GRANDES VÊPRES
Premier Cathisme:
Bienheureux l'homme.
Lucernaire, t. 1
Merveille, vraiment! * La source de la Vie * est déposée au
tombeau * et sa tombe devient l'échelle
du ciel. * Réjouis-toi, Gethsémani, * temple sacré de la Mère de Dieu. *
Fidèles, écrions-nous avec l'archange
Gabriel: * Pleine de grâce, réjouis-toi, * le Seigneur est avec toi, * qui par
toi donne la grâce du salut au monde. (3 fois)
Mystère sublime que le tien! * Toi, le trône du Très-Haut, *
en ce jour, ô notre Dame, * tu es transférée de la terre jusqu'au ciel. * Ta gloire brille du pur éclat * de la
grâce de Dieu. * Vierges, accompagnez vers les hauteurs * le cortège de la Mère
du Roi. * Pleine de grâce, réjouis- toi, * le Seigneur est avec toi, * qui par
toi donne la grâce du salut au monde. (3 fois)
Ta Dormition est glorifiée * par les Puissances, les Trônes,
les Principautés, * les Dominations, les Vertus, les Chérubins * et les
sublimes Séraphins. * Les mortels sont dans la joie: * ta gloire divine est
leur plus bel ornement. * Les rois se prosternent devant toi * avec les Anges
et les Archanges chantant: * Pleine de grâce, réjouis-toi, * le Seigneur est
avec toi, * qui par toi donne la grâce du salut au monde. (2 fois)
Gloire au Père ...
Maintenant, t. 1
Les Apôtres divins, sur un signe de Dieu * des quatre coins
de l'univers * portés sur les
célestes nuées, *
t. 5 Recueillirent ton corps très-pur * qui avait mis au
monde notre Vie, * et pieusement l'entouraient
de respect. *
t. 2 Les plus hautes puissances des cieux, * présentes ainsi
que leur Seigneur, * saisies de crainte accompagnaient le corps * qui fut de
Dieu même le temple très-saint; *
t. 6 Elles s'avançaient
dans les cieux * et criaient, sans être vues, * aux chefs des armées célestes:
*
t. 3 « C'est la
Souveraine de l'univers, * la Vierge
divine qui s'avance. * Elevez les
frontons * pour accueillir de merveilleuse façon * la Mère de l'intarissable Clarté. *
t. 7 Par elle aux hommes est advenu le salut, * sur elle
nous ne pouvons porter nos regards, * et nous ne pouvons lui offrir * l'hommage qui convient à son rang; *
t. 4 Car sa précellence * dépasse l'entendement.
.* Vierge sainte et très pure Mère de Dieu, * toujours vivante avec ton Fils, *
le Roi de la Vie,
t. 8 Sans cesse prie le Christ * pour qu'il sauve de tout danger, * de toute atteinte de l'Ennemi * ce nouveau peuple qui est tien.
t. 1 Nous tous, nous sommes sous ta protection * et te
magnifions dans les siècles.
ou bien:
t. 1
Les Apôtres divins, sur un signe de Dieu * des quatre coins
de l'univers portés sur les célestes
nuées, * recueillirent ton corps très-pur qui avait mis au monde notre Vie, *
et pieusement l'entouraient de
respect. * Les plus hautes puissances des cieux, présentes ainsi que leur
Seigneur, * saisies de crainte accompagnaient le corps qui fut de Dieu même le
temple très-saint; * elles s'avançaient
dans les cieux * et criaient, sans être vues, aux chefs des armées célestes: *
« C'est la Souveraine de l'univers, * la Vierge divine qui s'avance; élevez les frontons * pour accueillir de
merveilleuse façon * la Mère de l'intarissable
Clarté. * Par elle aux hommes est advenu le salut, * sur elle nous ne pouvons
porter nos regards, * et nous ne pouvons lui offrir l'hommage
qui convient à son rang, * car sa précellence dépasse l'entendement
». * Vierge sainte et très-pure Mère de Dieu, * toujours vivante avec ton Fils,
le Roi de la vie, * sans cesse prie le Christ pour qu'il
sauve de tout danger * de toute atteinte de l'Ennemi
ce nouveau peuple qui est tien. * Nous tous, nous sommes sous ta protection *
et te magnifions dans les siècles.
Entrée. Lumière
joyeuse. Prokimenon du jour et Lectures.
Lecture de la Genèse
(28,10-18).
