mercredi 28 décembre 2022

 

 

« ÉVEILLE-TOI, Ô HOMME,

POUR TOI DIEU S’EST FAIT HOMME ! »



LETTRE PASTORALE POUR LA NATIVITÉ DU SEIGNEUR 2022

À TOUT LE CLERGÉ, À LA COMMUNAUTÉ MONASTIQUE

ET À TOUS LES FIDÈLES DE L’ARCHEVÊCHÉ EUROPE OCCIDENTALE


« À présent réjouissez-vous avec moi, terre et ciel : je porte votre Créateur dans mes bras. Habitants de la terre, laissez là vos tristesses, en contemplant la joie qui a éclos dans mon sein immaculé, quand j’ai été appelée : Pleine de grâce. »

Saint Romanos le Mélode

 

Très-Révérends et Révérends Pères,

Très-Révérendes Sœurs,

Frères et sœurs bien-aimés dans le Christ né à Bethléem,

 

La Nativité de notre Seigneur Jésus Christ nous place, avec une singularité à chaque fois renouvelée, devant l’amour infini que nous porte Dieu le Père, Lui qui envoie son Fils unique prendre chair de la Vierge Marie, comme nouveau-né que les mages et les bergers trouvent dans la crèche de Bethléem. Sa venue nous révèle la vérité annoncée par les prophètes que Celui qui est de toute éternité naît afin de vivre notre vie et de nous faire prendre part à la Sienne et à celle de Celui au Nom duquel Il vient, le Père céleste, et de l’Esprit Saint – afin de nous rendre participants de la vie trinitaire. Le Fils de Dieu devient fils de la Vierge et fait ainsi descendre à jamais les Cieux sur la terre qu’Il transforme en Ciel, en temple, en sa propre demeure, Lui le Roi du Ciel et de la terre, par l’humble grotte de Bethléem. « Et toi, Bethléem Ephrata, petite entre les milliers de Juda, de toi sortira pour moi Celui qui dominera sur Israël, et dont l’origine remonte aux temps anciens, aux jours de l’éternité ». Le Fils unique-engendré nous comble de sa présence pour nous impartir son amour et celui de la Trinité sainte, amour qui se répand en abondance sur le monde par son Incarnation. Par son Fils né dans la mangeoire, Dieu nous ouvre son propre coeur pour nous y recevoir, non point comme un maître recevrait son serviteur, mais comme un Père son fils. En Lui, Il nous révèle tout l’amour qu’Il a répandu sur ceux qui Le recevront et Le suivront. Quant à nous, les hommes, nous sommes appelés à ouvrir notre coeur et à oser non seulement Le rencontrer, mais aussi Le recevoir comme Père, Lui qui nous offre la vie céleste et nous y appelle par Son Fils qui, en naissant dans la grotte d’animaux dépourvus de parole, nous en prépare le chemin. Dès lors, notre solitude face à une vie qui serait dénuée de sens et dirigée vers la mort prend fin. Dieu est avec nous !

samedi 17 décembre 2022

 

Qu’est-ce que la paternité spirituelle ?



Dieu Père –

Le mystère de la paternité divine est un des fondements de la compréhension de l’univers. Dans la civilisation biblique, la Divinité est à plusieurs reprises interprétée comme paternité. Mais en devenant homme, le Verbe a révélé clairement le Père. Il s’est manifesté son Fils unique et il a enseigné aux hommes, à commencer par ses disciples et à tout le Peuple de Dieu, à prononcer le Nom divin de Père. La seule prière explicite qu’Il ait transmise est celle où l’homme apprend à dire « notre Père ! ». La paternité divine concerne, non seulement le Peuple, mais tous les hommes. Ceux-ci accèdent à l’invocation et à la connaissance du Père par leur foi dans le Fils et en étant, par le saint Esprit, affilié au Père par une naissance charismatique (cf. Jean 1).

