à un point important concernant "l'évangélisation" et " la conversion": On ne passe pas de la conscience du péché à la présence de Jésus, mais, au contraire, de la présence de Jésus à la conscience du péché. C'est le regard que nous jetons sur Jésus (ou plutôt  notre conscience du regard que Jésus jette sur nous) qui produit en nous la repentance.

Tiré de la catéchèse orthodoxe: L'An de Grâce du Seigneur, page 37, du p. Lev Gilet. Dimanche de la Pêche miraculeuse.
L'Eucharistie est la perfection de tous les mystère.  
Elle contribue directement à l’accomplissement de ce que les autres mystères ne sont pas en mesure d'accomplir; elle est encore ce qui fait resplendir davantage le don reçu dans les autres mystères, et qui est assombri par l'ombre de la terre.

C'est qu'elle rappelle à la vie ceux qui sont morts à cause du péché: rien n'accomplit cela, que l'eucharistie. Car l'être humain déchu ne peut se relever par des pouvoirs humains, et la méchanceté humaine ne peut être expiée par le seule mérite humain.

Saint Nicolas Cabasilas
"La vie en Christ"

mercredi 22 janvier 2020


Paroles du Staretz Cléopas Ilie de Sihastria


- Comment Les chrétiens devraient se tenir à l'église pendant les offices, comment doivent-ils prier, et quels devoirs ont-ils quand ils vont à l'église?

Les chrétiens devraient se tenir à l'église avec foi, crainte de Dieu, et attention. Ils devraient se forcer autant que possible à prier sans distraction et avec le sentiment du cœur. En outre, les chrétiens ont les devoirs suivants: aller régulièrement à l'église, car celui qui manque souvent les offices, sauf pour les malades, sont exclus des Saints Mystères; se réconcilier avec tous les hommes et demander pardon à ceux à qui ils ont fait du mal; préserver leur pureté au moins deux jours avant d'aller à l'église et au moins un jour après; venir tôt pour les offices divins afin d'avoir le temps de vénérer en paix et d'entendre les matines. 

Chaque chrétien devrait offrir quelque don au Seigneur selon sa capacité, même s'il est très modeste, comme un sacrifice de l'œuvre de ses mains. Il devrait donner des noms pour la commémoration, et demander au prêtre de prendre des parcelles [de la prosphore] pour les vivants et les morts de leurs familles. Les chrétiens devraient se tenir à l'église modestement et en bon ordre, les hommes à droite et les femmes à gauche. Ils doivent porter des vêtements propres et modestes, et les femmes devraient avoir des foulards sur la tête. Il est interdit de parler pendant les offices sans grande nécessité. Après que la Divine Liturgie ait commencé, tout le monde doit rester à sa place et ne pas se déplacer pour vénérer les icônes. Ils doivent suivre la Liturgie avec une attention pieuse, et écouter les prières et les chants du chœur, les lectures de l'Epître et de l'Evangile, et le sermon. Personne ne devrait quitter l'église avant la fin de la Liturgie sans grande nécessité. Ceux qui se sont confessés et préparés pour la Sainte Communion devraient lire les prières appropriées avant la Communion à l'avance, et avant d'approcher les Saints Dons ils devraient demander pardon à tous les fidèles. Après la Liturgie, ceux qui ont reçu la Communion devraient lire les prières d'action de grâces, passer ce jour-là dans la joie spirituelle et se garder de toutes les tentations. 

Les parents doivent régulièrement amener leurs enfants à l'église, en veillant à ce qu'ils reçoivent la Communion au Corps et au Sang du Christ. Après la fin des services divins, les chrétiens devraient retourner avec révérence dans leurs foyers, passer le reste du jour dans la pensée de choses saintes, la lecture de livres spirituels, et la visite des malades. Ils sont également tenus de dire à ceux à la maison qui ne sont pas venus à l'église ce qu'ils ont entendu et appris à l'église, les tropaires, les lectures, et le sermon. Ce sont les devoirs les plus importants de chrétiens quand ils vont à l'église le dimanche et les jours de fête.

mardi 14 janvier 2020


Le patriarche Daniel :

 « La pénitence n’est pas un simple regret émotionnel »



14 janvier 2020 par Jivko Panev Orthodoxie.com

« La pénitence n’est pas un simple regret émotionnel, je suis désolé pour ce que j’ai fait, mais c’est un changement du mode de penser, de parler et de faire », a expliqué le patriarche Daniel dans son homélie le dimanche après le Baptême du Seigneur. Le texte de l’Évangile de ce jour présente le début de la prédication du Seigneur.

