vendredi 26 juin 2026

 

Les commandements ardents du prophète Jean

– Homélie pour la Synaxe de saint Jean-Baptiste

Saint Cléopas de Sihastrie



« La hache est déjà mise à la racine des arbres, dit le grand prophète ; tout arbre donc qui ne porte pas de bons fruits est coupé et jeté au feu » (Luc 3,9).

Repentez-vous, car le royaume des cieux est proche !

(Matthieu 3:2)

Chers croyants,

Hier, nous avons célébré le Baptême du Seigneur dans le Jourdain. Aujourd'hui, nous célébrons, comme il se doit, celui qui était digne de baptiser le Fils de Dieu, saint Jean-Baptiste, Précurseur. Hier, nous avons glorifié Jésus-Christ, Sauveur du monde, qui a demandé à être baptisé par un serviteur. Aujourd'hui, nous honorons le fidèle serviteur, le prophète Jean,  « le plus grand homme né d'une femme », le Conseiller de lumière, celui qui a touché la tête du Maître de sa main, celui qui a créé de sa main droite les choses visibles et invisibles.

La fête d'hier était grande, celle d'aujourd'hui l'est tout autant. Hier, nous avons honoré le Maître, aujourd'hui nous louons son serviteur. Hier, nous avons glorifié la Trinité, ce Dieu unique apparu au Jourdain, aujourd'hui nous louons saint Jean-Baptiste qui a adoré la Très Sainte Trinité au Jourdain. Il a entendu la voix du Père venant de la nuée ; il a baptisé le Fils dans le Jourdain et il a vu le Saint-Esprit sous la forme d'une colombe, descendre au-dessus du Fils.

Voyez-vous combien saint Jean-Baptiste est grand et agréable aux yeux du Seigneur ? Car qui d’autre a jeûné plus que lui dans le désert ? Qui a prêché le repentir avec plus de force dans le désert du Jourdain ? Qui a réprimandé les scribes et les pharisiens avec plus de vigueur, les traitants de « vipères » et de « race de vipères » « engeance de vipère » ? Qui a confessé et manifesté le Christ au monde avec plus d’audace et de puissance que Jean-Baptiste ?

Il convient donc de louer aujourd'hui saint Jean-Baptiste, la voix de celui qui crie dans le désert, comme le dit le saint prophète Isaïe. Louons aujourd'hui le plus grand des hommes, celui qui a jeûné et prié le plus instruit, le merveilleux prophète, le Précurseur du Christ qui l'a confessé aux hommes, le prédicateur de la Très Sainte Trinité, l'apôtre de la conversion, saint Jean-Baptiste.

Mais pour mieux comprendre la mission que saint Jean-Baptiste a accomplie sur terre, nous rappellerons brièvement sa vie et son ascétisme.

Ses parents s'appelaient Zacharie et Élisabeth, et ils n'avaient pas d'enfants. Zacharie était prêtre de l'Ancien Testament, de la lignée d'Abia, et son épouse était issue de la lignée d'Aaron ; ils étaient apparentés aux saints Pères Joachim et Anne. Aussi, alors qu'il officiait au Temple de Jérusalem, Zacharie priait Dieu avec ferveur de leur donner un enfant. L'archange Gabriel lui annonça alors qu'Élisabeth, malgré son âge avancé, donnerait naissance à un fils, Jean. Incrédule face à ce miracle, Zacharie garda le silence jusqu'à la naissance de l'enfant. Mais cette joie fut de courte durée. Car Hérode, apprenant la naissance du Christ et craignant pour son trône, lança une grande persécution et fit massacrer tous les enfants de Jérusalem et de Bethléem.

Alors la Vierge Marie s'enfuit en Égypte avec l'Enfant, et Élisabeth et Jean, qui n'avait que six mois de plus que Jésus, se réfugièrent dans les montagnes de Judée. Sa mère mourut peu après, et Jean vécut seul, tel un ange, en ermite dans le désert pendant près de trente ans. Là, il priait sans cesse, jour et nuit, se nourrissait de sauterelles et de miel sauvage, portait une peau de chameau et reposait sa tête sur les rochers. Avant même sa naissance, Jean avait été choisi par Dieu et annoncé par les prophètes ; dès son plus jeune âge, il était destiné à souffrir, à vivre caché dans les montagnes, dans le silence, le jeûne et la solitude ; sans parents, sans vêtements, sans abri ni repos.

