Le
racisme, un péché ?
Les différentes formes que prend la discrimination, qu’elle soit raciale, sociale, religieuse, sexuelle ou culturelle, sont ainsi étrangères à la Divinité, telle que nous la connaissons par la Bible et surtout par le saint Evangile.
Amour
sans condition –
L’écoute aimante du saint Evangile nous permet d’entendre le
message d’amour universel du Christ Sauveur. Dieu, Père et Fils et saint
Esprit, est le Dieu de tous – de tous les êtres humains, de toutes les
créatures visibles et invisibles, des mondes connus et inconnus que suggère
l’image des galaxies. Il n’est pas prisonnier d’une définition humaine ou
angélique. Il est amour, dit saint Jean. Et cet amour n’est limité ni
conditionné par rien. Ceci est généralement incompréhensible pour nous parce
que notre fonctionnement est causal : nous mettons des « parce
que » partout.
L’étranger
Les différentes formes que prend la discrimination, qu’elle
soit raciale, sociale, religieuse, sexuelle ou culturelle, sont ainsi
étrangères à la Divinité, telle que nous la connaissons par la Bible et surtout
par le saint Evangile. En se faisant homme parfait, Dieu montre dans ces pages
que nous vénérons qu’Il est le Dieu de tous : Il s’adresse avec amour à
l’idolâtre qu’est la Cananéenne (Mt 15, 21), à la schismatique qu’est la
Samaritaine (Jn 4, 5), à l’étranger qu’est le Centurion (Mt 8, 5). Par ce
comportement d’Homme universel, Dieu est fidèle à sa propre parole : « Le
Seigneur est bonté envers tous (Ps. 144, 9) … Il protège l’étranger » (Ps.
145, 9).
Les
saints
Les animaux défendent leur territoire. L’instinct de
conservation fait les hommes eux-mêmes se protéger de ceux « qui ne sont
pas des nôtres » (Lc 9, 49-56), des « pas-comme-nous ». Saint
Maxime parle de ces comportements de l’homme psychique animé par action et
réaction, attraction et répulsion. Ainsi naissent et s’entretiennent nos
préjugés, nos pauvres moyens de défense devant l’ennemi possible de notre
bien-être religieux, social et économique : racisme, antisémitisme, anti
pauvre et autres anti quelqu’un… suggèrent des péchés en pensée, en parole et
en comportement. Mais les saints n’ont pas peur d’autrui, quel que soit son
peuple, sa religion ou ses mœurs : ils sont enracinés dans l’Homme
universel qui est le Dieu de tous. Ils ne détestent ni ne méprisent personne.
La
personne
Ces péchés, qui nous empêchent de ressembler à notre Maître,
qui nous ferment la voie de la sainteté, but de l’existence, sont purifiés
comme les autres par le jeûne et le repentir. Pensons à confesser nos
jugements, nos haines et nos peurs, et à lutter pour nous en affranchir : le
Christ nous appelle dans cet être si différent de nous et qui est pourtant lui
aussi un humain. L’amour pour les ennemis, que nous enseigne notre Maître et
dont Il donne l’exemple, se développe quand, paradoxalement, nous nous exerçons
à les bénir, c’est-à-dire à remplacer exactement par leur contraire les pensées
méchantes qui nous habitent. Et cette prière a comme fruit suprême la vision
radieuse de la personne de celui qui « n’est pas des nôtres », cette personne que
le Seigneur aime et que je peux également aimer.
(a.p. Marc-Antoine – 17/10/2026)
Source : Sagesse
Orthodoxe