L’Église, Maison du Père

La paternité définit d’une certaine façon l’Église parce que celle-ci est le Corps du Fils fait chair et fait homme. L’Église est principalement le milieu divino humain dans lequel l’homme accède à la révélation de la paternité divine. On y entend la parole paternelle, prononcée par le Fils qui est en personne la Parole du Père. On y contemple le visage humain du Fils et, voyant le Fils, on voit le Père par le saint Esprit. Mais, partout où est pensé, dit et fait du bien, du beau, du vrai et du bon, cela peut être interprété comme l’action du saint Esprit dans le monde pour y manifester la présence du Fils et la bienveillance du Père. Celui-ci en effet est la Source non seulement de sa propre Parole, le Verbe, et de son propre Esprit, mais également, par ceux-ci, la Source de tout bien et de toute bonté. En ce sens, des personnes qui ne croient pas encore et qui font du bien seront appelés par le Fils « les bénis de mon Père » au dernier Jour (Matthieu 25, 31ss).

La paternité spirituelle

La paternité de Dieu se manifeste dans l’Église par le ministère de ceux et celles qui ont acquis, par leur foi et la sainteté de leur vie, la grâce de parler comme parle le Fils, soit en citant explicitement celui-ci, soit par un discours conforme à l’Évangile. Ces personnes, pères ou mères spirituels, sont par le saint Baptême, membres du sacerdoce unique du Christ et Fils de Dieu. Elles témoignent du Fils et se montrent eux-mêmes fils et filles du même Père, non seulement par leur enseignement, mais surtout par leur exemple : celui-ci démontre la réalité de l’incarnation de la Sagesse et de la Parole du Père.

Le rayonnement de la grâce

La paternité divine se révèle également par le fait que ces personnes, par leur sainteté, irradient la grâce du saint Esprit autour d’elles. Par leur foi en Jésus Christ, par leur obéissance à ses commandements et par toute leur vie, « des fleuves d’eau vive s’écoulent de leur sein », dit le Christ (Jean 7, 38). La paternité se montre ainsi en eux comme expression de la Parole et « communion du saint Esprit ». L’Église s’édifie par la paternité, et cela, depuis des siècles.

Paternité et prêtrise

La paternité divine dans l’Église se manifeste par des personnes, les saints et saintes de tous les temps. Saint Siméon le Nouveau Théologien a beaucoup insisté dans ses écrits sur le charisme de la paternité visible chez des anciens qui n’étaient pas prêtres. La paternité divine n’est pas enfermée dans le ministère de l’ordination épiscopale ou presbytérale. Cependant, le ministère pastoral apporte une dimension fondamentale à la paternité : la dimension sacramentelle, qui se rapporte à la réalité de la présence invisible du Fils et Verbe du Père par le saint Esprit. La vie sacramentelle de l’Église (Baptême, Onction, Eucharistie, Couronnement, Ordination, saintes Huiles, Absolution des fautes commises après le Baptême), est l’œuvre permanente du Fils par le saint Esprit. Or, c’est ainsi que se fait connaître le Père : par son Fils ou Verbe et par son Esprit, les « deux mains », comme dit saint Irénée, par lesquelles Il œuvre dans le monde.

Chercher la paternité

Chaque membre de l’Église cherche à se connecter ou à se maintenir en connexion avec le Père par le saint Esprit, c’est-à-dire à vivre dans la condition de fils ou de fille de Dieu. Et nous demandons au Seigneur de nous faire rencontrer des pères ou des mères spirituels en qui nous puissions reconnaître sa propre paternité. En effet, pour faire la volonté du Père et nous montrer ainsi ses fils, nous sommes aidés par le Fils en ses différentes manifestations et par l’Esprit en ses divers dons incréés. Le même saint Siméon recommandait de prier Dieu de nous faire rencontrer sa paternité dans l’Église. Tous les saints que nous vénérons dans l’Église sont les fils spirituels d’un ou plusieurs saints.

