L'ONU et Amnesty International
s'opposent à l'interdiction
de l'Église en Ukraine.
Romfea.gr. 22/04
« On ne peut criminaliser les convictions religieuses
au nom de la sécurité sans preuves convaincantes »,
Au cœur des critiques internationales se trouve la gestion par
le gouvernement ukrainien de l'Église orthodoxe ukrainienne, sous le
métropolite Onuphry, Amnesty International et des experts de l'ONU exprimant de
sérieuses inquiétudes quant à ses méthodes d'interdiction.
Les tensions se sont exacerbées lorsque les autorités
étatiques ont exigé que l'Église ukrainienne rompe définitivement ses liens avec
l'Église orthodoxe russe.
Bien que les dirigeants de l'Église ukrainienne aient annoncé
avoir déjà entamé ce processus de rupture, l'État a pris des mesures
supplémentaires en vue de sa dissolution.
Le litige juridique qui a débuté en septembre concernant le
diocèse de Kiev est resté en suspens jusqu'à la fin de l'année, créant un
climat d'incertitude juridique.
En octobre, des experts de l'ONU ont vivement critiqué la
législation encadrant ces procédures, soulignant deux risques principaux :
Manque de clarté juridique : la législation est
considérée comme vague, ce qui permet des interprétations arbitraires.
Ciblage de l'identité religieuse : L'assimilation erronée
« de l'appartenance religieuse à une menace pour la sécurité
nationale » a été dénoncée.
L’avertissement concernant la persécution de l’Église
ukrainienne suscite une vive émotion.
Des experts ont critiqué les poursuites pénales engagées
contre des religieux, un journaliste et un avocat de la défense, les qualifiant
de forme de « châtiment collectif ».
« On ne peut criminaliser les convictions religieuses au nom
de la sécurité sans preuves convaincantes », soulignent les rapports, appelant
l'Ukraine à mettre fin à ces procès et à revoir ses lois restrictives.
Alors que l’Ukraine est confrontée à des défis existentiels en
raison de la guerre, Amnesty International rappelle que le respect des droits
de l’homme et la lutte contre la discrimination à l’encontre des groupes
religieux demeurent les pierres angulaires d’une société démocratique.
La communauté internationale appelle désormais Kiev à aligner
ses actions sur les normes internationales en matière de protection des
libertés.