mercredi 1 juillet 2026

 

La France va imposer aux cliniques religieuses la pratique de l'euthanasie.

Auteur : Actualités

Le Parlement français a rejeté un amendement constitutionnel qui aurait pu contraindre les cliniques confessionnelles à pratiquer l'euthanasie.

Le 29 juin 2026, le Parlement français a rejeté un amendement accordant aux établissements médicaux le droit de refuser de pratiquer l' euthanasie pour des raisons de conscience. Si le projet de loi sur l'aide médicale à mourir est adopté, les cliniques privées et confessionnelles seront tenues de pratiquer l'euthanasie et le suicide assisté, rapporte le quotidien The European Conservative.

La controverse a été déclenchée par un amendement visant à protéger les hôpitaux, les centres de soins palliatifs et les cliniques qui s'opposent à l'euthanasie pour des raisons religieuses, éthiques ou professionnelles. Cependant, les législateurs ont refusé d'inclure cette disposition dans le projet de loi. De ce fait, des institutions dont la mission repose sur la protection de la vie, les soins aux malades et l'accompagnement en fin de vie pourraient être contraintes de participer à des procédures contraires à leurs convictions.

Ce problème concerne non seulement les médecins individuellement, mais aussi les institutions médicales elles-mêmes. Si la loi est adoptée, les cliniques ne pourront plus invoquer leur propre déontologie pour refuser de pratiquer l'euthanasie ou le suicide assisté. Les opposants à cette initiative soutiennent qu'elle transforme l'euthanasie, d'une mesure exceptionnelle, en un service médical obligatoire que même les hôpitaux, traditionnellement attachés à accompagner les patients jusqu'à leur mort naturelle, seront tenus de fournir.

L’évêque catholique Matthieu Rougé a vivement critiqué la décision des parlementaires, la qualifiant d’atteinte à la liberté de conscience. Selon lui, de nombreux médecins et établissements médicaux avaient revendiqué le droit de ne pas pratiquer l’euthanasie, car ils estiment qu’il est de leur devoir de rester fidèles aux principes fondamentaux de la médecine et de respecter les convictions de leurs patients.

« Il ne s’agit pas de laïcité, mais de liberté », a déclaré l’évêque. Il a fait remarquer que les autorités avaient auparavant envisagé la possibilité d’une telle clause, mais s’étaient finalement opposées à tous les amendements qui auraient pu protéger les établissements médicaux de l’obligation de pratiquer l’euthanasie.

Mgr Rougé a également exprimé l'espoir que, lors de la visite attendue du pape Léon XIV en France, ce dernier réaffirmerait la position de l'Église sur l'inadmissibilité de l'euthanasie. Selon l'évêque, la véritable fraternité ne consiste pas à aider une personne à mourir, mais à l'aider à vivre – en particulier lorsqu'il s'agit des malades, des personnes âgées et des personnes handicapées.

L'Union des journalistes orthodoxes avait précédemment rapporté que les Pays-Bas avaient pratiqué l'euthanasie sur un enfant de moins de 12 ans pour la première fois.

Source : UOJ


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