Jacob quitta le Puits du Serment et partit pour Haran. Il s'avança jusqu'en
un lieu où il passa la nuit, car le soleil s'était
couché. Il y prit une pierre, dont
il fit son chevet, et dormit en ce lieu. Il eut un songe: voici qu'une échelle était fixée en terre et son sommet arrivait
jusqu'au ciel, et les Anges de Dieu
y montaient et descendaient. Sur elle s'appuya
le Seigneur, qui lui dit: Je suis le Dieu d'Abraham
ton père et le Dieu d'Isaac; ne
crains pas! La terre sur laquelle tu es couché, je te la donne ainsi qu'à ta postérité. Ta descendance sera comme les
grains de poussière dans le sol, elle s'étendra
sur l'occident et l'orient, le nord et le midi, et toutes les nations
de la terre seront bénies à cause de toi et de ta postérité. Voici que je suis
avec toi pour te garder partout où tu iras, et je te ramènerai dans ce pays;
car je ne t'abandonnerai pas que je
n'aie accompli ce que je t'ai promis! Jacob s'éveilla
de son sommeil et il dit: Vraiment, le Seigneur est en ce lieu, et je ne le
savais pas! Saisi de crainte, il ajouta: Que ce lieu est redoutable! C'est bien ici la maison de Dieu, c'est ici la porte du ciel!
Lecture de la
prophétie d'Ezéchiel (43,27 - 44,5).
Ainsi parle le Seigneur: Le huitième jour et dorénavant, les
prêtres offriront sur l'autel vos
holocaustes et vos sacrifices de paix; et je vous serai favorable, dit le
Seigneur. Puis il me ramena du côté de la porte extérieure du sanctuaire qui
regardait vers l'orient: elle était
fermée. Le Seigneur me dit: Fils d'homme,
cette porte restera fermée, on ne l'ouvrira
pas, et personne n'y passera; car le
Seigneur Dieu d'Israël entrera par
cette porte, et elle sera fermée. C'est
là que le Prince s'assoira pour
prendre son repas en présence du Seigneur. Il entrera par le vestibule du
porche et sortira par le même chemin. Il me conduisit ensuite par le porche
septentrional, devant le temple; je regardai, et voici qu'était
rempli de sa gloire le temple du Seigneur.
Lecture des Proverbes
(9, 1-11).
La Sagesse a bâti sa maison, elle l'a
établie sur sept colonnes, elle a immolé ses victimes, elle a mêlé son vin et
préparé sa table. Elle a envoyé ses serviteurs crier sur les hauteurs de la
cité: Que le simple passe par ici! Aux insensés elle dit: «Venez manger de mon
pain et boire du vin que j'ai
mélangé. Quittez la sottise et vous vivrez, marchez droit dans la voie de l'intelligence! » Qui reprend le moqueur s'en fait un ennemi, qui censure un méchant s'attire des affronts. Ne reprends pas les méchants,
de peur qu'ils ne te haïssent;
reprends le sage, et il t'en aimera.
Donne au sage l'occasion, il
deviendra plus sage; instruis le juste, il augmentera son savoir. Principe de
sagesse, la crainte du Seigneur; et la science des saints, voilà l'intelligence; à bonne conscience la connaissance de
la Loi: de cette façon tu vivras longtemps, et des années de vie te seront
ajoutées.
Litie, t. 1
Puisqu'aux
Disciples il fut donné * de voir le Verbe et le servir, * de même il convenait
qu'ils eussent la vision * de l'ultime mystère concernant sa Mère, sa Dormition
selon la chair; * afin que de terre vers le ciel * ils n'aient
pas vu seulement la montée du Sauveur, * mais soient également les témoins * du
passage vers Dieu de la Mère qui l'enfanta;
* aussi, par divine puissance transportés de tous lieux, * ils atteignirent
Sion * pour escorter la Vierge surpassant les Chérubins, * qui se hâtait dans
sa marche vers le ciel; * avec eux nous nous prosternons aussi * devant celle
qui intercède pour nos âmes.
t. 2
Celle qui est plus haute que les cieux, * plus glorieuse que
les Chérubins * et plus vénérable que l'entière
création, * celle dont l'éminente
pureté * fit l'habitacle de l'éternelle divinité, * entre les mains de son Fils *
remet son âme toute-sainte en ce jour, * tandis qu'avec
elle l'univers * est au comble de la
joie * et que nous est donnée la grâce du salut.
L'Epouse
immaculée, * la Mère de celui en qui le Père s'est
complu, * celle que Dieu avait prédestinée * à devenir l'habitation
* de ses natures unies sans confusion, * en ce jour remet son âme pure au divin
Créateur; * les Anges l'accueillent
divinement * et vers la vie est transférée * celle qui est vraiment la Mère de
la Vie, * le chandelier de l'inaccessible
Clarté, * l'espérance de nos âmes et
le salut des croyants.
t. 3
Venez, tous les confins de la terre, * chantons le
bienheureux trépas de la Mère de Dieu: * entre les mains de son Fils * elle a
remis son âme sans péché; * par sa sainte Dormition * le monde est vivifié à
nouveau * et c'est avec des psaumes,
des hymnes, des cantiques spirituels * qu'avec
les Anges et les Apôtres il la célèbre dans la joie.
