jeudi 23 avril 2026

 

L'ONU et Amnesty International 

s'opposent à l'interdiction 

de l'Église en Ukraine.



Par Giorgos Leimonidis 

Romfea.gr. 22/04

« On ne peut criminaliser les convictions religieuses 

au nom de la sécurité sans preuves convaincantes »,


Au cœur des critiques internationales se trouve la gestion par le gouvernement ukrainien de l'Église orthodoxe ukrainienne, sous le métropolite Onuphry, Amnesty International et des experts de l'ONU exprimant de sérieuses inquiétudes quant à ses méthodes d'interdiction.

Les tensions se sont exacerbées lorsque les autorités étatiques ont exigé que l'Église ukrainienne rompe définitivement ses liens avec l'Église orthodoxe russe.

Bien que les dirigeants de l'Église ukrainienne aient annoncé avoir déjà entamé ce processus de rupture, l'État a pris des mesures supplémentaires en vue de sa dissolution.

Le litige juridique qui a débuté en septembre concernant le diocèse de Kiev est resté en suspens jusqu'à la fin de l'année, créant un climat d'incertitude juridique.

En octobre, des experts de l'ONU ont vivement critiqué la législation encadrant ces procédures, soulignant deux risques principaux :

Manque de clarté juridique : la législation est considérée comme vague, ce qui permet des interprétations arbitraires.

Ciblage de l'identité religieuse : L'assimilation erronée « de l'appartenance religieuse à une menace pour la sécurité nationale » a été dénoncée.

L’avertissement concernant la persécution de l’Église ukrainienne suscite une vive émotion.

Des experts ont critiqué les poursuites pénales engagées contre des religieux, un journaliste et un avocat de la défense, les qualifiant de forme de « châtiment collectif ».

« On ne peut criminaliser les convictions religieuses au nom de la sécurité sans preuves convaincantes », soulignent les rapports, appelant l'Ukraine à mettre fin à ces procès et à revoir ses lois restrictives.

Alors que l’Ukraine est confrontée à des défis existentiels en raison de la guerre, Amnesty International rappelle que le respect des droits de l’homme et la lutte contre la discrimination à l’encontre des groupes religieux demeurent les pierres angulaires d’une société démocratique.

La communauté internationale appelle désormais Kiev à aligner ses actions sur les normes internationales en matière de protection des libertés.