jeudi 13 août 2026

 

15 AOÛT. 

Dormition de notre Très-Sainte Dame 

la Mère de Dieu  et toujours-vierge Marie.

GRANDES VÊPRES

Premier Cathisme: Bienheureux l'homme.


Lucernaire, t. 1

Merveille, vraiment! * La source de la Vie * est déposée au tombeau * et sa tombe devient l'échelle du ciel. * Réjouis-toi, Gethsémani, * temple sacré de la Mère de Dieu. * Fidèles, écrions-nous avec l'archange Gabriel: * Pleine de grâce, réjouis-toi, * le Seigneur est avec toi, * qui par toi donne la grâce du salut au monde. (3 fois)

Mystère sublime que le tien! * Toi, le trône du Très-Haut, * en ce jour, ô notre Dame, * tu es transférée de la terre jusqu'au ciel. * Ta gloire brille du pur éclat * de la grâce de Dieu. * Vierges, accompagnez vers les hauteurs * le cortège de la Mère du Roi. * Pleine de grâce, réjouis- toi, * le Seigneur est avec toi, * qui par toi donne la grâce du salut au monde. (3 fois)

Ta Dormition est glorifiée * par les Puissances, les Trônes, les Principautés, * les Dominations, les Vertus, les Chérubins * et les sublimes Séraphins. * Les mortels sont dans la joie: * ta gloire divine est leur plus bel ornement. * Les rois se prosternent devant toi * avec les Anges et les Archanges chantant: * Pleine de grâce, réjouis-toi, * le Seigneur est avec toi, * qui par toi donne la grâce du salut au monde. (2 fois)

Gloire au Père ... Maintenant, t. 1

Les Apôtres divins, sur un signe de Dieu * des quatre coins de l'univers * portés sur les célestes nuées, *

t. 5 Recueillirent ton corps très-pur * qui avait mis au monde notre Vie, * et pieusement l'entouraient de respect. *

t. 2 Les plus hautes puissances des cieux, * présentes ainsi que leur Seigneur, * saisies de crainte accompagnaient le corps * qui fut de Dieu même le temple très-saint; *

t. 6 Elles s'avançaient dans les cieux * et criaient, sans être vues, * aux chefs des armées célestes: *

t. 3 « C'est la Souveraine de l'univers, * la Vierge divine qui s'avance. * Elevez les frontons * pour accueillir de merveilleuse façon * la Mère de l'intarissable Clarté. *

t. 7 Par elle aux hommes est advenu le salut, * sur elle nous ne pouvons porter nos regards, * et nous ne pouvons lui offrir * l'hommage qui convient à son rang; *

t. 4 Car sa précellence * dépasse l'entendement. .* Vierge sainte et très pure Mère de Dieu, * toujours vivante avec ton Fils, * le Roi de la Vie,

t. 8 Sans cesse prie le Christ * pour qu'il sauve de tout danger, * de toute atteinte de l'Ennemi * ce nouveau peuple qui est tien.

t. 1 Nous tous, nous sommes sous ta protection * et te magnifions dans les siècles.

ou bien:

t. 1

Les Apôtres divins, sur un signe de Dieu * des quatre coins de l'univers portés sur les célestes nuées, * recueillirent ton corps très-pur qui avait mis au monde notre Vie, * et pieusement l'entouraient de respect. * Les plus hautes puissances des cieux, présentes ainsi que leur Seigneur, * saisies de crainte accompagnaient le corps qui fut de Dieu même le temple très-saint; * elles s'avançaient dans les cieux * et criaient, sans être vues, aux chefs des armées célestes: * « C'est la Souveraine de l'univers, * la Vierge divine qui s'avance; élevez les frontons * pour accueillir de merveilleuse façon * la Mère de l'intarissable Clarté. * Par elle aux hommes est advenu le salut, * sur elle nous ne pouvons porter nos regards, * et nous ne pouvons lui offrir l'hommage qui convient à son rang, * car sa précellence dépasse l'entendement ». * Vierge sainte et très-pure Mère de Dieu, * toujours vivante avec ton Fils, le Roi de la vie, * sans cesse prie le Christ pour qu'il sauve de tout danger * de toute atteinte de l'Ennemi ce nouveau peuple qui est tien. * Nous tous, nous sommes sous ta protection * et te magnifions dans les siècles.

Entrée. Lumière joyeuse. Prokimenon du jour et Lectures.

Lecture de la Genèse (28,10-18).