Gloire au Père, t. 5
Venez, tous les amis de la fête, * venez et formons des
chœurs, * venez et faisons retentir l'Eglise
de nos chants * en l'honneur de la
déposition de l'arche de Dieu. * En
ce jour en effet le ciel ouvre son sein * pour recevoir la Mère de celui que l'univers ne peut cerner; * et la terre, laissant
aller la Source de la Vie, * se pare de splendeur * et reçoit la bénédiction du
Seigneur. * Les Anges et les Apôtres en chœur * regardent comme passe de la vie
à la vie * celle qui enfanta le Prince de la vie. * Tous ensemble
prosternons-nous devant elle et disons: * Ô notre Dame, n'oublie
pas * les familiers de ta propre maison * qui célèbrent avec foi ta très-sainte
Dormition.
Maintenant ...
Peuples, chantez la Mère de notre Dieu, * chantez, car en ce
jour * elle remet son âme toute claire entre les mains immaculées * de celui
qui prit chair en elle sans semence * et en présence de qui * elle ne cesse d'intercéder pour qu'il
accorde à l'univers * la paix et la
grâce du salut.
Apostiches, t. 4
Venez, tous les peuples, chantons * la Vierge pure et
toute-sainte * de qui le Verbe du Père est issu * ineffablement incarné; *
disons-lui, élevant la voix: * Entre les femmes tu es bénie, * heureux le sein
qui a porté le Christ! * Toi qui as remis ton âme entre ses mains, * intercède,
Immaculée, * pour que nos âmes soient sauvées.
Lève-toi, Seigneur, vers ton repos, toi et l'arche de ta sainteté.
Vierge toute-sainte, immaculée, * avec la multitude des Anges
dans le ciel * et sur terre l'ensemble
des humains * nous célébrons ta bienheureuse Dormition, * car tu fus la Mère du
Créateur * de toutes choses, le Christ notre Dieu; * ne cesse pas de l'implorer * pour nous qui t'en
supplions * et mettons en toi notre espérance après Dieu, * divine Mère
inépousée, toute-digne de nos chants.
A David le Seigneur l'a
promis en vérité, jamais il ne s'écartera
de son serment.
Avec David en ce jour * chantons un cantique pour le Christ
notre Dieu: * A sa suite, dit-il, des vierges sont amenées vers le Roi, * ses
compagnes lui sont présentées * dans l'allégresse
et les chants de joie. * Car la descendante de David * grâce à qui nous fûmes
déifiés * remet son âme entre les mains du Maître, son propre Fils, * d'ineffable et glorieuse façon; * et comme Mère de
Dieu * la chantant, nous disons, élevant la voix: * Sauve-nous qui
reconnaissons ta divine maternité, * de tout danger qui nous menace délivre nos
âmes.
Gloire au Père ...
Maintenant, t. 4
Vierge Mère de Dieu, * lorsque tu allas rejoindre celui *
qui fut mis au monde d'ineffable
façon par toi, * il y avait Jacques, premier hiérarque et frère du Seigneur, *
Pierre le vénérable et souverain coryphée des Théologiens * et tout le chœur
des Apôtres divins; * en des hymnes d'explicite
théologie * ils chantaient le divin mystère de l'Economie
du Christ notre Dieu; * et tandis qu'ils
mettaient ton corps au tombeau, * ce corps porteur de Dieu et source de vie, *
ils étaient dans la joie, Vierge toute-digne de nos chants. * Au-dessus d'eux les très-saintes et vénérables Puissances des
cieux, * admirant la merveille et courbées de respect, * se disaient
mutuellement: * Elevez les portes et recevez * celle qui enfanta le Créateur de
la terre et du ciel; * glorifions et chantons l'auguste
corps plein de sainteté * qui porta le Seigneur invisible pour nous! * C'est pourquoi, dans la célébration de ta mémoire,
nous crions, * Vierge toute-digne de nos chants: * Relève le front des
chrétiens * et sauve nos âmes.
Tropaire, t. 1
Dans ton enfantement tu as gardé la virginité, * dans ta
Dormition tu n'as pas quitté le
monde, ô Mère de Dieu: * tu as rejoint la Source de la vie, * toi qui conçus le
Dieu vivant * et qui de la mort délivres nos âmes par tes prières. (3 fois)
Si l'on fait la
vigile, bénédiction des pains.
