Prière.
Lorsque deux ou trois d'entre vous, sur la terre, unissent
leur voix pour demander quelque chose, cela leur sera accordé par mon Père qui
est dans les Cieux, car lorsque deux ou trois sont réunis en mon Nom, je suis
là au milieu d'eux » (Mt 18, 19-21). Ineffables sont tes paroles, Seigneur, ton
amour des hommes est sans limite et ta miséricorde est infinie. Nous, tes
serviteurs... (Noms de ceux qui prient en
même temps), te prions d'un commun accord pour tes serviteurs... (Nom des personnes pour lesquelles on prie).
Viens-nous en aide, Seigneur, dans tout ce que nous ferons aujourd'hui,
demain et tous les jours de notre vie. Aide-nous à le faire en ton Nom, non pas
comme nous voulons, mais comme tu veux. Que ta volonté soit faite, Seigneur, au
nom du Père et du Fils et du Saint-Esprit. Amen.
Père Arsène de Rostov
Passeur de la foi,
consolateur des âmes
Ed : Le Sel de la
Terre/ Cerf
Plongé au
cœur du péché du monde :
le père
Arsène
Par Sophie de Villeneuve
Le père Arsène de Rostov © D. R.
Né à Moscou en 1894, le père Arsène est un brillant
universitaire spécialisé dans l’art et l’architecture russe ancienne. Après une
conversion, il décide de devenir prêtre. En 1917, il est ordonné et sera
jusqu’en 1927 curé d’une paroisse de Moscou. C’est alors que les ennuis
commencent. Arrêté une première fois, il est exilé. Revenu pour desservir une
paroisse de la région de Moscou, il est de nouveau appréhendé et exilé pour de
longues années. En 1941 il est envoyé dans un camp « à régime spécial » où il
subit toutes sortes de tortures et d’humiliations qui jamais n’entameront sa
foi et son dévouement pour les autres.
Battu, affamé, il connaît tous les outrages et toutes les
souffrances des milliers de prisonniers des camps soviétiques. Plongé au coeur
du mal et du péché, il sert de tampon entre tous, se dévoue aux malades, a
toujours un mot chaleureux, réconforte les âmes. « Qu’un homme soit
croyant, communiste, criminel, ou d’une autre sorte, Père Arsène trouve
toujours le mot juste pour lui. Et ces mots s’enfoncent profondément dans l’âme
et aident à vivre, donnant de l’espérance pour l’avenir. Cela aide l’homme à
devenir une personne meilleure » (témoignage de rescapés de ce camp). De
nombreux miracles jalonnent la vie du père Arsène dans ce camp de la mort, où
il fera bien des conversions. En 1958, il est définitivement libéré et
s’installe à Rostov-le-Grand, où il recevra presque quotidiennement des enfants
spirituels venus de toute la Russie. Le père Arsène meurt en 1975. Il est
enterré au cimetière de Rostov. Une pierre tombale qui marquait l’endroit de sa
sépulture a disparu, enlevée probablement par les autorités.
À lire
Père Arsène, passeur de la foi, consolateur des âmes, Coll. «Le sel de la
terre», Cerf.