Éloges funèbres de la Mère de Dieu
(Pour la fête de la Dormition
de la Mère de Dieu, le 15 août)
Épitaphios
de la Mère de Dieu
ÉLOGES
FUNÈBRES OU THRÈNES DEVANT
L’ÉPITAPHIOS DE LA MÈRE DE DIEU
PREMIÈRE STANCE (ton 5)
En ce jour dans le sépulcre * tu fus déposée, ô Vierge
immaculée * dont le sein a pu loger le Verbe infini * et l’a mis au monde sans
qu’on puisse l’expliquer.
Tant les hommes que les Anges, * Vierge Mère, furent pris au
dépourvu * en présence du mystère qui te concernait: * ton illustre et
ineffable sépulture.
Souveraine de la terre, * toi qui règnes également dans les
cieux, * à l’étroit dans une tombe tu es enfermée, * mais la chose fut notoire
dans le monde entier.
Elle est élevée de terre, * cette passerelle ayant fait passer
* de la mort sans espérance à l’éternelle vie * ceux que fit mourir Adam par sa
faute.
En amères larmes et thrènes * tes amies toutes ensemble ont
éclaté, * ne pouvant souffrir l’idée qu’il puisse t’advenir * de passer par le
trépas qui mène en terre.
Pourtant les Esprits célestes * d’allégresse ont exulté en
t’accueillant * lorsque tu fus enlevée de terre et transférée, * Vierge pure,
jusqu’aux divins tabernacles.
Toi qui vis, ô Vierge pure, * véritablement au plus haut des
cieux, * pour nous tous tu intercèdes afin que nous puissions * mériter à notre
tour la joie suprême.
Toi la lampe divine * qui fis luire l’ineffable Clarté, *
rayonnant depuis le ciel sur nous tes serviteurs, * n’oublie pas, dans ta
bonté, ceux de la terre.
Vierge pure, Souveraine, * toi le trône du Très-Haut, notre
Dieu, * de la terre vers le ciel tu as été portée, * passant de la mort à
l’éternelle vie.
Toi la gloire des pontifes, * la fierté de ceux qui aiment le
Christ, * de l’Église tu te montres le meilleur soutien, * le secours des vénérables
ascètes.
Toi la bienheureuse Échelle * que Jacob a vue jadis bien
clairement * et par où est descendu du ciel le Dieu très-haut, * vers le ciel
tu es montée depuis la terre,
Le Fils du Très-Haut, le Verbe * qu’ineffablement tu as
enfanté, * ô divine Génitrice, t’a fait traverser * de la condition terrestre à
l’immortelle vie’
Comment descends-tu sous terre, * comment subis-tu la mort, ô
Marie, * toi la Mère de celui qui nous donne la vie * et qui a ressuscité de
tombe tous les morts?
Du Très-Haut tu es l’épouse, * nous reconnaissons en toi
clairement * la très-pure Génitrice du Verbe divin, * bien que tu t’exposes à
nos regards dans le tombeau.
Il est vrai que les fidèles * contemplèrent ton étrange
enfantement; * maintenant c’est vers le ciel qu’ils tournent leur esprit, * se
faisant comme étrangers au monde d’ici-bas.
Comme un autre ciel, ô Vierge, * s’est montrée en vérité
Gethsémani, * ce jardin qui a reçu ton corps immaculé * et qui pour cela s’est
vu rempli de sainteté.
Du salut tu es la porte * et pour nous, ô Vierge Mère, tu
deviens * la première en qui notre être se voir recréé, * toi pourtant soumise
à la mortelle condition.
Le bâton qui a fait croître * cette fleur au doux parfum
qu’est le Christ * au sépulcre maintenant se trouve enseveli * pour que puisse
éclore comme fruit notre salut.
Tu es bien la seule au monde * véritablement parmi les mortels
* en qui brille tout l’éclat de la résurrection * et pour les déchus la seule
expiatrice.
C’est la tombe qui recouvre, * pure Mère, l’enveloppe de ton
corps * et ton Fils tient dans ses mains ton âme sanctifiée * que ses bras vont
élever vers la lumière.