Jacob quitta le Puits du Serment et partit pour Haran. Il s'avança jusqu'en un lieu où il passa la nuit, car le soleil s'était couché. Il y prit une pierre, dont il fit son chevet, et dormit en ce lieu. Il eut un songe: voici qu'une échelle était fixée en terre et son sommet arrivait jusqu'au ciel, et les Anges de Dieu y montaient et descendaient. Sur elle s'appuya le Seigneur, qui lui dit: Je suis le Dieu d'Abraham ton père et le Dieu d'Isaac; ne crains pas! La terre sur laquelle tu es couché, je te la donne ainsi qu'à ta postérité. Ta descendance sera comme les grains de poussière dans le sol, elle s'étendra sur l'occident et l'orient, le nord et le midi, et toutes les nations de la terre seront bénies à cause de toi et de ta postérité. Voici que je suis avec toi pour te garder partout où tu iras, et je te ramènerai dans ce pays; car je ne t'abandonnerai pas que je n'aie accompli ce que je t'ai promis! Jacob s'éveilla de son sommeil et il dit: Vraiment, le Seigneur est en ce lieu, et je ne le savais pas! Saisi de crainte, il ajouta: Que ce lieu est redoutable! C'est bien ici la maison de Dieu, c'est ici la porte du ciel!

Lecture de la prophétie d'Ezéchiel (43,27 - 44,5).

Ainsi parle le Seigneur: Le huitième jour et dorénavant, les prêtres offriront sur l'autel vos holocaustes et vos sacrifices de paix; et je vous serai favorable, dit le Seigneur. Puis il me ramena du côté de la porte extérieure du sanctuaire qui regardait vers l'orient: elle était fermée. Le Seigneur me dit: Fils d'homme, cette porte restera fermée, on ne l'ouvrira pas, et personne n'y passera; car le Seigneur Dieu d'Israël entrera par cette porte, et elle sera fermée. C'est là que le Prince s'assoira pour prendre son repas en présence du Seigneur. Il entrera par le vestibule du porche et sortira par le même chemin. Il me conduisit ensuite par le porche septentrional, devant le temple; je regardai, et voici qu'était rempli de sa gloire le temple du Seigneur.

Lecture des Proverbes (9, 1-11).

La Sagesse a bâti sa maison, elle l'a établie sur sept colonnes, elle a immolé ses victimes, elle a mêlé son vin et préparé sa table. Elle a envoyé ses serviteurs crier sur les hauteurs de la cité: Que le simple passe par ici! Aux insensés elle dit: «Venez manger de mon pain et boire du vin que j'ai mélangé. Quittez la sottise et vous vivrez, marchez droit dans la voie de l'intelligence! » Qui reprend le moqueur s'en fait un ennemi, qui censure un méchant s'attire des affronts. Ne reprends pas les méchants, de peur qu'ils ne te haïssent; reprends le sage, et il t'en aimera. Donne au sage l'occasion, il deviendra plus sage; instruis le juste, il augmentera son savoir. Principe de sagesse, la crainte du Seigneur; et la science des saints, voilà l'intelligence; à bonne conscience la connaissance de la Loi: de cette façon tu vivras longtemps, et des années de vie te seront ajoutées.

Litie, t. 1

Puisqu'aux Disciples il fut donné * de voir le Verbe et le servir, * de même il convenait qu'ils eussent la vision * de l'ultime mystère concernant sa Mère, sa Dormition selon la chair; * afin que de terre vers le ciel * ils n'aient pas vu seulement la montée du Sauveur, * mais soient également les témoins * du passage vers Dieu de la Mère qui l'enfanta; * aussi, par divine puissance transportés de tous lieux, * ils atteignirent Sion * pour escorter la Vierge surpassant les Chérubins, * qui se hâtait dans sa marche vers le ciel; * avec eux nous nous prosternons aussi * devant celle qui intercède pour nos âmes.

t. 2

Celle qui est plus haute que les cieux, * plus glorieuse que les Chérubins * et plus vénérable que l'entière création, * celle dont l'éminente pureté * fit l'habitacle de l'éternelle divinité, * entre les mains de son Fils * remet son âme toute-sainte en ce jour, * tandis qu'avec elle l'univers * est au comble de la joie * et que nous est donnée la grâce du salut.