MATINES
Cathisme I, t. 4
Dis-nous, David, quelle fête est célébrée maintenant? * −
Celle, dit-il, que dans le livre des Psaumes j'ai
chantée * comme Vierge, fille et servante de Dieu, * le Christ l'a transférée dans ses demeures en l'au-delà, * lui qui est né virginalement de son
sein; * c'est pourquoi se
réjouissent les mères, les filles, les épouses chrétiennes en disant: *
Réjouis-toi, Vierge passée au royaume d'en-haut.
Cathisme II, t. 1
Pour ensevelir ton corps immaculé, * Mère de Dieu
toute-digne de nos chants, * fut réuni de façon merveilleuse * le vénérable
chœur des Apôtres divins; * avec eux chantèrent aussi les Anges si nombreux *
en l'honneur de ton passage vers les
cieux * que nous célébrons dans la foi.
Après le Polyéléos:
Mégalynaire
Nous te magnifions, ô tout-immaculée Mère du Christ notre
Dieu, et nous célébrons ta glorieuse Dormition.
Versets 1: Acclamez Dieu, tous les habitants de la terre,
chantez à la gloire de son nom. 2: Qui parle de toi te glorifie, cité de Dieu.
3: Le Très-Haut sanctifie le lieu de son séjour. 4: En paix je trouverai
sommeil et repos. 5: Retourne, mon âme, vers ton repos, car le Seigneur t'a comblée de biens. 6: Lève-toi, Seigneur, vers ton
repos, toi et l'arche de ta
sainteté. 7: À ta demeure convient la sainteté, Seigneur, pour la suite des
jours. 8: Je célébrerai ton nom d'âge
en âge.
Gloire au Père ...
Maintenant ...
Alléluia, alléluia, alléluia, gloire à toi, ô Dieu (3
fois).
Cathisme, t. 3
En ton enfantement, virginale fut ta conception, *
incorruptible fut ton corps en ta Dormition; * de merveille en merveille, Mère
de Dieu, tu es passée: * sans connaître d'homme,
comment la Vierge nourrit-elle un enfant * comment la divine Mère connut-elle
la mort? * Pleine de grâce, nous te chantons avec les Anges: Réjouis-toi.
Anavathmi, la 1e antienne du ton 4: Dès ma
jeunesse ...
Prokimenon, t. 4: Je célébrerai ton nom d'âge en âge. Verset: Ecoute, ma fille, regarde et
tends l'oreille, oublie ton peuple
et la maison de ton père. Que tout ce qui vit et respire loue le Seigneur.
Evangile et Psaume 50. Gloire au Père ... Par les prières de la Mère de Dieu
... Maintenant ... Par les prières de la Mère de Dieu ... Aie pitié de moi, ô
Dieu ...
t. 6
Tabernacle immaculé, * lorsqu'advint
ton trépas, * les Apôtres qui entouraient ta couche * te considéraient avec
tremblement; * les uns te contemplaient, saisis d'admiration;
* et Pierre dans ses larmes te cria: * Ô Vierge, je te vois étendue, * toi qui
enfantas la Vie de l'univers, * et
je suis frappé de stupeur, * car en toi demeure celui qui sera notre jouissance
en la vie de l'au-delà. * Vierge
pure, intercède constamment * auprès de ton Fils et ton Dieu, * pour qu'il sauve le peuple chrétien.
Canon I (t. 1), œuvre de Cosmas, avec l'acrostiche:
Qu'ils aient le cœur en fête, les
amis de Dieu! Canon II (t. 4), œuvre de Jean Damascène. Catavasies: les deux
hirmi.
Ode 1, t. l
« Ornée de la gloire divine, * Vierge sainte, ta mémoire
glorieuse * réunit dans l'allégresse
les croyants * qui sous la conduite de Miriam chantent ton Fils unique, * car
il s'est couvert de gloire. »
L'armée céleste
des incorporels * faisait cercle en Sion * autour de ton saint corps; * et
soudain, volant des quatre coins de l'univers,
* se rassemblèrent les Apôtres qui se tinrent près de toi; * avec eux, ô Vierge
pure et Mère de Dieu, * nous glorifions ta mémoire sacrée.