Par des hymnes angéliques * le ciel a chanté ta mise au
tombeau, * célébrant la tombe vide le troisième jour, * Vierge pure, et
magnifiant ta sainte gloire.
Toi qui as reçu, ô Vierge, * la lumière qui nous vint depuis
le ciel, * tu nous as comblés de grâces, nous qui t’honorons * et qui
glorifions ta vénérable Dormition.
Toi la terre ayant fait place * à ce Dieu que nul espace ne
contient, * ô Marie, toi le saint temple de mon divin Roi, * à Gethsémani te
couvre un peu de terre.
Célébrant, ô Vierge pure, * ton enfantement divin, nous les
croyants, * nous chantons et glorifions en toi le temple saint, * le vivant
palais de notre divin Maître.
Ô merveille inexplicable * qui dépasse les merveilles de
jadis: * celle qui a mis au monde le Donneur de vie * est ensevelie sans vie
dans le sépulcre.
Gloire au Père...
Nous te célébrons, ô Verbe, * seul Seigneur et Dieu de tout
l’univers, * avec toi nous célébrons le Père et l’Esprit Saint, * tous ensemble
rendant gloire à notre divin Roi.
Maintenant...
Ô très-pure Vierge Mère, * tu es bienheureuse et nous te
magnifions, * vénérant fidèlement ta sainte Dormition * et ton assomption
depuis la terre jusqu’au ciel.
En ce jour dans le sépulcre * tu fus déposée, ô Vierge
immaculée * dont le sein a pu loger le Verbe infini * et l’a mis au monde sans
qu’on puisse l’expliquer.
Petite litanie, conclue par l’ecphonèse :
Car à ton nom convient la bénédiction, comme à ton règne la
gloire, Père, Fils et saint Esprit, maintenant et toujours, et dans les siècles
des siècles.
Amen.
Encensement
DEUXIÈME STANCE (ton 5)
Il est juste et digne, en toute vérité, * ô divine Mère, de te
magnifier, * toi le grand trésor de toutes les vertus * et de toutes grâces
dont te comble notre Dieu.
Comme le buisson, brûlant au Sinaï * sans se consumer, jadis
t’a contemplée * le voyant Moïse, car le feu divin * dans ton sein prit place,
ô Vierge, sans te consumer.
En féconde terre s’est toujours montrée, * virginale Mère, à
tous ceux qui voulaient * moissonner les gerbes du salut divin * la parcelle
vénérable de Gethsémani.
Il est clair, ô Vierge, il nous est évident * que nul n’est
capable, sans ta médiation, * de cheminer droit et suivre justement * les pas
et les traces de ton Fils et notre Dieu.
Là où les Apôtres réunis en choeur * et l’armée des Anges
descendus du ciel * ont formé un cercle pour te célébrer, * virginale Mère,
nous nous trouvons, nous aussi.
Vivifie, ô Vierge tout-immaculée,* les fidèles qui vers toi se
réfugient, * en usant de ton pouvoir de médiation * auprès de ton Fils, le
divin Maître tout-puissant.
Tu as remporté sur la nature* la victoire qui manquait au
genre humain, * puisque sans semence tu conçus le Christ, * mais tu meurs,
obéissant aux naturelles lois,
Ô merveille prodigieuse en vérité, * une vierge pure allaite
un nourrisson * et parmi les morts la Mère de la Vie* gît dans une tombe,
préservée de corruption.
Virginale Mère, veuille nous guider * vers le port serein, le
havre du salut, * nous que fait sombrer la houle déchaînée * de terribles
fautes menaçant nos âmes.
Ton sépulcre, ô Vierge tout-immaculée,* est pour nous
l’échelle conduisant vers Dieu * les fidèles qui te chantent, pleins de foi, *
et qui glorifient ta vénérable Dormition.
Sainte Vierge, en toi fit sa demeure * la Parole et la Sagesse
de Dieu, * et c’est toi qui dans le ciel nous fais loger, * nous qui glorifions
ton vénérable enfantement.