L'Epouse immaculée, * la Mère de celui en qui le Père s'est complu, * celle que Dieu avait prédestinée * à devenir l'habitation * de ses natures unies sans confusion, * en ce jour remet son âme pure au divin Créateur; * les Anges l'accueillent divinement * et vers la vie est transférée * celle qui est vraiment la Mère de la Vie, * le chandelier de l'inaccessible Clarté, * l'espérance de nos âmes et le salut des croyants.

t. 3

Venez, tous les confins de la terre, * chantons le bienheureux trépas de la Mère de Dieu: * entre les mains de son Fils * elle a remis son âme sans péché; * par sa sainte Dormition * le monde est vivifié à nouveau * et c'est avec des psaumes, des hymnes, des cantiques spirituels * qu'avec les Anges et les Apôtres il la célèbre dans la joie.

Gloire au Père, t. 5

Venez, tous les amis de la fête, * venez et formons des chœurs, * venez et faisons retentir l'Eglise de nos chants * en l'honneur de la déposition de l'arche de Dieu. * En ce jour en effet le ciel ouvre son sein * pour recevoir la Mère de celui que l'univers ne peut cerner; * et la terre, laissant aller la Source de la Vie, * se pare de splendeur * et reçoit la bénédiction du Seigneur. * Les Anges et les Apôtres en chœur * regardent comme passe de la vie à la vie * celle qui enfanta le Prince de la vie. * Tous ensemble prosternons-nous devant elle et disons: * Ô notre Dame, n'oublie pas * les familiers de ta propre maison * qui célèbrent avec foi ta très-sainte Dormition.

Maintenant ...

Peuples, chantez la Mère de notre Dieu, * chantez, car en ce jour * elle remet son âme toute claire entre les mains immaculées * de celui qui prit chair en elle sans semence * et en présence de qui * elle ne cesse d'intercéder pour qu'il accorde à l'univers * la paix et la grâce du salut.

Apostiches, t. 4

Venez, tous les peuples, chantons * la Vierge pure et toute-sainte * de qui le Verbe du Père est issu * ineffablement incarné; * disons-lui, élevant la voix: * Entre les femmes tu es bénie, * heureux le sein qui a porté le Christ! * Toi qui as remis ton âme entre ses mains, * intercède, Immaculée, * pour que nos âmes soient sauvées.

Lève-toi, Seigneur, vers ton repos, toi et l'arche de ta sainteté.

Vierge toute-sainte, immaculée, * avec la multitude des Anges dans le ciel * et sur terre l'ensemble des humains * nous célébrons ta bienheureuse Dormition, * car tu fus la Mère du Créateur * de toutes choses, le Christ notre Dieu; * ne cesse pas de l'implorer * pour nous qui t'en supplions * et mettons en toi notre espérance après Dieu, * divine Mère inépousée, toute-digne de nos chants.

A David le Seigneur l'a promis en vérité, jamais il ne s'écartera de son serment.

Avec David en ce jour * chantons un cantique pour le Christ notre Dieu: * A sa suite, dit-il, des vierges sont amenées vers le Roi, * ses compagnes lui sont présentées * dans l'allégresse et les chants de joie. * Car la descendante de David * grâce à qui nous fûmes déifiés * remet son âme entre les mains du Maître, son propre Fils, * d'ineffable et glorieuse façon; * et comme Mère de Dieu * la chantant, nous disons, élevant la voix: * Sauve-nous qui reconnaissons ta divine maternité, * de tout danger qui nous menace délivre nos âmes.

Gloire au Père ... Maintenant, t. 4

Vierge Mère de Dieu, * lorsque tu allas rejoindre celui * qui fut mis au monde d'ineffable façon par toi, * il y avait Jacques, premier hiérarque et frère du Seigneur, * Pierre le vénérable et souverain coryphée des Théologiens * et tout le chœur des Apôtres divins; * en des hymnes d'explicite théologie * ils chantaient le divin mystère de l'Economie du Christ notre Dieu; * et tandis qu'ils mettaient ton corps au tombeau, * ce corps porteur de Dieu et source de vie, * ils étaient dans la joie, Vierge toute-digne de nos chants. * Au-dessus d'eux les très-saintes et vénérables Puissances des cieux, * admirant la merveille et courbées de respect, * se disaient mutuellement: * Elevez les portes et recevez * celle qui enfanta le Créateur de la terre et du ciel; * glorifions et chantons l'auguste corps plein de sainteté * qui porta le Seigneur invisible pour nous! * C'est pourquoi, dans la célébration de ta mémoire, nous crions, * Vierge toute-digne de nos chants: * Relève le front des chrétiens * et sauve nos âmes.