Sur la nature tu as remporté * la victoire, Vierge
immaculée, * lorsque tu mis au monde notre Dieu; * mais, suivant l'exemple de ton Fils et Créateur, * aux lois de la
nature surnaturellement * tu t'es
soumise et c'est pourquoi * de la
mort avec ton Fils tu t'éveilles
pour toujours.
t. 4
« Ma bouche s'ouvrira * et s'emplira
de l'Esprit saint: * j'adresse mon poème à la Mère du Roi * et l'on me verra en cette fête solennelle * chanter avec
allégresse sa sainte Dormition. »
Avec la prophétesse Miriam, * jeunes vierges, maintenant *
chantez ensemble un chant d'adieu, *
car la virginale Mère de Dieu * est transportée vers l'allégresse
du ciel.
A juste titre, comme un ciel vivant, * Toute-pure, les
tabernacles divins t'ont reçue dans
les cieux; * et telle une fiancée tu as paru * brillamment ornée devant Dieu
notre Roi.
Ode 3, t. 1
« Sagesse et Puissance de Dieu, * Créateur et Providence de
l'univers, * affermis solidement *
ton Eglise, ô Christ, * car toi seul es saint * qui parmi les Saints
reposes. »
Te sachant mortelle et cependant * par surnature aussi Mère
de Dieu, * Vierge pure, les Apôtres glorieux * tendirent leurs mains
tremblantes * vers toi, le tabernacle divin * resplendissant de gloire à leurs
yeux.
Les mains audacieuses de l'impudent
* furent bien vite tranchées * par la justice de Dieu * afin de préserver l'honneur * de l'arche
vivante, gloire de la divinité, * où le Verbe avait pris chair.
t. 4
« Garde sous ta protection, * ô Mère de Dieu et source
intarissable de la Vie, * tous les chantres qui t'honorent
de leurs hymnes; * dans ta divine gloire * accorde-leur la couronne des
vainqueurs. »
Issue de la race des mortels, * Vierge pure, tu as trouvé *
une fin correspondant à leur condition; * mais puisque tu as enfanté la Vie, *
tu as rejoint la vie divine personnifiée.
Des confins du monde les divins prédicateurs, * du haut du
ciel les Anges si nombreux * se hâtent vers Sion sur un signe du Tout-puissant,
* notre Dame, pour célébrer * des funérailles dignes de toi.
Hypakoi, t. 5
D'âge en âge nous
te disons bienheureuse, * Vierge Mère de Dieu: * en toi le Christ notre Dieu
infini * a bien voulu se laisser limiter; * et nous avons le bonheur * de
posséder ta constante protection: * jour et nuit tu intercèdes pour tous * et
par tes prières est affermie * la force du peuple chrétien, * Aussi dans nos
hymnes nous te chantons: * Réjouis- toi, Pleine de grâce, le Seigneur est avec
toi.
Ode 4, t. 1
« Les paroles mystérieuses des Prophètes * firent entrevoir,
ô Christ, * ton incarnation virginale * dont la splendeur devait briller * pour
illuminer les nations * et l'abîme
te crie dans l'allégresse: * Gloire
à ta puissance, Seigneur ami des hommes. »
Peuples, voyez et admirez: * la montagne sainte de Dieu, *
celle qu'on voit de toutes parts, *
est élevée bien au-dessus * des hauteurs célestes, * comme un ciel terrestre s'établissant * dans l'incorruptible
domaine des cieux.
Vierge pure, ta mort * te fut le sauf-conduit * pour la vie
éternelle et meilleure, * de l'éphémère
te menant * vers la divine qui ne passe pas, * pour contempler dans la joie *
ton Fils et ton Seigneur.
Tandis que s'élevaient
* les portails célestes * et que les Anges te chantaient, * le Christ t'a reçue en Mère * comme trésor de la virginité, *
toi que servent dans la joie les Chérubins * et que les Séraphins glorifient
allégrement.
t. 4
« L'ineffable
projet divin * de ta virginale incarnation, * Dieu très-haut, le prophète
Habacuc * l'a saisi et s'écria: * Gloire à ta puissance, Seigneur. »
Quel étonnement de voir * le ciel vivant du Roi de tous *
pénétrer au creux de la terre! * Que tes œuvres sont dignes d'admiration! * Gloire à ta puissance, Seigneur.
En ton passage vers Dieu, * divine Mère, les Anges dans le
ciel * de leurs ailes saintes ont recouvert * 'avec
joie et tremblement ton corps * où Dieu trouva sa place largement.
Si dans son immensité * le Fruit qui fit d'elle un ciel * au sépulcre a bien voulu descendre
en mortel, * comment le tombeau refuserait * celle qui l'enfanta
sans connaître d'homme?
