lundi 23 mars 2026

 

Prière.

Lorsque deux ou trois d'entre vous, sur la terre, unissent leur voix pour demander quelque chose, cela leur sera accordé par mon Père qui est dans les Cieux, car lorsque deux ou trois sont réunis en mon Nom, je suis là au milieu d'eux » (Mt 18, 19-21). Ineffables sont tes paroles, Seigneur, ton amour des hommes est sans limite et ta miséricorde est infinie. Nous, tes serviteurs... (Noms de ceux qui prient en même temps), te prions d'un commun accord pour tes serviteurs... (Nom des personnes pour lesquelles on prie). Viens-nous en aide, Seigneur, dans tout ce que nous ferons aujourd'hui, demain et tous les jours de notre vie. Aide-nous à le faire en ton Nom, non pas comme nous voulons, mais comme tu veux. Que ta volonté soit faite, Seigneur, au nom du Père et du Fils et du Saint-Esprit. Amen.

Père Arsène de Rostov

Passeur de la foi, consolateur des âmes

Ed : Le Sel de la Terre/ Cerf



Plongé au cœur du péché du monde :

le père Arsène

Par Sophie de Villeneuve

 

Le père Arsène de Rostov © D. R.

 

Né à Moscou en 1894, le père Arsène est un brillant universitaire spécialisé dans l’art et l’architecture russe ancienne. Après une conversion, il décide de devenir prêtre. En 1917, il est ordonné et sera jusqu’en 1927 curé d’une paroisse de Moscou. C’est alors que les ennuis commencent. Arrêté une première fois, il est exilé. Revenu pour desservir une paroisse de la région de Moscou, il est de nouveau appréhendé et exilé pour de longues années. En 1941 il est envoyé dans un camp « à régime spécial » où il subit toutes sortes de tortures et d’humiliations qui jamais n’entameront sa foi et son dévouement pour les autres.

Battu, affamé, il connaît tous les outrages et toutes les souffrances des milliers de prisonniers des camps soviétiques. Plongé au coeur du mal et du péché, il sert de tampon entre tous, se dévoue aux malades, a toujours un mot chaleureux, réconforte les âmes. « Qu’un homme soit croyant, communiste, criminel, ou d’une autre sorte, Père Arsène trouve toujours le mot juste pour lui. Et ces mots s’enfoncent profondément dans l’âme et aident à vivre, donnant de l’espérance pour l’avenir. Cela aide l’homme à devenir une personne meilleure » (témoignage de rescapés de ce camp). De nombreux miracles jalonnent la vie du père Arsène dans ce camp de la mort, où il fera bien des conversions. En 1958, il est définitivement libéré et s’installe à Rostov-le-Grand, où il recevra presque quotidiennement des enfants spirituels venus de toute la Russie. Le père Arsène meurt en 1975. Il est enterré au cimetière de Rostov. Une pierre tombale qui marquait l’endroit de sa sépulture a disparu, enlevée probablement par les autorités.


À lire
Père Arsène, passeur de la foi, consolateur des âmes, Coll. «Le sel de la terre», Cerf.