Tropaire, t. 1

Dans ton enfantement tu as gardé la virginité, * dans ta Dormition tu n'as pas quitté le monde, ô Mère de Dieu: * tu as rejoint la Source de la vie, * toi qui conçus le Dieu vivant * et qui de la mort délivres nos âmes par tes prières. (3 fois)

Si l'on fait la vigile, bénédiction des pains.

MATINES

Cathisme I, t. 4

Dis-nous, David, quelle fête est célébrée maintenant? * − Celle, dit-il, que dans le livre des Psaumes j'ai chantée * comme Vierge, fille et servante de Dieu, * le Christ l'a transférée dans ses demeures en l'au-delà, * lui qui est né virginalement de son sein; * c'est pourquoi se réjouissent les mères, les filles, les épouses chrétiennes en disant: * Réjouis-toi, Vierge passée au royaume d'en-haut.

Cathisme II, t. 1

Pour ensevelir ton corps immaculé, * Mère de Dieu toute-digne de nos chants, * fut réuni de façon merveilleuse * le vénérable chœur des Apôtres divins; * avec eux chantèrent aussi les Anges si nombreux * en l'honneur de ton passage vers les cieux * que nous célébrons dans la foi.

Après le Polyéléos:

Mégalynaire

Nous te magnifions, ô tout-immaculée Mère du Christ notre Dieu, et nous célébrons ta glorieuse Dormition.

Versets 1: Acclamez Dieu, tous les habitants de la terre, chantez à la gloire de son nom. 2: Qui parle de toi te glorifie, cité de Dieu. 3: Le Très-Haut sanctifie le lieu de son séjour. 4: En paix je trouverai sommeil et repos. 5: Retourne, mon âme, vers ton repos, car le Seigneur t'a comblée de biens. 6: Lève-toi, Seigneur, vers ton repos, toi et l'arche de ta sainteté. 7: À ta demeure convient la sainteté, Seigneur, pour la suite des jours. 8: Je célébrerai ton nom d'âge en âge.

Gloire au Père ... Maintenant ...

Alléluia, alléluia, alléluia, gloire à toi, ô Dieu (3 fois).

Cathisme, t. 3

En ton enfantement, virginale fut ta conception, * incorruptible fut ton corps en ta Dormition; * de merveille en merveille, Mère de Dieu, tu es passée: * sans connaître d'homme, comment la Vierge nourrit-elle un enfant * comment la divine Mère connut-elle la mort? * Pleine de grâce, nous te chantons avec les Anges: Réjouis-toi.

Anavathmi, la 1e antienne du ton 4: Dès ma jeunesse ...

Prokimenon, t. 4: Je célébrerai ton nom d'âge en âge. Verset: Ecoute, ma fille, regarde et tends l'oreille, oublie ton peuple et la maison de ton père. Que tout ce qui vit et respire loue le Seigneur. Evangile et Psaume 50. Gloire au Père ... Par les prières de la Mère de Dieu ... Maintenant ... Par les prières de la Mère de Dieu ... Aie pitié de moi, ô Dieu ...

t. 6

Tabernacle immaculé, * lorsqu'advint ton trépas, * les Apôtres qui entouraient ta couche * te considéraient avec tremblement; * les uns te contemplaient, saisis d'admiration; * et Pierre dans ses larmes te cria: * Ô Vierge, je te vois étendue, * toi qui enfantas la Vie de l'univers, * et je suis frappé de stupeur, * car en toi demeure celui qui sera notre jouissance en la vie de l'au-delà. * Vierge pure, intercède constamment * auprès de ton Fils et ton Dieu, * pour qu'il sauve le peuple chrétien.

Canon I (t. 1), œuvre de Cosmas, avec l'acrostiche: Qu'ils aient le cœur en fête, les amis de Dieu! Canon II (t. 4), œuvre de Jean Damascène. Catavasies: les deux hirmi.

Ode 1, t. l

« Ornée de la gloire divine, * Vierge sainte, ta mémoire glorieuse * réunit dans l'allégresse les croyants * qui sous la conduite de Miriam chantent ton Fils unique, * car il s'est couvert de gloire. »

L'armée céleste des incorporels * faisait cercle en Sion * autour de ton saint corps; * et soudain, volant des quatre coins de l'univers, * se rassemblèrent les Apôtres qui se tinrent près de toi; * avec eux, ô Vierge pure et Mère de Dieu, * nous glorifions ta mémoire sacrée.