(a.p. Marc-Antoine)

 

 

mercredi 14 décembre 2022

 

La règle de prière de la Mère de Dieu

Saint Séraphim de Sarov a dit : "Quiconque parcourt ce Kanavka avec la prière et lit cent cinquante prières à la Mère de Dieu, pour une telle personne, tout est ici : L'Athos, Jérusalem et Kiev ! "



PRIÈRE QUE RÉCITAIT

SAINT SERAPHIM DE SAROV

DEVANT L'ICONE DE LA MÈRE DE DIEU

JOIE DE TOUTES LES JOIES

Reçois, toi qui es notre ferme espérance, Très sainte Souveraine, Mère de Dieu, ces dons précieux, qui ne conviennent qu’à toi, de notre part, tes serviteurs indignes : élue de toutes les générations, toi qui est apparue plus élevée de toutes les créatures célestes et terrestres, parce que par toi le Seigneur des Puissances est avec nous, et par toi nous avons connu le Fils de Dieu et nous avons été dignes de Son saint Corps et de Son Sang très-précieux ; aussi tu es bénie d’âge en âge, Bénie en Dieu, plus vénérable que les chérubins et incomparablement plus glorieuse de les que les séraphins. 

Et maintenant, Très sainte Mère de Dieu digne de toute louange, ne cesse pas de prier pour nous, tes indignes serviteurs, afin que nous soyons délivrés de tout conseil du malin et de toute tribulation et que nous soyons préservés de toute atteinte des attaques venimeuses du diable. 

Mais garde-nous sans condamnation jusques à la fin, afin que par ton secours et ton assistance nous soyons sauvés, et que nous rendions gloire, louange, action de grâce et vénération pour tout au seul Dieu dans la Trinité, Créateur de tout, maintenant et toujours et dans les siècles des siècles. 

Amen!

vendredi 9 décembre 2022

 

Il n'y a rien sur terre de plus puissant 

que la divine liturgie : 

un sermon de saint Séraphim (Zvezdenski)




Ce sermon de saint Séraphim est de la plus haute importance pour les chrétiens orthodoxes d'aujourd'hui. Il nous dit clairement qu'il n'y a pas de plus grand don sur terre que la Divine Liturgie. 

samedi 3 décembre 2022

 

Précisions sur LES BÉATITUDES

par St Maxime Le Confesseur

 

 "Il y a dans les monde beaucoup de pauvres en esprit, mais non comme il faudrait. 

Il y a beaucoup d'affligés mais pas parce qu'ils n'ont plus d'argent ou qu'ils ont perdu leurs enfants. 

Il y a beaucoup de doux mais pour s'adonner aux passions impures.

Il y a beaucoup d'affamés et d'assoiffés mais pour prendre ce qu'ont les autres et profiter injustement. 

Il y a beaucoup de compatissants mais pour satisfaire le corps et les choses du corps. Il y a beaucoup de cœurs purs mais par vanité. 

Il y a beaucoup de pacifiques mais parce qu'ils soumettent l'esprit à la chair.

Il y a beaucoup de persécutés mais parce qu'ils se livrent au désordre. Beaucoup enfin sont outragés mais par les péchés infâmes. 

Seuls sont bienheureux ceux qui font et endurent tout cela pour le Christ. Pourquoi ? Parce que le Royaume des Cieux est à eux, qu'ils verront Dieu, etc.(Jean 14,11). Ce n'est donc pas parce qu'il font et endurent tout cela qu'ils sont bienheureux — car ceux dont parlions le font aussi — mais parce qu'ils le font et l'endurent pour le Christ." (46)

En tout ce que nous faisons, comme il a été souvent dit, Dieu recherche quel est notre but : si nous agissons pour Lui ou quelque chose d'autre. Si donc nous voulons faire le bien, ayons pour but, non de plaire aux hommes, mais d'aller à Dieu. Ainsi, les yeux toujours tournés vers Lui, faisons tout pour Lui, afin que, endurant la peine, nous ne perdions pas la récompense. (48)

Saint Maxime le Confesseur 

Centurie III sur l'Amour

Vu sur Blog de Maxime

 

jeudi 1 décembre 2022

 

PRENONS PLAISIR AU FRUIT 

DES COMMANDEMENTS DIVINS DU CHRIST.

Sur les commandements 

de notre Seigneur et Dieu Jésus-Christ

par

Saint Justin (Polyansky) d'Oufa et de Menzelinsk


Saint Justin d'Oufa et de Menzelinsk fut ordonné prêtre en septembre 1853. Sa femme mourut en 1862 et il fut tonsuré au monachisme en juin 1863. Il servit dans divers monastères et séminaires, et le 27 janvier 1885, il fut consacré Évêque de Mikhailovsk, vicaire du diocèse de Riazan. Il servit dans plusieurs diocèses et, le 14 octobre 1896, il fut nommé évêque d'Oufa et de Menzelinsk. Il a pris sa retraite en 1900 et a passé le reste de sa vie jusqu'à son repos paisible le 26 septembre 1903, dans la réclusion monastique. En 1988, il a été glorifié en tant que saint vénéré localement dans la Synaxe des Saints de Crimée.