Héritiers de l’immortelle vie du ciel, * ô Marie, nous tous,
nous sommes devenus * par ton virginal enfantement divin; * aussi nous
chantons: réjouis-toi, ô Vierge.
Vierge pure, en toi les naturelles lois * par un grand miracle
sont renouvelées, * car au monde tu as mis l’Émmanuel, * tu as enfanté le Dieu
qui a donné la Loi.
Ô mystère étrange véritablement * que ta conception et ton
enfantement, * puisque sans semence, ô Vierge, tu conçois * et donnes ton lait
au Nourricier de l’univers.
Il assume notre humaine condition * tout entière en prenant
chair de ton sein, * celui qui a bien voulu déraciner * de notre nature
l’adamique transgression.
Virginale Épouse de l’unique Dieu, * tu es bien la porte qui
est apparue * sur la terre pour y faire pénétrer * l’Orient venu d’en haut pour
les fidèles.
Ni les orateurs les plus habiles * ni les Anges sont capables
dignement, * virginale Mère, de te célébrer, * toi la Souveraine qui surpasses
tout honneur.
Ton corps et ton âme, tu les as gardés * d’une irréprochable
cristallinité, * Vierge glorieuse et tout-immaculée, * c’est pourquoi le Maître
s’est épris de ta beauté.
Toi le nouveau livre, le rouleau tout neuf * où le Verbe par
le Père fut inscrit, * intercède pour qu’au livre de la vie * soient inscrits
ceux qui te chantent, Vierge immaculée.
Comme myrrhe, ô Vierge, nous te présentons * hymnes et
cantiques avec nos chants d’adieu * et sur ton sépulcre nous te demandons * de
nous procurer pour nos péchés la rémission.
Comme les Disciples et les premiers chrétiens, * avec crainte
et allégresse, nous aussi, * entourant ta tombe, Vierge immaculée, * nous nous
étonnons de ton étrange dormition.
C’est par toi qu’au monde fut donnée la Joie * pour laquelle
nous chantons: réjouis-toi, * et que disparut notre malédiction * lorsque tu as
enfanté sur terre le Sauveur.
Nous qui célébrons ton pur enfantement, * virginale Mère
tout-immaculée, * nous te rendons gloire et nous te magnifions, * toi le vivant
temple du Seigneur notre Dieu.
Comme ta prière vivifie les morts, * virginale Mère, de même
façon, * rends la vie à tes indignes serviteurs * mis à mort par des péchés qui
ne se comptent plus.
Gloire au Père...
Rendons gloire à Dieu le Père tout-puissant, * à son Fils le
Verbe et au très-Saint Esprit, * pieusement chantons la sainte Trinité * qui
règne à présent et pour les siècles éternels.
Maintenant...
En ce jour nous tous, fidèles, célébrons * par des hymnes et
des cantiques divins, * comme serviteurs ayant la même foi, * la très-pure
Génitrice du divin Sauveur.
Il est juste et digne, en toute vérité, * ô divine Mère, de te
magnifier, * toi le grand trésor de toutes les vertus * et de toutes grâces
dont te comble notre Dieu.
Petite litanie, conclue par l’ecphonèse :
Car tu es saint, ô notre Dieu, et reposes sur le trône des
Chérubins, et nous te rendons gloire, Père, Fils et saint Esprit, maintenant et
toujours, et dans les siècles des siècles.
Amen.
Encensement.
TROISIÈME STANCE (ton 3)
Tous les peuples, tontes les nations * célèbrent ton
ensevelissement * et chantent, ô Vierge, une hymne en ton honneur.
Te voyant depuis le haut du ciel, * le Maître et Créateur de
l’univers * vint prendre place, ô Vierge, dans ton sein.
Grâce à ton enfantement très-saint, qui nous procure, ô
Vierge, le salut, * nous avons pu connaître notre Dieu.
Prie ton Fils en implorant de lui * qu’au jour où il viendra
pour nous Juger * il ait pitié de nous tes serviteurs.