Sur la nature tu as remporté * la victoire, Vierge immaculée, * lorsque tu mis au monde notre Dieu; * mais, suivant l'exemple de ton Fils et Créateur, * aux lois de la nature surnaturellement * tu t'es soumise et c'est pourquoi * de la mort avec ton Fils tu t'éveilles pour toujours.

t. 4

« Ma bouche s'ouvrira * et s'emplira de l'Esprit saint: * j'adresse mon poème à la Mère du Roi * et l'on me verra en cette fête solennelle * chanter avec allégresse sa sainte Dormition. »

Avec la prophétesse Miriam, * jeunes vierges, maintenant * chantez ensemble un chant d'adieu, * car la virginale Mère de Dieu * est transportée vers l'allégresse du ciel.

A juste titre, comme un ciel vivant, * Toute-pure, les tabernacles divins t'ont reçue dans les cieux; * et telle une fiancée tu as paru * brillamment ornée devant Dieu notre Roi.

Ode 3, t. 1

« Sagesse et Puissance de Dieu, * Créateur et Providence de l'univers, * affermis solidement * ton Eglise, ô Christ, * car toi seul es saint * qui parmi les Saints reposes. »

Te sachant mortelle et cependant * par surnature aussi Mère de Dieu, * Vierge pure, les Apôtres glorieux * tendirent leurs mains tremblantes * vers toi, le tabernacle divin * resplendissant de gloire à leurs yeux.

Les mains audacieuses de l'impudent * furent bien vite tranchées * par la justice de Dieu * afin de préserver l'honneur * de l'arche vivante, gloire de la divinité, * où le Verbe avait pris chair.

t. 4

« Garde sous ta protection, * ô Mère de Dieu et source intarissable de la Vie, * tous les chantres qui t'honorent de leurs hymnes; * dans ta divine gloire * accorde-leur la couronne des vainqueurs. »

Issue de la race des mortels, * Vierge pure, tu as trouvé * une fin correspondant à leur condition; * mais puisque tu as enfanté la Vie, * tu as rejoint la vie divine personnifiée.

Des confins du monde les divins prédicateurs, * du haut du ciel les Anges si nombreux * se hâtent vers Sion sur un signe du Tout-puissant, * notre Dame, pour célébrer * des funérailles dignes de toi.

Hypakoi, t. 5

D'âge en âge nous te disons bienheureuse, * Vierge Mère de Dieu: * en toi le Christ notre Dieu infini * a bien voulu se laisser limiter; * et nous avons le bonheur * de posséder ta constante protection: * jour et nuit tu intercèdes pour tous * et par tes prières est affermie * la force du peuple chrétien, * Aussi dans nos hymnes nous te chantons: * Réjouis- toi, Pleine de grâce, le Seigneur est avec toi.

Ode 4, t. 1

« Les paroles mystérieuses des Prophètes * firent entrevoir, ô Christ, * ton incarnation virginale * dont la splendeur devait briller * pour illuminer les nations * et l'abîme te crie dans l'allégresse: * Gloire à ta puissance, Seigneur ami des hommes. »

Peuples, voyez et admirez: * la montagne sainte de Dieu, * celle qu'on voit de toutes parts, * est élevée bien au-dessus * des hauteurs célestes, * comme un ciel terrestre s'établissant * dans l'incorruptible domaine des cieux.

Vierge pure, ta mort * te fut le sauf-conduit * pour la vie éternelle et meilleure, * de l'éphémère te menant * vers la divine qui ne passe pas, * pour contempler dans la joie * ton Fils et ton Seigneur.

Tandis que s'élevaient * les portails célestes * et que les Anges te chantaient, * le Christ t'a reçue en Mère * comme trésor de la virginité, * toi que servent dans la joie les Chérubins * et que les Séraphins glorifient allégrement.

t. 4

« L'ineffable projet divin * de ta virginale incarnation, * Dieu très-haut, le prophète Habacuc * l'a saisi et s'écria: * Gloire à ta puissance, Seigneur. »

Quel étonnement de voir * le ciel vivant du Roi de tous * pénétrer au creux de la terre! * Que tes œuvres sont dignes d'admiration! * Gloire à ta puissance, Seigneur.

En ton passage vers Dieu, * divine Mère, les Anges dans le ciel * de leurs ailes saintes ont recouvert * 'avec joie et tremblement ton corps * où Dieu trouva sa place largement.

Si dans son immensité * le Fruit qui fit d'elle un ciel * au sépulcre a bien voulu descendre en mortel, * comment le tombeau refuserait * celle qui l'enfanta sans connaître d'homme?