Sermon sur la montagne de Carl Bloch (1877).

« Christ, la vraie lumière !... Guide nos pas dans l'observance de tes commandements » (1ère heure).

Préface

Dans sa dernière conversation touchante avec ses disciples, notre Seigneur et Dieu Jésus-Christ leur a dit : Si vous m'aimez, gardez mes commandements (Jean 14 :15). Celui qui a mes commandements et qui les garde, c'est celui qui m'aime; et celui qui m'aime sera aimé de mon Père, et je l'aimerai et je me manifesterai à lui (Jean 14:21). Si un homme m'aime, il gardera mes paroles, et mon Père l'aimera, et nous viendrons à lui, et ferons notre demeure avec lui.(Jean 14:23). Le Seigneur a aussi parlé de manière si définitive de la façon dont l'accomplissement de ses commandements est une condition indispensable pour l'aimer ! Alors, mon ami, veux-tu aimer ton Seigneur, Dieu et Sauveur de tout ton cœur et de toute ton âme ? Essayez de toutes vos forces d'accomplir chacune de ses paroles, et cela vous conduira à la vie éternelle, bénie en Dieu.

 

UN PEUPLE NÉ CHRÉTIEN, LES ROUMAINS

"C’est pour cela qu’aujourd’hui l’Église Orthodoxe Roumaine 

est l’une des plus vivantes de toute l’Orthodoxie…"

 

Aperçu général sur l'histoire de l’Église Roumaine

 (extrait de La Déification de l’homme d’après la pensée du Père Dumitru Staniloaë)

 par Mgr JOACHIM GIOSANU

 

 

Extrait 

 "Après la descente du Saint Esprit et la fondation de l’Église chrétienne, les apôtres du Christ commencèrent, et leurs disciples continuèrent, l'œuvre de propagation de la lumière de l’Évangile (Mt 28,19). Selon certains témoignages historiques — parmi lesquels une relation due au premier historien ecclésiastique, Eusèbe de Césarée en Palestine (†340) — de même que selon la tradition locale, sur le territoire de la Dobroudja actuelle, qui à l'époque relevait de la province romaine de Mésie, prêcha l'un des apôtres du Christ, à savoir Saint André. À la même période, Saint Paul et quelques-uns de ses disciples déployèrent leur activité dans la péninsule des Balkans (Rm 15,19; Tt 3,12; II Tm 4,10). À partir de la Dobroudja et de ses territoires sud-danubiens voisins, l'en- seignement chrétien a pu être sporadiquement diffusé aussi dans la plus grande partie du territoire carpato-danubien. 

mercredi 23 novembre 2022

 

UN CONFESSEUR CONTEMPORAIN ET 

MARTYR DU CHRIST :

 VALERIU GAFENCU

Commémoré le 5/18 février

    


Le peuple roumain – situé, selon les chroniques historiques, « sur le chemin de tous les maux » – était destiné à traverser de nombreuses épreuves. Le dernier en date était le pire : le rouleau compresseur communiste. Cette idéologie démoniaque, rien d'autre que la religion de Satan sur terre, comme l'appelait quelqu'un qui a traversé les prisons communistes, a fait parmi nous des centaines de milliers de victimes. Elle n'a cependant pas réussi à briser ceux qui, ne voulant pas perdre leur âme, tenaient fermement de tout leur être au Christ. Endurant d'horribles souffrances et mourant finalement aux mains des communistes, ils ont acquis la couronne de sainteté.