 À partir de ce moment, Jésus commença à proclamer : « Convertissez-vous, car le royaume des Cieux est proche » (Matth. IV, 17). Le patriarche a mentionné que la pénitence à laquelle fait référence le Sauveur, le Christ, présuppose un changement de vie. « La vie vécue dans la désobéissance au Seigneur se change en une vie vécue dans l’obéissance au Seigneur. La vie vécue dans des actes mauvais se change en vie vécue dans les bonnes actions ». 

Dans ce contexte, le patriarche a expliqué comment commence la renaissance spirituelle de l’homme pécheur. « Par la foi en Christ, par la pénitence et en recevant le saint Baptême au nom de la Très sainte Trinité », car les « saint Mystères du Baptême et de la Pénitence sont les sources de la lumière et de la joie pour la vie chrétienne ». Du fait que nous avons été baptisés au nom, dans la lumière et l’amour de la Très sainte Trinité, le patriarche a exhorté à ce que « tout le temps de notre vie » nous glorifiions le Père, le Fils et le Saint-Esprit, par la pensée et la parole, par la prière et les bonnes œuvres.

 Offrant un exemple spirituel, le patriarche a réitéré les paroles de saint Antoine le Grand, que celui-ci a prononcées avant la mort : alors qu’on lui demandait « Si vous aviez vécu plus longtemps, qu’auriez-vous fait ? », le saint n’a pas développé un programme social ou culturel, mais a répondu « Si je vivais plus longtemps, j’aurais appris à mieux me repentir ». Et c’est ce qu’il a dit après des décennies  de lutte spirituelle, de jeûne et de prière ».  

À la fin de son homélie, le patriarche a précisé que la pénitence doit être « un nettoyage permanent » des péchés commis en pensée, parole, et en acte, pour recevoir « le salut et la sainteté » comme des dons du Royaume de Dieu.


lundi 14 octobre 2019

Suite, Pèlerinage à Saint Honorat.


L'église abbatiale.




Acathiste à St Honorat, devant son reliquaire.


Histoire du monachisme en Provence.


La chorale "Jérusalem".


Heureux pèlerins !


Retour sur le continent!


Gloire à Dieu!
Merci à tous, aux chorales, au photographe, aux pères qui ont eu l'audace de quitter leur paroisse, et à père-abbé Vladimir pour son accueil.


Retour sur le pèlerinage 2019 sur l'île de Saint Honorat.


Une quarantaine de pèlerins ce sont retrouvés le samedi 12 Octobre 2019, devant la chapelle de la Sainte Trinité.







La chorale


L'entrée avec l’Évangéliaire


La lecture de l’Épître.


Lecture du Saint Évangile selon Saint Jean!


Le Credo



Avec crainte de Dieu foi et amour ....


La Sainte communion.


La bénédiction .


La vénération des reliques.


Et les agapes!


Suite demain !






mardi 1 octobre 2019



Pèlerinage à Saint Honorat de Lérins. 

Bien-aimés en Christ, chers pères,



Pour la seconde fois, la paroisse des Saints Archanges de Cannes, (ERHF- NY) et la paroisse de la Troisième Invention du chef de Saint Jean Baptiste de Grasse (MOREOM),
avec la bénédiction de leurs évêques respectifs, les métropolites Hilarion et Joseph, et du père-abbé Vladimir,
  vous convient à un pèlerinage
 sur l'île de Saint-Honorat

le samedi 12 Octobre 2019.


Chapelle de la Trinité


Le programme sera le suivant :

09:00 - Bateau : RV un quart d'heure avant le départ.
  09:30 - Tierce et Sexte. Lecture du canon de Saint Honorat.
10:00 - Divine Liturgie dans la chapelle de la Trinité,
à l'est de l'île, après le Monastère.
12:00 - Repas tiré du sac.
13:00 - Acathiste à Saint Honorat devant ses reliques.
14:00 - Conférence.
14:45 - Concert de l'Ensemble vocal "Jérusalem".
17:00 - Dernier bateau.

Renseignements:  Tel:   06 47 36 09 34
                                    06 01 51 98 94



samedi 7 septembre 2019


Un peu de sagesse et de réflexion.