Le désert fut sa plus haute école de formation spirituelle, de préparation à devenir prophète et précurseur, prédicateur du repentir et qui fût juger digne de baptiser le Christ. Car nul parmi les hommes ne peut former les saints de Dieu comme la vie du désert, dans le jeûne, la prière et le silence. Rien ni personne ne peut aider et éclairer ceux que Dieu a choisis pour le confesser sur terre, comme la grâce du Saint-Esprit, l'ascétisme de la virginité et la prière incessante. Voilà la plus haute école de l'Esprit ! Voilà la sainteté qu'un prophète doit atteindre et la vie angélique qu'il doit mener pour devenir un instrument du Saint-Esprit !

Voyez-vous comment Dieu a préparé Jean dans le désert pour faire de lui un prophète, un apôtre de la repentance et un baptiste ? De même, il a préparé la Vierge Marie, sa parente, dans le temple de Jérusalem par les mêmes vertus, pour la rendre digne de donner naissance au Christ Sauveur sur la terre. L’Église et la solitude sont les plus hautes écoles pour la formation des âmes et des saints.

Parvenu à l'âge de trente ans, saint Jean fut appelé par Dieu à prêcher et sortit du désert comme d'un palais royal. Son âme était désormais remplie du Saint-Esprit, son corps juste et pur, plus angélique que terrestre. Son cœur débordait de grâce et de zèle pour la vérité, et sa parole, forte et audacieuse, tranchait le péché comme une épée, éveillait les consciences et guérissait les âmes.

Jean quitta donc les montagnes de Judée et fut envoyé par l'Esprit dans le désert du Jourdain, près de la mer Morte. Il n'y vint pas pour se reposer, mais pour annoncer aux Juifs le baptême de conversion, pour préparer le peuple élu à croire au Messie ; il vint pour faire connaître le Christ au monde et le baptiser ensuite dans les eaux du Jourdain.

Mais pourquoi Dieu a-t-il envoyé Jean prêcher le Messie et la repentance dans le désert et non à Jérusalem, au milieu de la foule ? Parce qu’en agissant ainsi, il aurait forcé les gens à se repentir et ils n’auraient pas reçu la même récompense. Or, lorsque les gens quittent volontairement la ville, le monde et le péché pour venir au désert, c’est-à-dire dans un lieu déserté par le péché, afin d’écouter Jean et de suivre son enseignement, alors leur récompense est plus grande, leur repentance est volontaire et les fruits sont plus abondants.

Chers croyants,

Mais qu’enseigne Jean aux gens ? Quelles sont ses premières paroles d’instruction à ceux qui sont venus à lui dans le désert du Jourdain ? Ce sont les premiers mots par lesquels saint Jean commence sa mission sur terre : « Repentez-vous, car le royaume des cieux est proche » (Matthieu 3, 2). Ces paroles ne sont pas une prière, mais un commandement ardent, sans lequel nul ne peut atteindre la vie éternelle. C’est le premier commandement que Dieu donne à ceux qui veulent revenir à lui, le premier devoir que nous devons accomplir si nous voulons être sauvés.

C’est ce que Jean demandait aussi à ceux qui venaient à lui : se repentir, abandonner leurs péchés, les confesser avec repentance, les laver par le baptême et les larmes, pardonner à ceux qui les avaient offensés. Ainsi purifiés, lavés, libérés du péché, comme des nouveau-nés, ils devaient s’approcher de Dieu, venir à Christ, recevoir la grâce du Saint-Esprit, accomplir de bonnes œuvres et être reçus dans le Royaume des Cieux, où rien d’impur ne peut entrer.