 

"JE PENSE QUE JE DEVIENDRAIS PRÊTRE SI

 JAMAIS J'ÉTAIS LIBÉRÉ"

La vie de Ioan Ianolide, qui a passé vingt-trois ans en prison pour le Christ. Partie 3

Dan Tudorache

Le deuxième procès

Ioan Ianolide. Photo jointe au protocole d'interrogatoire, 1958    

Après le départ des troupes soviétiques de Roumanie en 1958, la Securitate (le département de la Sûreté de l'État) s'empresse de lancer une nouvelle vague d'arrestations pour empêcher la population de se révolter contre la « démocratie populaire ». De nombreux "ennemis du peuple" emprisonnés lors de la première vague d'arrestations en 1948 avaient déjà été libérés et le Parti communiste était impatient de les renvoyer à la siguranță. 1 La Securitate a donc essayé de prolonger les peines de ceux qui n'avaient pas encore été libérés. Cela explique pourquoi, par une froide soirée d'automne 1958, Ioan fut emmené d'Aiud à Bucarest pour de nouveaux interrogatoires. Il a dû subir une fois de plus de terribles tortures et une humiliation amère.

samedi 19 novembre 2022

 

EN ENFER ET RETOUR: PITEȘTI, TÂRGU OCNA ET ENCORE AIUD

La vie de Ioan Ianolide, qui a passé vingt-trois ans en prison pour le Christ. Partie 2

Dan Tudorache

Partie 1. La vie de Ioan Ianolide

A Pitești, un enfer pour les étudiants

    


« Entre 1945 et 1964, ce bâtiment a abrité une prison pour prisonniers politiques anticommunistes. Ici, pour la première fois dans l'histoire, a été lancée «l'expérience Pitești de rééducation par la torture», qui s'est ensuite étendue à d'autres prisons pour prisonniers politiques en Roumanie. Jusqu'à la fin de 1952, des milliers de jeunes ont vécu l'expérience ; environ 100 d'entre eux sont morts sous la torture et les survivants ont subi de graves traumatismes physiques et mentaux. 1

mardi 15 novembre 2022

 

LA VIE DE IOAN IANOLIDE, QUI A PASSÉ VINGT-TROIS ANS EN PRISON POUR LE CHRIST

Partie 1

Dan Tudorache

Enfance

Le 27 janvier 1919, Ioan, le deuxième fils du Macédonien Nicolae Ianolide, est né dans le village roumain de Dobrotești, comté de Teleorman. Sa mère, Aspasia, comme toute femme, se réjouit de son accouchement réussi . La pauvre femme n'aurait pas pu imaginer que ces douleurs de l'accouchement n'étaient que le début de sa souffrance pour Ioan, dont le sort sur terre serait le martyre. Mais maintenant, elle était submergée de joie.



Nicolae et Aspasia Ianolide, les parents de Ioan    

Comme tous les enfants qui ont grandi à la campagne, Ioan a été formé spirituellement dans une atmosphère de piété : offices religieux, chants de Noël, funérailles, veillées et dimanches de la Trinité, tout a créé dans son âme la conviction que le Christ était présent partout. "Il plane dans les airs avec tous ses anges, nous aidant à être sanctifiés et sauvés." 1 Sa grand-mère et sa mère, des femmes très pieuses, dotées de la sagesse spirituelle de Dieu, ont joué le rôle principal dans son développement. Dans ces conditions, Ioan a développé un lien naturel, étroit et inséparable avec le Christ. La vie sans lui semblait impensable, car Dieu remplissait son âme.

mercredi 9 novembre 2022

 

"TOUT CE QUE JE SUIS

 ET 

SERAI EST GRÂCE À LUI"

Une entrevue sur l'Ancien Aimilianos de Simonopetra et la vigilance neptique

Évêque Emilianos de Meloa

pemptousia.gr    

L'archimandrite Aimilianos de Simonopetra († 9 mai 2019) est connu dans le monde orthodoxe comme l'un des plus grands anciens athonites du XXe siècle et est largement vénéré comme saint, bien qu'il ne soit pas encore canonisé.

Géronda Aimilianos avait un don spécial pour rendre les sujets spirituels profonds accessibles aux moines et aux non-monastiques, et ses discours et conférences, disponibles dans plusieurs publications en anglais , sont remplis d'un esprit d'amour et de joie en Christ.

mardi 8 novembre 2022

 

La martyre Tatiana GRIMBLIT, exécutée pour avoir apporté son aide à des détenus

 



La martyre Tatiana Grimblit(1903-1937) a été exécutée le 23 septembre 1937 au polygone de Boutovo et ensevelie dans une fosse commune.