Paroles sur la prière de l'Archim. Aimilianos de Simonopetra (enregistrement et transcription en 1990). La Prière - "un droit humain de chercher et de trouver Dieu",  vivre Dieu "et une découverte du mode selon lequel elle vient" dites pour la télévision allemande au monastère d'Ormylia en 1990

SOURCE : https://corortodox.blogspot.com . Site : Journal d'un chrétien ordinaire





— Qu'est-ce que la prière?

La prière est une expérience réelle de la présence de Dieu. Elle est aussi l’assurance de la communion avec Dieu, à Qui l'homme parle et qui découvre ce qui est au plus profond de son cœur. Et il perçoit la présence de Dieu et, en même temps, son propre travail, sans que cette communion divine ne crée de confusion entre les deux personnes. Chacun de ces êtres, l'humain et le divin, reste dans ses limites, mais c'est l'homme qui monte vers Dieu, tandis que Dieu se penche sur l'homme. L'homme se donne à Dieu par la prière et Dieu se donne à l'homme. Et de cela résulte de cette chose merveilleuse, d'avoir un Dieu et un homme en même temps.

— Pourquoi les moines prient-ils ?

Les moines prient, bien sûr, parce que c’est [d’abord] un travail naturel qui jaillit du cœur de tous les peuples et de toute la nature humaine. Il n'y a pas d'homme qui ne ressente pas ce besoin de prière, et ce besoin est aussi un privilège, un droit humain de chercher et de trouver Dieu. Par conséquent, comme nous le comprenons, tous les gens prient, pas seulement les moines. Les gens ont pour exemple la communauté monastique et les moines ont pour exemple le monde des anges. Et, par conséquent, les moines constituent, comme on dit, la communauté angélique.

La vie monastique a été découverte à des hommes saints, qui avaient un haut degré de prière. C'est pourquoi ces moines qui prient - au fond c'est clair - ne cherchent pas à satisfaire certains besoins. Il n'y a rien de spécifique qui les amène à se donner à Dieu ou à être en relation avec Lui. Ils ne sont poussés par aucun intérêt personnel. Ils ne pensent jamais de cette façon. Au contraire! Les saints prient en tant qu'êtres qui comprennent parfaitement qu'ils s’élèvent, non pas physiquement, mais réellement, jusqu’à Dieu. Par conséquent, tous les moines prient. Leur but est très élevé, c'est la communion-même et la participation-même de Dieu dans leur vie. Par voie de conséquence, il s’agit de la déification, comme on dit habituellement.

C'est pourquoi les moines prient jour et nuit, car c'est là leur œuvre. Et, en fait, ils parviennent à se rapprocher de la communion avec Dieu. Lorsque nous parlons de «communion», cela signifie que nous découvrons notre relation et notre identité avec l'Église. Et l'Église monte vers Dieu, comme descendit autrefois du Ciel le Christ, par Sa venue. Toute l’Église - tout le monde, pas seulement les moines – réussit par la prière, comme nous le comprenons maintenant, à ne se nourrir et à vivre avec cette seule communion, par cette action, par cette prière, qui maintient l’homme dans la Divinité et dans laquelle Dieu est incorporé par l'homme.

— Pour quelles choses et pour quelles personnes les moines prient-ils?

Eh bien, si les moines ne prient pas pour eux-mêmes et pour leurs intérêts, pour leurs besoins – qu'ils essaient continuellement de réduire au minimum, pour ne pas avoir de problèmes eux-mêmes , il est naturel pour les moines de prier pour le monde entier, pour l’Église entière – puissance et œuvre existentielle qui perdurera jusqu’aux siècles des siècles. Et dans cette Église, il y a des pécheurs, il y a aussi des saints et des justes, et aussi des anges – c’est ce qui signifie « de tous et de chacun ». Tout ce que Dieu a créé;  « tous et chacun » qu'Il porte en son sein. Et tout cela, qui est l'œuvre du Seigneur, est également repris par les moines en participant à l'économie de Dieu. Et ils embrassent tous et chacun, comme je l'ai dit, les incluant, dans leur propre prière. En d'autres termes, c'est leur œuvre.

— Qu’est-ce que la prière de Jésus?