Ode 5, t. 1

« De tes hauts faits je chanterai, ô Christ, * l'ineffable et divine beauté; * toi qui d'éternelle gloire * brilles comme le vivant reflet coéternel, * du sein d'une Vierge * pour ceux qui étaient dans l'ombre et les ténèbres * comme soleil tu t'es levé. »

Transportés sur la nuée, * ô Vierge, les Apôtres se sont réunis * des confins de l'univers * en Sion pour te servir, * Nuée légère d'où le Dieu très-haut * pour ceux qui étaient dans l'ombre et les ténèbres * comme soleil de justice a resplendi.

Plus que trompettes retentissant * fut le chant que dans l'Esprit * de leurs bouches inspirées * entonnèrent les divins prédicateurs: * Réjouis-toi, Source pure de l'incarnation * du prince de la vie, * le Dieu qui sauve l'univers.

t.4

« L'univers est transporté * par ta divine gloire, ô Vierge inépousée, * car depuis la terre passée * vers l'éternel logis * et la vie qui jamais n'aura de fin, * tu accordes le salut * à ceux qui chantent ta louange. »

Comme trompettes qu'en ce jour * sonne la voix des prédicateurs divins, * que de leur bouche les humains * fassent retentir l'acclamation, * qu'aux alentours en vibre l'air * resplendissant d'immense clarté * et que les Anges chantent la Dormition de la Vierge!

L'Instrument de choix se distingua * par des hymnes en ton honneur, * d'aspect comme en réalité * se montrant parfaitement inspiré, * consacré à Dieu totalement, * dans l'extase et l'admiration, * Mère de Dieu, Vierge toute-digne de nos chants.

Ode 6, t. 1

« Le monstre marin soufflant le feu * préfigure ta sépulture de trois jours * dont Jonas fut l'interprète: * car, sauvé de l'engloutissement, * sain et sauf il s'écria: * Je t'offrirai, Seigneur, sacrifice de louange. »

Au-dessus de la nature sont les dons * que t'alloue le divin Roi de l'univers; * comme vierge il t'a gardée en ton enfantement, * au sépulcre il conserva ton corps sans corruption * et, t'accordant ce privilège comme un Fils à sa Mère, * il te donna la gloire du passage vers Dieu.

Ton Fils, ô Vierge, dans le Saint des saints * t'a permis de résider en vérité * comme claire lampe de son feu immatériel, * encensoir doré où il reposa comme braise, * urne, table écrite de sa main, bâton ayant fleuri, * arche et sainte table pour le pain de vie.

t.4

« Célébrant cette divine et sainte fête * de la Mère de Dieu, * venez, fidèles, battons des mains, * glorifiant le Dieu qu'elle a conçu. »

De toi la vie a pu germer * sans rompre les scellés de ta virginité: * comment ton corps, ce temple pur et vivifiant * a pu subir l'épreuve de la mort?

Etant le sanctuaire de la vie, * tu es parvenue à celle de l'éternité; * c'est par ta mort que tu es passée vers la vie, * toi qui as conçu la vie personnifiée.

Kondakion, t. 2

La Mère de Dieu qui jamais ne se lasse d'intercéder pour nous * et dont la protection ne pouvait cesser d'être notre espérance * ne se laissa vaincre par la mort ni le tombeau, * puisqu'elle est la Mère de la Vie et qu'elle a rejoint la Source de la vie: * celui qui demeura dans son sein virginal.

Ikos

Sauveur, entoure mon cœur, pour que j'ose célébrer * ce rempart du monde, ta Mère immaculée; * puissent mes paroles avoir la force d'une tour * et mes pensées acquérir puissance et gravité; * de ceux qui les présentent avec foi * tu exauces les demandes en tout temps; * donne-moi donc une langue, des expressions, * des pensées dont je n'aie pas à rougir; * car tout don qui nous éclaire vient de toi, * illuminateur de nos âmes, Seigneur * qui demeuras dans le sein virginal.

Synaxaire

Le 15 Août, mémoire de la vénérable Dormition de notre Dame, la très-sainte Mère de Dieu et toujours-vierge Marie.

Qu'en la mort corporelle se soit endormie

la Porte du salut, cela n'étonne mie,

si toi le Créateur du monde t'y soumets.

Bien que morte le quinze, elle vit à jamais.

Par ses saintes prières, ô notre Dieu, aie pitié de nous et sauve-nous. Amen.