Nous qui dans ton temple nous tenons, * ô Vierge, nous
pensons, nous les croyants, * que dans le ciel nous sommes en vérité’
Ceux qui mettent leur espoir en toi, * qu’ils soient en vie ou
même trépassés, * accorde-leur ta sainte protection.
Il exulte et danse, le ciel, * la terre en fête chante sa joie
* en te voyant monter dans les hauteurs.
Morte, ô Vierge,, tu es transférée * vers le séjour de
l’immortalité, * et l’ennemi par toi est mis à mort.
C’est pour voir, ô Mère, la beauté * du Fils, qui fut des
hommes le plus beau, * que tu te laisses emporter vers les deux.
Ô vraiment, ô véritablement, * ô Vierge, toutes les
générations * te disent bienheureuse en vérité.
Vierge, toi la Mère de Dieu, * procure le pardon de ses péchés
* à qui te chante avec empressement.
Seule, tu protèges, en ta bonté’ * divine Génitrice,
l’orphelin * de même que la veuve et l’indigent.
Vierge pure qui as enfanté * celui par qui l’Hadès fut mis à
mort, * tu fus soumise à notre sort commun,
Nous voyons l’étrange enfantement, * ô Vierge, et pour cela
nous te chantons * comme la seule qui enfante Dieu.
Ton sépulcre, ô Vierge immaculée, * proclame ton
ensevelissement * et ton passage vers la vie d’en haut.
Tous les peuples, toutes les nations, * ô Vierge, devant toi
se prosternant, * proclament ta réelle seigneurie.
Des rhéteurs au verbe débordant * tu fis sécher la science et
le savoir * par ton enfantement surnaturel.
Cœurs de tous les justes et les croyants, * dansez et
d’allégresse jubilez * pour le départ de notre Dame au ciel.
Qui serait capable d’exprimer, * ô seule Mère en la virginité,
* l’illustre renommée de tes vertus?
Mère et Vierge tout-immaculée, * des vrais croyants relève le
front * par ton enfantement miraculeux.
Toutes les familles des nations * font cercle autour de ton
sépulcre saint * en te chantant des hymnes sacrées.
Tous, ô Vierge, nous te proclamons * la protectrice de tous
les chrétiens * et plus que tout la Mère des croyants.
Pleins de crainte et de profond respect * touchant ton lit
funèbre, nous chantons * en toi la Vierge Mère du Sauveur.
Vierge Mère du divin Sauveur, * préserve de l’ultime châtiment
* ceux qui te chantent avec empressement.
Sur la tombe où reposait ton corps * ceux qui devaient, ô
Vierge, t’inhumer * ont répandu la myrrhe parfumée.
Sur la tombe où reposait ton corps * ceux qui devaient, ô
Vierge, t’inhumer * ont répandu la myrrhe parfumée.
Sur la tombe où reposait ton corps * ceux qui devaient, ô
Vierge, t’inhumer * ont répandu la myrrhe parfumée.
Gloire au Père...
Trinité, divine Majesté, * ô Père, Fils unique et saint
Esprit, * à qui t’adore accorde le salut.
Maintenant...
Ceux qui mettent leur espoir en toi, * ô toute-sainte Mère de
Dieu, * accorde-leur ta garde et protection.
Tous les peuples, toutes les nations * célèbrent ton
ensevelissement * et chantent, ô Vierge, une hymne en ton honneur.
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Source : https://www.pagesorthodoxes.net/
PRÉSENTATION
L’office des Éloges funèbres de la Mère de Dieu, ou encore les
Lamentations pour la Mère de Dieu, peut être célébrer à la fête de la Dormition
de la Mère de Dieu le 15 août, en complément les offices byzantins habituels
(vêpres et matines). Cet office, qui ne figurent pas aux Ménées, doit son
origine à l’Église de Jérusalem, où il est intégré aux matines de la Dormition.
L’office a une forme semblable à l’office des Éloges funèbres du Christ, ou
l’office des Myrophores, les matines du Samedi saint, célébré ordinairement le
Vendredi saint en après-midi ou en soirée. Dans les deux offices, les versets
du Psaume 118/119 sont intercalés entre les éloges.