Maintenant, nous entrons plus dans l'espace intérieur. La prière de Jésus est l’essence de toutes les prières existantes dans notre Église, c’est la prière la plus concise, la plus authentique et la plus efficace que l’homme puisse faire. Et, surtout si nous comprenons bien cela, cette prière est la plus directe, la plus appropriée et la plus accessible, et pas seulement pour les moines. Et c’est aussi une grande importance, parce que les laïcs et les moines prient également avec la même prière, parce que c'est cela qui nous rend immédiatement capables d’acquérir Dieu, comme des yeux qui se remplissent de lumière. En d'autres termes, comme il n'y a pas deux systèmes de vie spirituelle, les moines, qui ont pour exemple le ciel, et le monde qui, comme je l'ai dit, a pour exemple la communauté monastique, prient également avec cette prière.

La prière est donc un bien unique et exclusif de l'Église. La prière est une conséquence qui émerge des profondeurs de l'existence monastique et, bien entendu, de l'homme qui désire et attend Dieu. C'est une expérience des Pères de l'Église et un fruit acquis par les personnes qui maintiennent une vie purifiée et évangélique. La prière est donc une mémoire vivante et une invocation du Nom de Dieu.

C'est court et c'est la répétition de ces mots: "Seigneur Jésus Christ, aie pitié de moi!" À travers cette invocation et cette répétition, que nous arrive-t-il? Nous obtenons un dynamisme spirituel qui ne vient pas de nous, mais de Dieu Lui-même. Le nom du Seigneur, que nous répétons, n’est pas quelque chose de fortuit, mais il est complet, il comprend la divinité, il embrasse le Christ Lui-même, qui vient immédiatement en communion avec nos cœurs. Ainsi, la répétition que nous faisons des mots de la prière a une signification, non pas parce que cette invocation à elle seule peut procurer quelque chose, mais parce que cette invocation nous aide à nous forger une habitude, et que l’invocation du Christ devienne permanente en nous-mêmes, de sorte que ce qui nous entoure et ce qui est dans notre cœur sont remplis de Dieu. Cette répétition n’est donc pas une formule magique qui peut porter ses fruits par elle-même. La répétition n'est qu'un renforcement, une fixation et un ensemencement du Nom du Christ et donc du Christ Lui-même dans notre vie quotidienne. Ce n'est pas un travail mécanique, ce n'est pas une opinion subjective de l'homme, ce n'est pas une action qui crée une image humaine illusoire, ce n'est pas un exercice psychosomatique  au sujet duquel l'on pourrait penser qu’il nous ferait accéder à une connaissance gnostique ou syncrétique, ou que cela aurait des résultats spirituels, ou que par cette formule, l'homme pourrait tendre vers l’infini ou vers un dieu sans visage. La répétition crée en l'homme le pouvoir d'invoquer Dieu sans cesse, et par conséquent, la participation de l'homme lui procure un état de bonheur et de joie spirituelle et d'autres charismes. Et puis, quand l'homme atteint ce stade primaire, il comprend qu’elle sert de médiation entre sa personne et le Dieu Personnel, le Saint-Esprit! Et à partir de ce moment-là elle élève l'homme à Dieu.

 — Pourquoi les moines prient-ils avec la prière de Jésus toujours et partout?-

Eh bien, c’est, je dirais, la seule prière qui, de toute évidence, crée les conditions préalables pour que nous puissions tous les jours et, de manière palpable et en même-temps, facilement, trouver et se réjouir de Dieu. Celui qui est invisible par cette prière est vu dans notre vie. Ainsi, à travers cette prière, les moines acquièrent partout et toujours le sentiment indéfectible de la présence de Dieu et un dialogue intérieur si profond qu'il atteint les profondeurs de la "mer" Divine. C'est pourquoi, de cette sorte de prière, que les moines ont découvert dans l'expérience de l'Église depuis le commencement, ils peuvent ainsi remplir la journée et créer de nuit un flambeau qui diffuse une lumière céleste dans l'univers tout-entier, qui est compris dans Son poing par Dieu Lui-même. Ainsi, par cette rencontre de l'homme avec Dieu, les moines parviennent à se sanctifier non seulement eux-mêmes, mais aussi leur espace et le monde entier.

— Quel est le but de la prière de Jésus?