Ode 7, t. 1

« S'opposant à la colère et au feu, * l'amour divin changea les flammes en rosée; * quant à la colère du tyran, * il la tourna en dérision * par la lyre spirituelle formée des trois voix saintes que Dieu inspirait * pour répondre aux instruments de toutes sortes du milieu de la fournaise: * Dieu de nos Pères et le nôtre, Seigneur, tu es béni. »

Moïse en sa colère avait brisé * les tables composées par Dieu * et rédigées par l'Esprit saint; * mais son Maître, ayant gardé sans faille celle qui l'avait conçu, * à présent l'a fait entrer dans les demeures des cieux; * partageant sa joie, chantons au Christ: * Dieu de nos Pères et le nôtre, Seigneur, tu es béni.

Sur les cymbales purifiées de nos lèvres, * sur l'harmonieuse lyre de nos cœurs, * sur la sonore trompe des sublimes pensées, * en ce jour illustre et faste du transfert en Dieu * de la Vierge, pure, immaculée, * accompagnons au rythme de nos mains ce chant: * Dieu de nos Pères et le nôtre, Seigneur, tu es béni.

Le peuple des fidèles s'est réuni, * car le tabernacle de la gloire de Dieu * est transféré depuis Sion vers la demeure des cieux, * là où résonnent le pur écho de la célébration festive, * la voix de l'ineffable jubilation * et les cris joyeux de ceux qui chantent pour le Christ: * Dieu de nos Pères et le nôtre, Seigneur, tu es béni.

t. 4

« Ils n'adorèrent pas la créature au lieu du créateur, * les fidèles du Dieu très-haut, * mais affrontèrent généreusement * le feu qui les menaçait; * et ils chantaient dans la fournaise: * Seigneur digne le louange, * Dieu de nos Pères, béni sois-tu. »

Vénérant le souvenir * de la Vierge Mère de Dieu, * jeunes filles et jeunes gens, * princes et anciens, * rois et magistrats, chantez: * Seigneur digne de louange, * Dieu de nos Pères, béni sois-tu.

Sur la trompette de l'Esprit * que résonnent les hauteurs des cieux, * que les montagnes crient de joie, * qu'exultent les Apôtres divins, * car voici qu'est amenée * la Reine vers son Fils * pour régner avec lui.

Le très-saint transfert auprès de toi * de ta divine Mère immaculée * a rassemblé les rangs célestes * des Puissances d'en-haut, * pour qu'ils s'unissent à la joie * de ceux qui te chantent ici-bas: * Dieu de nos Pères, béni sois-tu.

Ode 8, t. 1

« Flamme couvrant de rosée les justes * mais consumant les iniques, * tel fut ce que l'Ange de Dieu montra aux Jeunes Gens; * et de la Mère de Dieu il fit une source de vie * faisant jaillir l'immortalité sur ceux qui chantent: * Louons l'unique Dieu créateur, * exaltons-le dans tous les siècles. »

Les Apôtres, réunis au grand complet * dans Sion, de ces paroles accompagnaient * l'arche divine de la sainteté: * Tabernacle du Dieu vivant, où t'en vas-tu? * Ne cesse pas de veiller sur les fidèles psalmodiant: * Louons l'unique Dieu créateur, * exaltons-le dans tous les siècles.

Au moment de son départ la Vierge immaculée, * élevant ces mains qu'en toute liberté * elle avait portées sur Dieu pour l'embrasser, * disait comme une Mère à son Enfant: * Garde pour toujours mon héritage qui te crie: * Louons l'unique Dieu créateur, * exaltons-le dans tous les siècles.

t. 4

« Les nobles Jeunes Gens de la fournaise furent délivrés * par celui qui est né de la Mère de Dieu; * ce qui jadis n'était qu'une image * maintenant devient réalité, * puisqu'il rassemble tout l'univers qui continue de chanter: * Louez le Seigneur, toutes ses œuvres, * à lui haute gloire, louange éternelle. »

Vierge pure, ta mémoire est glorifiée * par les Puissances, les Principautés, * les Anges, les Archanges, les Vertus, * les Trônes, les Dominations, * les Chérubins, les redoutables Séraphins; * et nous, le genre humain, nous la chantons * et l'exaltons dans tous les siècles.

Mère de Dieu, celui qui, s'incarnant, * fit sa demeure dans ton sein immaculé * reçut ton esprit entre ses mains * et comme un Fils reconnaissant * lui donna de reposer en lui-même; * c'est pourquoi, ô Vierge, nous te chantons * et t'exaltons dans tous les siècles.

Merveilles qui dépassent notre esprit, * celles de la Toujours-vierge et Mère de Dieu! * Du tombeau qu'elle habita * elle fit un Paradis; * devant lui dans l'allégresse nous chantons: * Toutes ses œuvres, louez le Seigneur, * exaltez-le dans tous les siècles.