Ode 5, t. 1
« De tes hauts faits je chanterai, ô Christ, * l'ineffable et divine beauté; * toi qui d'éternelle gloire * brilles comme le vivant reflet
coéternel, * du sein d'une Vierge *
pour ceux qui étaient dans l'ombre
et les ténèbres * comme soleil tu t'es
levé. »
Transportés sur la nuée, * ô Vierge, les Apôtres se sont
réunis * des confins de l'univers * en
Sion pour te servir, * Nuée légère d'où
le Dieu très-haut * pour ceux qui étaient dans l'ombre
et les ténèbres * comme soleil de justice a resplendi.
Plus que trompettes retentissant * fut le chant que dans l'Esprit * de leurs bouches inspirées * entonnèrent
les divins prédicateurs: * Réjouis-toi, Source pure de l'incarnation
* du prince de la vie, * le Dieu qui sauve l'univers.
t.4
« L'univers est
transporté * par ta divine gloire, ô Vierge inépousée, * car depuis la terre
passée * vers l'éternel logis * et
la vie qui jamais n'aura de fin, *
tu accordes le salut * à ceux qui chantent ta louange. »
Comme trompettes qu'en
ce jour * sonne la voix des prédicateurs divins, * que de leur bouche les
humains * fassent retentir l'acclamation,
* qu'aux alentours en vibre l'air * resplendissant d'immense
clarté * et que les Anges chantent la Dormition de la Vierge!
L'Instrument de
choix se distingua * par des hymnes en ton honneur, * d'aspect
comme en réalité * se montrant parfaitement inspiré, * consacré à Dieu
totalement, * dans l'extase et l'admiration, * Mère de Dieu, Vierge toute-digne de
nos chants.
Ode 6, t. 1
« Le monstre marin soufflant le feu * préfigure ta sépulture
de trois jours * dont Jonas fut l'interprète:
* car, sauvé de l'engloutissement, *
sain et sauf il s'écria: * Je t'offrirai, Seigneur, sacrifice de louange. »
Au-dessus de la nature sont les dons * que t'alloue le divin Roi de l'univers;
* comme vierge il t'a gardée en ton
enfantement, * au sépulcre il conserva ton corps sans corruption * et, t'accordant ce privilège comme un Fils à sa Mère, *
il te donna la gloire du passage vers Dieu.
Ton Fils, ô Vierge, dans le Saint des saints * t'a permis de résider en vérité * comme claire lampe
de son feu immatériel, * encensoir doré où il reposa comme braise, * urne,
table écrite de sa main, bâton ayant fleuri, * arche et sainte table pour le
pain de vie.
t.4
« Célébrant cette divine et sainte fête * de la Mère de
Dieu, * venez, fidèles, battons des mains, * glorifiant le Dieu qu'elle a conçu. »
De toi la vie a pu germer * sans rompre les scellés de ta
virginité: * comment ton corps, ce temple pur et vivifiant * a pu subir l'épreuve de la mort?
Etant le sanctuaire de la vie, * tu es parvenue à celle de l'éternité; * c'est
par ta mort que tu es passée vers la vie, * toi qui as conçu la vie
personnifiée.
Kondakion, t. 2
La Mère de Dieu qui jamais ne se lasse d'intercéder pour nous * et dont la protection ne
pouvait cesser d'être notre
espérance * ne se laissa vaincre par la mort ni le tombeau, * puisqu'elle est la Mère de la Vie et qu'elle a rejoint la Source de la vie: * celui qui
demeura dans son sein virginal.
Ikos
Sauveur, entoure mon cœur, pour que j'ose
célébrer * ce rempart du monde, ta Mère immaculée; * puissent mes paroles avoir
la force d'une tour * et mes pensées
acquérir puissance et gravité; * de ceux qui les présentent avec foi * tu
exauces les demandes en tout temps; * donne-moi donc une langue, des
expressions, * des pensées dont je n'aie
pas à rougir; * car tout don qui nous éclaire vient de toi, * illuminateur de
nos âmes, Seigneur * qui demeuras dans le sein virginal.
Synaxaire
Le 15 Août, mémoire de la vénérable Dormition de notre Dame,
la très-sainte Mère de Dieu et toujours-vierge Marie.
Qu'en la mort corporelle se soit endormie
la Porte du
salut, cela n'étonne mie,
si toi le
Créateur du monde t'y soumets.
Bien que morte le quinze, elle vit à jamais.
Par ses saintes prières, ô notre Dieu, aie pitié de nous et
sauve-nous. Amen.