C’est déjà en 1919, en pleine guerre civile, que Tatiana a commencé à secourir les malheureux arrêtés pour leur foi. Elle a perpétué son aide lors de la grande terreur et a été fusillée au polygone de Boutovo en 1937.

En 1920, alors âgée de 17 ans, elle devient orpheline de son père. La famine et le chaos régnaient en Russie. Tatiana, restée avec sa mère souffrante, devait gagner sa vie. Elle réussit à se faire embaucher monitrice dans une colonie pour jeunes sans-abris et orphelins. C’est là qu’elle voit pour la première fois ce qu’est la vie des détenus. Son salaire était très faible ce qui ne l’a pas empêché de consacrer presque tout son argent pour acheter de la nourriture et des effets aux détenus. Tatiana aidait aussi les prêtres que les autorités relâchaient. Elle les invitait, leur donnait à manger, de l’argent.

C’est à Irkoutsk en 1923 qu’elle est arrêtée pour la première fois. Elle voulait transmettre un colis aux détenus. Sans autre forme de procès les tchékistes la gardent quatre mois dans une cave non chauffée. Elle est relâchée. En 1925 elle à nouveau arrêtée pour 7 jours puis condamnée à 3 ans d’exil dans la région Zyrianksky.

Le 1 juillet 1926 Tatiana est conduite à Oust Syssolsk, d’ où elle est emmenée à pied à marche forcée au Kazakhstan. Le 19 décembre, fête de la saint Nicolas, la conférence spéciale de la tcheka décide de la libérer en la laissant choisir le lieu de sa résidence. Tatiana s’installe à Moscou et devient paroissienne de l’église Saint Nicolas, rue Ordynka.

Les arrestations et l’exil ne l’ont pas effrayée, au contraire, elle se met à aider les détenus avec encore plus d’énergie. Elle connaît personnellement de nombreux évêques et prêtres détenus. Souvent ils parlaient d’elle comme d’un nouveau « Philarète le Miséricordieux« . Le 30 avril 1931 la Conférence spéciale condamne Tatiana Grimblit à trois ans de camp de concentration. Elle est envoyée dans les camps de la région de Perm. Elle reçoit dans le camp beaucoup d’ouvrages de médecine. L’une des déportée, médecin diplômée, l’aide dans sa formation, elle réussit à devenir infirmière.

Lors des interrogatoires les tchékistes lui posaient souvent la question: « Pourquoi vivez-vous dans l’indigence? » Tatiana répondait: « Je gagne de l’argent grâce à mon travail. Vous dépensez pour boire et aller au cinéma. Moi, c’est pour aider les détenus et l’église ». A propos de sa croix pectorale, elle répondait: « Jamais nous ne m’enlèverez de mon cou, il vous faudra enlever la tête avec ». Les tchékistes arrachaient la croix. Tatiana parvenait à en confectionner une autre avec les moyens du bord.

En 1932 elle sort du camp, avec interdiction de résider dans 12 villes. Elle s’installe dans la ville d’Alexandrov, région de Vladimir. Elle devient infirmière dans l’hôpital de la ville. En 1936 elle va vivre dans le village de Konstantinovo , région de Moscou. Tatiana poursuit ses échanges épistolaires avec des prêtres emprisonnés. Elle reçoit souvent les visites de fidèles orthodoxes.

La martyre Tatiana Grimblit a été exécutée le 23 septembre 1937 au polygone de Boutovo et ensevelie dans une fosse commune.

Мученица Татьяна Гримблит: её расстреляли за помощь заключённым


samedi 5 novembre 2022

 

SAINT ETIENNE DE FILEIKA EN PRIÈRE

Extraits de ses oeuvres

Prêtre Alexei Veretelnikov

Car quiconque invoquera le nom du Seigneur sera sauvé (Rom. 10:13).