Ode 9, t. 1

Toutes les générations * te disent bienheureuse, * seule Mère de notre Dieu.

« La nature et ses lois * par ton mystère sont dépassées, * Vierge toute-sainte: * tu restes vierge en ton enfantement * et ta mort est le prélude qui annonce la vie; * toujours vierge après l'enfantement * et vivante encore après la mort, * garde pour toujours sous ta protection * ton héritage, ô Mère de Dieu. »

Les Anges dans le ciel * étaient frappés d'étonnement, * voyant que dans Sion * leur propre Seigneur * tenait une âme dans ses mains; * car à la Femme qui très purement * l'avait mis au monde il s'adressa * filialement et déclara: * Viens partager la gloire de ton Fils et ton Dieu.

Les Apôtres réunis * entouraient ton corps * où Dieu avait trouvé logis; * avec crainte ils regardaient * et clairement ils s'écriaient: * Toi qui t'en es allée * vers les noces célestes de ton Fils, * garde pour toujours sous ta protection * ton héritage, ô Mère de Dieu.

t. 4

Lorsqu'ils virent la Dormition * de la toute sainte et immaculée, * les Anges furent émerveillés, * admirant que la Vierge pût monter * de la terre jusqu'aux cieux.

« Que tout fils de la terre exulte en esprit, * tenant sa lampe allumée, * que les Anges dans le ciel célèbrent avec joie * la sainte fête de la Mère de Dieu * et lui chantent: Réjouis-toi, * ô bienheureuse et toujours-vierge, * sainte Mère de Dieu. »

Venez, exultons de joie * en Sion, divine et fertile montagne du Dieu vivant, * réjouissons-nous en contemplant la Mère de Dieu; * car celle qui fut son tabernacle éminent * et tout à fait divin, * le Christ l'a transférée, * puisqu'elle est sa Mère, dans le Saint des saints.

Venez, fidèles, approchons-nous du tombeau * de la Mère de Dieu; * appliquons-y les lèvres de nos cœurs, * nos yeux, nos fronts avec ferveur, * pour y puiser les dons * fertiles en guérisons '* jaillissant de cette source qui jamais ne tarit.

Reçois de nous ce chant d'adieu, * Mère du Dieu vivant; * de ta divine grâce porteuse de clarté * comme d'une ombre couvre-nous; * donne au peuple ami du Christ * la victoire et la paix, * à nos âmes qui te chantent le pardon et le salut.

Exapostilaire, t. 3

Saints Apôtres du Christ revenus des confins de l'univers * pour vous réunir en ce lieu, * portez mon corps au jardin de Gethsémani * et le mettez dans le tombeau; * et toi mon Fils et mon Dieu, * reçois mon souffle et mon esprit. (3 fois)

Laudes, t. 4

Enta glorieuse Dormition * se réjouissent les cieux, * d'allégresse exultent les armées angéliques; * toute la terre est dans la joie, * te chantant l'hymne des adieux, * Mère du Maître de l'univers, * très-sainte Vierge inépousée * qui as sauvé le genre humain de l'ancestrale condamnation. (2 fois)

Des confins de l'univers * sur un signe divin * les Apôtres choisis accoururent pour t'ensevelir; * et te voyant portée de terre vers le ciel, * ils t'adressèrent dans la joie la parole de Gabriel: * Réjouis-toi qui fus le char de l'entière divinité, * réjouis-toi, unique Vierge ayant uni * par ton enfantement la terre avec les cieux.

Toi qui as enfanté la Vie, * par ta sainte Dormition * tu as franchi les frontières de la vie immortelle; * les Anges, les Principautés, les Vertus, * les Prophètes, les Apôtres et toute la création * te firent cortège, tandis que ton Fils a reçu * ton âme pure en ses mains immaculées, * Vierge Mère et divine Epouse.

Gloire au Père ... Maintenant, t. 6

Pour ton immortelle Dormition, * Mère de Dieu et de la Vie, * les nuées portèrent les Apôtres dans les airs; * eux qui étaient dispersés dans l'univers, * ils furent rassemblés en un seul chœur * auprès de ton corps immaculé * et l'ensevelirent avec respect, * chantant mélodieusement les paroles de Gabriel: * Réjouis-toi, Pleine de grâce, * Vierge Mère inépousée, * le Seigneur est avec toi! * Avec eux intercède auprès de ton Fils et notre Dieu, * pour qu'il sauve nos âmes. Grande Doxologie. Tropaire. Litanies et Congé.