Le but de la prière n'est ni sa méthode, ni les mots, ni le lieu, ni l’Hésychia, ni rien de ce que cette prière implique. On peut dire que le but de la prière est ce qui est mis en œuvre dans l'homme par Dieu; que c’est ce que Dieu fait en nous Dieu. Ce qui s’y fait est une expérience vivante. Mais ce n'est pas seulement l’expérience vivante de Dieu! C'est aussi la découverte de la façon dont Il vient, de la manière dont la venue de Dieu est réalisée - le Dieu personnel dans la personnalité de l'homme. Et bien sûr qu’Il vient dans la lumière! Et puis, l’homme  ressent et comprend encore, à la fin de son ascension, l’union qu’il réalise. Et, avec cette union, vient la purification, le progrès spirituel, la croissance de l’enfançon qui est né dans l'homme. Et, de plus, l'Esprit offre à l'homme un état divin permanent à partir duquel il avance vers l'illumination, vers un éclat, vers un épanouissement à différents niveaux que Dieu accorde et ouvre à l'homme.

Le but de la prière, pourrait-on dire en un mot, est un parfait mystère! Mystère du Dieu invisible, maintenant ressenti et de la personne vue, que Dieu acquiert. Ce mystère nous a été révélé par les Pères de l'Église. Nous savons aussi toujours, par expérience, comment le recevoir, non par le biais de compréhensions et de méditations, mais de la manière par laquelle Dieu pénètre dans l’être humain et le transforme entièrement. Et ainsi progressivement il devient une personne qui peut goûter, comprendre et embrasser ce mystère.

Maintenant que nous parlons du but de la prière, nous devons noter quelque chose. Il y a aussi quelques étapes plus hautes auxquelles accède l'homme quand il continue la prière de Jésus. Mais, ces étapes, nous les omettrons pour le moment, car nous ne pouvons pas parler de quelque chose dont seule la personne [concernée] a la connaissance, et qui seule peut la dévoiler à une autre personne. C'est donc une ascension échelonnée. C'est une communion toujours ascendante et complète, immuable, c'est-à-dire que ni l'un ni l'autre ne change. Il y a une vision spirituelle et une communion invisible. Cette personne vit cette grandeur, elle vit le divin dans un bonheur et une joie inexprimables. Et sur ce chemin, elle court sans obstacle et sans pouvoir le dire aux autres. Elle-même l'a embrassé, elle l'a porté. Et, par conséquent, cette promotion de l'homme, qui monte jusqu'aux plus hautes étapes de la prière qui se déroule au fond du cœur, ces étapes que nous ne pouvons pas interpréter, cher M. Verner, devant un écran de télévision. C'est quelque chose que la raison ne permet pas. À partir de là, permettons à Dieu de rechercher les personnes qui souhaitent, qui luttent et qui parviennent, avec l’aide de Dieu, à accéder à ces hauteurs.

— La prière de Jésus change-t-elle la vie de l'homme?

Si elle change la vie de l’homme? Pour quelle raison les moines font -ils cette prière? D'après ce que j'ai dit jusqu'à présent, du fait des questions provocatrices que vous nous avez posées, on arrive naturellement à la conclusion que la prière change la vie de l'homme. Cela change l'homme et lui rend la première beauté dont Dieu l’a doté au Ciel. Et, bien sûr, il l'élève encore plus haut et lui donne beaucoup plus de compréhension, de ressenti et de spiritualité, et le rend de plus en plus porteur de grâce à mesure que le temps passe. Et, non seulement cela le ramène à la beauté paradisiaque qu'il avait autrefois, mais cela le ramène également à la pleine liberté dans laquelle Jésus-Christ nous a affranchis. Ainsi, Dieu modèle-t-Il de telles personnes! Et cela se fait de notre temps, avec toutes les catégories de personnes, laïcs et moines. Et cela rend les gens capables, en empruntant  cette voie de prière qu’ils accomplissent, de glorifier Dieu et – c’est important – de pouvoir ouvrir la voie de l’Éternité à leurs semblables.

— Merci beaucoup Geronda !
 Et je me réjouis de ce dialogue que nous avons mené aujourd'hui!

Traduction du grec en roumain : Elena Dinu,
Transcription, correction et édition: orthodoxe roumain en France
Traduction en français par Maxime Martinez revue par P. Mihaï



vendredi 16 août 2019

Le sanctuaire en cours d'aménagement


Iconostase, coté gauche.



Côté droit.



Saint jean Baptiste patron de la Mission Orthodoxe de Grasse



Aménagement de la chapelle au début



Liturgie vespérale