Le but de la vie chrétienne sur terre est de lutter pour l'union avec Dieu, afin que l'homme, développant progressivement les capacités spirituelles placées en lui par le Créateur, puisse finalement s'unir à Lui dans l'éternité et jouir de la communion avec Lui. Ceux qui désirent obtenir le salut de l'âme doivent non seulement lutter contre le péché, mais aussi s'efforcer d'acquérir les vertus. Selon l'enseignement de l'ascète et écrivain spirituel Vyatka St. Stephan de Fileika, l'aspect le plus important du travail spirituel, et un moyen d'acquérir les vertus, est la prière.

jeudi 3 novembre 2022

 

Nous avons oublié le repentir

 


Par le Rév. 

Métropolite de Mani M. Chrysostomos III


Au milieu des bavardages, des diverses manifestations, de toute l'extraversion qui s'observe, le sujet du repentir est présenté comme étranger à notre vie.

Ce n'est pas nécessaire, car ce n'est nécessaire qu'à la fin de notre vie. D'autres sujets inondent l'espace de notre existence et le mot "repentance" sonne comme quelque chose d'un autre monde, régressif, dérangeant. Peut-être avons-nous oublié la repentance.

Cependant, la réalité montre que l'homme moderne est dans une situation problématique continue. Le péché a envahi nos vies et interrompu notre communication avec Dieu.

La foi semble blessée et l'homme aliéné. La crise spirituelle de notre temps apparaît avec des reculs continus vers des principes de base indestructibles, avec des complexes, avec le renversement des critères moraux.

 

CINQ ÉTAPES VERS CHRIST. PARTIE 2 : 

LES HUIT SERPENTS

Sur la bataille avec les principaux péchés

Saint Séraphin (Zvezdinsky) de Dmitrov


Partie 1


Mais les Saints Pères comptent huit péchés principaux, tandis que le reste des péchés ne sont que les langues de ces huit serpents, que leurs dents venimeuses.

Le premier serpent est la gourmandise . Il s'agit principalement de toutes sortes d'excès dans la nourriture et la boisson : excès alimentaires, ivresse et plaisir du palais. Ce serpent a de nombreuses langues et dents, souvent très subtiles et discrètes. Toutes sortes de soins pour la chair, l'autosatisfaction, telles sont les langues de ce serpent venimeux. Mais le plus important d'entre eux est l'amour de soi, quand un homme pense et se soucie trop de lui-même, de son propre confort.

lundi 10 octobre 2022

 

L’Église roumaine :

rappel au sujet de la confession




En séance du 29 septembre dernier, le Saint-Synode de l’Église roumaine a rappelé certains principes concernant la célébration de la confession et de l’absolution des péchés.

samedi 24 septembre 2022

 


 Saint Silouane l'Athonite

Les lamentations d'Adam

Adam, père de toute l'humanité, connaissait dans le Paradis la douceur de l'amour de Dieu ; aussi souffrit-il amèrement lorsque, à cause de son péché, il fut chassé du jardin de l'Éden et perdit l'amour de Dieu. Il se lamentait avec de grands gémissements, et ses sanglots remplissaient tout le vaste désert, car son âme était tourmentée à cette pensée : " J'ai offensé le Dieu que j'aime. " Il ne regrettait pas tant le Paradis et sa beauté que d'avoir perdu l'amour de Dieu, qui, insatiablement et à chaque instant, attire l'âme à lui.

De même, toute âme qui a connu Dieu par le Saint-Esprit, mais qui, ensuite, a perdu la grâce, passe par les tourments d'Adam. L'âme est malade et éprouve un douloureux regret d'avoir affligé son Seigneur bien-aimé.



 " Celui qui aime faire sa propre volonté chasse loin de son âme cette paix qui est dispensée par L'Esprit, selon l’enseignement éprouvé de Silouane, habitacle de la paix" .

Ode 5 du canon des Matines en cette fête
de Saint Silouane l'Athonite

mardi 20 septembre 2022

 

DE LA MÉMOIRE DE LA MORT



Mon chant favori : bientôt je mourrai et j'habiterai dans la sombre prison de l'enfer et je pleurerai amèrement : mon âme languit après le Seigneur et je le cherche avec des larmes. Que pourrais-je faire d'autre que de Le chercher ? Il m'a cherché le premier et S'est révélé Lui-même à moi pécheur >> Saint Silouane.