Ode 7, t. 1
« S'opposant à la
colère et au feu, * l'amour divin
changea les flammes en rosée; * quant à la colère du tyran, * il la tourna en
dérision * par la lyre spirituelle formée des trois voix saintes que Dieu
inspirait * pour répondre aux instruments de toutes sortes du milieu de la fournaise:
* Dieu de nos Pères et le nôtre, Seigneur, tu es béni. »
Moïse en sa colère avait brisé * les tables composées par
Dieu * et rédigées par l'Esprit
saint; * mais son Maître, ayant gardé sans faille celle qui l'avait conçu, * à présent l'a
fait entrer dans les demeures des cieux; * partageant sa joie, chantons au
Christ: * Dieu de nos Pères et le nôtre, Seigneur, tu es béni.
Sur les cymbales purifiées de nos lèvres, * sur l'harmonieuse lyre de nos cœurs, * sur la sonore
trompe des sublimes pensées, * en ce jour illustre et faste du transfert en
Dieu * de la Vierge, pure, immaculée, * accompagnons au rythme de nos mains ce
chant: * Dieu de nos Pères et le nôtre, Seigneur, tu es béni.
Le peuple des fidèles s'est
réuni, * car le tabernacle de la gloire de Dieu * est transféré depuis Sion
vers la demeure des cieux, * là où résonnent le pur écho de la célébration
festive, * la voix de l'ineffable
jubilation * et les cris joyeux de ceux qui chantent pour le Christ: * Dieu de
nos Pères et le nôtre, Seigneur, tu es béni.
t. 4
« Ils n'adorèrent
pas la créature au lieu du créateur, * les fidèles du Dieu très-haut, * mais
affrontèrent généreusement * le feu qui les menaçait; * et ils chantaient dans
la fournaise: * Seigneur digne le louange, * Dieu de nos Pères, béni
sois-tu. »
Vénérant le souvenir * de la Vierge Mère de Dieu, * jeunes
filles et jeunes gens, * princes et anciens, * rois et magistrats, chantez: *
Seigneur digne de louange, * Dieu de nos Pères, béni sois-tu.
Sur la trompette de l'Esprit
* que résonnent les hauteurs des cieux, * que les montagnes crient de joie, *
qu'exultent les Apôtres divins, *
car voici qu'est amenée * la Reine
vers son Fils * pour régner avec lui.
Le très-saint transfert auprès de toi * de ta divine Mère
immaculée * a rassemblé les rangs célestes * des Puissances d'en-haut, * pour qu'ils
s'unissent à la joie * de ceux qui
te chantent ici-bas: * Dieu de nos Pères, béni sois-tu.
Ode 8, t. 1
« Flamme couvrant de rosée les justes * mais consumant les
iniques, * tel fut ce que l'Ange de
Dieu montra aux Jeunes Gens; * et de la Mère de Dieu il fit une source de vie *
faisant jaillir l'immortalité sur
ceux qui chantent: * Louons l'unique
Dieu créateur, * exaltons-le dans tous les siècles. »
Les Apôtres, réunis au grand complet * dans Sion, de ces
paroles accompagnaient * l'arche
divine de la sainteté: * Tabernacle du Dieu vivant, où t'en
vas-tu? * Ne cesse pas de veiller sur les fidèles psalmodiant: * Louons l'unique Dieu créateur, * exaltons-le dans tous les
siècles.
Au moment de son départ la Vierge immaculée, * élevant ces
mains qu'en toute liberté * elle
avait portées sur Dieu pour l'embrasser,
* disait comme une Mère à son Enfant: * Garde pour toujours mon héritage qui te
crie: * Louons l'unique Dieu
créateur, * exaltons-le dans tous les siècles.
t. 4
« Les nobles Jeunes Gens de la fournaise furent délivrés *
par celui qui est né de la Mère de Dieu; * ce qui jadis n'était
qu'une image * maintenant devient
réalité, * puisqu'il rassemble tout
l'univers qui continue de chanter: *
Louez le Seigneur, toutes ses œuvres, * à lui haute gloire, louange
éternelle. »
Vierge pure, ta mémoire est glorifiée * par les Puissances,
les Principautés, * les Anges, les Archanges, les Vertus, * les Trônes, les
Dominations, * les Chérubins, les redoutables Séraphins; * et nous, le genre
humain, nous la chantons * et l'exaltons
dans tous les siècles.
Mère de Dieu, celui qui, s'incarnant,
* fit sa demeure dans ton sein immaculé * reçut ton esprit entre ses mains * et
comme un Fils reconnaissant * lui donna de reposer en lui-même; * c'est pourquoi, ô Vierge, nous te chantons * et t'exaltons dans tous les siècles.
Merveilles qui dépassent notre esprit, * celles de la
Toujours-vierge et Mère de Dieu! * Du tombeau qu'elle
habita * elle fit un Paradis; * devant lui dans l'allégresse
nous chantons: * Toutes ses œuvres, louez le Seigneur, * exaltez-le dans tous
les siècles.