C’est ainsi que le Sauveur, le Christ, a commencé son Évangile. Ses premières paroles à Capharnaüm, lorsqu’il partit prêcher, furent celles-ci : « Repentez-vous, car le royaume des cieux est proche » (Matthieu 4,17). C’est par ces mêmes paroles que le Fils de Dieu commence à nous proclamer son Évangile. Ainsi, pour les Juifs d’il y a deux mille ans comme pour nous, chrétiens, aujourd’hui, le commandement est le même. Le commencement du salut, du pardon pour ceux qui croient en Christ, est la repentance, la confession sincère de ses péchés, leur abandon et le rapprochement de Dieu. La repentance est la première et unique porte d’entrée du royaume des cieux. Croire en Christ est vain si nous ne faisons pas aussi le bien ; aller à l’église est vain si nous ne renonçons pas au mal, au péché, aux vieilles passions, à la haine dans notre cœur, aux convoitises de la chair qui nous dominent et à l’amour-propre qui nous détruit spirituellement.

Le deuxième grand enseignement et commandement de saint Jean est celui-ci : Produisez des fruits dignes de la repentance ! (Luc 3, 8). Les croyants portent les fruits de la repentance après s’être d’abord repentis de leurs péchés. Car nul ne sème sur une terre non labourée et non préparée. Nul ne peut porter de fruits dignes de la repentance sans avoir d’abord purifié son cœur et son esprit de ses péchés par la confession et la repentance. Se repentir, c’est labourer le champ de son âme, arracher les mauvaises herbes des passions, herser le jardin, c’est-à-dire briser les mottes de terre des passions, et alors seulement pouvons-nous aller semer. Si nous agissons ainsi, nous serons capables d’accomplir de nombreuses bonnes actions sur terre.

Le troisième grand enseignement de saint Jean-Baptiste est alarmant : « La hache est déjà mise à la racine des arbres, dit le grand prophète ; tout arbre donc qui ne porte pas de bons fruits est coupé et jeté au feu » (Luc 3,9). Par là, il enseigne aux Juifs, comme à nous aujourd’hui, que la repentance est obligatoire pour tous ceux qui veulent suivre le Christ et accéder au Royaume des Cieux. L’œuvre de repentance doit être accomplie sans délai, aujourd’hui même, au plus vite, tant qu’il est encore temps. Elle ne peut être différée ni remplacée par d’autres bonnes actions, car la repentance est le second baptême, et sans le détachement et l’abandon du péché, nul ne peut être sauvé.

Si nous tardons à nous repentir, à confesser nos péchés et à nous purifier de nos fautes par la repentance et les bonnes œuvres, le châtiment de Dieu nous attend. Ce châtiment commence sur terre par toutes sortes de souffrances et se poursuit dans l'au-delà par la damnation. Les arbres représentent l'humanité entière ; la hache plantée à la racine symbolise la mort, qui ôte la vie aux hommes sur terre et sépare l'âme du corps ; et le feu dans lequel sont jetés les arbres sans bons fruits représente le feu de l'enfer, où sont jetés tous les chrétiens qui ne se repentent pas et n'accomplissent pas de bonnes œuvres.

Voici quelques beaux enseignements que saint Jean a donnés à ceux qui venaient à lui dans le désert du Jourdain. Parmi les fruits de la repentance que le Baptiste du Seigneur exigeait des Juifs, il y en avait deux : croire au Christ et accomplir des œuvres de miséricorde. Ceux qui étaient venus à lui demandèrent : « Que devons-nous faire ? » (Luc 3, 10). Jean leur enseigna : « Que celui qui a deux tuniques donne à celui qui n’en a pas ; et que celui qui a de quoi manger fasse de même. » Aux publicains, c’est-à-dire à ceux qui percevaient les impôts auprès du peuple, il répondit : « Ne faites rien de plus que ce qui vous a été prescrit. » Et aux soldats, il dit : « N’opprimez personne, n’accusez point injustement, et contentez-vous de votre solde. » (Luc 3, 11-14). C’est seulement aux scribes et aux pharisiens que saint Jean-Baptiste adressa des paroles de réprimande pour leur incrédulité, leur disant : « Serpents, race de vipères ! Qui vous a avertis de fuir la colère à venir ? » (Luc 3, 7).

