mercredi 19 août 2026

 

La sécheresse du monde contemporain

 – un sermon d'une minute

Marius Iordachioaia


Photo : Tudor Zaporojanu

Si la sécheresse du monde est une sécheresse pour l'eau, la sécheresse du christianisme est une sécheresse pour la soif ! Pour la soif du Royaume de Dieu.

« Et le Seigneur lui dit : « Passe au milieu de la ville, à travers Jérusalem, et marque du signe de la croix (la lettre « tau », qui dans l’ancien alphabet grec avait la forme d’une croix) le front des hommes qui gémissent et qui pleurent à cause des nombreuses abominations qui sont commises au milieu d’elle » (Ézéchiel 9:4).

Aujourd'hui, les chrétiens qui se lamentent sur la laideur du monde qu'on appelle désormais « la vie » se considèrent comme psychologiquement suspects et bons candidats à la thérapie. Voire même aux médicaments. La science a « civilisé » le christianisme. Elle a transformé les concepts spirituels en concepts psychologiques. Elle l'a préparé à être assimilé et administré par l'intelligence artificielle.

Le christianisme sauvage, celui de ceux qui pleurent et gémissent, déplace ses derniers survivants vers le Synaxaire.

La sécheresse des pluies sur terre n'est rien d'autre que l'effet cosmique de la sécheresse des larmes dans la conscience des chrétiens...

Mais non pas des larmes de tristesse pour le monde, pour sa méchanceté et sa destruction irréversible dont Jésus a arraché le cœur de ceux qui ont cru en lui. Mais des larmes de gratitude pour le Royaume des Cieux, où Jésus leur apporte le reste de leur être, partageant avec eux son Corps et son Sang. Alléluia !

Si la sécheresse du monde est une sécheresse pour l'eau, la sécheresse du christianisme est une sécheresse pour la soif ! Pour la soif du Royaume de Dieu.

Source : Doxologia.ro