jeudi 23 avril 2026

 

Les patriarches des Églises de Syrie 

envoient un nouveau message commun 

13 ans après l'enlèvement 

des hiérarques d'Alep

Publié par Stefana Totorcea

 22 avril 2026



« À ce jour, leur cas – qui reflète, sans l’épuiser, la tragédie humaine de l’Orient – ​​demeure une blessure d’injustice infligée à la vérité crucifiée sur l’autel de l’absurdité des guerres et des intérêts éphémères », 



Le patriarche Jean X d'Antioche et le patriarche Ignace Ephrem II de l'Église syrienne ont envoyé mercredi un nouveau message commun concernant l'enlèvement en 2013 des hiérarques d'Alep des deux Églises – le métropolite Paul Yazigi d'Alep (Patriarcat d'Antioche et de tout l'Orient) et le métropolite Jean Ibrahim d'Alep (Église syrienne).

« À ce jour, leur cas – qui reflète, sans l’épuiser, la tragédie humaine de l’Orient – ​​demeure une blessure d’injustice infligée à la vérité crucifiée sur l’autel de l’absurdité des guerres et des intérêts éphémères », expliquent les deux primats.

« Nous commémorons les deux frères et leurs parents enlevés à leur retour d'une mission humanitaire. Nous commémorons ces frères et ces parents qui furent et demeurent un symbole de la présence chrétienne en Orient, une présence dont l'importance est souvent invoquée de manière festive, mais sans aucun lien avec la réalité. »

Appel à l'unité chrétienne face à l'adversité

Dans la seconde partie de leur message, les patriarches lancent un appel à l'unité des chrétiens face aux épreuves.

« Notre vocation de chrétiens aujourd’hui est de transcender les appartenances confessionnelles. Cet enlèvement prouve que nous, chrétiens, partageons une destinée commune en Orient. Nous la partageons aussi avec tous ceux qui implorent la miséricorde de Dieu et le reconnaissent, lui et non eux-mêmes, comme le Maître de la vie et la Source de la justification et de la bénédiction divines », écrivent les patriarches Jean X et Ignace Éphrem II.

« Face à ce silence prolongé et au fait que, au fil des années, les ravisseurs n'ont pas révélé leur identité, leurs objectifs ni leurs intentions, face à l'impuissance des efforts de sécurité dans cette affaire et à son traitement fluctuant au fil du temps, nous réaffirmons : nous, les chrétiens d'Orient, sommes cloués à la croix de notre appartenance à cette terre et enracinés en elle aussi longtemps que la vie coule en nous. »

« Nous sommes ici, ne comptant que sur Dieu et sur notre espérance dans le Seigneur de la Résurrection. Nous sommes ici, confiants que Celui qui est avec nous depuis deux mille ans est avec nous pour toujours », ajoutent les primats.

Le message se termine par le tropaire de la Résurrection du Seigneur, comme une consolation face aux épreuves que rencontrent les chrétiens du monde entier, mais plus particulièrement au Moyen-Orient, région en proie aux troubles.


Source Basilica.RO