Ode 9, t. 1
Toutes les générations * te disent bienheureuse, * seule
Mère de notre Dieu.
« La nature et ses lois * par ton mystère sont dépassées, *
Vierge toute-sainte: * tu restes vierge en ton enfantement * et ta mort est le
prélude qui annonce la vie; * toujours vierge après l'enfantement
* et vivante encore après la mort, * garde pour toujours sous ta protection *
ton héritage, ô Mère de Dieu. »
Les Anges dans le ciel * étaient frappés d'étonnement, * voyant que dans Sion * leur propre
Seigneur * tenait une âme dans ses mains; * car à la Femme qui très purement *
l'avait mis au monde il s'adressa * filialement et déclara: * Viens partager
la gloire de ton Fils et ton Dieu.
Les Apôtres réunis * entouraient ton corps * où Dieu avait
trouvé logis; * avec crainte ils regardaient * et clairement ils s'écriaient: * Toi qui t'en
es allée * vers les noces célestes de ton Fils, * garde pour toujours sous ta
protection * ton héritage, ô Mère de Dieu.
t. 4
Lorsqu'ils virent
la Dormition * de la toute sainte et immaculée, * les Anges furent émerveillés,
* admirant que la Vierge pût monter * de la terre jusqu'aux
cieux.
« Que tout fils de la terre exulte en esprit, * tenant sa
lampe allumée, * que les Anges dans le ciel célèbrent avec joie * la sainte
fête de la Mère de Dieu * et lui chantent: Réjouis-toi, * ô bienheureuse et
toujours-vierge, * sainte Mère de Dieu. »
Venez, exultons de joie * en Sion, divine et fertile
montagne du Dieu vivant, * réjouissons-nous en contemplant la Mère de Dieu; *
car celle qui fut son tabernacle éminent * et tout à fait divin, * le Christ l'a transférée, * puisqu'elle
est sa Mère, dans le Saint des saints.
Venez, fidèles, approchons-nous du tombeau * de la Mère de
Dieu; * appliquons-y les lèvres de nos cœurs, * nos yeux, nos fronts avec
ferveur, * pour y puiser les dons * fertiles en guérisons '* jaillissant de cette source qui jamais ne tarit.
Reçois de nous ce chant d'adieu,
* Mère du Dieu vivant; * de ta divine grâce porteuse de clarté * comme d'une ombre couvre-nous; * donne au peuple ami du
Christ * la victoire et la paix, * à nos âmes qui te chantent le pardon et le
salut.
Exapostilaire, t. 3
Saints Apôtres du Christ revenus des confins de l'univers * pour vous réunir en ce lieu, * portez mon
corps au jardin de Gethsémani * et le mettez dans le tombeau; * et toi mon Fils
et mon Dieu, * reçois mon souffle et mon esprit. (3 fois)
Laudes, t. 4
Enta glorieuse Dormition * se réjouissent les cieux, * d'allégresse exultent les armées angéliques; * toute
la terre est dans la joie, * te chantant l'hymne
des adieux, * Mère du Maître de l'univers,
* très-sainte Vierge inépousée * qui as sauvé le genre humain de l'ancestrale condamnation. (2 fois)
Des confins de l'univers
* sur un signe divin * les Apôtres choisis accoururent pour t'ensevelir; * et te voyant portée de terre vers le
ciel, * ils t'adressèrent dans la
joie la parole de Gabriel: * Réjouis-toi qui fus le char de l'entière divinité, * réjouis-toi, unique Vierge
ayant uni * par ton enfantement la terre avec les cieux.
Toi qui as enfanté la Vie, * par ta sainte Dormition * tu as
franchi les frontières de la vie immortelle; * les Anges, les Principautés, les
Vertus, * les Prophètes, les Apôtres et toute la création * te firent cortège,
tandis que ton Fils a reçu * ton âme pure en ses mains immaculées, * Vierge
Mère et divine Epouse.
Gloire au Père ...
Maintenant, t. 6
Pour ton immortelle Dormition, * Mère de Dieu et de la Vie,
* les nuées portèrent les Apôtres dans les airs; * eux qui étaient dispersés
dans l'univers, * ils furent
rassemblés en un seul chœur * auprès de ton corps immaculé * et l'ensevelirent avec respect, * chantant
mélodieusement les paroles de Gabriel: * Réjouis-toi, Pleine de grâce, * Vierge
Mère inépousée, * le Seigneur est avec toi! * Avec eux intercède auprès de ton
Fils et notre Dieu, * pour qu'il
sauve nos âmes. Grande Doxologie.
Tropaire. Litanies et Congé.