L’évangéliste Marc rapporte : « Toute la Judée et tous ceux de Jérusalem venaient à lui et se faisaient baptiser par lui dans le Jourdain, confessant leurs péchés » (Marc 1,5). Après leur avoir enseigné le chemin de la repentance, il les baptisait dans le Jourdain, c’est-à-dire qu’il les immergeait dans l’eau, tandis que chacun confessait ses péchés. Le baptême de Jean n’était pas un baptême plein et parfait, car il n’était pas administré au nom de la Très Sainte Trinité et n’avait pas les effets du baptême chrétien. Autrement dit, il ne conférait ni le pardon des péchés ni la grâce du Saint-Esprit. Le baptême de Jean était un baptême de repentance, un baptême préparatoire au véritable baptême chrétien. Il se situait entre le baptême de l’Ancienne Loi et le baptême de l’Esprit. Jean lui-même l’affirme : « Moi, je vous ai baptisés d’eau, mais lui, il vous baptisera du Saint-Esprit » (Marc 1,8).

Après le baptême, Jean leur parla du Messie, de sa venue au monde et du fait qu'il baptiserait les gens du Saint-Esprit et de feu. Puis il leur dit : « Celui qui est plus puissant que moi vient après moi, et je ne suis pas digne de délier la courroie de ses sandales » (Marc 1,7). Voyez-vous l'humilité de Jean ? Bien qu'il fût prophète et saint, il s'est abaissé devant le Maître. L'humilité et la pureté sont deux grandes couronnes de sainteté que Dieu et ceux qui sont de Dieu chérissent.

Ainsi, Jean accomplit sa mission de prophète et de baptiste dans le désert du Jourdain. Or, voici que le Fils de Dieu lui-même vint à lui pour être baptisé par lui. Et Jean, le voyant, dit à la foule : « Voici l’Agneau de Dieu, qui enlève le péché du monde. C’est celui dont j’ai dit : Après moi vient un homme qui me précède, car il était avant moi. Je ne le connaissais pas. Mais afin qu’il soit manifesté à Israël, je suis venu baptiser d’eau. » (Jean 1, 29-31)

Voyez-vous comment Jean appelle le Christ ? Après le prophète Isaïe qui compare le Sauveur crucifié à « un agneau mené à l’abattoir » (Isaïe 53,7), le second prophète est Jean qui appelle Jésus-Christ « l’Agneau de Dieu qui enlève le péché du monde ». Tous deux ont prédit au monde que le Christ viendrait sur terre comme un agneau sacrificiel, crucifié sur la Croix pour nous, pécheurs, et que par son sacrifice il ressusciterait, c’est-à-dire qu’il pardonnerait les péchés du monde et réconcilierait les hommes avec le Père.

Lorsque le Seigneur vint pour être baptisé, Jean refusa de le baptiser, car il tremblait à l'idée de toucher la tête de son Créateur. « C'est moi qui ai besoin d'être baptisé par toi, et c'est toi qui viens à moi ? » Mais Jésus-Christ, l'exhortant à obéir, lui répondit : « Laisse faire pour le moment, car il nous convient d'accomplir ainsi toute justice, c'est-à-dire la volonté du Père céleste. » Jean lui obéit et baptisa le Sauveur dans le Jourdain. Dès que Jésus fut baptisé, à sa sortie de l'eau, les cieux s'ouvrirent et l'Esprit de Dieu descendit comme une colombe et se posa sur lui. Et voici, une voix fit entendre du ciel ces mots : « Celui-ci est mon Fils bien-aimé, en qui je trouve toute ma joie. » (Matthieu 3:14-17)

Voici donc la grande mission de saint Jean-Baptiste : préparer le monde à l’Évangile, à la foi en Christ par la conversion, le baptême d’eau et la confession des péchés ; puis, montrer au monde l’Agneau de Dieu, baptiser le Christ dans le Jourdain et le faire connaître, en confessant à tous le Mystère de la Très Sainte Trinité.

Saint Jean-Baptiste est le premier témoin sur terre de la Sainte Trinité. Il fut le premier à confesser sa foi en un seul Dieu, mais à adorer Dieu en trois personnes : le Père, le Fils et le Saint-Esprit.

