Icône de
Notre-Dame de Kazan (Kazanskaia)
Icône de Notre-Dame de Kazan (Kazanskaia)
Cette icône de la Très Sainte Mère de Dieu avec l'Enfant est unique en ce qu'elle ne représente qu'une seule main : la main droite de l'Enfant Jésus, qui bénit. Les mains de la Mère de Dieu et la main gauche du Sauveur ne sont pas visibles, car elles sont dissimulées sous les vêtements liturgiques.
L'icône de la Mère de Dieu de Kazan est l'une des icônes
miraculeuses les plus célèbres de l'Église orthodoxe russe. Elle est considérée
comme la patronne de la ville de Kazan et du peuple russe. Son nom provient de
Kazan, ville où elle est apparue, a été conservée et d'où sa vénération s'est
répandue dans toute la Russie.
Cette icône de la Très Sainte Mère de Dieu avec l'Enfant est
unique en ce qu'elle ne représente qu'une seule main : la main droite de
l'Enfant Jésus, qui bénit. Les mains de la Mère de Dieu et la main gauche du
Sauveur ne sont pas visibles, car elles sont dissimulées sous les vêtements
liturgiques.
Deux grandes cathédrales, à Moscou et à Saint-Pétersbourg,
sont dédiées à Notre-Dame de Kazan, ainsi que de nombreuses autres églises à
travers la Russie.
Selon la tradition, l'icône aurait été apportée en Russie
depuis Constantinople au XIIIe siècle. Après le siège et la conquête de Kazan
par les Tatars, qui en firent la capitale de leur khanat en 1438, l'icône de la
Mère de Dieu de Kazan ne fut plus mentionnée dans aucune chronique. Les
premières informations à son sujet réapparaissent quelques années après la
libération de la ville du joug tatar par Ivan le Terrible en 1552.
La Vierge Marie apparut en songe à une fillette de dix ans
nommée Matrona et lui demanda de déterrer une magnifique image sainte peinte
sous les ruines d'une maison incendiée. La vision se répéta jusqu'à ce que
l'enfant comprenne qu'il fallait chercher l'icône parmi les décombres indiqués.
Suivant les instructions reçues en songe, Matrona alla trouver l'archevêque et
lui raconta ses rêves, mais il ne la prit pas au sérieux.
Le 8 juillet 1579, Matrona se rendit avec sa mère et exhuma
l'icône de la Très Sainte Mère de Dieu sous les cendres d'une maison, où elle
avait été longtemps cachée pour échapper à la colère des Tatars. L'icône
découverte était resplendissante et magnifique, comme neuve. Informé de la
nouvelle, l'archevêque accourut aussitôt et pria devant l'icône, se repentant de
son incrédulité.
Après cela, il prit l'icône et la plaça dans l'église
Saint-Nicolas de Kazan, où un aveugle fut guéri ce jour-là même. Hermogène y
officia comme prêtre, puis fut élu métropolite de Kazan. Il transféra l'icône à
la cathédrale de l'Annonciation de Kazan et institua le 8 juillet comme jour de
célébration de l'icône de Kazan de la Mère de Dieu. Là, la Très Sainte Mère de
Dieu accomplit de nombreuses guérisons spirituelles et physiques par l'intermédiaire
de sa sainte icône. Ces événements nous sont relatés dans les Chroniques d’Ermogène,
écrites à la demande du tsar en 1595.
En 1612, lorsque, Hermogène devint patriarche de Moscou et de
toute la Russie, Moscou était occupée par les envahisseurs polonais. Le
patriarche appela le peuple russe à se soulever pour combattre et défendre ses
terres. L'icône miraculeuse de la Vierge Marie de Kazan fut portée à la tête de
l'armée commandée par le prince Dimitri Pojarski.
Lorsque l'armée polonaise fut finalement chassée de Moscou le
22 octobre 1612, la victoire fut attribuée à l'intercession de la Vierge Marie
par l'intermédiaire de l'icône de Kazan. La même année, à son accession au
trône, le tsar Mikhaïl Feodorovitch institua les 8 juillet et 22 octobre comme
jours fériés en l'honneur de l'icône de Kazan de la Vierge Marie.
Le tsar fit enchâsser l'icône de la Mère de Dieu dans un écrin
d'or, de pierres précieuses et de perles. Plus tard, l'impératrice Catherine
fit réaliser un nouvel écrin.
