Saint
Jean Maximovitch
Il viendra un temps où les hommes ne persécuteront plus
ouvertement le Christ, mais Le remplaceront lentement, sans bruit. Ils Le
conserveront dans des icônes, mais Le retireront de leur vie ; ils prononceront
Son Nom, mais rejetteront Ses commandements.
Ils diront « je crois », mais ils vivront comme si Dieu ne
voyait pas, ne jugeait pas et ne sauvait pas.
La foi deviendra une habitude, pas un sacrifice ; la prière,
une précipitation sans larmes ; la confession, rare et sans douleur pour le
péché.
La plus grande attaque ne viendra pas de l'extérieur de
l'Église, mais de l'intérieur : par commodité, par désir de plaire au
monde.
La vérité sera édulcorée pour ne pas blesser, la Croix sera
rapetissée pour ne pas effrayer, l'ascèse sera ridiculisée comme une
exagération.
Les saints seront admirés, mais pas imités ; la Grâce
sera recherchée sans repentance, et la consolation sans changement de
vie.
Beaucoup courront après les signes et les miracles, mais
fuiront la mortification de la volonté.
Ils parleront d'amour sans vérité, de paix sans lutte
contre le péché, d'unité sans repentance.
Dieu ne sera pas absent du monde, mais le monde essaiera
de vivre sans Dieu.
En ces temps-là, les croyants ne seront pas les
brillants, mais les humbles ; non pas les bruyants, mais les constants. Ils
seront peu nombreux, mais éclairés : ils pleureront en secret, jeûneront sans
se vanter, souffriront sans se plaindre et aimeront sans compromis avec le
mensonge.
Le salut ne sera pas facile, mais seulement possible
pour ceux qui resteront jusqu'à la fin dans la vérité, l'obéissance et la
Croix.
D'après une homélie
du saint hiérarques Jean
vraisemblablement
enregistrée et mise par écrit
malheureusement sans lieu
ni date