Voyez-vous la mission et la dignité du prophète Jean ? Le Christ, la Mère de Dieu, naquit secrètement dans la grotte de Bethléem, et Jean, en tant que prophète et confesseur, le baptisa dans le Jourdain et le présenta au monde entier, s'écriant : « Voici l'Agneau de Dieu qui enlève le péché du monde ! » Mais sa mission ne s'arrêta pas au Jourdain. Après que le Seigneur fut parti prêcher, Jean se retira en Galilée, annonçant à tous la venue du Messie, le Christ, et dénonçant les iniquités d'Hérode qui vivait dans la débauche avec Hérodiade, la femme de son frère. Ainsi, le grand prophète ne se retira pas pour se reposer, car il ne pouvait faire taire la bouche du plus grand homme né d'une femme, comme en témoigne le Sauveur. Au contraire, jusqu'à sa mort, il enseigna, confessa le Christ et réprimanda le péché. Car les saints, les prophètes, les apôtres, les évêques et les pasteurs de l'Église du Christ ne peuvent jamais se taire face au péché. Hérode, ayant arrêté Jean, le jeta en prison. Le jour de son anniversaire, il organisa une fête dépravée, faite de jeux, d'ivrognerie et de débauche, et, à l'instigation de sa femme adultère, il le fit décapiter. Ainsi s'acheva le martyre de saint Jean-Baptiste, pour la vérité et la justice, pour avoir dénoncé les péchés qui perdent nos âmes.

Chers croyants,

Aujourd'hui, nous célébrons la fête de saint Jean-Baptiste, précurseur de la « religion ». Je vous ai jusqu'ici parlé de sa vie, de sa mission et de quelques-uns de ses enseignements. Je tiens à vous rappeler que notre Église orthodoxe voue un culte particulier aux saints, et notamment à la Vierge Marie et à saint Jean-Baptiste. Notre calendrier compte trois fêtes majeures et quatre fêtes mineures, marquées d'une croix noire, dédiées à ce grand prophète. Il est honoré sur terre comme le premier après la Vierge Marie, et au ciel, il se tient devant la Très Sainte Trinité et intercède pour les hommes.

Dans notre pays, comme partout dans les pays chrétiens, le culte de saint Jean-Baptiste est très répandu. On trouve partout des églises et des monastères qui lui sont dédiés. De nombreuses familles comptent des enfants qui portent son nom. Car le plus beau prénom pour un enfant est Jean, qui signifie « plein de grâce », un nom choisi du ciel et descendu sur la terre par l'archange Gabriel. Donnez donc à vos enfants les noms de la Mère de Dieu et de saint Jean-Baptiste. Ne leur donnez pas de noms étrangers ou peu orthodoxes, qui n'ont pas de jour de fête dans le calendrier, mais des noms de saints, afin qu'ils aient quelqu'un au ciel qui prie pour eux.

Honorons donc saint Jean-Baptiste par une vie chrétienne choisie, aussi pure que possible, sans tache de péché. Souvenons-nous toujours de son enseignement principal : Repentez-vous, car le Royaume des Cieux est venu ! N’oublions pas que sans repentance, point de salut. Nous voici au début d’une nouvelle année. Promettons à Dieu qu’à partir d’aujourd’hui, nous irons à l’église chaque dimanche et jour de fête, que nous prierons davantage, que nous ferons l’aumône aux pauvres selon nos moyens, que nous pardonnerons à notre prochain, que nous abandonnerons toute passion qui ronge notre âme et que nous porterons des fruits dignes de la repentance.

Repentons-nous donc, c'est-à-dire aimons-nous les uns les autres comme des frères sur terre, prions davantage, abandonnons nos péchés par la confession fréquente, et demandons toujours l'aide de saint Jean-Baptiste, car il a une grande audace devant la Très Sainte Trinité.

C’est le commandement du Saint Évangile, commémoré aujourd’hui par saint Jean-Baptiste. C’est aussi l’appel de l’Église, notre mère spirituelle. C’est aussi notre vœu en ce début d’année. Renoncez au péché et portons du fruit pour le Royaume des Cieux, où nous espérons nous retrouver et nous réjouir avec tous les saints, pour l’éternité. Amen.

Source : Doxologia .ro