Dictionnaire
théologique :
L’agneau,
la lance et l’étoile
L’Agneau : La partie centrale et la plus importante d'une prosphore, de forme carrée, divisée en 4 partie sur lesquels sont inscrites les initiales IC, XC, NI, KA, qui est retirée pendant l’office de la Proscomédie, pour être placée sur la Patène et apportée pour la consécration lors de la Sainte Liturgie.
Le tétragramme « IC XC NI KA », qui signifie « Jésus-Christ
vainqueur », est découpé dans une grande prosphore, sous forme de « cube »,
avec les prières lu par le prêtre. Ce « cube », placé sur la Patène
au début de la Proscomédie, deviendra par la consécration, le Corps et le Sang
du Seigneur. Il est ainsi nommé car le Sauveur, par analogie avec l'agneau
pascal juif, était déjà perçu par le prophète Isaïe comme un agneau sacrificiel
(Isaïe 53, 7-8), et saint Jean-Baptiste l'appelait même « l'Agneau de Dieu qui
enlève le péché du monde » (Jean 1, 29). Le fait de retirer l'Agneau de la
crèche symbolise l'incarnation et la naissance du Seigneur de la Vierge Marie.
L'Agneau représente le corps humain du Sauveur.
La Sainte Lance : Objet liturgique, tel un couteau en métal en
forme de lance, utilisé lors du service de la Proscomédie pour préparer les saint
Dons (Pain), c'est-à-dire l'Agneau et les Offrandes (Parcelle de la Mère de
Dieu et des Saints).
Le manche de l'exemplaire se termine en forme de croix. Cet
exemplaire fut introduit avec le développement de la Proscomédie, aux VIe et
VIIe siècles, et n'est utilisé que dans le rite byzantin. La première mention
de cet exemplaire se trouve chez saint Germain de Constantinople, dans son
commentaire liturgique du VIIIe siècle, la Contemplation mystique. Il le
compare à la lance qui transperça le flanc du Sauveur sur la croix.
L’Etoile : Objet liturgique formé de deux petits arcs ou
demi-cercles hémisphériques, reliés au milieu par une vis surmontée d'une
petite croix ou d'une icône en métal en relief, de telle sorte que l'étoile
puisse être fermée et ouverte à volonté.
Elle est utilisée lors de l'office de la Proscomédie, après la
dépose de l'Agneau sacré et des Offrandes, lorsqu'elle est placée sur la Patène,
formant une petite arche, afin que les voiles posées sur le disque ne touchent
pas les Précieux Dons. Après que la Patène ai été apporté au Saint Autel
pendant la Grande Entrée avec le Calice, la petite étoile reste au-dessus Offrandes
jusqu'à l'ecphonèse « Chant de la Victoire… », Moment où le prêtre
(ou le diacre, s'il est présent) fait le signe de la Sainte Croix avec elle, en
la touchant aux quatre côtés du Disque, après quoi il la met de côté.
Après la communion, l'étoile est replacée sur le Saint Disque,
qui est refermé, puis portée avec la Patène su l’autel de la Proscomédie, vers
la fin de la Divine Liturgie. Là, elle est généralement conservée avec les
autres vases sacrés.
Selon certains exégètes de la liturgie, cet objet aurait été
introduit dans le culte divin par saint Jean Chrysostome. Il semble toutefois
que son origine ne soit pas si ancienne, car un tel objet ne devint absolument
nécessaire qu'après la mise en place du rituel de la levée de l'Agneau sacré
(vers les VIIe-VIIIe siècles), et surtout après l'introduction de la pratique
de la levée de la myrrhe lors de la proscomédie (vers les Xe-XIe siècles).
La première mention documentaire de son utilisation ne se
trouve qu'au XIIe siècle, dans l'Interprétation liturgique attribuée au patriarche
Sophrone de Jérusalem, qui évoque son but.
Lors de la Proscomédie, l'étoile rappelle la merveilleuse
étoile qui guida les Rois mages d'Orient jusqu'à Bethléem pour la Nativité du
Seigneur. C'est pourquoi, à la Proscomédie, le placement de l'étoile au-dessus
de l'Agneau saint est accompagné des paroles : « Et l'étoile vint et
s'arrêta au-dessus du lieu où était l'enfant » (Matthieu 2,9). De plus,
après la grande Entrée, l'étoile symbolise le sceau apposé sur le tombeau du
Seigneur.
Bibliographie générale
1. Nicolae D. Necula, «
Agnet », dans Ștefan Buchiu, Ioan Tulcan (coord.), Dictionnaire de
théologie orthodoxe , éd. BASILIQUE, Bucarest, 2019
2. Nicolae D. Necula, "Copie", dans Ștefan Buchiu, Ioan Tulcan
(coord.), Dictionnaire de théologie orthodoxe , Ed. BASILIQUE,
Bucarest, 2019
3. Marian Vâlciu, "Stea", dans Ștefan Buchiu, Ioan Tulcan
(coord.), Dictionnaire de théologie orthodoxe , Ed. BASILIQUE,
Bucarest, 2019
Source : Ziarul Lumina