Il existe deux versions de l’office des Éloges funèbres de la
Mère de Dieu. La version de l'office que nous présentons ici (sans
les versets du Psaume 118/119) est célébrée à l’Église de Jérusalem. Cette
version comprend 75 éloges, alors que l’autre version, qui, à notre
connaissance, existe en slavon et en anglais traduit du slavon, comprend 176 tropaires,
un pour chaque verset du Psaume 118/119, comme les Éloges du Christ.
L’introduction originale qui suit et l’office furent traduits du grec par le
Hiéromoine Denis (Guillaume).
Cet office est disponible gratuitement en format Word.
Écrivez-nous.
INTRODUCTION
L’ordre hellène du Saint-Sépulcre institué depuis des siècles
pour la garde des Lieux Saints veille également sans relâche sur le tombeau de
la divine Mère à Gethsémani et célèbre avec beaucoup de piété la mémoire
annuelle de la Dormition de notre Dame la toute-bénie Mère de Dieu et
toujours-vierge Marie dans son saint temple de Gethsémani sous la présidence de
Sa Béatitude notre Père et Patriarche, au milieu d’une grande foule
d’ecclésiastiques.
En mémoire de l’ensevelissement du corps immaculé de la toute-sainte
Mère de Dieu par les saints Apôtres qui se réunirent par la voie des airs,
notre Église de Sion a prescrit depuis des siècles que, la veille de la fête,
on célèbre la glorieuse Dormition de la divine Mère et que, dans le temple
élevé de son Sépulcre, on porte en procession son lit funèbre, préparé
d’avance, pour la sanctification des fidèles. Voici l’ordre de la
célébration : La veille de la fête de la Dormition, le 14 août, Sa
Béatitude notre Père et Patriarche, s’il se trouve sur place, vient à pied vers
8 heures du soir, accompagné des autres évêques et de tout le clergé, à
Gethsémani et il attend dans l’espace qui lui est réservé, en haut et à droite
de l’entrée du temple de la Mère de Dieu. Avant d’entrer, les prêtres, revêtus
de leurs habits, portent l’Évangéliaire et l’icône de la Dormition; les
diacres, les encensoirs. L’Higoumène, avec encens et eau de rose, vient à la
rencontre du Patriarche qui, revêtu du mandyas et tenant le bâton pastoral,
s’incline pour baiser l’Évangile et l’icône de la Mère de Dieu. Puis, prenant
en main la précieuse croix, il s’avance en bénissant le peuple, encensé par les
diacres ; il est précédé par les prêtres et le chœur, qui chantent le
tropaire apolytikion : « Dans ton enfantement, tu as gardé la
virginité » : et il est suivi par les autres évêques et l’ensemble du
clergé. Lorsqu’ils arrivent au milieu de la nef, le Patriarche bénit le peuple,
comme d’habitude, en forme de croix, tandis qu’on chante : Is polla
eti, Despota. Lorsqu’il est monté sur son trône, l’Higoumène lui baise la main
et l’on commence à chanter lentement : Ton Despotin, pendant que tous
les prêtres viennent prendre ta bénédiction et revêtent leur ornements
sacerdotaux. Les autres évêques revêtent l’épitrachilion et l’omophore. Le Patriarche
entre et revêt tous ses ornements épiscopaux, puis il encense en tournant
autour du Lit funèbre de la Mère de Dieu, qui est exposé au
milieu. Puis il dit : « Béni soit notre Dieu ». Et
l’on chante le long trisagion funèbre, tandis que les archimandrites portent la
litière, en cercle, au-dessous du grand lustre, au milieu de la nef, jusque
devant le kouvouklion. Alors le Patriarche pénètre à l’intérieur du Sépulcre de
la Mère de Dieu, avec l’encensoir, et il commence à chanter la première strophe
des Éloges ; puis les évêques, les prêtres et les chantres continuent le
chant de la première stance. Alors le Patriarche sort et encense en forme de
croix le Lit funèbre, le sanctuaire et le peuple.